Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.

Ceci n'est pas un blog.



This is not a blog.

"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".


(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)



"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".


(Gaston Bachelard)




J'écoute : les coups de marteau chez ma voisine du dessus
Je regarde : mon écran
Je joue : pas
Je mange : trop de glucides
Je bois : du café
Je cite : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer"
Je pense : uniquement les jours pairs
Je rêve : moins souvent qu'il y a quelques mois
(mis à jour mercredi 11 juin 2008 à 21:57)

28/02/2005

28/02/05 - 23:40

Confession d'une rare impudeur





Dites, mes dingues de lecteurs, c'est un peu déraisonnable de vous balancer ça comme ça, et puis mon honneur d'iceberg va en prendre un coup, mais il fallait bien que je vous le dise un jour : je crois que je vous aime bien. Ne vous le répétez pas trop, je ne voudrais pas que vous le preniez au sérieux, même si c'est vrai.


Bonne nuit, les fêlés, les frappés, les cinglés.

28/02/05 - 22:48

Pensée du soir

« Qui mange des soupes tomate/basilic ne doit pas s'etonner que son msn fasse couic ! »

(Un garçon qui me gratte agréablement le dos)

28/02/05 - 20:44

Note pour moi-même -- Métablog

Encore un nouveau fond sonore.

28/02/05 - 20:32

Je le dis en six points : demain, on est en mars

I.

Les autres sont-ils responsables des rêves qu’ils suscitent en nous ?


II.

Trop de bouatamelle tue la bouatamelle. Mais c’est plus fort que moi.


III.

Hier soir, une envie soudaine et violente, que je ressens comme une nécessité absolue, une urgence : lui offrir un cadeau.

IV.

La plupart des personnes qui devaient me faire bosser cette semaine se sont évaporées dans la nature. Du coup, je me retrouve avec plein de trous dans mon emploi du temps et putain, qu’est-ce que c’est bon.

Qu’on se rassure, je n’ai pas l’intention d’en profiter pour avoir une vie sociale.


V.

Barthes dans les Fragments d’un discours amoureux : « L’identité fatale de l’amoureux n’est rien d’autre que : Je suis celui qui attend ».

C’est ben vrai, ça !


VI.

Un jour, un internaute est tombé sur mon blog en cherchant « photos calvitie » sur Google. Je voudrais tant que cet individu sache que je le conchie infiniment jusqu’à la septième génération.

28/02/05 - 19:32

(Autoportrait à bulles supprimé le 2 nov. 07)

28/02/05 - 16:28



__________ Ne pas déranger...__________ Sieste en cours... __________

28/02/05 - 08:12

« Les idées, justes ou fausses, des philosophes de l’économie et de la politique ont plus d’importance qu’on ne le pense en général. A vrai dire, le monde est presque exclusivement mené par elles. Les hommes d’action qui se croient parfaitement affranchis des influences doctrinales sont d’ordinaires les esclaves de quelque économiste passé. Les visionnaires influents, qui entendent des voix dans le ciel, distillent des utopies nées quelques années plus tôt dans le cerveau d’un écrivailleur de faculté. »

(John Maynard Keynes)

28/02/05 - 08:12

« Puis un soleil couleur de sang éclata dans sa tête, et ce fut tout, il ne vit plus rien. »

(Mikhaïl Boulgakov, Endiablade)

27/02/2005

27/02/05 - 19:05

Bonne nuit, les petits.

27/02/05 - 16:49

« Plus l’homme met de réalité en Dieu, moins il en conserve en lui-même. »

(Karl Marx)

27/02/05 - 13:47

Le 27 février en six points

I.

La nuit prochaine, courte éclipse de Monsieur Népomucène. Hors-espace, hors-temps, injoignable et à l’abri de tout.

Ca vous impressionne, hein ?


II.

Note pour moi-même : penser à indiquer prochainement sur mon blog les raisons qui me portent à inscrire certains sur ma hotlist.


III.

Fumer lorsqu’on a une angine n’est vraiment pas malin.

Fumer lorsqu’on n’a pas d’angine n’est guère plus malin.


IV.

Deux cafés assez tôt dans la journée, c’est bien plus intelligent qu’un seul café à dix-sept heures.


V.

Ce matin, j’en ai mis partout. Et, en plus, j’étais content de moi !


VI.

Auto-thérapie cognitivo-comportementale. Stratégie de lutte contre la procrastination simiesque.

Au lieu de me dire « je travaille demain », je me dis « je travaille aujourd’hui » ou « je travaille maintenant », sans même chercher à réfléchir sur la manière de m’y prendre et ce que je vais faire aujourd’hui. Je me contente de remplacer un mot de mon énoncé trop habituel par un autre mot.

Eh bien… ça marche !

27/02/05 - 13:18







Monsieur Népomucène blogue-euh !






Vous y croyez, vous ?

27/02/05 - 08:19

Message personnel illustré de Monsieur Népomucène


C'est avec ce tableau de Botticelli et un merveilleux fond sonore adéquat que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean.



Je souhaite également un excellent jour du Seigneur à sainte Aurèle.

Excellent jour du seigneur aux autres aussi.

Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.

26/02/2005

26/02/05 - 23:28

Le 26 février 2005 en six points

I.

Ce matin, vie sociale, avec la visite d’une amie. Nous avons passé un très agréable moment dans un café, mais j’ai la curieuse impression de toujours répéter la même conversation avec elle.

Peut-être nos vies sont-elles dans un état stationnaire, mais je ne pense pas. Il faudrait en parler à Leïla Chahid.


II.

B., à qui j’ai dit que ma vie sentimentale était un peu « unilatérale » ces temps-ci, s’est proposé, sur le ton de la plaisanterie, de me donner les coordonnées de son ex, qui vit très loin d’ici. Lorsqu’ils ont rompu, début 2003 je crois, l’ex l’a très mal pris, lui a envoyé des mails désespérés, a débarqué en France au bout de quelques mois sans rien, sans même un visa en règle ou un billet de retour, et évidemment sans prévenir, pour lui jouer des scènes qu’on n’imaginerait qu’au cinéma. B. ne pouvait même pas rentrer dormir chez lui, craignant de le retrouver sur le palier, et a failli avoir besoin des gendarmes qui gardent son lieu de travail pour pouvoir l’éviter le temps de héler un taxi ; il reçoit toujours des mails de son ex, sans texte autre que celui de la ligne « sujet » : « Je t’aime ».

Je comprends souvent ce que ressent l’ex de B., il me rappelle des souvenirs ; je comprends moins son comportement, et je crois en être assez éloigné. J’espère en tout cas ne jamais tomber, que ce soit avec celui à qui je pense en ce moment ou avec n'importe quel autre, à ce point dans le pathétique le plus ridicule.


III.

J’ai constaté que mon meilleur ami ne connaissait même pas, le mois dernier, la signification du mot « blog ». Voilà qui me ravit. Ne pas être lu par certaines personnes est l’une des conditions qui me permettent de tenir ce blog et d’y écrire un peu librement.

Plus généralement, je tiens à ce que mes vies séparées demeurent séparées. La transparence n’est pas mon truc, même si mes relations avec quelques-uns, comme je l’ai déjà indiqué sur ce blog, peuvent étonnamment faire exception.


IV.

Gros vide et grosse fatigue après une sieste cet après-midi. Je devrais manger davantage.


V.

Rêvé qu’une foule considérable était chez feu mes grands-parents paternels pour une réception au motif indéterminé et à laquelle je participais en prenant bien soin de porter une cravate, ce que j’étais le seul à faire. J’y retrouvai une cousine, du côté de la famille de ma mère, qui se trouvaient avoir deux sosies de qui je ne parvenais pas à la distinguer ; comme je lui demandais comment cela se faisait, elle me répondit qu’il ne fallait pas être surpris de la ressemblance, toute naturelle puisque les sosies en question se trouvaient être les sœurs de son mari. Evidemment.

Par ailleurs, les parents de ladite cousine, qui, dans la réalité, ne lisent jamais un livre, me présentaient une très riche bibliothèque qui était la leur (bien que se trouvant dans la chambre que j’occupais chez mes grands-parents, qu’ils n’ont d’ailleurs jamais rencontrés dans la vie réelle qu’au mariage de mes parents). Je ne sais plus s’ils me disaient de choisir les livres que j’eusse souhaité qu’ils me donnassent ou s’ils me donnaient la bibliothèque entière, mais il y avait là de quoi faire mon bonheur.

A la fin du rêve, une sorte de sorcier pourchasse dans l’appartement, pour le tuer, mon grand-père. Des invités, dont mon père, se précipitent pour le maîtriser.

Oui, il me la faudrait bien cintrée, ma camisole.


VI.

Invité au mariage d’une copine. Je n’ai aucune envie d’y aller, bien que n’ayant absolument rien contre cette amie. C’est juste que je ne veux pas aller à ce truc. Dans le même temps, je ne sais pas très bien comment m’y prendre pour décliner l’invitation.

26/02/05 - 18:46


Message personnel (le destinataire se reconnaîtra)



I miss you...


...so much.


26/02/05 - 15:35



Monsieur Népomucène vient de grimper avec ses livres dans son arbre.

Il vous souhaite un excellent nycthémère.

26/02/05 - 15:06

Recrutement d'assistant

Recrutement d'assistant
A: M. Chapi CHAPO

Objet: Campagne de recrutement

Monsieur,

J'ai l'honneur de vous indiquer que votre candidature au poste d'Assistant Diurne de M. Népomucène (ADMM) a retenu notre attention.

Nous vous prions de bien vouloir adresser à M. Népomucène lui-même en personne, dans sa bouatamelle, une lettre de motivation et vos prétentions salariales afin qu'il puisse prendre une décision définitive.

Cordialement,

Le service des relations humaines de la Népomucène World Company.

26/02/05 - 13:18

Où Monsieur Népomucène signale poétiquement sa présence






PwOoT²





26/02/05 - 10:52







Ce matin, Monsieur Népomucène reçoit.






Vous y croyez, vous ?

26/02/05 - 02:49

Pour souhaiter une bonne nuit à ses dingues de lecteurs, Monsieur Népomucène leur fait son plus beau sourire... A bientôt...

26/02/05 - 02:19

Echange avec le mec d'une copine

« Dis, Népo, si je te demande si tu en as une grosse, tu penses à ta culture ?
- Si tu me demandes ça, je ne réponds pas.
- C’est bien ce que je pensais.
- Tsss, tsss... »

26/02/05 - 01:28

(Divers autoportraits supprimés le 2 nov. 07)

25/02/2005

25/02/05 - 21:59


Pornographie vespérale



Monsieur Népomucène se dénude.



25/02/05 - 21:42

« Jamais la tête de Méduse n'a pétrifié les gens comme je le fus par telle frimousse qui me semblait parfaite. »

(Julien Green)

25/02/05 - 21:08







Mlle Aurèle ne remplace pas M. Gaymard.






Vous y croyez, vous ?

25/02/05 - 18:55

Le 25 février 2005 en six points

I.

La nuit dernière, j’ai envoyé un SMS un peu pathétique et assez ridicule à quelqu’un.

Je suis désolé. C’était plus fort que moi. Et puis, ce matin, j’avais un peu honte, mais ce soir je ne regrette pas, en fait.


II.

Je souhaiterais bien une longue vie au Saint-Père, mais là ça me paraît un peu mal barré.


III.

L’après-midi fut très agréable. Demain matin, ma vie sociale continue. Cela commence à devenir imprudent.

Ce soir, je grimpe dans mon arbre.


IV.

Pourquoi toujours se sentir obligé ?


V.

On peut toujours répondre à mes annonces du 14 février, particulièrement celle-ci et celle-là. De plus amples informations sur l’intéressé sont disponibles ici.

Et, comme on dit, « pics en reply ».


VI.

C’est pas toujours évident de trouver six points à évoquer pour raconter sa journée.

25/02/05 - 11:31

A son réveil, le pape a fait un signe de la main à ses médecins

On exagère peut-être un peu en disant que la foi peut déplacer les montagnes.

25/02/05 - 10:26

Message personnel



GANYMEDE ?


25/02/05 - 04:13

« La fellation peut évidemment être utilisée comme une caresse dans le cours normal de l'étreinte, mais certainement pas comme une méthode de réanimation. »

(Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable)

25/02/05 - 03:34




Elan un peu désemparé.

25/02/05 - 00:59

Le 24 février en six points

I.

On m’a prié dernièrement de répondre à l’un de ces petits questionnaires que l’on vous envoie de temps en temps pour mieux vous connaître.

A la question « que pensez-vous que les autres pensent de vous lorsqu’ils vous rencontrent pour la première fois ? », j’ai répondu quelque chose comme : « Quand est-ce qu’il va se réchauffer, l’iceberg ? ».

Quand je pense qu’on m’a dit que tel garçon que j’ai dragouillé pendant trois mois l’an dernier ne s’était même pas douté de ma pédésexualité…


II.

Mes relations avec celui qui croit n’être que mon « fantasme transitoire » sont caractérisées, notamment, par le paradoxe suivant : pour qu’il croie vraiment ce que je dis lorsque je lui parle de la manière dont j’envisage nos relations et de mon sentiment pour lui, il faudrait que je crée une situation qu’il refuse, même si j'ignore quelle serait au juste sa réaction (rejet poli, rejet brutal, grosse gêne...), par exemple en lui sautant dessus ou en tentant de lui rouler une pelle.


III.

Pour rassurer qui ont eu peur en lisant ceci (même si la plupart ont dû comprendre de quoi il s’agissait), j’avoue que je ne faisais que raconter mes rêves de la nuit dernière. L’individu désigné par les initiales D.G. est un sale con bien vivant que je ne pousserai ni chercherai jamais à pousser au suicide, je n’ai assisté à nul kidnapping, mon père n’a retrouvé nul enfant kidnappé, mon amie Patricia n’a jamais adressé le moindre article aux Temps Modernes, C. n’a toujours pas évoqué publiquement sa relation avec D., je n’ai raccompagné personne et n’ai pas cherché à acquérir la moindre bande dessinée avec Mickey.


IV.

Après un très bon moment, aujourd'hui, un léger vide intérieur.


V.

Un garçon va venir chez moi pour savoir si j’en ai, oui ou non, une très grosse.


VI.

C’est étrange la transparence intégrale ou presque, dans une relation. Je crois que je ne pratique cela qu’avec deux personnes (même si je ne leur dis pas nécessairement absolument les mêmes choses côté sexe, J. me connaissant sans doute mieux de ce point de vue que S.)

24/02/2005

24/02/05 - 16:46

Message personnel



Bon voyage et bon séjour en Italie, Mademoiselle.


24/02/05 - 15:16


Bonjour, je suis Monsieur Népomucène.

J'ai quitté le compte de ma soeur, sur lequel j'étais connecté.

Je n'existe pas.

En plus, je suis dans le pâté.

Je vous souhaite de passer un très bon nycthémère.


24/02/05 - 12:58


Attention aux yeux...


Merci, Joy, pour l'image.

24/02/05 - 12:27

Bonnes manières 2bongoo2bonaloi


Je reçois une newsletter commerciale non sollicitée dans ma bouatamelle. Comme j’ignore ce que me vaut cet honneur, j’envoie un très bref mail à l’expéditeur, que je ne crois pas connaître pour lui demander qui il est et qui lui a donné mon adresse électronique.

Réponse immédiate (orthographe et ponctuation d’origine) :

« Nous avions certainement deja discuté sur internet il ya deja quelque temps
et comme je viens de creer une nouvelle activitée
j ai envoyé cette infomation a tout mon carnet d'adresse
il ne faut pas etre autant sur la defensive
c est juste de l information
cordialement »

Je suis certainement psychorigide, mais je déteste ces manières.

En plus, le goujat ne signe même pas.

24/02/05 - 08:34

Un titre serait superflu

I.

D.G. avait décidé d'être humiliant, ce qui n'avait rien de surprenant. Alors pour une fois, nous ne nous sommes pas écrasés. Nous lui avons dit ce que nous pensions, nous lui avons dit que nous ne comprenions pas comment il pouvait ne jamais rien retenir de la vie, comment il pouvait être comme ça. Ca faisait du bien, tout de même. Et il avait l'air de s'en foutre, de toute façon, alors pourquoi se gêner. Il nous regardait avec le même mépris que d'habitude, et ce n'était pas à bientôt soixante-dix ans qu'il allait changer quoi que ce fût à sa vie. Un sale type insensible. Un sale con brutal. Ne pas le ménager.

Un peu plus tard dans la soirée, nous avons retrouvé son corps. Il s'était jeté par la fenêtre du cinquième étage.

Avoir la mort de quelqu'un sur la conscience, ce n'est pas commode. Rien n'effacera jamais le fait que nous en sommes responsables.

II.

Mon père retrouvant en Espagne, grâce à des réseaux que je ne lui connaissais pas, un petit garçon kidnappé dans le nord de la Bretagne.

Je n'en reviens toujours pas.

Divergences sensibles entre la version de ma mère et la mienne lorsqu'il s'agit de raconter le déroulement de la soirée au cours de laquelle eut lieu le kidnapping.


III.

Souvenirs en vrac. Une boutique de trucs divers, où je cherche des albums de bandes dessinées avec Mickey, et il s'agit de ne pas confonde le club Mickey et le club de Mickey. Mon amie Patricia, pas vue depuis 1996, s'apprêtant à publier un article sur, grosso modo, la télévision et la propagande dans son pays d'origine dans Les Temps modernes : stupeur et bonheur en découvrant son engagement, alors que nul n'aurait pensé qu'elle ferait autre chose que se contenter de posséder la moitié dudit pays. C. se risquant pour la première fois, publiquement en plus, à une allusion à sa relation, censée être secrète, avec D. Pourquoi étions-nous si nombreux le jour où nous raccompagnions telle amie chez elle ?

23/02/2005

23/02/05 - 22:08



Bonne nuit, les cinglés..._____________


23/02/05 - 20:52

Témoignage de gratitude infinie et éternelle

M. Kitt m'a appris deux termes informatiques nouveaux ce soir.

Bon, j'avoue, j'ai un peu fait semblant de comprendre, mais je le remercie.

23/02/05 - 19:00

Le 23 février 2005 en six points

I.

Les échanges avec les conseillers techniques d'AOL tournent au tournoi d'obséquiosité en moins de trente secondes.

Une fois qu'ils ont répondu à votre question, ils sont un peu comme le petit sparadrap qui colle aux doigts et dont on n'arrive pas à se débarrasser. Il s'agit de les éjecter poliment avant qu'ils ne vous refourguent une tournée de politesses.

Heureusement, je ne suis pas tombé sur une machine à faire des réponses-types (ils sont parfois géniaux pour ça). Après l’étape où il me demandait mon prénom(je n’ose imaginer ce qu’aurait répondu ma grand-mère au pauvre malheureux qui, ayant soixante ans de moins qu’elle, oserait lui poser la question) et qui m’avait fait fuir avec le précédent conseiller (« Monsieur », c’est pour les chiens ?*), j’avais droit à des réponses précises.

[* : oui, on est un peu psychorigides, dans la famille]


II.

F. m’a promis de baiser avec moi si je vais chez le coiffeur.

Mieux : il m’a même indiqué que s’il venait jusque chez moi, jusque dans mon canapé, il avait déjà fait la moitié du chemin, et que je n’avais qu’à faire l’autre moitié.

Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, mon coco. Gare à toi, la prochaine fois.


III.

Quelqu’un m’a souhaité bonne nuit peu après 18 heures.

Je n’ai pas compris, mais je n’en souhaite pas moins une bonne nuit à cette personne.


IV.

Si j'avais oublié pourquoi je n'aime pas les « débats », les échanges auxquels donnent lieu les blogs de PolitiqueAttitude me le rappelleraient.


V.

E., que je n’avais pas vue depuis plusieurs mois, m’a dit constater qu’il y avait des sacrifices qu’elle n’était plus disposée à faire. Je n’ai pas osé lui demander si le fait d’avoir vu l’envers du décor avait pu obérer son enthousiasme face à la vie.

Discussion à propos de tout et de rien ; échange de méchancetés à propos de connaissances communes ; comparaison de nos rapports respectifs à l’argent, nous remarquons qu’ils sont très proches.

Par certains aspects, nous sommes toujours les deux petites vieilles, complices dans leurs sarcasmes, leurs angoisses et leurs aigreurs, que nous étions il y a un an. Et j’en suis absolument ravi.


VI.

Pour un individu fuyant toute vie sociale, je crois que je suis un peu trop occupé ces jours-ci. J’ai au minimum un rendez-vous par jour, et le problème est que je ne me rappelle pas toujours avec qui. Va falloir que ça cesse.

23/02/05 - 11:24



Prière de ne pas déranger.


_________ Branlette en cours... _________

23/02/05 - 08:54

Mon Dieu que c'est chiant quand l'ADSL ne marche plus... Comment ai-je pu vivre six ans en bas débit ?

23/02/05 - 01:27

Il était plus d'une heure du matin... Des blogueurs continuaient de faire ce qu'ils n'étaient même pas payés pour faire, cela faisait un moment que Monsieur Népomucène avait dit bonne nuit à tous ses dingues de lecteurs, il dormait à poings fermés, quoique toussant dans son sommeil. Mais il y replongeait bien vite pour poursuivre son rêve érotique...

22/02/2005

22/02/05 - 23:24


Café de nuit, Vincent Van Gogh

Bonne nuit, mes dingues de lecteurs.



22/02/05 - 20:45

Le 22 février 2005 en six points

I.

« Toutes les choses ont une fin. Les bonnes, mais aussi les mauvaises… ».

J’aurais dû répondre que ça me faisait une belle jambe, que je n’avais pas envie d’entendre ce genre de truismes, surtout de la part de la personne qui le proférait, j’aurais dû demander ce que ça voulait dire, quel usage je pouvais bien faire de cette platitude, ce que mon interlocuteur voulait me dire, si je devais considérer que ce n’était que la réitération de ce que j'avais déjà compris, mais j’avais surtout de la peine de constater que notre (non-)conversation se terminait ainsi.

Je me suis levé sans rien dire d’autre que ceci : « A la prochaine ! ». Et en me demandant comment nous pouvions, nous, arriver à ce degré de (non-)échange.

Plus tard, nous avons échangé quelques mots. Je crois m’être endormi avec un sourire apaisé.


II.

Les laxatifs, c’est chiant. L’angine, aussi.


III.

Quand je parle de mes éjaculations, Matoo laisse un commentaire. C’est bon à savoir.


IV.

Si je disais ce qui est prévu pour mon vendredi après-midi, personne ne me croirait. Heureusement, je n’ai aucune envie de le dire.


V.

Faire étalage de son ignorance est répugnant. Plus répugnante encore est la prétention à la théorisation de son ignorance. Quand je lis le II de ce post-ci, j'ai envie de me flageller torse nu avec des orties fraîches dans le froid.

Mais si l'étalage de son ignorance est répugnant, que dire de l'envie de clamer à tous les lecteurs de son blog ses désirs de mortification ? Certains penseraient peut-être que c'est de l'orgueil. Ils auraient certainement raison. Une forme particulièrement vicieuse d'orgueil, un orgueil au second degré, et finalement un orgueil au carré, peut-être.


VI.

J’ai faim. J’ai mal à la tête. Je suis fatigué. J’ai trop de boulot.

Je me sens bien.

22/02/05 - 15:41







Chapi a bourré son planning de sociabilités.






Vous y croyez, vous ?

22/02/05 - 15:39

« Un mérou, ça ressemble un peu à Alexandre Adler. »

(Chapichapo)

22/02/05 - 15:30

L'hypocondrie, oui, mais dans le respect de notre Sainte Mère l'Eglise !

Je demande l'extrême-onction plusieurs fois par semaine : il ne s'agit pas seulement d'être hypocondriaque au dernier degré, il faut aussi être un bon catholique.

22/02/05 - 15:28







La pêche au mérou est ouverte.






Vous y croyez, vous ?

22/02/05 - 09:17



Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.

Il souhaite un merveilleux nycthémère à ses lecteurs.



22/02/05 - 02:03



Monsieur Népomucène va faire dodo.

Il a cependant quelques messages personnels à délivrer.

Encore merci, Alex.

Sainte Aurèle, priez pour le salut de mon âme comme je prie pour votre félicité éternelle.

Ô Sublime Astre Eternel de la Beauté, Votre très fidèle et très obéissant serviteur se prosterne humblement à Vos pieds pour souhaiter la plus radieuse des nuits à Votre Mugnificente et Transcendante Majesté Suprême et Divine dont la beauté lumineuse fait chaque jour pâlir de jalouse le Soleil.



22/02/05 - 01:24

Kikooyou ! Bienvenue sur DélationAttitude !

« Je ne me prononcerais pas pour ce qui concerne BrandonKinnon parce que je connais certains de ses proches et je ne voudrais pas les blesser »

(BigBabête dans un commentaire déposé ici)

21/02/2005

21/02/05 - 21:53

Note pour moi-même

Il est inutile de prendre un air étonné quand les gens ont l'air de connaître des trucs personnels de ma vie : c'est moi qui me suis mis à poster des trucs personnels sur mon blog.

21/02/05 - 13:39

Le 21 février 2005 en six points

I.

Aujourd'hui, je ne suis pas allé où j'aurais dû. D'ailleurs, ma journée est terminée avant même d'avoir commencé, ce qui, paradoxalement, va peut-être me permettre d'être productif. Ou pas.


II.

J'entends parler d'un vernissage, de tableaux qu'on va vendre à Los Angeles, de vodka à la framboise. Je rêve un peu. Cela me fait aussi penser que je n'ai pas vraiment parlé avec J. de ses tableaux, et que j'aimerais bien.

J'ai un rapport immédiat, proprement im-médiat à la peinture. Un rapport qui se passe de la médiation d'un discours. On n'arrive jamais à ne penser à rien ; pourtant, je crois avoir pu y parvenir devant des tableaux. Je ne m'en fais nulle gloire, bien au contraire. L'accès immédiat au tableau me prive de quelque chose, et je ne pourrais parler d'un tableau qu'en alignant des platitudes qui ne seraient même pas dignes d'un enfant de dix ans ; face à la peinture, je demeure dans une sorte de mutisme stupide, privé de tout recul face à ce qui est devant mes yeux, alors que ce qui donne accès au sens c'est peut-être le détour, le détour du regard par un discours. Mon sens esthétique n'est pas plus élaboré que les borborygmes par lesquels s'exprimait l'homme des cavernes.


III.

Je me rappelle que la mère de l'héroïne d'Un barrrage contre le Pacifique est qualifiée de "désespérée de l'espoir".

J'ai souvent attendu un miracle. Tout simplement. Cette attente n'a rien d'incongru : ce n'est tout de même pas sorcier, un miracle, rien qu'un petit miracle de rien du tout.


IV.

Ici, je laisse mon lecteur imaginer ce qu'il veut.

Ch'uis un mec cool, non ?


V.

Je me demande ce que les gens préfèrent au lit. Que préfèrent C., F., A., S., C., B., S. et j'en passe ? Sucer ? Se faire branler ? Pénétrer ? Les 69 ? Préfèrent-ils seulement quelque chose ? Et le cas échéant, cela révèle-t-il quelque chose d'eux-même ?


VI.

Quelqu'un m'a (gentiment) dit que je vivais dans un capharnaüm. J'aime bien le mot, même si je ne suis pas certain d'en connaître le sens exact (je suis plutôt certain du contraire). Je ne connais pas la définition du terme mais je vois très bien ce qu'on veut dire, surtout à propos de mon appartement.

Pourtant, on a tort : chez moi, ce n'est pas un capharnaüm, c'est de l'art conceptuel.

21/02/05 - 12:27


Un journal en images : le (non-)blog de Monsieur Népomucène.



Monsieur Népomucène déjeune.


21/02/05 - 12:22



Hommage à Jérômeuh



Ze Perfect Living Being


21/02/05 - 09:18

Message en vert hideux pour mon Chapichapounet crié de mon arbre

Bonjour, mon Chapichapounet d'amour.

21/02/05 - 08:20




Et hop, dans son arbre dès l'aube, Monsieur Népomucène !

Bon nycthémère, mes dingues de lecteurs.

21/02/05 - 08:20

« Nous n’aimons pas le genre de personnes que nous sommes devenues. »

(J.G. Ballard, Millenium People)

21/02/05 - 08:20

« Les gens vont faire sauter des bombes pour la gratuité du stationnement. Ou pour aucune raison du tout. Nous nous ennuyons tous à crever, David. Nous sommes comme des enfants oubliés trop longtemps dans une salle de jeux. »

(J.G. Ballard, Millenium People)

21/02/05 - 01:17



______________ Avant de s'endormir, Monsieur Népomucène priera sa sainte préférée dont il tient à préserver l'anonymat... _______________ _________________ Puisse la Sainte Vierge lui demander de guider nos pas ! ________________


21/02/05 - 01:02



_____________________ Bonne nuit, mes dingues de lecteurs ! ______________________

20/02/2005

20/02/05 - 20:04

Proverbe papou

« A la fin du nycthémère commence un autre nycthémère. »

20/02/05 - 19:44

Le 20 février 2005 en six points

I.

J'ai des relations tout à fait claires et simples avec une personne pour laquelle mes sentiments sont tout à fait ambigus. Et je crois que c'est vraiment bien.


II.

J'ai des relations non pas compliquées mais, comme dit Houellebecq, insolubles avec une personnes envers qui j'éprouve des sentiments tout à fait clairs. C'est ballottement ballot, dirait BrandonKinnon.


III.

Deux personnes sur ce site me font penser, lorsque je lis leur fiche, que j'ai envie de leur corps. Et pas que de leur corps. Je m'imagine très bien avoir avec elles une relation complète : physique, affective, intellectuelle et que sais-je encore.

Paradoxalement, je ne cherche pas à entrer en contact avec elles, je crois que la muette contemplation à laquelle je m'adonne pour l'heure me contente. Je verrai ce qu'il adviendra par la suite. Quant à la question de savoir si cette réserve est le fruit de ma timidité ou du plaisir qu'il y a à rêver, alors que le seuil du tout début d'une relation n'est pas encore franchi, l'infinité des possibles qui s'offre à nous et qui, une fois le seuil franchi, tombera dans une finitude de plus en plus étroite au fil du temps, quand bien même la relation en question ne devrait apporter que du bonheur, je ne puis y répondre.

Mon attitude me paraît profondément adolescente, et je le dis sans attribuer au mot la moindre connotation péjorative (ou, d'ailleurs, méliorative). Quelque part de moi conserve la nostalgie de l'âge des possibles, alors qu'à la veille de vivre on a tout loisir de rêver sa vie ; quelque part de moi ne renonce pas à la possibilité du rêve de l'infini champ des possibles qui s'ouvre à seize ans dix-sept ou dix-huit ans.


IV.

La personne évoquée dans le premier point, qui me lira certainement et comprendra certainement que c'est elle que je vise, m'a fait dans la nuit de vendredi à samedi une déclaration, le mot est un peu trop grandiloquent et donne à imaginer aux autres des choses qu'il n'y a pas lieu d'imaginer, qui m'a fait très plaisir. Je l'en remercie encore une fois.


V.

Julien Green dit je ne sais où, peut-être dans les légendes qu'il a rédigées pour les documents de l'Album Green de la Pléiade qu'a rédigé à son propos son fils, Jean-Eric Green, aussi connu pour avoir publié plusieurs textes sous le nom d'Eric Jourdan, qu'il était fait pour l'amour platonique. Je crois que je n'aurais rien contre non plus.

Ecrivant ces mots, je me demande si je ne suis pas en train de faire une proposition à quelqu'un, et, très honnêtement, je suis incapable de répondre à cette question (je me demande même si le quelqu'un que j'emploie vise, si proposition il y a, une seule personne). Autre question : cet amour platonique serait-il pas qu'un pis-aller ? Je n'en suis pas sûr. En toute bonne foi, j'aurais même tendance à croire que non.


VI.

De mon rêve d'hier matin, je n'ai pas gardé un souvenir très précis. Je crois cependant que je t'y disais encore des horreurs.

L'essentiel n'était pourtant pas ma douleur.

20/02/05 - 16:33


Ayant fini depuis quelques jours la lecture de l'essai de Milner , je passe à autre chose:





Bon, allez, je remonte dans mon arbre, avec ça et deux ou trois autres trucs.


20/02/05 - 12:08



Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.

Il souhaite un excellent nycthémère à tous ses dingues de lecteurs.



20/02/05 - 11:51

Message personnel



KIKOOYOU,

NESTA !


20/02/05 - 11:40

« Si Dieu a fait le coït, les hommes ont fait l’amour »

(les frères Goncourt)

20/02/05 - 11:40

« Dieu est celui en qui le non-être n’a pas de lieu »

(Bossuet)

20/02/05 - 11:40

« Dieu est en rut »

(Tristan Tzara)

20/02/05 - 11:22

____________________ Someone is watching you... ______________________

20/02/05 - 04:44

Message personnel illustré de Monsieur Népomucène



C'est avec cette photographie de l'église de La Ferté-Bernard que je souhaite un bon jour du Seigneur à mon cher Jean ainsi qu'à Pacorabanne.



Bon jour du Seigneur à tous mes autres dingues de lecteurs aussi.


Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.

20/02/05 - 03:10







Babête est en manque :

elle dessine des trous.






Vous y croyez, vous ?

20/02/05 - 03:01







Jean est un blasphémateur.






Vous y croyez, vous ?

20/02/05 - 02:46

En re-parcourant distraitement les Fragments d'un discours amoureux de Barthes, je tombe sur deux passages qui sont de ceux qui, comme on dit de nos jours, « m’interpellent quelque part ».

Le premier se trouve dans le fragment intitulé « Pourquoi ? » et en voici le texte :

« Il existe pour moi une « valeur supérieure » : mon amour. Je ne me dis jamais : « A quoi bon ? ». Je ne suis pas nihiliste. Je ne me pose pas la question des fins. Jamais de « pourquoi » dans mon discours monotone, sinon un seul, toujours le même : mais pourquoi est-ce que tu ne m’aimes pas ? Comment peut-on ne pas aimer ce moi que l’amour rend parfait (qui donne tant, qui rend heureux, etc.) ? Question dont l’insistance survit à l’aventure amoureuse : « Pourquoi ne m’as-tu pas aimé ? » ; ou encore : « Oh, dis-moi, amour de mon cœur, pourquoi m’as-tu délaissé ? » : « O sprich, mein herzallerliebstes Lieb, warum verliessest du mich ? »

Voilà le second, qui se trouve dans le fragment « Rencontre » :

« Ni l’un ni l’autre ne se connaissent encore. Il faut donc se raconter : « Voici qui je suis. » C’est la jouissance narrative, celle qui tout à la fois comble et retarde le savoir, en un mot, relance. Dans la rencontre amoureuse, je rebondis sans cesse, je suis léger. »

Pendant longtemps, disons toute mon adolescence, ce qui n’est pas grand-chose à l’échelle d’une vie, mais est essentiel, surtout lorsqu’on n’a que vingt-six ans, j’ai eu tendance à me projeter de manière excessive dans les livres que je lisais. Les héros étaient mes doubles ; Frédéric Moreau, c’était moi, Eugène Rougon, c’était moi. Pourtant nos univers étaient parfois fort éloignés. Si les atermoiements, les déceptions, les égarements du cœur de Frédéric Moreau étaient parents des miens, quoi de plus éloigné de la vie d’un lycéen banlieusard que la carrière d’un homme politique du Second Empire comme Eugène Rougon ? C’est que cette vie était l’une de mes vies rêvées, comme celle d’autres personnages de roman, et elle me touchait d’autant plus que je la découvrais en même temps que je la lisais. La lecture m’était une révélation, une révélation de moi-même à moi-même, et telle révélation, peut-être parce que j’étais bien jeune et bien ignorant, ne pouvait qu’être bouleversante.

Aujourd’hui, je n’ai plus la même facilité à me projeter, ni ne lis avec autant de ferveur. Je crois disposer d’un peu plus de temps libre que lorsque j’étais lycéen ou collégien mais je ne suis pas sûr que le volume de mes lectures, du moins le volume de mes lectures personnelles, celles que je n’ai pas à faire par obligation, se soit accru en proportion, et je ne pense pas non plus avoir conservé la même propension à éprouver ce type d’émotions en lisant, peut-être parce que j’ai perdu quelques illusions quant à un éventuel pouvoir de révélation de la littérature, peut-être parce que je perçois un écart plus sensible que ce que je croyais entre la littérature et le réel, que celui-ci soit entendu comme désignant le monde ou plus simplement (?) la réalité humaine, peut-être parce que je me suis habitué à moi-même et que je ne m’intéresse plus ; à vrai dire, je n’en sais rien.

En revanche, ce qui n’a pas changé, c’est le lien qui unit certaines de mes lectures, ou du moins certains aspects de mes lectures, à des biographèmes personnels. Telle scène est la mienne. Tel passage me rappelle tel événement, telle lecture m’aide à retrouver une date, qui m’aidera à retrouver d’autres lectures, d’autres dates et d’autres événements.

Les livres sont, entre autres choses que je pourrais développer (ou non) plus tard, ma madeleine proustienne (d’ailleurs, j’ai suffisamment digressé pour qu’on soit bien loin des citations à l’origine de ces développements).

19/02/2005

19/02/05 - 18:00

Le 19 février en six sept points

I. La première fois que ma mère m'a parlé des réunions Tupperware, je l'ai bombardée de questions. Je n'arrivais pas à croire que ce truc étrange ne dissimulait pas une entreprise sectaire.

II. Reçu un mail d'un revenant. Je lui réponds. J'espère ne pas l'avoir trop déçu. Mon côté velléitaire a dû l'agacer. J'en suis navré.

III. Le prochain qui sous-entend que je pourrais être sain d'esprit, je lui colle un procès en diffamation.

IV. Ejaculation abondante.

V. Mon angine se porte bien. Moi, moins. Yasser Arafat est dans un état stationnaire. John Kerry dans un état proche de l'Ohio.

VI. Sur le compte sur lequel je mets mes petites économies pour les vacances, j'ai trente-quatre euros ; je sens qu'au mois de juillet, je vais pouvoir me payer le train jusqu'à Beauvais. Sur mon compte courant, j'en suis à - 211 euros, c'est bête, je voulais faire un peu de shopping cet après-midi.

VII. Mardi, Jacques Chirac a donné une réception pour le cinquantième anniversaire de la collection "Terre Humaine". Je n'étais pas invité, c'est ballottement ballot.

19/02/05 - 17:04

« On peut être solitaire en groupe, j’ai suffisamment analysé le phénomène monastique pour comprendre que la vie est une dialectique entre l’eremus [le désert] et le coenobium [la communauté monastique]. »

(Pierre Toubert)

19/02/05 - 17:04

« La réalité n’est jamais qu’une illusion sur la voie de laquelle nous ne pouvons aller bien loin. »

(Proust)

19/02/05 - 16:37


Suivre l'évolution de la langue populaire...

... avec le (non-)blog de Monsieur Népomucène, évidemment !



On ne dit plus :



22, v'là les flics !


On dit :



23, v'là l'archevêque !


19/02/05 - 15:08



Monsieur Népomucène a la tête en plein dedans.



Ca se voit, non ?


19/02/05 - 14:41

Note pour moi-même -- Métablog



Nouveau fond d'écran, nouveau fond sonore, tout est provisoire évidemment.


19/02/05 - 12:03


_____________________ Monsieur Népomucène vous propose une seconde de pure beauté... _____________________


19/02/05 - 11:49

Tiens, je me suis rendormi, et j'ai rêvé de toi.

19/02/05 - 08:57

C'est rigolo, non ?

Je viens de me réveiller.

J'ai le kiki tout dur.

Hihihi.

18/02/2005

18/02/05 - 22:42







Mademoiselle Aurèle veut tirer.






Vous y croyez, vous ?

18/02/05 - 21:50

Le 18 février 2005 en six points

I. Aujourd'hui, j'ai été productif.

II. Je suis dingue mais, heureusement, je ne me soigne pas.

III. Si je n'avais pas envoyé par erreur au Professeur Machin un mail lui indiquant qu'Alexandre Adler lui faisait un gros bisou et le serrait bien fort contre son gros coeur (avec, s'il vous plaît, la photo d'Alexandre Adler dans le mail), je n'aurais pas reçu un mail aussi aimable que celui que j'ai reçu ce matin. Finalement, je suis absolument RA-VI de ma gaffe.

IV. J'ai une angine mais je me soigne.

V. Parfois, je me dis que le monde est une vaste soupière que j'aurais égarée. C'est à ce moment-là que les messieurs en blouse blanche s'approchent de moi avec leur grosse seringue.

VI. Dernièrement, Monsieur Népomucène a vu une pièce de Thomas Bernhard, Place des héros, à la Comédie Française. Il recommande plus que vivement à ceux de ses lecteurs qui en ont la possibilité de courir la voir (la pièce est jouée jusqu'au 9 mars). Pierre Assouline en dit quelques mots enthousiastes dans cet article de son blog.



Bonne nuit, mes dingues de lecteurs.

18/02/05 - 13:34






Monsieur Népomucène fait la sieste.






Vous y croyez, vous ?

18/02/05 - 13:02

Les écrivains parlent des écrivains

« Faulkner, j’le conchie velu. »

(Amélie Nothomb)


« Je suis une tache à côté d’Amélie Nothomb. »

(Faulkner, qui lisait l’avenir dans les lasagnes)

18/02/05 - 10:51

Message personnel

Si le jeune homme blond de 24 ans qui traverse l'Atlantique à la nage lit ces lignes, je me permets de lui indiquer que je serais très heureux qu'il reprenne contact avec moi.

18/02/05 - 10:45



Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.

Il souhaite à tous ses lecteurs un très bon nycthémère.



18/02/05 - 10:43

Citation-clin d'oeil à M. Bonjour

"Ô mon Bien ! Ô mon Beau ! Fanfare atroce où je ne trébuche point ! chevalet féerique ! Hourra pour l'oeuvre inouïe et pour le corps merveilleux, pour la première fois ! Cela commença sous les rires des enfants, cela finira pas eux. Ce poison va rester dans toutes nos veines même quand, la fanfare tournant, nous serons rendu à l'ancienne inharmonie. Ô maintenant, nous si digne de ces tortures ! rassemblons fervemment cette promesse surhumaine faite à notre corps et à notre âme créés : cette promesse, cette démence ! L'élégance, la science, la violence ! On nous a promis d'enterrer dans l'ombre l'arbre du bien et du mal, de déporter les honnêtetés tyranniques, afin que nous amenions notre très pur amour. Cela commença par quelques dégoûts et cela finit, - ne pouvant nous saisir sur-le-champ de cette éternité, - cela finit par une débandade de parfums.

Rires des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges, horreur des figures et des objets d'ici, sacrés soyez-vous par le souvenir de cette veille. Cela commençait par toute la rustrerie, voici que cela finit par des anges de flamme et de glace.

Petite veille d'ivresse, sainte ! quand ce ne serait que pour le masque dont tu nous as gratifié. Nous t'affirmons, méthode ! Nous n'oublions pas que tu as glorifié hier chacun de nos âges. nous avons foi au poison. Nous savons donner notre vie tout entière tous les jours.

Voici le temps des ASSASSINS."


("Matinée d'ivresse", in Illuminations de Rimbaud)

18/02/05 - 10:40

« Se demander pourquoi nous sommes systématiquement attirés par quelque chose qui depuis toujours nous semble attendre quelque part et dont nous savons néanmoins qu’elle demeure cachée. »

(Roland Jaccard, Cioran et compagnie)

18/02/05 - 10:39

« Le roman me permet d’approcher autrement la réalité. Ce qui m’intéresse, ce sont les personnages en lutte avec leur désir pour parvenir à le transcender, comme Ramakrishna, ou Gandhi. La fiction est également indispensable pour tenter d’exprimer de l’intérieur des identités instables, des franchissements de limites, des voyages entre mâle et femelle, entre hommes et dieux, entre âme et corps, entre folie et normalité, entre état habituel et extase. Ces passages m’intéressent parce que les mystiques, en Inde, sont bien moins marginaux qu’en Occident. »

(Sudhir Kakar)

18/02/05 - 10:39

« Ce que Cioran recherchait, ce n’était pas la sérénité du sage à l’antique, mais une morale tragique où le doute, le désespoir et la passion se mêlent en un jeu étrange et paradoxal. Il appartenait à ces brigades du désespoir, animées d’un pessimisme joyeux. Leur devise : ne rien croire, ne rien craindre, ne rien espérer. »

(Roland Jaccard, Cioran et compagnie)

18/02/05 - 10:39

« Être réactionnaire, c’est défendre des causes qu’on ne joue pas aux dés de l’histoire, des causes qu’il importe peu de perdre. »

(Nicolas Gomez Davila)

18/02/05 - 08:30

Blague du jour, bonjour

Un homme rentre dans un café...



... PLOUF !



18/02/05 - 07:49

Déclaration solennelle au peuple belge



Votre Majesté le roi des Belges, Altesses Royales de Belgique,
Monsieur le Premier Ministre du royaume de Belgique,
Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement de la Belgique,
Belgeons, Belgeonnes,
Belgiens, Belgiennes,
Belgeophiles, Belgeophiles,
Belges de Belgique et Belges de l'étranger,
Belges francophones et Belges non-francophones,
Belges de Belgique et Belges de Navarre,
Belges de naissance et Belges d'adoption,
Belges du passé, Belges du présent, Belges de l'avenir,
Belges de toujours, Belges de jamais,
Belges oranges, blancs, noirs, jaunes, verts, et de toutes les couleurs,
Belges wallons et Belges flamands,
Belges de Bruxelles et Belges de province,
Belgeophones de tous les continents,
Belges, Belges,

parfois, je me moque un peu de vous mais sachez une chose...


...je vous aime bien !

18/02/05 - 00:47

Kookoo, sui Noovo sur EgoBlog !

Le 17 février 2005 en six points


I. Cet après-midi, au terme d'un arbitrage même pas douloureux entre ma santé et ma conscience, mon corps a décidé de ne pas m'emmener là où je devais aller. C'est ballottement ballot (rien de grave, rassurez-vous, une banale angine et un peu de fatigue).

II. Un médecin m'a officiellement prié de surtout manger des pâtes et du riz et de ne pas toucher aux crudités, en me demandant si ça irait. Oh, oui, alors !!! Ma vie est chiante, mais au moins j'ai le droit de manger ce que je veux, et avec l'agrément de la science médicale.

III. Michel Houellebecq écrivait dans Plateforme que les relations humaines étaient rarement compliquées avant de préciser souvent insolubles mais rarement compliquées. En ce moment, j'expérimente. J'ai sans doute déjà expérimenté, mais à l'époque je ne connaissais pas la formule de Houellebecq. Cette dimension de vérification empirique pourrait conférer à certains événements de ma vie un second degré susceptible de les alléger, si j'ose dire.

IV. La métaphore du coup de foudre est vraiment passée dans la langue, comme on dirait des couleurs d'un vêtement lessivé plusieurs fois à des températures trop élevées qu'elles sont passées. En revanche, le titre d'un essai plus ou moins récent (trois ou quatre ans) me paraît terriblement plus évocateur. Je n'en dirai pas plus ici, du moins pour l'instant.

V. On a réclamé ma blague de l'homme qui rentre dans un café. Je dois être un garçon terriblement drôle.

VI. J'ai relu un blog plus ou moins en entier. Les échanges que j'avais avec son auteur étaient légers, charmants, de petits bonheurs. Voilà au moins un acquis.


Bonne nuit, mes dingues de lecteurs.

17/02/2005

17/02/05 - 23:03

Message personnel

Bouatamelle, mon iench'.

17/02/05 - 22:53

Parfois, saint Google déraille...

Je plains le malheureux tombé sur mon (non-)blog en cherchant le "journal d'une cochonne". Et je dis malheureux non parce qu'il cherchait le "journal d'une cochonne", mais parce qu'il a dû être bien déçu.

17/02/05 - 22:40

La minute égophilosophique du (non-)blog de Monsieur Népomucène

Cet (excellent) article du blog de mon Peusnouguedo préféré me fait penser que je ne sais pas ce qui me sauverait de moi-même.

17/02/05 - 22:29


Question existentielle du jour



Et si Monsieur Népomucène se mettait à faire des posts personnels ?



17/02/05 - 15:30

CNN -- Breaking News -- Déclaration officielle de Mgr Lustiger



« Prions la Sainte Vierge pour le retour du blog de Nico du NicoBlog. »

17/02/05 - 14:26

Message personnel

Message important dans votre bouatamelle, ma grosse mémère.

17/02/05 - 14:10



« Voyez-vous, cher ami, les cent premières années de ma vie se sont bien passées ; je commence à trouver la cent-unième un peu longue. »

(Ernst Jünger, écrivain mort en février 1997, à l'âge de 102 ans, à Maurice Nadeau, qui lui rendait visite chez lui en Allemagne)


17/02/05 - 13:19


Double mauvaise nouvelle



Monsieur Népomucène a attrapé une grosse crève.

Et ce post est totalement dépourvu du moindre intérêt.

17/02/05 - 09:39



Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.

Il vous souhaite un très bon... un très bon... un très bon quoi, déjà ?



17/02/05 - 09:37

« ce dont j’ai le plus souvent besoin, c’est de concepts éphémères, liés à des contingences limitées ».

(Roland Barthes)

17/02/05 - 09:37

« Marx avait pointé une condition essentielle : l’idéologie ne fonctionne que si elle est imperceptible à ceux qu’elle affecte, aussi légère et transparente que l’air le plus pur, dont la science a pourtant établi qu’il a un poids et une substance. Cette condition, le jeune Barthes tient qu’elle est remplie grâce à la massification. Précisément parce qu’elle est massive, l’idéologie est imperceptible. Entre massivité et transparence, le nouage porte un nom : la Nature. L’idéologie se fait passer pour une pseudo-physis, hors Histoire et hors Langue. Le « c’est comme ça » que Hegel prononça au vu des massifs montagneux. »

(Jean-Claude Milner, Le pas philosophique de Roland Barthes)

17/02/05 - 01:30



C'est avec ce tableau de Vernet, La Nuit, un port au clair de lune, que Monsieur Népomucène souhaite une bonne nuit à ses dingues de lecteurs.

Faites de beaux rêves.



16/02/2005

16/02/05 - 20:57



Acheté à mon supermarché :





16/02/05 - 12:51



« Mitterrand, il avait du chien »

(Chapichapo)



Post animé sur une idée originale de Chapichapo), un garçon un peu simplet mais pas trop...






16/02/05 - 12:18

Message personnel (le destinataire se reconnaîtra)

J'espère que vous ne m'en voulez pas pour hier soir, et que je ne vous ai pas trop blessé.

Je vous embrasse.

16/02/05 - 12:10

Où Monsieur Népomucène pense au meilleur ami de l'homme

La seule pensée que je doive ramasser ses déjections me coupe toute envie d'avoir un chien, fût-ce le plus beau des labradors.

16/02/05 - 09:41

Message personnel illustré d'un autoportrait de Monsieur Népomucène



Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.

Il souhaite un excellent nycthémère à tous ses dingues de lecteurs.


16/02/05 - 09:41


« Je suis comme le roi d'un pays pluvieux,
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux,
Qui, de ses précepteurs méprisant les courbettes,
S'ennuie avec ses chiens comme avec d'autres bêtes.
Rien ne peut l'égayer, ni gibier, ni faucon,
Ni son peuple mourant en face du balcon.
Du bouffon favori la grotesque ballade
Ne distrait plus le front de ce cruel malade;
Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau,
Et les dames d'atour, pour qui tout prince est beau,
Ne savent plus trouver d'impudique toilette
Pour tirer un souris de ce jeune squelette.
Le savant qui lui fait de l'or n'a jamais pu
De son être extirper l'élément corrompu,
Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent,
Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent,
Il n'a su réchauffer ce cadavre hébété
Où coule au lieu de sang l'eau verte du Léthé. »



(Charles Baudelaire, « Spleen », Fleurs du Mal)

16/02/05 - 09:41


Kikooyou, bienvenue sur BelgiqueAttitude !!!



Monsieur Népomucène souhaite un bon nycthémère à la Belgique.



16/02/05 - 03:17



Bonne nuit, mes dingues de lecteurs.


16/02/05 - 02:40



Steve Walker, Someone to be loved


16/02/05 - 00:02

Message personnel

[Paroles Françoise Hardy]

au bout de téléphone il y a votre voix
et il y a les mots que je ne dirai pas
tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
je voudrais vous les dire et je voudrais les vivre
je ne le ferai pas: je veux, je ne peux pas
je suis seule à crever et je sais où vous êtes
j'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien
je voudrais arriver, je reste, je me déteste
je n'arriverai pas: je veux, je ne peux pas

je devrais vous parler,
je devrais arriver ou je devrais dormir
j'ai peur que tu sois sourd,
j'ai peur que tu sois lâche
j'ai peur d'être indiscrète
je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-être

mais si tu crois un jour que tu m'aimes
ne crois pas
que tes souvenirs me gênent
et cours, cours jusqu'à perdre haleine
viens me retrouver
si tu crois un jour que tu m'aimes
et si ce jour-là tu as de la peine
à trouver où tous ces chemins te mènent
viens me retrouver

si le dégoût