Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.

Ceci n'est pas un blog.



This is not a blog.

"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".


(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)



"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".


(Gaston Bachelard)




J'écoute : les coups de marteau chez ma voisine du dessus
Je regarde : mon écran
Je joue : pas
Je mange : trop de glucides
Je bois : du café
Je cite : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer"
Je pense : uniquement les jours pairs
Je rêve : moins souvent qu'il y a quelques mois
(mis à jour mercredi 11 juin 2008 à 21:57)

31/03/2005

31/03/05 - 22:31

Ceci n'est pas la reprise du (non-)blog de Monsieur Népomucène



- On a de la chance, dans notre malheur.
- Oui, je sais : Monsieur Népomucène, ayant suspendu son (non-)blog, ne publiera pas notre photo dessus.

31/03/05 - 16:49


S'il n'avait pas suspendu son (non-)blog, Monsieur Népomucène pourrait vous dire que, pour de multiples raisons, il a la trouille, qu'il est même bleu de trouille, ou bleuâtre, enfin un sale bleu, quoi, mais il a suspendu son (non-)blog, du coup il ne peut pas vous le dire, donc vous ne le saurez pas. C'est ballot, hein ?

30/03/2005

30/03/05 - 22:07

S'il n'avait pas suspendu son (non-)blog, Monsieur Népomucène pourrait vous dire qu'il croit bien qu'il est amûûûreux (oui, oui, les suites du tsunami), mais il a suspendu son (non-)blog, du coup il ne peut pas vous le dire, donc vous ne le saurez pas. C'est ballot, hein ?

24/03/2005

24/03/05 - 11:11

Le 24 mars (oups... le 24 mars...) en six points

I.

A l’horizon de ma vie amoureuse, souvent, il y a le couple que formaient Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir.

Sollers parle d’un « pacte de frigidité réciproque ». Je trouve cela injuste.

Un (ex-)ami me dit lorsque j’avais l’âge de vingt ans que je ne devais pas chercher à réaliser leur modèle : « Arrête ! Il y aura toi et une autre personne, et ça se fera comme ça se fera, tu t’en fous de Sartre et Beauvoir ! »

Il avait raison, mais quand même…


II.

Je bosse.


III.

Je crois que tu ne m’as jamais dit si tu avais ressenti quoi que ce soit à propos de ce que j’ai écrit qui te concerne sur ce blog.


IV.

Note pour moi-même : il ne lit que rarement ses SMS. Préférer les messages sur son répondeur, c’est bien plus efficace, même quand il s’agit d’un message blanc.

V.

Bon, mes dingues de lecteurs, le V, je vous laisse l’écrire. Soyez brillants. D’autant plus brillants que… bon, enfin, vous n’avez qu’à lire le point VI.


VI.

Communiqué officiel de la présidence de la Népomucène World Company :



24/03/05 - 11:10



Monsieur Népomucène grimpe travailler dans son arbre juste après ses six-points quotidiens.

Il vous souhaite un excellent nycthémère.



24/03/05 - 11:02



« Le carnet d’adresses de M. Mitterrand mentionne encore l’établissement de Mme Madeleine, à Pigalle, que Jouhandeau et Jean-Louis Bory fréquentèrent par le passé. Lequel des deux nous a raconté que, certains soirs, la loge ressemblait à une antichambre du Conseil d’Etat, de l’Assemblée Nationale ou du Collège de France ? Les écrivains exagèrent toujours un peu. »

(Angelo Rinaldi, à propos du livre de Frédéric Mitterrand, La Mauvaise vie)

24/03/05 - 10:52



« L’Allemagne a déclaré la guerre à la Russie. Après-midi : piscine. »

(Journal de Kafka, en date du 2 août 1914)

24/03/05 - 10:30


AbdelKaderKulturHistorikAttitude




« Dans le dogme du marxisme, les bolcheviques ont trouvé la justification de leur crainte instinctive du monde extérieur, de la dictature sans laquelle ils ne savent pas gouverner, des cruautés dont ils n’osent pas faire l’économie, des sacrifices qu’ils se croient obligés d’exiger. Au nom du marxisme, ils ont extirpé tout notion de morale ; c’est la feuille de vigne de leur respectabilité. […] Sans le marxisme, ils se présenteraient devant l’Histoire comme les derniers de cette longue série de despotes cruels qui ont impitoyablement fouaillé le pays pour atteindre une puissance militaire toujours plus grande pour garantir la sécurité extérieure de leurs régimes intérieurement fragiles.. […] Nous sommes en présence d’une force politique fanatiquement convaincue qu’il ne peut exister de modus vivendi permanent avec les Etats-Unis. […] Cette force politique dispose d’une manière absolue des énergies d’un des plus grands peuples du monde, d’un système lui permettant d’exercer son influence dans d’autres pays. […] Le problème consistant à tenir tête à cette force est indiscutablement le plus grave et le plus difficile que notre diplomatie ait jamais eu et qu’elle aura probablement jamais à traiter. »

(Georges Kennan, ministre-conseiller à l'ambassade des Etats-Unis à Moscou en 1946)

24/03/05 - 10:14

« Music makes the people come together. »

(Madonna, citée par mon iench')

24/03/05 - 08:54

« Democracy takes many evenings. »

(Oscar Wilde)

24/03/05 - 08:32

Message personnel


Bonne journée, mon Chapichapouchouchoubouboubidoubiquounet.

23/03/2005

23/03/05 - 23:45



Bonne nuit, les cinglés.

N'oubliez pas d'éteindre Alain Finkielkraut avant d'aller au lit.



23/03/05 - 22:55

DingoAttitude

« C'est n'importe quoi ce site ; dans la soirée, on m'a poussé à aller lire l'opinion de Jean Saint-Josse sur le traité constitutionnel, et maintenant à chercher "lactose" dans le dictionnaire Hachette.

Des forces obscures me manipulent. »

(Anatole (prénom fictif), hier)

23/03/05 - 22:51

SouvenirsAttitude

« Je me souviens de ce 21 avril, où, jusqu'à 22h30, nous avons dépouillé un bureau de vote où Jospin était à 25%, Bayrou à 12, et Le Pen à 4... »

(Farkas)

23/03/05 - 16:24

ArtistikAttitude


Le Printemps



Alexandre Adler vous sourit.


La vie vous sourit.


Souriez.



23/03/05 - 13:45


C'est une épidémie ???





23/03/05 - 07:52

Le 23 mars 2005 (oh, le 23 mars, bordel !) en six points

I.

Sur AutoCitationAttitude, je me permets de reprendre les commentaires que je laisse chez les autres. Donc je cite, après quelques modifications formelles et ajouts, un commentaire que j'ai laissé sur le blog de Funben:

Je kiffe des garçons qui souvent ne me regardent pas (au hasard : de farouches hétérosexuels, mais pas seulement) MAIS aussi parfois qui me regardent et qui poussent le vice jusqu’à être des pédésexuels déclarés et au courant de mes goûts en la matière mais je ne suis jamais foutu d'avoir la moindre idée de ce qu'ils pensent. On fait comment dans ces cas-là ? On se précipite pour leur rouler une pelle en leur disant au revoir le jour de la rencontre ou bien on cherche à ne rien brusquer ? Mais si on cherche à ne rien brusquer dans le seul but d'aboutir, il faut faire comment ? Comme un éléphant traversant le grand canyon en funambule sur un fil de soie ?

Dans ma prochaine réincarnation, je demanderai à disposer d'une notice pour les garçons. Et tant pis si elle est en japonais : j'apprendrai le japonais.

Dans l'immédiat, je passe au point suivant.



II.

Conversation* :

« J’aurai une grande question à te poser après avoir fini d’envoyer mon SMS.
- Je dois te prévenir tout de suite : je suis désolé mais la réponse n’est pas vingt-trois centimètres. »


III.


Action contre la censure.

Le 2 mars dernier, j’ai publié mon post en six points en censurant le contenu de tout le premier point, et en censurant le deuxième paragraphe du dernier point. Je les rétablis aujourd’hui, il s’agit des passages en italique. Vous pouvez cliquer, c’est : ici.


IV.

Il a rappelé.


V.

J’ai un rapport pathologique à l’obligation, depuis très longtemps. Il suffit que l’on m’impose de faire quelque chose pour que cette chose, quand bien même elle serait passionnante, m’effraie, pour que je freine des quatre fers devant sa réalisation, au point de me mettre parfois dans des situations extrêmement périlleuses.

Oui, je sais, c’est une névrose. Et je vous emmerde.


VI.

« Ca me fait du bien de parler avec toi. »

...



[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]

23/03/05 - 05:34


Pensée nocturne de Monsieur Népomucène, illustrée d'un autoportrait.




Oh, je crois que c'est une insomnie, ça.

C'est ballot.

22/03/2005

22/03/05 - 23:57

Message personnel pour Jipé




Hihihi :)

22/03/05 - 23:25

Pensée politique du soir, bonsoir

« Il y a toujours un connard avec un portable qui reçoit les résultats avant le dépouillement, c'est le progrès mon bon monsieur ! »

(Anatole (prénom fictif))

22/03/05 - 13:53

Le 22 mars (oh, putain !) en six points

I.

Je crois que je ne vais pas renouveler mon abonnement au sommaire actif du Journal Officiel pour les trois prochains mois.

En fin de compte, c’est un peu nul, le Journal Officiel, pour se branler.


II.

Bribe de conversation entre M.D. et G. entendue hier : « Vous êtes vraiment un écrivain, vous savez, il va falloir que vous vous le disiez un jour en vous regardant dans la glace : je suis vraiment un écrivain ».

Ca doit faire plaisir, un truc comme ça.


III.

J’attends.


IV.

Je bosse.


V.

Le mûra è t1 kéboo 2 liètt’vo.


VI.

Sensation de détente en même temps que de grande concentration sur mon travail.

Enfin, pour l'instant.

22/03/05 - 12:02



Monsieur Népomucène grimpe lire dans son arbre.

Il souhaite un excellent nycthémère à ses lecteurs.




22/03/05 - 01:23



Monsieur Népomucène va se coucher.

Il souhaite une bonne nuit à ses dingues de lecteurs.



21/03/2005

21/03/05 - 22:23

Ne résistons pas à l'appel du plaisir sexuel

« Oh, oui, un Marché passé selon une Procédure Adaptée, oh, ouiiiii!!! »

(Farkas)

21/03/05 - 22:22

Pensée du soir, bonsoir

« La cravate, c'est le passeport des cons. »

(-alias-, mon petit-fils)

21/03/05 - 12:34

Question

. - / ... .. / .--- . / - . -. .- .. ... / -.. . ... --- .-. -- .- .. ... / -- --- -. / -... .-.. --- --. / . -. / -- --- .-. ... . / ..--..

21/03/05 - 12:00

Le 21 mars (oh, putain, déjà le 21 mars !) en six points

I.

Il faut lire le blog du sieur Cadence_rompue. Intime, mais avec toute la délicatesse et la finesse requises.

D’ailleurs, je l’ajoute à mes liens.


II.

Bosser, bosser, bosser.


III.

Je me suis demandé si, dans Mrs. Dalloway, le roman de Virginia Woolf, le canif de Peter est un symbole phallique, et puis finalement, je me suis dit que je ferais mieux de me poser moins de questions et baiser davantage.

IV.

Le « non » au référendum sur la Constitution l’emporterait.

Que les choses soient claires : le jeune et beau Népomucène votera « oui ». Enfin, normalement.

V.

Pensée du jour :

« Si on ne t’a pas téléphoné comme tu l’espérais, envoie un gentil texto. »


VI.

Bon, il se passe quoi, dans vos vies, mes lecteurs préférés ?

21/03/05 - 08:02

Un homme rentre dans un café...

... PLOUF !!!

20/03/2005

20/03/05 - 17:25

Oh !

Je constate que, depuis très peu de temps, j'ai un blacklisteur de plus parmi les inscrits de ce site ! J'aimerais bien savoir de qui il s'agit.

Cela m'en fait sept au total.

20/03/05 - 17:20



Alexandre Adler is watching you.

20/03/05 - 16:49

« Mon père n’est pas résumable. »

(Mazarine Pingeot)

20/03/05 - 16:49

« J'ai assisté à la réception de Valéry Giscard d'Estaing, je n'ai rien vu de plus pompeux, guindé et sinistre. »

(Alain Robbe-Grillet)

20/03/05 - 16:49

« J’étais un petit mensonge qui courait dans la cour de récré. »

(Mazarine Pingeot)

20/03/05 - 12:49

Le 20 mars 2005 (oh, non ! pas déjà le 20 mars !) en six points

I.

Rêvé de JP, à qui je parlais un peu rudement parce que je le trouvais lui-même très rude quand il parlait au président lituanien (oui, dans mon rêve, il rembarrait sèchement le président lituanien...), de mes livres qui bloquaient l’escalier menant à l’aéroport, de mon père qui passe pas loin de moi juste au moment où je dis d’une cousine qu’elle est franchement « très baisable » ce qui lui inspire un regard exaspéré (coucou, Œdipe !), d’Evrat avec qui… oh non… je ne peux pas dire ça, d’infirmiers brésiliens ou de brancardiers italiens ou les deux, d’une arrestation (la mienne) à la sortie d’un complexe de cinéma situé dans une église elle-même dans un parc avec des ruines romaines.

Oui, il me la faudra bien cintrée, ma camisole.


II.

Bosser, bosser, bosser.


III.

C’est curieux : je dors comme un bébé depuis que j’ai raconté sur ce blog ma première nuit chez moi, au cours de laquelle j’ai dormi comme un bébé.


IV.

Jean d’Ormesson, conseiller matrimonial. Qui l’eût cru ?


V.

Le printemps arrive à 14h35 exactement, ai-je entendu sur France-Info.


VI.

Le VI, je vous l’offre, mes dingues de lecteurs !

20/03/05 - 07:57



ŒcuménikAttitude



C'est avec cette petite création artistique que Monsieur Népomucène vous souhaite un excellent jour du Seigneur.


Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain, qui sait que Vatican II est passé par là.

19/03/2005

19/03/05 - 21:50




Ce qui arrive quand Monsieur Népomucène invite des amis à voir sa bibliothèque...


19/03/05 - 17:58

Le 19 mars 2005 en six points

I.

J'aimerais bien que...

Bon, on verra. On respire un grand coup et on pense à autre chose. Et on patiente bien sagement.


II.

Bosser, bosser, bosser.


III.

Qu’est-ce qu’ils ont tous à gazouiller, ces cons d’oiseaux ?

Est-ce que j’gazouille, moi ?


IV.

Je me suis dit que, si je m'en tirais cette fois, j'essaierais peut-être d'arrêter de fumer.


V.

Il se pourrait que je suspende très prochainement ce blog.

Rien n'est décidé pour l'instant, mais c'est tout à fait envisageable.


VI.

Le VI, je vous l'offre, mes dingues de lecteurs.

19/03/05 - 17:54


SartreArtistikAttitude



19/03/05 - 13:33


Portrait d'Edmond Maitre (Le Liseur), Renoir

Monsieur Népomucène n'est pas là.

Il lit.

Il ne vous en souhaite pas moins un agréable nycthémère.



19/03/05 - 09:42

«Je suis un Breton d'après la marée noire.»

(Kofi Yamgnane)

19/03/05 - 09:39

La lecture d'Hannah Arendt mène à tout (et n'importe quoi ?)

« Paris-Plage, c’est Prométhée devenu fou. »

(Alain Finkielkraut)

19/03/05 - 09:39

« T’aimer, c’est nécessairement mettre de la mort dans la pensée. »

(J.D.)

[non, le locuteur ne parle pas de moi]

18/03/2005

18/03/05 - 23:22




Bonne nuit, les petits.

N'oubliez pas d'éteindre Edith Cresson avant d'aller dormir.




18/03/05 - 19:38

Le 18 mars 2005 en six points

I.

Monsieur D. s'aperçoit qu'il est grave à la bourre par rapport à ce qu'il doit faire. Du coup, il rajoute six heures de travail collectif ce vendredi à, entre autres, Monsieur Népomucène qui lui-même n'est pas spécialement en avance dans son travail personnel.

« Quand on est dans la merde jusqu'au cou, vous n'avez plus qu'une chose à faire : chanter ! », disait Beckett.

A ce rythme, bientôt, Monsieur Népomucène sera un ténor international.


II.

Je me rappelle la première nuit que j’ai passé chez moi, j'avais dix-neuf ans, c'était à l’automne 1997.

L’appartement était presque vide, je n’avais pas de rideaux, peut-être même pas de draps. Je me suis allongé dans mon canapé-lit vers 22h ou 22h230. Je me suis endormi comme un bébé.

Cela me fait penser à un passage de Proust que Chapichapo a récemment cité : « je me considérais comme sur le seuil de ma vie encore intacte et qui ne débuterait que le lendemain matin ».


III.

Bosser, bosser, bosser.


IV.

Tiens, c’est le week-end.

On ne va pas en dire plus.


V.

Je me suis réservé dix jours en Normandie pour le mois de juillet, histoire de changer d’arbre de temps en temps.


VI.

Le VI, je vous l’offre, mes dingues de lecteurs.

18/03/05 - 07:14



Monsieur Népomucène n'est pas là.

Il vient de grimper pour se faire chier travailler dans son arbre.

Il vous souhaite un savoureux nycthémère.



(oui, je sais, il est tôt, mais bon, faut y aller...)

18/03/05 - 07:03

« Le refus de l’appartenance sociale fut condamnable aux yeux de tous les groupes humains. Cette condamnation est le fond de chaque mythe.
Comme la passion amoureuse, qui brise l’échange codifié et hiérarchisé entre les membres du groupe pour assurer sa reproduction.
Homère disait : Un individu apolis est une graine de guerre civile.
Hérodote a écrit : Aucun individu humain isolé ne peut se suffire.
La Bible dit : Malheur à l’homme seul ! Un homme seul est un homme mort.
Mais c’est faux. C’est toujours ce que la société dit. Dans toute littérature orale le narrateur est la société. Tous les mythes déclarent partout sur terre : Il n’y pas d’amour heureux, afin de préserver les échanges de clan à clan et les alliances généalogiques.
Mais c’est faux.
Car il y eut des amants interdit qui connurent le bonheur.
Car il y eut des hommes seuls, des ermites, des errants, des périphériques, des chamans, des centrifuges, des solitaires qui furent les plus heureux des êtres. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

18/03/05 - 07:03

« La solitude, la chance, l’indocilité, le risque de la mort, la désintoxication, la lucidité, le silence, le perdu, la nudité, l’anachorêsis, l’excesssus, le don, l’immédiation, l’angoisse, l’excitation sont des valeurs franches.
Toutes les valeurs franches sont secrètes. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

18/03/05 - 07:03

« Contempler le ciel, qui n’est pas vivant, pour tout ce qui est vivant, c’est contempler le seul aïeul. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

17/03/2005

17/03/05 - 23:04





Bonne nuit, mes dingues de lecteurs.

Faites de beaux rêves.

N'oubliez pas d'éteindre Alec Douglas-Home avant de vous coucher.



17/03/05 - 20:50

« Ce qui est bien quand on a explosé tous les délais, c'est l'impression de flotter dans l'air, comme si on s'était foutu de l'azote dans le fion. »

(Mon Peusnouguedo préféré, un iench' qui déchire sa race)

17/03/05 - 14:08

Le 17 mars 2005 en six points

I.

Je me demande si des chercheurs en médecine ont travaillé sur le lien entre la météorologie et l’humeur. Si certains de mes lecteurs avaient des références à m’indiquer, je serais heureux qu’ils cliquassent sur « commentaires ».


II.

Bosser, bosser, bosser.

Mon problème n’est pas : le retard que j’ai est-il rattrapable ou irrattrapable ? Je me moque du fait qu’il puisse être irrattrapable : il s’agit de rattraper tout ça quand même.

Bon, encore quatre points et j’y retourne.


III.

Rythme de sommeil : trois nuits de cinq heures, une de dix, trois nuits de cinq heures, une de dix, etc.


IV.

S’agissant de mes posts en six points, il y a au moins deux personnes parmi vous dont j’attends chaque jour le commentaire avec impatience.


V.

Brusque regain de libido.


VI.

Le VI, je vous l’offre, mes dingues de lecteurs.

17/03/05 - 08:17



Monsieur Népomucène est à la bourre.

Il grimpe tout de suite travailler dans son arbre.

Il vous souhaite de passer un grandiose nycthémère.


16/03/2005

16/03/05 - 22:04





Bonne nuit, les dingues.

Monsieur Népomucène doit vous laisser.

N'oubliez pas d'éteindre John Major avant d'aller au lit.





C'est Nezorizoro qui m'a demandé John Major. Vous savez donc à qui vous plaindre.


16/03/05 - 12:27

Conversation*

« Demain, c'est l'anniversaire de ma grand-mère maternelle, qui aura soixante-six ans. C'est un des membres de ma famille que je préfère. Elle est dépressive, et, comme elle a quatre enfants, elle a des engueulades qui suivent un cycle logarithmique très complexe qui lui permet d'avoir toujours quelqu'un à qui se plaindre. »

(Un garçon mignon comme un petit castor, ce midi)


[ * : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]

16/03/05 - 12:27

« Le blog est un espace de dialogue et d'incommunicabilité de guedin. »

(Mon Peusnooguedo préféré, mine d'aphorismes qui déteste les aphorismes)

16/03/05 - 12:02

Le 16 mars (oups, le 16, déjà !) en six points

I.

J’ai envoyé un SMS hier soir, mais ce n’est pas à celui à qui je devais me retenir d’en envoyer.

L’honneur est sauf. Mais putain, qu’est-ce que ça me démange !


II.

Je ne peux pas parler, c’est frustrant, c’est horripilant, je ne peux pas parler.

Je me demande ce que ce serait si mes amis que j’ai de dedans la vraie vie que j’ai lisaient mon blog.

III.

Bosser, bosser, bosser.


IV.

Lors d’une discussion avec un garçon avec qui j’ai couché il y a longtemps, et qui n’avait jamais eu de rapports sexuels auparavant, j’ai mis quelques secondes avant de constater qu’il ne parlait pas de moi lorsqu’il employait les mots « ma première fois ». Après un instant de perplexité, j’ai compris : avec moi, ça ne comptait pas, vu que personne n’avait sodomisé personne.

J’ai fait comme si de rien n’était mais sur le coup, même s’il est vrai que nos rapports étaient très softs et ont pu lui paraître rétrospectivement décevants, ça m’a brisé le cœur.

V.

Je me demande si j’ai au moins simplement ému qui ne m’aime pas. Il m’arrive souvent d’en douter.

Passons.


VI.

Le VI, tu peux t’le mettre dans l’cul, Lulu !

16/03/05 - 12:01


Ce commentaire-là, je l'imprime, je l'encadre et je l'affiche dans ma chambre.




16/03/05 - 10:45

Message de Monsieur Népomucène, illustré d'un autoportrait



Monsieur Népomucène grimpe travailler dans son arbre.

Il vous souhaite de passer un heureux nycthémère.



16/03/05 - 10:42

« Le sermon mystérieux du non moins mystérieux Lecteur aux pieds nus (Barfusser Leisemeister) commence par ces mots : Tenebra Deus est. Tenebra in anima post omnem lucem relicta. (Dieu est une ténèbre. Il est la brusque ténèbre qui envahit l’âme après toute lumière.)

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

16/03/05 - 10:42

« De certains hommes, on dit qu’ils sont perdus. Perditos. Ils sont comme des trous d’acide dans la vie sociale accoutumée. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

16/03/05 - 10:42

« L’individu est comme la vague qui se soulève à la surface de l’eau. Elle ne peut s’en séparer tout à fait. Et elle retombe très vite dans la masse solidaire qui l’engloutit. Elle retombe toujours dans le mouvement irrésistible de la marée qui la porte. Mais pourquoi ne pas se soulever encore et encore et encore ? »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

16/03/05 - 10:42

« Ludwig Wittgenstein fut le théoricien de la disparition du langage.
La Sprachlosigkeit est le nom qui fut donné en Allemagne à la guerre de 14-18.
Indicibilité de ce qui est vécu au front dans les mots – pour ne pas parler de la Propaganda qui a cours à l’arrière.
La langue cesse d’être un pont entre Ego et Cosmos.
L’envie de dire se perdit dans les tranchées. »


(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

16/03/05 - 10:42

« Les livres écrits, c’est le secrétariat du secret.
Les deux grandes inventions : la grotte dans la montagne, le livre dans le langage. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

16/03/05 - 10:42

« Eprouver en pensant ce qui cherche à se dire avant même de connaître, c’est sans doute cela, le mouvement d’écrire. D’une part écrire avec ce mot qui se tient à jamais sur le bout de la langue, de l’autre avec l’ensemble du langage qui fuit sous les doigts. Ce qu’on appelle brûler, à l’aube de découvrir. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

16/03/05 - 01:22



Bonne nuit, mes dingues de lecteurs. Je vous laisse, je vais au lit.

N'oubliez pas d'éteindre Tony Blair avant d'aller vous coucher.



16/03/05 - 01:21


Message collectif



Sainte Aurèle me prie de vous indiquer qu'elle vous bise tous.

Alors je vous le dis :

Sainte Aurèle vous bise tous.



Voilà, le message est transmis.


15/03/2005

15/03/05 - 23:16

Où on se dit qu'on fait bien de penser ce qu'on pense de ce (non-)blog


Vous y croyez, vous ?

15/03/05 - 16:37

Pensée du jour

Je n'ai pas été sauvé de l'onanisme par la religion.

J'ai été sauvé de la religion par l'onanisme.


15/03/05 - 15:23


Agression sur mon (non-)blog -- Que fait la police ?



Neuf minutes, dix commentaires... C'est bien Pyram.


15/03/05 - 11:14

Le 15 mars 2005 en six maigres points

I.

Je ne sais plus si c’est Sollers ou Lacan qui dit que quelqu’un qui serait totalement athée serait rigoureusement inanalysable (au sens de l’analyse freudienne) mais c’est vrai, non ?


II.

Bosser, bosser, bosser.


III.

Ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms, ne pas envoyer de sms.


IV.

Flûte, je ne peux pas écrire tout ce que je voudrais écrire.


V.

Bosser, bosser, bosser.


VI.

Bon, il se passe quoi, dans vos vies, mes dingues de lecteurs ?

15/03/05 - 09:29



Monsieur Népomucène grimpe lire dans son arbre.

Il vous souhaite de passer un délectable nycthémère.



15/03/05 - 09:24

« Il n’y a pas de dieux. La croyance est un rêve de mammifère. La politique, la procréation familiale, la vie sociale, la pensée métaphysique sont elles aussi des représentations de théâtre où l’âme rêve qu’elle joue un rôle, qu’elle va brandir son épieu, qu’elle est en train de poser bruyamment le talon sur le plancher, que ses yeux lancent des éclairs. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

15/03/05 - 09:24

« Monsieur de Pontchâteau avait fait son ermitage des Granges de Port-Royal des Champs.
Autrefois Monsieur de Pontchâteau avait fait collection de miniatures – avant qu’il s’entêtat des livres. Dès l’instant où il se plut dans leur lecture, il ne vécut plus que pour eux. Il avait toujours à la bouche ce mot qu’il avait lu dans l’Imitation :
- In omnibus requiem quaesivi et nusquam inveni nisi in angulo cum libro. (J’ai cherché dans tout l’univers le repos et je ne l’ai trouvé nulle part ailleurs que dans un coin avec un livre.) »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

15/03/05 - 09:24

« Au mois d’août 1999, je débarquai six caisses d’Epineuil sur la rive de l’Yonne et deux sacs postaux en jute gris qui étaient remplis de livres. Je les tirai sur la pelouse.
L’été commençait bien. Il fallait espérer qu’on ne vît personne.
Pas un homme. Pas un enfant. Même pas les guêpes.
Même pas les scarabées énormes et hagards quand on lit dans la chaise longue en toile tirée sur la pelouse ou traînée plus loin sur les fleurs dodues et blanches des trèfles.
Même pas les mulots qui trottinent sur la poussière des planches sèches du grenier quand on s’endort.
Même pas les moustiques femelles qui vous piquent brusquement tandis qu’on rêve.
Même pas, à l’intérieur des rêves, pis que les moustiques femelles, la mémoire.
Même pas le langage lui-même.
Il n’y avait pas un avion qui traversât le ciel.
Pas le moindre son de transistor qui portât l’air.
Pas un souvenir de moteur de tracteur.
Pas une tondeuse à gazon.
Pas un coq qui côche.
Pas un chien.
Pas un bal.
Pas la moindre affectation de gaieté autour de moi qui me donnât le désir de me suicider toutes affaires cessantes. Le bonheur montait. Je lisais. Le bonheur me dévorait. Je lus tout l’été. Le bonheur me dévora tout l’été. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

15/03/05 - 09:24

« Quant au visage humain, l’esclavage, le christianisme, les tranchées, les gaz, les fascismes, les déportations massives, les guerres mondialisées, les dictatures communistes, l’impérialisme démocratique enfin en ont ruiné la figure. Il n’y a plus d’humanité hallucinogène. Il y a une prodigieuse désorientation irréversible, insensée, tempétueuse, terrible. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

15/03/05 - 09:24

« La tentation la plus nocive que connaissent les hommes n’est pas le mal. Ni l’argent. Ni le plaisir stupéfiant et les extases diverses qu’il entraîne. Ni le pouvoir et toutes les perversions qu’il engage. Ni la sublimation et tous les sentiments imaginaire qu’elle fait lever. C’est la mort. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

15/03/05 - 00:23



Bonne nuit, mes dingues de lecteurs.


14/03/2005

14/03/05 - 14:32



Monsieur Népomucène n'est pas là.

Il lit.

14/03/05 - 14:28

Quand je serai grand, je serai...









... BLOGUEUR !!!







14/03/05 - 14:19

Le 14 mars 2005 (flûte, déjà le 14) en six points

I.

Je reverrai sans doute qui je souhaite revoir le week-end prochain.

La semaine va être longue.

Il se pourrait que je fusse amûûûûûûûreux.


II.

Je ne vais pas dire que j’aime les gens, et encore moins tout le monde. Ni que l’homme est naturellement bon (l’homme n’est naturellement rien). Mais je pense quand même qu’il ne doit pas y avoir grand-chose de plus intéressant. Ou que l’essentiel de ce qu’on peut trouver de plus intéressant, ce sera chez l’être humain.

Ce que je peux être niaiseux, par moments, c’en est terrifiant.


III.

Bosser, bosser, bosser.


IV.

L’un de mes lecteurs me demande si je ferai un jour un choix entre la Chartreuse et la Vie, vivre selon la Règle et croquer la vie (ou un garçon, par exemple celui auquel je pense) à pleines dents.

Je voudrais les deux. Et je crois que c’est possible.

V.

L’amûûûr est un tsunami de violettes, me dit mon iench’.

Ou, me dit-il aussi, un bouquet de tsunamis.

Quand il a gambadé dans les champs, mon iench’ a la métaphore encore meilleure que d’habitude.

Mon iench’ écrit bien. Grave bien, même. Il ne lui manque vraiment que la parole.

Continue. C'est un vrai bonheur que de te lire.


VI.

Du foutre et de l’amûûûûûr.

Vite.

14/03/05 - 13:29


SartreArtistikAttitude



14/03/05 - 11:19





Toi, là-bas, le jeune, va faire quelque chose d'intelligent au lieu de glander devant le (non-)blog de Monsieur Népomucène.


14/03/05 - 02:14


Message de Monsieur Népomucène, illustré d'un autoportrait.



Bonne nuit, les frappadingues.

Faites de beaux rêves.



13/03/2005

13/03/05 - 23:57

« L'histoire justifie ce que l'on veut, n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient des exemples de tout et donne des exemples de tout. »

(Paul Valéry)

13/03/05 - 23:31



Parce que ce garçon m'a fait savoir que cela lui ferait très plaisir, j'ai mis en fond sonore de mon blog, à la place du discours I have a dream de Martin Luther King , le discours d'investiture de Ronald Reagan.

13/03/05 - 21:34







Monsieur Népomucène boit une soupe.






Vous y croyez, vous ?

13/03/05 - 17:40







Monsieur Népomucène ne pause plus.

Il y retourne.






Vous y croyez, vous ?

13/03/05 - 14:50





Claude Monet ou le liseur, Renoir


Monsieur Népomucène n'est pas là.

Il lit.



13/03/05 - 13:55

Le 13 mars 2005 en six points

I.

Quelque chose me dit que quelqu’un sait peut-être que…

Enfin, bon, je ne vais pas tout vous raconter non plus.

D’ailleurs, j’en ai déjà trop dit.


II.

Il m’arrive, sans prétendre savoir ce qu’autrui pense mieux qu’il ne le sait lui-même, d’envisager la possibilité que, lorsque les gens prétendent éprouver ou ne pas éprouver un sentiment, accepter ou refuser, ils adhèrent davantage à des représentation sociales et/ou culturelles de sentiments qu’ils n’éprouvent ou non-éprouvent véritablement, qu’ils n’acceptent ou ne refusent véritablement, les sentiments en question.

En disant cela, je sous-entends la possibilité, pour moi, de me distinguer en ce que mes sentiments pourraient ne pas se résumer à des catégories prédéfinies qui leur préexisteraient et qui leur donneraient leur forme. Le problème de ce présupposé, au-delà de la prétention qu’il y a à adopter une telle posture, est qu’il montre que, quand bien même il serait vrai, je ne ferais que déplacer la question, puisque j’adhèrerais ainsi, échappant au code social pour qu’il ne me rattrape que mieux, non forcément aux représentations sociales et/ou culturelles des sentiments, mais à une représentation sociale et/ou culturelle de la transgression du code social.


III.

Deux passages de ce que j’ai pour l’instant lu des Ombres errantes de Quignard me paraissent particulièrement faire écho à ma manière d’appréhender la question du temps, à laquelle j’ai toujours accordé une (trop ?) grande importance :

Voici le premier :

« Rancé a écrit à Retz en 1673 : Tout fuit avec une vitesse effroyable.
L’autre mot de Rancé : Le temps est perdu.
Le temps humain comme Royaume où le Perdu règne. Ses traces s’effacent à une vitesse effroyable qui nous emporte tous. Et s’effaçant cette vitesse fait tout tomber. Dans le chaos des guerres religieuses et civiles il semble que chacun ne songe qu’à son enfance qui s’efface devant lui.
Les hommes et les femmes oublient les joies génitales pour reproduire les peurs qui entouraient leur attente si vague durant le temps pas encore sémantisé de leur si longue enfance.
Vieillards ils la répètent au point de s’involuer en elle. Ils retournent la paille en radotant. Ils l’aiment au point d’y mourir ».

Voici le second :

« Le passé vit aussi nerveusement et aussi imprévisiblement que le présent où il avance son visage.
Le passé est plein de tics mais aussi regorgeant de souhaits dans l’ombre. »


IV.

Plairait-il à mon lectorat-pédésexuel-de-gauche que je mette un discours de Ronald Reagan en fond sonore de mon blog ? Pas sûr.


V.

Je me demande qui sont ses frères et sœurs.
Je me demande comment il a été amené à faire ce qu’il a fait l’an dernier.
Je me demande s’il écrit.
Je me demande ce que font ses parents.
Je me demande si ses quatre camarades pédésexuels sont mignons.
Je me demande à quoi ressemble son appartement.
Je me demande ce qu’il a pu lire de mon blog récemment.
Je me demande ce qu’il a pu penser de ce que j’ai écrit ces derniers temps.
Je me demande s’il a des opinions politiques ou des opinions religieuses.
Je me demande qui sont ses amis.
Je me demande ce qu’il fait et à quoi il pense en ce moment.
Je me demande s’il dort bien.
Je me demande si je lui envoie un SMS aujourd’hui ou demain, ou si je l’appelle.
Je me demande si je lui plais.
Je me demande s’il voudrait savoir quelque chose.
Je me demande s’il aimerait me parler davantage de lui.


VI.

Dans l’Encyclopaedia Universalis, Roland Barthes, dans l’article « Texte (théorie du) » dont il est l’auteur, Roland Barthes écrit ceci :

« Tout texte est un intertexte ; d’autres textes sont présents en lui, à des niveaux variables, sous des formes plus ou moins reconnaissables : les textes de la culture antérieure et ceux de la culture environnante ; tout texte est un tissu nouveau de citations révolues. Passent dans le texte, redistribués en lui, des morceaux de codes, des formules, des modèles rythmiques, des fragments de langages sociaux. […] L’intertexte est un champ général de formules anonymes, dont l’origine est rarement repérable, de citations inconscientes ou automatiques, données sans guillemets. »

Je ne suis aucunement en mesure de discuter de la pertinence ou non pour tout texte (« erga omnes ») du point de vue de Barthes, j’aurais juste tendance, spontanément, à trouver que c’est intéressant, et à l’approuver, mais je n’ai pas suffisamment réfléchi à la question, et ce n’est pas mon propos ici.

Simplement, je me demande si je ne suis pas moi-même un intertexte.


13/03/05 - 11:39


ArtistikAttitude




Raymond Barre vous aime.


Aimez Raymond Barre.

13/03/05 - 09:47

« Une chose est de raisonner, une autre de voir et e rapporter sa vision dans un livre. Thérèse dans le monastère Saint-Joseph à Avila disait : il ne faut pas épurer le désir des images corporelles ou involontaires qui le nourrissent. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

13/03/05 - 09:47

« Il y a dans lire une attente qui ne cherche pas à aboutir. Lire, c’est errer. La lecture est l’errance. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

13/03/05 - 09:47

« Le secret est le seul lien entre les individus, dans l’ombre sociale, dans la pénombre sexuelle, qui se cherchent, puisque ce qui se prétend non dissimulé n’est qu’apparence. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

13/03/05 - 09:46

« Le romancier est le seul menteur qui ne tait pas le fait qu’il mente. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

13/03/05 - 09:46

« L’écrivain est le langage qui se dévore lui-même dans l’homme dévoré par le mentir qui en fait le noyau. »

(Pascal Quignard, Les Ombres errantes)

13/03/05 - 09:23


Message personnel illustré de Monsieur Népomucène



C'est avec ce tableau d'Andrea Mantegna, L'Adoration des bergers, que Monsieur Népomucène vous souhaite un bon jour du Seigneur, mon cher Jean.

Bon jour du Seigneur aux autres aussi.


Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.

12/03/2005

12/03/05 - 22:39

Message important




_____________________________________ Euh... en fait... non, rien... _____________________________________
Ah... si !!! Bonne nuit !

12/03/05 - 19:51


EgoAttitude



Monsieur Népomucène is watching you.

12/03/05 - 12:28


Message de Monsieur Népomucène illustré d'un autoportrait



Monsieur Népomucène grimpe se faire chier travailler dans son arbre.

Il vous souhaite un bon nycthémère.




12/03/05 - 12:06

Le 12 mars 2005 en six points

I.

Après avoir publié il y a deux jours le post dans lequel je parlais de mon besoin d’appeler une personne précise, que j’ai finalement appelée, j’ai reçu de la part d’un de mes lecteurs un lien menant à un site où l’on peut regarder et écouter un clip de Madonna. Elle tourne en rond dans sa chambre, elle attend un coup de téléphone, elle tourne en rond autour du téléphone, elle veut composer un numéro, s’empare du combiné, le repose, fait les cents pas, s’impatiente, se tord de douleur, etc.

Je ne me reconnais pas trop dans son comportement, même s’il illustre bien un état d’esprit (qui n’était pas précisément le mien lorsque j’ai posté, mais peu importe). Un fait m’a davantage frappé : lorsqu’une sonnerie de téléphone retentit dans le fond musical, je n’ai pas pu m’empêcher de tourner la tête vers mon téléphone, même si sa sonnerie est tout à fait différente de celle que l’on peut entendre dans le clip.


II.

Conversation*.

« Savais-tu que je t’aimais avant que je te le dise ?
- J’étais à cent mille lieues de le penser.
- (Après un instant d’absolue perplexité) J'en suis vraiment très surpris. Je pensais que les petits mots, les SMS, l'insistance à vouloir te revoir seul à seul, te dire plus ou moins que tu me manquais...
- On ne prête jamais attention à ce genre de choses lorsque cela nous concerne, ou plus exactement on se convient bien de ne pas y prêter attention, de ne pas les voir... »

Et moi qui croyais que c’était évident…

Et moi qui avais confié à un ami, une quinzaine de jours après t’avoir rencontré, que j'avais rencontré un garçon et que j'avais l'impression qu'on se tournait autour...


III.

Un ami me dit un jour, alors que nous discutions du film de Spielberg Il faut sauver le soldat Ryan, que le meilleur de l’Amérique, c’était la Grande-Bretagne.

Je ne sais toujours pas quoi penser de cette formule.


IV.

L’éclair est tombé, il a fait fondre l’iceberg, craquer la banquise, les digues ont cédé.

L’éclair a disparu, non ses effets, qui s’exerceront sans lui.


V.

Le silence bruisse de tant de non-dits que c’en est un vacarme. Y mettre fin nécessite de faire un génocide chez les non-dits.


VI.

Bosser, bosser, bosser.



[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]

12/03/05 - 10:35

« On peut être fier d’avoir été le contemporain de cet homme-là, Jean-Paul Sartre, émouvant, drôle, fraternel. Il avait soixante ans quand je l’ai connu, il était couvert de gloire à un point qu’aucun écrivain français n’avait connu avant lui, il irradiait de dynamisme, il exaltait en vous tous les refus, tous les espoirs, tous les projets. Il ignorait complètement qu’il était Sartre, cet Autre que les jurés du Nobel avaient voulu pétrifier en statue de lui-même, tout ce dont il avait horreur. Il aimait la vie, ne se mentait pas, ne disait pas la vérité, dans l’intimité, à celles qui ne voulaient l’accepter ; il ne s’en désolait pas, ne se rongeait pas de culpabilité. Il allait de l’avant, je l’ai toujours connu ainsi, même diminué, sans souci de ce qu’il laissait derrière lui, délivré de ce qui entrave tant les hommes : l’intérêt. « Fidèle au beau mandat d’être infidèle à tout », libre il a été, libre il reste, exposé au vent de l’histoire, au souffle épais et brûlant du monde. Un grand vivant n’est pas mort, car il s’est transformé en ce qu’il était, un appel à la liberté. Jamais nous n’avons été plus libres qu’occupés des idées de Sartre. »

(Michel Contat)

12/03/05 - 10:35

« Y a-t-il eu avant la guerre beaucoup de jeunes gens plus solides que nous n’étions ? Plus solides que Nizan, que Guille, qu’Aron, que le Castor ? Nous ne cherchions ni à détruire ni à nous procurer des extases nerveuses et insensées. Nous voulions patiemment et sagement comprendre le monde, le découvrir et nous y faire une place. […] Ceux d’entre nous qui voulaient changer le monde et qui furent, par exemple, communistes, le devinrent raisonnablement, après avoir pesé le pour et le contre. Et ce que je me rappelle le mieux, ce que je regretterai toujours, c’est l’atmosphère unique de force et de gaîté intellectuelles qui nous enveloppait. On a dit que nous étions trop intelligents. Pourquoi trop ? »

(Sartre, Carnets de la drôle de guerre)

12/03/05 - 10:35

« Analysant l’Histoire de la sexualité, Foucault parlait d’une « hypothèse répressive », et semblait par là mettre à mal la base même du militantisme homosexuel. Sartre, lui, prend à bras le corps les questions de l’aliénation, de la honte, de l’intériorisation du regard d’autrui. Ses psychanalyses existentielles permettent de comprendre les positions marginales, celles de l’artiste, de l’homosexuel, du nègre ou du juif. Ce faisant, il anticipe sur la notion de « stigmate » cher Erving Goffman, et de « violence symbolique » chez Bourdieu. Aujourd’hui, tout le monde cite Foucault, mais quand on parle d’« homophobie », qu’on s’en rende compte ou non, on contourne un certain foucaldisme ordinaire. Et au passage, on récupère Sartre… »

(Louis-Georges Tin)

12/03/05 - 10:35

« La musique est le secret exercice arithmétique de l’âme. »

(Leibniz)

12/03/05 - 01:28

Note pour moi-même -- Question existentielle

Flûte, la journée a à peine commencé que mes six points sont déjà prêts...

Je crois que je vais finir par pouvoir m'avancer de plusieurs semaines, si ça continue.

Bon, j'les poste dès maintenant ou pas ?

12/03/05 - 00:10





Welcome back, Mister Patate.



11/03/2005

11/03/05 - 17:54

Le 11 mars 2005 en six points

I.

Message personnel.

Tu ne dois pas avoir peur pour moi. Je prends soin de moi. Je vais bien.


II.

Je bosse.


III.

Je bois du café.


IV.

Je bosse.


V.

Je lis des blogs.


VI.

Je bosse.

11/03/05 - 12:20



Monsieur Népomucène grimpe lire dans son arbre.

Il vous souhaite de passer un merveilleux nycthémère.


11/03/05 - 12:16

« Le monothéisme tient pour la pulsion de mort, il aime la mort, il chérit la mort, il jouit de la mort… »

(Michel Onfray, Traité d’athéologie)

11/03/05 - 12:16

« Le bonheur est privatif, mais communiante est la joie, et nous ne sommes pas vraiment joyeux quand nous sommes seuls à l’être. En nous élevant du spirituel au religieux, nous passons du solitaire au solidaire… »

(Régis Debray, Les Communions humaines, Pour en finir avec « la religion »)

11/03/05 - 12:16

« S’il n’y avait pas de mélancolie, les rossignols roteraient. »

(Cioran)

[merci, mon p'tit Sarthois]

11/03/05 - 12:16

« L’absence de Dieu est plus divine que Dieu. »

(Sartre)

11/03/05 - 11:44

Question comme ça (un lecteur se reconnaîtra)

Je me demande comment c'est, la vie à Harvard.

11/03/05 - 10:08

Note pour moi-même -- Métablog

En fond sonore de mon blog depuis cette nuit, non plus l'hymne britannique mais le discours "I have a dream" de Martin Luther King.

(Vous l'entendez évidemment en anglais mais Fabulous a récemment mis une traduction en français sur son blog)

11/03/05 - 02:02



ArtistikAttitude



Une petite création de Monsieur Népomucène pour faire de beaux rêves.

Bonne nuit, mes dingues de lecteurs.



10/03/2005

10/03/05 - 22:13







Normalement, ce soir, Babête dort.






Vous y croyez, vous ?

10/03/05 - 17:08

Message personnel

Chapi, tu ne cesseras de me surprendre...

(La raison se trouve dans ta BOUATAMELLE)