Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.
Ceci n'est pas un blog.
This is not a blog.
"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".
(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)
"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".
(Gaston Bachelard)
J'écoute : la circulation automobile Je regarde : le ciel Je lis : trop lentement, en fait Je joue : uniquement au bureau Je mange : moins, et c'est très bien Je bois : de l'eau minérale plate Je cite : "Le paradis, à n'en pas douter, n'est qu'une immense bibliothèque" (Bachelard) Je pense : à des gens Je rêve : de gens, et d'animaux (mis à jour lundi 15 février 2010 à 17:36)
Où Monsieur Népomucène parle encore pour ne rien dire
Je n'aime pas ces reportages où l'on présente tant d'électeurs qui ont voté non et qui déclarent ne pas savoir pourquoi. Je ne nie pas qu'ils décrivent une réalité, je n'aime pas non plus que les gens qui disent avoir refusé le traité sans savoir pourquoi aient agi ainsi ; simplement, cela me paraît déplacé, et franchement partial. Pour un électeur disant avoir voté non, est-ce qu'on ne peut pas en trouver un qui a agi de même en votant oui ?
« Un peintre qui entreprend de représenter une scène terne – deux hommes occupés à creuser la terre dans un champ par exemple – dispose de moyens qui lui permettent de rendre son sujet attrayant. Il peut faire contraster la teinte dorée de la peau du premier avec le teint charbonneux du deuxième, créant ainsi un jeu entre le clair et le foncé. En dépeignant avec art leurs attitudes, il peut indiquer lequel des deux est le maître, lequel l’esclave. Et, pour rendre sa composition plus animée, il est libre d’y introduire des éléments peut-être absents le jour où il réalise sa peinture mais présents en d’autres occasions, par exemple : dans le ciel, volant en rond au-dessus des personnages, deux mouettes dont l’une a le bec entrouvert pour crier, et dans un coin, au sommet d’un escarpement lointain, une bande de singes.
Nous voyons donc le peintre choisir, composer, rendre des détails afin de donner à sa scène une richesse agréable. Le conteur, en revanche […] doit deviner quels épisodes de son histoire recèlent des promesses de richesse et démêler leur sens caché, puis les tresser ensemble comme on tresse une corde.
Comme tout métier, le démêlage et le tressage peuvent s’apprendre. Mais quant à déterminer quels épisodes recèlent des promesses (comme les huîtres recèlent des perles), ce n’est pas abusivement que cet art porte le nom de divination. Ici, l’écrivain ne peut de lui-même rien réaliser : il doit attendre la grâce de l’illumination. »
Le 30 31 mai 2005 de Monsieur Népomucène en six points
I.
C'est Pyram qui l'dit :
« Un estomac plein et des bourses vides - voilà la vraie plénitude. »
II.
Programme de la journée de Monsieur Népomucène :
« Apaise ta frayeur et ton angoisse neuve.
Suce mon membre dur comme on suce un glaçon.
Mordille tendrement le paf qui bat ta joue,
Baise ma queue enflée, enfonce dans ton cou
Le paquet de ma bite avalé d'un seul coup.
Étrangle-toi d'amour, dégorge, et fais ta moue!
Adore à deux genoux, comme un poteau sacré,
Mon torse tatoué, adore jusqu'aux larmes
Mon sexe qui se rompt, te frappe mieux qu'une arme,
Adore mon bâton qui va te pénétrer. »
(Jean Genet)
III.
Hier, j’a été témoin d’un miracle.
Mon interlocuteur était touché par la grâce.
IV.
Ici, Monsieur Népomucène ne sait pas quoi lire.
Un conseil à me donner, mes dingues de lecteurs ?
V.
Ici, Monsieur Népomucène se dit qu’ils sont bien, ses amis quand même.
VI.
Rédigez à ma place le présent point, s’il vous plaît, mes dingues de lecteurs.
« 2005, c'est l'année du langage à deux expressions: plombier polonais et graver dans le marbre. Grâce à Henri Emmanuelli, en 2005, on a évité de graver le plombier polonais dans le marbre (et heureusement, parce que le graveur était turc). »
« La France n'a plus de morale, elle l'a envoyé promener de par le monde sans en garder un reste pour elle. Les bonnes consciences ont déjà envoyé toutes leurs leçons de morale à l'Autriche submergée par la déferlante nazie de Haider, à l'Italie populiste de Berlusconi et à l'axe judéo-fasciste constitué par l'Amérique et Israël. »
Ce sont des cris de douleur, de peur, d'angoisse et de colère que l'électorat de gauche a poussés dans les urnes, à l'occasion du référendum, face à la course folle du monde et face à l'incurie des hommes qui nous dirigent depuis plus de deux décennies. Comme en pareil cas, il fallait des leaders d'occasion qui nourrissent ce désarroi national. Les uns ont surenchéri dans la maladresse, les autres dans les mensonges éhontés. A l'arrivée, un désastre général et une épidémie de populisme qui emportent tout sur leur passage, la construction européenne, l'élargissement, les élites, la régulation du libéralisme, le réformisme, l'internationalisme, même la générosité.
Tous les référendums emboîtés les uns dans les autres ont été perdus par l'Europe. Référendum sur l'élargissement. Entre le spectre turc qui désignait sans ambages les musulmans, et le malheureux plombier polonais, les étrangers ont été invités à rester chez eux. Le Pen xénophobe, c'est son fonds de commerce, mais que des dirigeants de gauche fassent campagne sur ce terrain comme Chirac en 2002 sur l'insécurité, on croyait cette xénophobie-là impensable...
Référendum sur les élites. Les élites gouvernementales, les élites bruxelloises, les médias sans exception, et tous ceux qui plaidaient pour un système de décision autorisant l'émergence d'une Europe politique : ce sont tous des partisans de la France d'en haut, que la France d'en bas entend évidemment corriger, sinon raccourcir. La France d'en haut et la France d'en bas, c'est le duo bien connu de toutes les périodes populistes.
Référendum sur le libéralisme. Que des dirigeants de gauche, et à peu près toute la classe politique, aient accepté de délayer à longueur d'argumentaires les tracts d'Attac, à la manière de François Mitterrand plaidant pour la rupture avec le capitalisme dans les années 70, on est en plein délire, plus de trente ans après et après les succès que l'on sait. Cette année, on ne parlait plus de capitalisme mais d'un mot qui s'en voulait le synonyme absolu : le libéralisme. Cette fois, il fallait se prononcer pour ou contre la concurrence, pour ou contre la mondialisation.
Référendum sur la France. La France existe puisqu'elle est capable toute seule de renverser la table européenne ! A genoux les Européens devant notre non! Ce mensonge sur la renégociation à laquelle toute l'Europe devrait se prêter, il y a eu des responsables politiques pour le faire croire. Ou la France revotera ou l'Europe politique, c'est fini, parce que le risque au renoncement de l'ambition politique européenne est en plein essor.
Référendum sur le social. Le socialisme dans un seul pays est pour bientôt ! L'Europe est pourtant le seul espace social de la planète que la charte des droits sociaux devait renforcer. Foutaises ! A en croire certains, c'était en réalité le quartier général de l'ultralibéralisme, et il est démasqué. Il fallait pour faire ce chef-d'oeuvre masochiste, outre les habituels souverainistes, une classe politique élevée par des autruches, portée aux mensonges depuis de nombreuses années, des incompétents notoires à la manoeuvre dont un Président en exercice, et des cyniques en acier trempé dont un ancien Premier ministre socialiste.
Les Français savent d'expérience que notre pays va mal. Malheureusement, il va encore plus mal ce matin.
Tiens, Henri Emmanuelli qui se félicite de ce que les Français aient dit non à une Europe libérale qu'on voulait "graver dans le marbre d'une Constitution".
Il va voter à la maternelle Elisabeth Badinter* de Gouzougues-les-vaches**,
puis sans doute disparaître quelques heures dans une salle obscure avant d'aller au lit.
Bonne nuit, les frappés.
Bonne continuation dans l'Europe du Traité de Nice.
S'il vous plaît, mes dingues de lecteurs,
ce soir, avant de vous coucher à votre tour,
entonnez une petite litanie des saints.
Cet homme est foutu !
Jean-Pierre Raffarin,
Martyr de la République Française
Saint Aymard, priez pour lui !
Saint André de Chio, priez pour lui !
Sainte Bona de Pise, priez pour lui !
Saint Aldhelm de Malesbury, priez pour lui !
Saint Conon, priez pour lui !
Sainte Géraldine de Pise, priez pour lui !
Saint Gérard de Brou, priez pour lui !
Saint Guillaume Arnaud, priez pour lui !
Saint Jean, Fol en Christ, priez pour lui !
Saint Maximin de Trèves, priez pour lui !
Saint Ortair, priez pour lui !
Vous tous, Saints de l'Eglise, priez pour lui !
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
[* : certains noms d'établissements scolaires ont été modifiés]
[** : certains noms d'agglomérations ont été modifiés]
Le 29 mai 2005 de Monsieur Népomucène en six points
I.
Aujourd'hui, avec le président Valéry Giscard d'Estaing, Monsieur Népomucène dit non au mensonge et à la manipulation, oui à l'avenir et oui au traité.
II.
Hier, Monsieur Népomucène n'a pas publié de post en six points.
C'est ballot, hein ?
III.
Ce soir, pour éviter d'assister à la victoire redoutée des forces du mensonge et de la manipulation, Monsieur Népomucène sera probablement au cinéma à vingt-deux heures, ou en train de plankuter.
IV.
Ici, Monsieur Népomucène se gratte l'oreille.
V.
Monsieur Népomucène vous ferait bien la blague de l'homme qui rentre dans un café, mais il se demande si vous ne la connaissez pas déjà.
VI.
Ici, mes dingues de lecteurs, éteignez votre ordinateur, et allez glisser un bulletin d'avenir dans l'urne, un bulletin oui.
C'est avec ce beau portrait de Mgr Hardoin de Beaumont de Péréfixe (1606-1671), archevêque de Paris de 1664 à 1671, que Monsieur Népomucène souhaite un bon jour du Seigneur à son cher Jean, à Gaston,
à Anatole (prénom fictif) dont il espère qu'il pourra nous proposer aujourd'hui l'une des pieuses lectures dont il a le secret,
et à Pyram qui est bouddhiste.
Bon jour du Seigneur à tous les autres cinglés également !
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
[Je remercie très vivement M. Griffin pour m'avoir proposé les noms de la plupart des saints invoqués ce jour ; je ne manquerai pas de prier la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta pour qu'elle intercède en sa faveur auprès du Seigneur.]
« Le geste ample et précis du poseur d’affiches est l’un des derniers gestes traditionnels observables dans la capitale, et je me suis toujours demandé comment il faisait pour ne pas se coller lui-même aux murs avec l’affiche qu’il avait enduite. »
« En rentrant de la piscine, rien de tel que des tranches de brioche tartinées de houmous et de tarama pour regagner les calories perdues. Ne laissons pas nos calories se consumer sans rien faire. Réagissons. »
II.
« J’obéis parce que si les chiens n’obéissent plus, déjà que les enfants n’obéissent plus et que les parents sont au RMI et sont complètement déresponsabilisés et que la France est en déclin, alors ma bonne dame, voyez, quoi (tout part à vau-l’eau). »
III.
« Le jour où l'on admirera au Festival de Cannes un mec qui commente les films par des PwoOt², non sans panache, certes, mais des PwoOt², on pourra constater la mort du cinéma ou un truc du genre. »
IV.
« Après tout, un chien, ça ne se pose pas de question. »
V.
« Est-ce que j'ai une tête à rigoler ? Je ne suis pas celui que vous croyez. On ne rigole pas avec ces choses-là. Ca suffit. Trop c'est trop. Je dis halte là. »
VI.
« Pour éviter de choper un quetru ou d'en filer un, rien de tel qu'un préservatif autour de la queue. Que ce soit la vôtre, la sienne, la leur, la mienne (très disponible, par ailleurs). »
VII.
« Le gel des salaires n'est pas un outil de prévention efficace contre le sida. »
VIII.
« Un Touareg dans un restaurant thaïlandais, c'est la fin du communautarisme. Tout se perd et tout va si vite dans notre société. »
IX.
« Ils ont des prénoms, les évêques ? »
X.
« Je précise que je ne porte que des boxers, c'est important. »
XI.
« Parfois elles [les femmes] se mettent des poings et même que parfois elles éprouvent du plaisir, les cochonnes, rendez-vous compte. »
XII.
« Reniez vos mères ! »
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog qui s'intéresse à la vie de la pensée.
« Dans le sanglot la souffrance n’est pas une coutume apprise par le corps. La souffrance humaine excède les ouvertures. Franchit les issues. Trouve issue. »
« Il y a chez la plupart des Américains une sorte de braise d’idéalisme, qui peut s’enflammer si on l’attise. Il faut parfois une baguette magique pour la trouver ; mais quand on la trouve, c'est-à-dire souvent, et quand on la révèle à ceux qui la possèdent, les résultats sont souvent spectaculaires. »
(Louis Brandeis, 1856-1841, juge à la cour suprême des Etats-Unis)
« Il y a un être qui échappe à tout regard dans ce monde. Les traces de son œuvre le rendent partout présent mais elles ne témoignent pas de lui. Royaume invisible. Pas davantage celui qui vit ne remarque son existence.
Celui que nul ne voit et qui séjourne partout est le temps. »
« Après avoir enculé des mouches pendant quelques années, on aura un truc ratifié discrétos vers 2009 par le Parlement à Versailles sans que personne ne fasse un caca nerveux. »
J'ai réalisé il y a quelques jours que c'était une grosse connerie : la procédure du parlement réuni en Congrès, ce n'est pas du tout pour les ratifications de traités, c'est uniquement pour les révisions constitutionnelles.
Mes excuses à ceux de mes lecteurs que j'aurais enduits d'erreur, et croyez bien que je vais me flageller torse nu avec des orties fraîches.
III.
Dimanche, Monsieur Népomucène était perturbé par un petit problème.
Le matin, il s’est aperçu qu’il ne se rappelait pas le prénom de Mgr Tettamanzi. Eh ben, il y a pensé toute la journée !
IV.
Ici, Monsieur Népomucène se branle.
V.
Flûte, ce matin, pour cause de problèmes de liaison téléphonique, il n’y a pas eu de chronique d’Alexandre Adler sur France Culture.
C’est ballot.
VI.
Pas le temps de rédiger mon VI, deux bouquins sur le Traité à lire avant de mettre mon bulletin dans l’urne.
« Le truc, c'est que je ne suis jamais en situation d'accepter un rendez-vous le soir-même et je suis incapable de prévoir un truc plus tôt. Ma vie sociale est une aporie. »
II
« Il n'y a rien de plus important dans la vie qu'un noeud de cravate. Les miens sont particulièrement épais, quoiqu'un peu tordus. »
III.
« J’écris quelque chose pour quelqu’un en me disant que quelqu’un d’autre à qui j’ai envie de parler aussi va se dire « what the fuck? ». »
IV.
« Il n’y a rien de plus cool que de se faire des potes. »
V.
« Pour l'espérance de vie, tout espérance de vie a sa Jeanne Calment. »
VI.
« Partir, partir, ils n'ont tous que ça à la bouche. »
VII.
« Vous deux, je vous aime tellement que j'aimerais vous avoir toujours dans mon slip. Je rierais bien en me grattant les couilles. Ce serait du meilleur effet. »
VIII.
« Si vous pouviez me trouver des vices, je serais très reconnaissant. »
IX.
« Les paparazzi font leurs photos floues exprès pour faire croire à la dangerosité et la difficulté de leur métier. »
X.
« A Brussel comme à Oostende, le samedi comme le dimanche, les galeries marchandes sont vides. »
XI.
« Je suis aussi productif qu'un stroboscope. »
XII.
« L'autonomie du sujet, le choix, se prendre en main, s'assumer, tout ça,
c'est tellement usé, comme concept ! »
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog qui s'intéresse à la vie de la pensée.
« Un bûcheron de la forêt du Henan s’appelait Wang Tche. Un jour, il s’attarda à regarder des ancêtres qui jouaient aux dames sous l’auvent.
Quand la partie fut finie, il s’aperçut que le manche de sa cognée était tombée en poussière. Les siècles avaient passé. Il frotta son visage qui s’éparpilla. »
« Nul n'est plus exigeant
que celui qui ne demande rien...
et le dit avec véhémence. »
Je ne sais pas s’il a raison ou tort, mais, vraiment, ça m’interpelle quelque part, comme on dit maintenant.
II.
Monsieur Népomucène se demande si c’est joli, le Schleswig-Holstein*.
[* : certains noms de lieux ont été modifiés]
III.
Conversation* :
« Je vais me coucher, mais je voulais vous embrasser et vous souhaiter un bon niktamère.
- Oh, c’est touchant ! Je vous en remercie. Niquez votre mère de ma part également.
- Je n’y manquerai pas. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
Du détail de De l'inconvénient d'être né, que j'ai lu il y a longtemps (août 1995, je crois), je ne me rappelle pas grand-chose. Cependant, une phrase m’est restée en mémoire :
« La lucidité est le seul vice qui rende libre – libre dans un désert. »
Pourquoi cette phrase m’a-t-elle marquée à ce point ? Je suppose que le livre devait en compter bien d’autres que j’aurais pu tout aussi bien, voire mieux, retenir.
« Les Etats-Unis paieront n’importe quel prix, porteront n’importe quel fardeau, soutiendront n’importe quel ami, combattront n’importe quel ennemi pour assurer la survie et le succès de la liberté. »
« Les proverbes tombent goutte à goutte de la paroi du temps sur laquelle le langage s’est solidifié peu à peu au fur et à mesure que les hommes y approchèrent leur bouche. Au fur et à mesure qu’ils y répercutèrent leur murmure, ils déposèrent une brume sonore.
Les proverbes sont les stalactites du langage et, à ce titre, des gouttes d’autre monde.
Les proverbes sont des théorèmes modestes. Ces petits secrets empiriques ont été chuchotés par de très anciens chasseurs, puis d’antiques paysans, enfin des premiers guerriers, récents, néolithiques, vraiment fratricides, quasi contemporains. Ce sont des recettes de cuisine vitale, des déductions météorologiques, des petits courts-circuits magiques, les premières graminées de généralités incertaines.
Des tâtonnements de généralités.
Le cent millième forgeron ne commit pas de violente erreur lorsqu’il préconisa de battre le fer quand il est chaud. »
« Ne pensez-vous pas qu'au cas où il ne serait pas ratifié, le traité pourrait être renégocié ?
- Comment renégocier un texte qui a été négocié à Douze pendant près de deux ans et qui, pour être signé, a obligé certains pays à accepter des concessions autrement plus importantes que les nôtres ? »
(Laurent Fabius, interrogé le 26 août 1992 par Libération, pendant la campagne du référendum sur le Traité de Maastricht)
Le 25 mai 2005 de Monsieur Népomucène en six points
I.
Lors de son épisode de vie sociale d’hier soir, Monsieur Népomucène a appris que l’une de ses amies, une ancienne camarade d’études rencontrée alors qu’il avait dix-huit ans, était enceinte. Oui, enceinte pour de vrai.
Eh ben, Monsieur Népomucène, ça lui a fait tout drôle.
Dans sa chronique de ce matin sur France Culture, Olivier Duhamel parle, à propos du déballage récent sur la place publique de ragots concernant un homme , d’une « crétinisation du politique par l’hyperprésidentialisme ».
Je ne sais si c’est l’hyperprésidentialisme qui est à la source de du phénomène (j’en doute même un peu, sans être certain pour autant que M. Duhamel dit faux), mais crétinisation du politique, ça, oui, c’est clair.
V.
Pensées pour P., et tous mes vœux de réussite.
VI.
Le VI, on pourrait le mettre sur le diadème d’Elizabeth II, non ?
Le 24 mai 2005 de Monsieur Népomucène en six points
I.
Dans le cadre du débat sur les perspectives financières de l'Union européenne pour les années 2007-2013, la présidence luxembourgeoise a transmis au Conseil un document de travail qui fait le point sur toutes les questions en suspens.
II.
Petit jeu.
Ataegina me passe le relais, ainsi qu’à deux autres personnes, dans le cadre d’un petit jeu comme on en trouve de temps en temps en sur le Net ou dans sa bouatamelle.
Il s’agit ici de dire sur son blog ses trois principaux vices, puis de passer le relais à trois autres personnes qui à leur tour diront quels sont leurs trois principaux vices, et choisiront trois personnes pour prendre la suite.
Bon, après les règles du jeu, ma contribution.
Pour ma part, mes trois principaux vices sont sans doute : la procrastination, la luxure et peut-être l'envie.
Procrastination : je suis imbattable, et me suis parfois mis dans des situations extrêmement périlleuses, à force de repousser à l'année d'après ce que je devais faire l'avant-veillle.
Luxure : je crois qu'à vingt ans je n'arrivais absolument pas à m'imaginer comment on pouvait ne pas avoir tous les jours une terrible envie de stupre. J'ai découvert par la suite que cela pouvait fluctuer selon les périodes. J'en ai déduit que cela doit être certainement différent d'une personne à l'autre.
L'envie : je voudrais être plein de choses, mais derrière cette idée, ces désirs, il y a peut-être souvent l'envie d'être à la place de quelqu'un d'autre, qu’il s’agisse d’une personne précise ou tout simplement de quelqu’un d’autre.
« Dans la troisième ode, Horace a écrit : Celui-là passera sa vie maître de soi et joyeux à qui, jour après jour, il est permis de dire : « J’ai vécu. » Vixi.
Que demain le Père remplisse le ciel de nuages noirs, qu’il laisse se répandre le soleil éblouissant, il ne pourra rendre sans existence Ce fut dans ce qui fut.
Le divin ne peut faire que ne soit pas arrivé ce que l’heure fugitive apporta. »
« Nous ne devons jamais, au grand jamais, croire que notre diversité est une faiblesse. C’est notre plus grande force. Les Américains parlent toutes les langues, connaissant tous les pays. Les peuples de tous les continents peuvent nous regarder et y voir le reflet de leur propre immense potentiel.
On est le 23 mai 2005, non ? Bon, alors, six points !
I.
Si vous saviez comme je me sens bien, vous seriez jaloux.
II.
Je soupçonne l’un des inscrits de ce site d’avoir éjaculé au cours d’une conversation que nous avions ensemble hier midi.
III.
« J’ai l’impression de rencontrer des êtres et de vivre des choses avec le détachement de quelqu’un qui aurait déjà quitté ce monde et qui en éprouverait un regret intense. »
A une certaine époque, Monsieur Népomucène aurait pu faire sienne cette phrase de Quignard.
Maintenant, non, ou alors sur un mode tout à fait différent.
IV.
Objectif : répondre à tous mes mails en moins d’un mois.
V.
Hier, grosse bêtise à cent cinquante euros.
Putain, c’est bon.
VI.
Le VI, montez donc au troisième étage de la tour Eiffel pour voir si vous l’y trouvez, mes dingues de lecteurs.
« Pour comprendre convenablement un fait social, il faut l’appréhender totalement, c'est-à-dire du dehors comme une chose dont fait cependant partie intégrante l’appréhension subjective (consciente et inconsciente) que nous en prendrions si, inéluctablement hommes, nous vivions le fait comme indigène au lieu de l’observer comme ethnographe. »
« La France est un pays hanté. Le passé y transpire.
Son ciel est une lueur ancienne.
Une irradiation très faible s’ajoute à la lumière liquide et franche qui baigne les clochers et les toits de minuscule pays.
Les villages perdus dans les plaines vertes contiennent des traces qui se dissimulent.
C’est une ruine de Rome dans le fossé, une pierre corso-sarde aux deux yeux contradictoires dressée près de la boulangerie, un marteau de Thor sur la rive, une tombe mérovingienne située sous l’église, une grotte peinte par les premiers hommes dont l’embouchure est masquée par des broussailles ou des petits chênes dans la colline, une amphore grecque au fond de l’eau, un vieux chant basque qui vient directement du Caucase, une chapelle romane partout.
La France, ce n’est pas un pays, c’est le temps. »
« Chen-Hsiou, quand il s’approcha de Houei-Neng, présentait un visage plein de colère contenue.
Il dit à Houei-Neng en poussant son corps :
- Ton miroir est couvert de poussière ! L’âme est un miroir de bronze. Veille à ce que la poussière ne s’amasse pas sur lui ni sur elle !
Chen-Hisou frappa une fois encore Houei-Neng mais Houei-Neng haussait les épaules. Il ne regarda pas Chen-Hsiou. Il murmura :
- Aucun miroir ne luit. Dans ce monde il n’y a rien. Dans l’autre monde il n’y a rien. Où la poussière pourrait-elle s’amasser ? »
« La démocratie aura incontestablement fait de grands progrès le jour où les voyageurs les plus pressés ou les moins attentifs renonceront d’eux-mêmes à emprunter le couloir d’arrivée pour sortir, sensibles enfin à l’honneur que leur fait, par son appel à une morale sans contrainte, le simple écriteau « passage interdit ». »
« J’aime, non pas depuis que je vois, mais depuis que je suis né, l’aube qui monte de la nuit. J’aime être éveillé et voir, dans la nuit qui s’estompe, la naissance des visibilia (des choses visibles). Je quitte le lit très vite. Je hais les rêves diurnes autant que j’aime les rêves nocturnes. Je me lève pour voir la lumière ou qui pénètre, ou qui bientôt déchire, ou qui déjà efface l’ombre. Je suis curieux des manières de cette lueur qui ronge comme un animal sans forme. Chaque jour sans nuées est maître des surprises, aussitôt transformées, très vite, en joies qui ne se sont jamais assagies. »
« La trace de toutes les sortes de plaisirs qui sont possibles au corps mortel dans ce monde c’est que la conscience du temps s’y perd.
Je compte quatre extases temporelles. La volupté. La transe. La lecture. La découverte.
Quelle heure est-il ?
L’impossibilité de répondre à la question temporelle est le fond de la joie.
C’est même sa définition. »
Le 22 mai 2005 de Monsieur Népomucène en six points
I.
Au cours de la semaine écoulée, Monsieur Népomucène a lu (beaucoup), mangé (beaucoup), dormi (beaucoup).
II.
Monsieur Népomucène remercie très vivement et très sincèrement son putain de clébard et le jeune Maxouuu de la qualité de leurs prestations respectives d’intérim.
III.
Monsieur Népomucène aime bien ses dingues de lecteurs.
IV.
Aujourd’hui, Monsieur Népomucène a une journée chargée.
V.
Ici, Monsieur Népomucène pourrait vous raconter des trucs profonds, des trucs intimes, des trucs émouvants.
Le 21 mai 2005 de Monsieur Népomucène, en six points
I.
Monsieur Népomucène a passé la semaine dans la France profonde, à environ six kilomètres du premier café, sans téléphone, ni courrier, ni télévision. Tout autour de l’habitation où il se trouvait : des champs. Une ou deux routes que personne ne fréquente, ou presque.
Monsieur Népomucène est rentré chez lui ce soir, par le train.
II.
C’est le Chapichapoupounénet de Monsieur Népomucène qui le dit :
« J’éjacule où je veux ! »
III.
C’est le jeune Maxouuu qui le dit :
« Annie Girardot!! J'ai jamais vu une femme avec un si mauvais caractère! Comme si elle avait des lames de rasoirs dans ses culottes. »
IV.
C’est Anatole qui l’dit :
« Un des principaux arguments pour le "non" est quand même que niveau spectacle, ça sera beaucoup plus fun. »
V.
C’est le beau Nezorizoro qui l’dit :
« Quel singe, ce M. Népo ! ».
VI.
Ici, mes dingues de lecteurs, Monsieur Népomucène vous offre le champagne (champagne fictif) pour célébrer son retour.
A compter de ce soir, et pour une période dont ils connaissent la durée mais dont le terme demeurera secret jusqu'à son échéanche, s'occupent, chacun sur son blog :
- de mes six points quotidiens, à partir des indications que je lui communique ce soir en privé et qui demeureront secrète, mon putain de clébard,
- de l'extinction quotidienne de la personnalité qu'il convient d'éteindre mon jeune Maxouuu.
Je prie les personnes qui m'honorent de leur lecture quotidienne de bien vouloir se reporter à partir de demain sur les blogs respectifs des deux on ne peut plus aimables personnes mentionnées ci-dessus.
Note de Monsieur Népomucène aux personnes qui, pour paraphraser une formule de M. Vsevolod, pourraient penser que j'ai voulu faire croire que, tout en évitant soigneusement d'en faire part, j'avais sur le sujet du traité prétendu constitutionnel (et éventuellement sur d'autres) une opinion très documentée et pertinente
Je me permets de vous prier expressément de considérer que si je ne m'exprime pas sur un sujet, c'est que je n'ai pas ni ne prétends avoir une opinion très documentée, ni une opinion plus pertinente qu'une autre. Lorsque je ne m'exprime pas sur tel ou tel sujet, ou sur tel ou tel point de tel sujet, c'est que je considère que mon avis n'est pas plus pertinent qu'un autre, voire, dans un certain nombre de cas, qu'il le serait plutôt moins.
Voilà, comme ça, j'ose espérer que les choses sont claires.
Plusieurs témoignages personnels me suggèrent que le droit de la sécurité sociale favoriserait les érections de jeunes surdiplômés.
Qui l’eût cru ?
II.
Le plateau de charcuterie, c’est bon, mais ça cale. Surtout quand on prend une entrecôte sauce roquefort avec des frites ensuite.
Vous vous en foutez ? Vous avez raison.
III.
Je compisse la personne qui est tombée sur mon blog en tapant « incontinence and blog » sur Google.
Je présente mes regrets les plus sincères à la personne qui est tombée sur mon blog en cherchant « Barbarin cardinal e-mail » : ce (non-)blog n’est pas l’annuaire électronique de l’épiscopat français ni de la Curie romaine. Du moins, pas encore.
Il aurait tendance à trouver cela rigolo s'il ne pressentait que ses lecteurs s'en foutent autant que du reste.
V.
Il paraît qu’on ne peut pas compter sur saint Léonce de Jérusalem. C’est une personne sérieuse, Monsieur Rogue, qui me l’indique.
Vraiment, tout fout l’camp !
VI.
Cette nuit, Monsieur Népomucène dormira bien au calme.
Pour que son sommeil soit encore plus doux, il aimerait juste que vous lui parliez, dans ce point VI, de votre relation au sommeil. Promis, il ne répètera rien.
Le 29 mai 2005, il n'y a aucune élection nationale en France. Aucune. Si le non passe, les autres Etats-membres de l'Union européenne ne négocieront un nouveau texte avec aucun des tenants du non. Si une nouvelle négociation s'ouvre, elle s'ouvrira avec un gouvernement français responsable devant un Parlement largement acquis au texte actuel.
A la table des négociations, il n'y aura ni Emmanuelli, ni Villiers, ni la direction d'ATTAC.
Garçon ! Deux camisoles, s'il vous plaît ! Et bien cintrées !
Historique de vos conversations avec rogue.
12/05/2005
Rogue 09:51 Cher Monsieur Népomucène, Je vous souhaite un très agréable nycthémère ! Bien à vous, Mr Rogue (via le petit chat revenu)
jeuneparisien1978 09:54 Cher Monsieur Rogue, Je vous remercie vivement de ce message, qui me va droit au coeur. Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 09:57 Cher Monsieur Népomucène, Je vous en prie. J'espère que le retour du chat ne sera pas synonyme d'une vie sociale trop importante pour vous... Bien à vous, Mr Rogue.
jeuneparisien1978 09:58 Cher Monsieur Rogue, vous êtes bien aimable. Je pense que non. Je forme les mêmes espoirs à votre endroit. Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 10:04 Cher Monsieur Népomucène, merci de votre soutien. Bien à vous, Mr Rogue.
jeuneparisien1978 10:05 Cher Monsieur Rogue, je vous en prie, c'est tout naturel. Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 10:06 Cher Monsieur Népomucène, J'insiste, vous êtes fort aimable. Bien à vous, Mr Rogue.
jeuneparisien1978 10:30 Cher Monsieur Rogue, j'en rosis. Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 10:35 Cher Monsieur Népomucène, Il ne faut pas. Remarquez, un gorille rose, cela peut faire une belle photo. Bien à vous, Mr Rogue.
jeuneparisien1978 10:39 Cher Monsieur Rogue, je ne vous le fais pas dire. Allez donc voir votre bouatamelle. Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 10:46 Cher Monsieur Népomucène, Oh ! Qu'il est charmant. Bien à vous, Mr Rogue.
jeuneparisien1978 10:47 Cher Monsieur Rogue, Je me permettrai de citer ici M. Chapichapo : " Hihihihi :) ". Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 10:48 Cher Monsieur Népomucène, Hi hi hi, j'avoue citer assez régulièrement moi aussi Mr Chapi... hi hi hi :) Bien à vous, Mr Rogue
jeuneparisien1978 10:50 Cher Monsieur Rogue, Hihihi :). Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 10:50 Cher Monsieur Népomucène, Hihihihihihihihihi... "Patxi est un dieu". Bien à vous, Mr Rogue.
jeuneparisien1978 10:51 Cher Monsieur Rogue, je ne vais pas tarder à sortir prendre mon café. Je vous prie de bien vouloir m'en excuser, car il me faudra interrompre le passionnant échange que nous avons. Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 10:53 Cher Monsieur Népomucène, Je vous en prie, faites ! Il ne faut pas faire attendre son café ou son thé ou son chocolat. Vous êtes tout excusé. Bien à vous, Mr Rogue.
jeuneparisien1978 10:56 Cher Monsieur Rogue, Vous êtes bien aimable. Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 10:58 Cher Monsieur Népomucène, Je vous en prie. Allez, allez donc prendre votre café. Bien à vous, Mr Rogue.
jeuneparisien1978 10:59 CHer Monsieur Rogue, j'y cours. Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 11:13 Cher Monsieur Népomucène, Ne tombez pas ! Bien à vous, Mr Rogue.
jeuneparisien1978 12:06 Cher Monsieur Rogue, Votre sollicitude me touche. Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 12:07 Cher Monsieur Népomucène, C'est bien normal. J'espère que votre café fût bon. Et bon appétit bien sûr ! Bien à vous, Mr Rogue.
jeuneparisien1978 12:09 Cher Monsieur Rogue, Bien que pas exceptionnel, mon café fut tout à fait correct, et je ne suis pas tombé (vos bons voeux ne sont sans doute pas étranger à cette absence de mésaventure, et je ne manque pas de vous en remercier). Je ne vais pas tarder à prendre mon petit déjeuner, effectivement. Je vous remercie de vos voeux de bon appétit, et en forme d'analogues pour votre appétit à vous. Bien à vous, Monsieur Népomucène.
Rogue 12:14 Cher Monsieur Népomucène, Si rien de mal ne vous est arrivé, c'est le principal (je vous en prie). Petit déjeuner bien alors. Merci pour vos bons voeux. Bien à vous, Mr Rogue.
Le 12 mai 2005 (eh oui ! le 12 mai !) de Monsieur Népomucène en six points
I.
Ceux qui ont regardé n’importe quoi à la télévision lundi dernier et n’ont pas brûlé leur téléviseur depuis peuvent se rattraper ce soir : rediffusion du film « J’embrasse pas » de Téchiné qui était diffusé ce soir-là sur Arte.
II.
Je n’ai jamais lu ni essayé de lire ni acheté un livre de Paulo Coelho.
Est-ce si mauvais que cela ?
III.
Aujourd’hui comme hier, vie sociale.
Ca va chier.
IV.
Un garçon assez mignon propose un week-end de sexe à Monsieur Népomucène. Les termes du contrat sont tout à fait alléchants : « je serai, et ferai, ce que tu veux ».
C’est ballot : ce week-end, Monsieur Népomucène sera loin.
V.
« Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer. »
« Jonathan, 22 ans, étudiant en Maîtrise de Littérature entre Londres et Paris, névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses. »
Dans la série « Je ne suis pas raciste mais tout de même, les Noirs exagèrent un peu… », voyez par par ici comme le niveau ne cesse de monter dans la blogosphère.
« La « bonne peinture » n’est pas celle qui se vend, n’en déplaise à MM. Les Marchands de Tableaux, la bonne peinture n’existe pas : ce qui existe, c’est l’homme qui a quelque chose à dire et qui se sert du moyen pictural – artistique, paraît-il – pour extérioriser sa personnalité. »
« Le bourgeois profère à son insu, continuellement et sous forme de lieux communs, des affirmations très redoutables dont la portée lui est inconnue et qui le feraient crever de peur s’il pouvait s’entendre lui-même. »
« La photographie numérique ressemble à la photographie, mais ce n’est pas de la photographie. Le passage de la chimie à l’électronique équivaut à une rupture profonde de nature dans les matériaux, les vitesses, les fonctionnements, et surtout dans le régime de vérité. Avec le numérique, les images sont toujours-déjà modifiées et modifiables par les logiciels de traitement d'image. L’empreinte originaire se dissout ans les possibles changements. Nous sommes dans l’ère du soupçon… »
« Les écoles d’art ressemblent aux écoles d’ingénieurs, d’ingénieurs qui n’inventent rien mais qui connaissent par cœur ce que les autres ont inventé. »
Le 11 mai 2005 (oui, déjà !) de Monsieur Népomucène en six points
I.
Le père Francisco Van Der Hoff, fondateur de la marque de commerce équitable Max Havelaar, fut l’élève de Ratzinger.
Il le définit comme « un homme rasoir, distant mais qui pouvait être agréable ».
II.
Ca devait arriver.
J’ai rêvé du cardinal Camillo Ruini qui me racontait comment s’était passé le conclave.
III.
Nouvelle unité de mesure du temps : le Nezorizoro.
Exemple : Monsieur Népomucène a un Nezorizoro de différence d’âge avec sa mère.
IV.
L’homme descend du singe. Le singe descend de l’arbre.
Monsieur Népomucène y remonte.
V.
Monsieur Népomucène est étendu sur son canapé, en caleçon et tee-shirt. Il fait bon chez lui. Il écoute, sur son discman, Placebo ou Mozart, il n’a jamais su faire la différence. Il lit Céline, fait un somme, se branle, se rendort, se réveille, reprend sa lecture.
C’est cool, non ?
VI.
Ici, n’écrivez pas ce que vous voulez. Ecrivez, ce n'est pas tout à fait la même chose, n’importe quoi.
Avant tout je plagie Monsieur Furt :
A propos, Nep, je suis emmerdé de pas me voir dans tes guedins de blogueurs ; tel Sainte Gudule, j'ai comme un balai dans le cul de mon orgueil.
J'en suis navré.
Je vous lèche le poil.
Sache que je te rends plus que la pareille.
Sinon :
I. Vous aurez l'avantage d'un bon biographe. C'est important un bon biographe. Amerigo Vespucci et Cristobal Colon vous le diront, lequel avait (soi-disant) découvert l'Amérique, et lequel avait un biographe pour rester dans l'histoire, hein ?
J'en profite, mon p'tit Sarthois, pour te recommander, si tu ne l'as pas déjà lu, Amerigo, de Zweig.
II. No comment.
J'en prends note.
III. Le 10 mai ? Bah il y a eu :
[...]
En 1981, Mitterrand président.
Avec 15 708 262 voix contre 14 642 306 pour Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand gagne le deuxième tour des élections présidentielles. Le soir même le "peuple de gauche" manifeste sa joie en masse dans les grandes villes de France. C'est la première fois qu'un président de gauche accède au pouvoir sous Ve République. Le 21 mai, jour de sa prise de fonctions, François Mitterrand se rendra au Panthéon pour s’incliner sur les tombes de Jean Jaurès, de Jean Moulin et de Victor Schoelcher.
Oui, c'est à cela que je pensais.
IV. Je suis sûr qu'il est marri de votre absence, qu'il espérait au plus haut point.
Tu veux dire qu'il espérait ma présence ?
V. Elliot Mess ? Bon ok c'est nul.
No comment.
VI. Mercredi dernier. Pas de détails en plus.
Combien de temps cela a-t-il duré ? Le résultat fut-il abondant ? A quel moment de la journée cela eut-il lieu ? Une pensée particulière a-t-elle suscité cette réjouissante activité ? Où te trouvais-tu ?
« Ces étiquettes collées sur la vase montante de tous ces volumes qui semblent, dans les vitrines des libraires, être des poissons crevés dans un aquarium, sont vraiment trop écoeurantes. »
« Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l’homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou paraît vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit, l’authentique et indiscutable bourgeois est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules. »
« Vous n'appartenez pas à ce temps. Les siestes, les anthropologues au café, les tribus incroyables et inconnues, la fascination pour des garçons qui lisent à voix haute dans un parc, qui lisent Céline à voix haute devant des camarades, les vieillards impeccables, les mocassins, les cafés miteux de banlieues quelconques, tout cela diffuse le discret parfum d'autres décennies, celles qui commencent par 19 et qui précèdent votre naissance. »
Mon rêve : ma biographie écrite par mon chien. Il rendrait ça tellement beau que je tomberais amoureux de moi.
II.
Provoc' gratuite.
Ce que je n’aime pas, chez les partisans du « non » au traité prétendument constitutionnel, c’est tout simplement qu’ils ont tort.
Enfin, j’dis ça, j’dis rien.
III.
Aujourd’hui, nous sommes le 10 mai 2005.
Tiens, le 10 mai, ça m’dit quelque chose.
IV.
Premier mail de la journée : un Brésilien m’annonce la parution, au Brésil, de son livre, en portugais forcément. Dans quelques jours, il y a une soirée dans une librairie de Rio de Janeiro.
Quelque chose me dit que je ne pourrai pas être présent.
V.
Aujourd’hui, je revois E.M.
VI.
Ici, dites-moi, mes dingues de lecteurs, quand vous vous êtes branlés pour la dernière fois. Promis, je ne le répèterai pas.
Chancellor Kohl, Governing Mayor Diepgen, ladies and gentlemen: Twenty four years ago, President John F. Kennedy visited Berlin, and speaking to the people of this city and the world at the city hall. Well since then two other presidents have come, each in his turn to Berlin. And today, I, myself, make my second visit to your city.
We come to Berlin, we American Presidents, because it's our duty to speak in this place of freedom. But I must confess, we’re drawn here by other things as well; by the feeling of history in this city -- more than 500 years older than our own nation; by the beauty of the Grunewald and the Teirgarten; most of all, by your courage and determination. Perhaps the composer, Paul Linke, understood something about American Presidents. You see, like so many presidents before me, I come here today because wherever I go, whatever I do: “Ich hab noch einen hoffer in Berlin” [I still have a suitcase in Berlin.]
Our gathering today is being broadcast throughout Western Europe and North America. I understand that it is being seen and heard as well in the East. To those listening throughout Eastern Europe, I extend my warmest greetings and the good will of the American people. To those listening in East Berlin, a special word: Although I cannot be with you, I address my remarks to you just as surely as to those standing here before me. For I join you, as I join your fellow countrymen in the West, in this firm, this unalterable belief: Es gibt nur ein Berlin. [There is only one Berlin.]
Behind me stands a wall that encircles the free sectors of this city, part of a vast system of barriers that divides the entire continent of Europe. From the Baltic South. those barriers cut across Germany in a gash of barbed wire, concrete, dog runs, and guard towers. Farther south, there may be no visible, no obvious wall. But there remain armed guards and checkpoints all the same -- still a restriction on the right to travel, still an instrument to impose upon ordinary men and women the will of a totalitarian state.
Yet, it is here in Berlin where the wall emerges most clearly; here, cutting across your city, where the news photo and the television screen have imprinted this brutal division of a continent upon the mind of the world.
Standing before the Brandenburg Gate, every man is a German separated from his fellow men.
Every man is a Berliner, forced to look upon a scar.
President von Weizsacker has said, "The German question is open as long as the Brandenburg Gate is closed." Well today -- today I say: As long as the gate is closed, as long as this scar of a wall is permitted to stand, it is not the German question alone that remains open, but the question of freedom for all mankind.
Yet, I do not come here to lament. For I find in Berlin a message of hope, even in the shadow of this wall, a message of triumph.
In this season of spring in 1945, the people of Berlin emerged from their air-raid shelters to find devastation. Thousands of miles away, the people of the United States reached out to help. And in 1947 Secretary of State -- as you've been told --George Marshall announced the creation of what would become known as the Marshall Plan. Speaking precisely 40 years ago this month, he said: "Our policy is directed not against any country or doctrine, but against hunger, poverty, desperation, and chaos."
In the Reichstag a few moments ago, I saw a display commemorating this 40th anniversary of the Marshall Plan. I was struck by the sign on a burnt-out, gutted structure that was being rebuilt. I understand that Berliners of my own generation can remember seeing signs like it dotted throughout the western sectors of the city. The sign read simply: "The Marshall Plan is helping here to strengthen the free world." A strong, free world in the West, that dream became real. Japan rose from ruin to become an economic giant. Italy, France, Belgium -- virtually every nation in Western Europe saw political and economic rebirth; the European Community was founded.
In West Germany and here in Berlin, there took place an economic miracle, the Wirtschaftswunder. Adenauer, Erhard, Reuter, and other leaders understood the practical importance of liberty -- that just as truth can flourish only when the journalist is given freedom of speech, so prosperity can come about only when the farmer and businessman enjoy economic freedom. The German leaders -- the German leaders reduced tariffs, expanded free trade, lowered taxes. From 1950 to 1960 alone, the standard of living in West Germany and Berlin doubled.
Where four decades ago there was rubble, today in West Berlin there is the greatest industrial output of any city in Germany -- busy office blocks, fine homes and apartments, proud avenues, and the spreading lawns of parkland. Where a city's culture seemed to have been destroyed, today there are two great universities, orchestras and an opera, countless theaters, and museums. Where there was want, today there's abundance -- food, clothing, automobiles -- the wonderful goods of the Kudamm. From devastation, from utter ruin, you Berliners have, in freedom, rebuilt a city that once again ranks as one of the greatest on earth. The Soviets may have had other plans. But my friends, there were a few things the Soviets didn't count on -- Berliner Herz, Berliner Humor, ja, und Berliner Schnauze. [Berliner heart, Berliner humor, yes, and a Berliner Schnauze.**]
In the 1950s -- In the 1950s Khrushchev predicted: "We will bury you."
But in the West today, we see a free world that has achieved a level of prosperity and well-being unprecedented in all human history. In the Communist world, we see failure, technological backwardness, declining standards of health, *even want of the most basic kind -- too little food. Even today, the Soviet Union still cannot feed itself. After these four decades, then, there stands before the entire world one great and inescapable conclusion: Freedom leads to prosperity. Freedom replaces the ancient hatreds among the nations with comity and peace. Freedom is the victor.*
And now -- now the Soviets themselves may, in a limited way, be coming to understand the importance of freedom. We hear much from Moscow about a new policy of reform and openness. Some political prisoners have been released. Certain foreign news broadcasts are no longer being jammed. Some economic enterprises have been permitted to operate with greater freedom from state control.
*Are these the beginnings of profound changes in the Soviet state? Or are they token gestures, intended to raise false hopes in the West, *or to strengthen the Soviet system without changing it? We welcome change and openness; for we believe that freedom and security go together, that the advance of human liberty -- the advance of human liberty can only strengthen the cause of world peace.
There is one sign the Soviets can make that would be unmistakable, that would advance dramatically the cause of freedom and peace.
General Secretary Gorbachev, if you seek peace, if you seek prosperity for the Soviet Union and Eastern Europe, if you seek liberalization: Come here to this gate.
Mr. Gorbachev, open this gate.
Mr. Gorbachev -- Mr. Gorbachev, tear down this wall!
I understand the fear of war and the pain of division that afflict this continent, and I pledge to you my country's efforts to help overcome these burdens. To be sure, we in the West must resist Soviet expansion. So, we must maintain defenses of unassailable strength. Yet we seek peace; so we must strive to reduce arms on both sides.
Beginning 10 years ago, the Soviets challenged the Western alliance with a grave new threat, hundreds of new and more deadly SS-20 nuclear missiles capable of striking every capital in Europe. The Western alliance responded by committing itself to a counter-deployment (unless the Soviets agreed to negotiate a better solution) -- namely, the elimination of such weapons on both sides. For many months, the Soviets refused to bargain in earnestness. As the alliance, in turn, prepared to go forward with its counter-deployment, there were difficult days, days of protests like those during my 1982 visit to this city; and the Soviets later walked away from the table.
But through it all, the alliance held firm. And I invite those who protested then -- I invite those who protest today -- to mark this fact: Because we remained strong, the Soviets came back to the table. Because we remained strong, today we have within reach the possibility, not merely of limiting the growth of arms, but of eliminating, for the first time, an entire class of nuclear weapons from the face of the earth.
As I speak, NATO ministers are meeting in Iceland to review the progress of our proposals for eliminating these weapons. At the talks in Geneva, we have also proposed deep cuts in strategic offensive weapons. And the Western allies have likewise made far-reaching proposals to reduce the danger of conventional war and to place a total ban on chemical weapons.
While we pursue these arms reductions, I pledge to you that we will maintain the capacity to deter Soviet aggression at any level at which it might occur. And in cooperation with many of our allies, the United States is pursuing the Strategic Defense Initiative -- research to base deterrence not on the threat of offensive retaliation, but on defenses that truly defend; on systems, in short, that will not target populations, but shield them. By these means we seek to increase the safety of Europe and all the world. But we must remember a crucial fact: East and West do not mistrust each other because we are armed; we are armed because we mistrust each other. And our differences are not about weapons but about liberty. When President Kennedy spoke at the City Hall those 24 years ago, freedom was encircled; Berlin was under siege. And today, despite all the pressures upon this city, Berlin stands secure in its liberty. And freedom itself is transforming the globe.
In the Philippines, in South and Central America, democracy has been given a rebirth. Throughout the Pacific, free markets are working miracle after miracle of economic growth. In the industrialized nations, a technological revolution is taking place, a revolution marked by rapid, dramatic advances in computers and telecommunications.
In Europe, only one nation and those it controls refuse to join the community of freedom. Yet in this age of redoubled economic growth, of information and innovation, the Soviet Union faces a choice: It must make fundamental changes, or it will become obsolete.
Today thus represents a moment of hope. We in the West stand ready to cooperate with the East to promote true openness, to break down barriers that separate people, to create a safer, freer world. And surely there is no better place than Berlin, the meeting place of East and West, to make a start.
Free people of Berlin: Today, as in the past, the United States stands for the strict observance and full implementation of all parts of the Four Power Agreement of 1971. Let us use this occasion, the 750th anniversary of this city, to usher in a new era, to seek a still fuller, richer life for the Berlin of the future. Together, let us maintain and develop the ties between the Federal Republic and the Western sectors of Berlin, which is permitted by the 1971 agreement.
And I invite Mr. Gorbachev: Let us work to bring the Eastern and Western parts of the city closer together, so that all the inhabitants of all Berlin can enjoy the benefits that come with life in one of the great cities of the world.
To open Berlin still further to all Europe, East and West, let us expand the vital air access to this city, finding ways of making commercial air service to Berlin more convenient, more comfortable, and more economical. We look to the day when West Berlin can become one of the chief aviation hubs in all central Europe.
With -- with our French and British partners, the United States is prepared to help bring international meetings to Berlin. It would be only fitting for Berlin to serve as the site of United Nations meetings, or world conferences on human rights and arms control or other issues that call for international cooperation.
There is no better way to establish hope for the future than to enlighten young minds, and we would be honored to sponsor summer youth exchanges, cultural events, and other programs for young Berliners from the East. Our French and British friends, I'm certain, will do the same. And it's my hope that an authority can be found in East Berlin to sponsor visits from young people of the Western sectors.
One final proposal, one close to my heart: Sport represents a source of enjoyment and ennoblement, and you may have noted that the Republic of Korea -- South Korea -- has offered to permit certain events of the 1988 Olympics to take place in the North. International sports competitions of all kinds could take place in both parts of this city. And what better way to demonstrate to the world the openness of this city than to offer in some future year to hold the Olympic games here in Berlin, East and West.
In these four decades, as I have said, you Berliners have built a great city. You've done so in spite of threats -- the Soviet attempts to impose the East-mark, the blockade. Today the city thrives in spite of the challenges implicit in the very presence of this wall. What keeps you here? Certainly there's a great deal to be said for your fortitude, for your defiant courage. But I believe there's something deeper, something that involves Berlin's whole look and feel and way of life -- not mere sentiment. No one could live long in Berlin without being completely disabused of illusions. Something, instead, that has seen the difficulties of life in Berlin but chose to accept them, that continues to build this good and proud city in contrast to a surrounding totalitarian presence, that refuses to release human energies or aspirations, something that speaks with a powerful voice of affirmation, that says "yes" to this city, yes to the future, yes to freedom. In a word, I would submit that what keeps you in Berlin is love.
Ce soir, à la télévision, sur Arte, l'excellent film J'embrasse pas d'André Téchiné, avec Manuel Blanc et Philippe Noiret. Z'avez la télé ? Oui ? Alors z'êtes priés de regarder. Il n'y a rien d'autre ce soir et surtout pas le débat d'mes deux sur le traité-prétendu-constitutionnel.
« La masturbation, c'est l'opium. C'est pour ça que je suis si accro. »
III.
« Tous nos problèmes et tous ceux de la planète seront résolus par des choses ad hoc : des commissions ad hoc, des groupes de travail ad hoc, des projets ad hoc, etc. Les systèmes et organisations traditionnels, intégrés, globaux, qui entendent agir sur les choses dans leur totalité, sont voués à l'échec. C'est le fractionnement généralisé. »
IV.
« J’voudrais pas dire mais la mâche, ça change de la salade. »
V.
« Avec le logiciel libre, on ne peut pas se branler par caméra interposée. »
VI.
« L'orage, ça fout les jetons, aussi, dans les films. Mais il y a toujours quelqu'un de fort et protecteur, d'où la dérive sexuelle à peine voilée. »
VII.
« Mieux vaut fêlé que brisé. »
VIII.
« Moi, le pire que j'ai vu, c'est dans une cabine de douche, de la merde sur un des murs latéraux, à hauteur de tête. Aujourd'hui encore, je suis dans l'incompréhension. »
IX.
« Le commentaire est une arme. »
X.
« J'aimerais bien aller au restaurant d'aveugles de la rue Quincampoix, dans le même genre de trips "je suis tellement un bourgeois blasé à qui tout est du dans la vie que je pense que le dernier truc rigolo à faire c'est de faire ce que les indigents et les handicapés font (histoire qu'il ne leur reste plus rien à eux, pas même le manque)." »
XI.
« J'aime pas les interviews et j'aime pas la psychothérapie. Ca prétend connaître les gens, ces trucs. »
XII.
« Le commentaire est un art premier. »
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog qui s'intéresse à la vie de la pensée.
Le 9 mai 2005 de Monsieur Népomucène en six points
I.
Récemment, au cours d’une petite sieste, rêvé d’-alias- (oh, putain, c’qu’on s’allumait, mon p’tit –alias- !) et de Jacques Chirac (à qui je disais « pardon » pour poursuivre mon chemin dans l’allée d’un amphithéâtre).
II.
Plusieurs anthropologues, deux au moins, ont leurs habitudes au café que je fréquente le plus souvent.
Hier matin, croisé l’une de ces deux personnes, qui est une dame d’une cinquantaine d’années, toujours un léger sourire aux lèvres, à qui il arrive parfois de venir au bureau le dimanche. J’aime l’idée de cette dame en tongs au bureau. J’aime ne pas savoir, lorsque je la croise, si elle passe la semaine à Paris ou si elle revient à peine d’un de ces coins d’Amazonie où vivent des tribus dont l’essentiel de l’humanité ignore le nom et dont elle connaît la langue.
J’ai compris récemment que l’autre, à qui je n’ai jamais parlé, était sans doute l’auteur d’une petite théorie intéressante, qu’on me présenta en 2001, dont j’ai trop souvent vérifié, depuis, la pertinence et que j’aime refourguer à tout le monde, théorie dont, justement, je n’avais jamais retenu le nom de l’auteur.
III.
Ce matin, dans un café miteux d’une banlieue quelconque, un beau gosse de dix-huit ou vingt ans qui avait l’air absolument succulent.
IV.
Un homme approchant les soixante-dix ans, se tenant très droit, dont le visage arbore un mélange de sérénité et de distance (d’aucuns diraient de froideur et de prétention), les yeux bleus. Un costume beige, une cravate marron, une chemise d’un blanc impeccable, des mocassins assortis au costume.
Summum de l’élégance.
V.
Printemps 1997.
Nous sommes une quinzaine, dans un jardin public de la capitale, petit groupe emmené par une ravissante sociologue d’une trentaine d’années. C’est un mardi après-midi, il fait très beau, et je ne manquerai pas de prendre mon premier coup de soleil de l’année. L’homme de ma vie est à mes côtés, il nous lit un texte de Céline.
VI.
Mon ami F. m’a demandé quels étaient mes objectifs dans la vie.
Et vous, mes frappés de lecteurs, c’est quoi, vos objectifs dans la vie ? Murmurez-moi votre réponse à l’oreille, je vous promets que je ne répèterai rien.
« Quand Gauguin va en Polynésie, c’est à cause de Loti, qui lui-même y va à cause de Bougainville. J’aime ce merveilleux et vertigineux maillage des choses et des gens. »
« Je suis le contraire du bourgeois du XIXe siècle qui était dans le contentement d’avoir des biens. Moi, c’est une chose qui me terrifie, de considérer ce que j’ai fait comme des biens au milieu desquels je suis et que je gère en quelque sorte. Pas du tout. Je suis toujours en état d’attente active, et donc de fragilisation. Et puis aussi, je suis tout à fait conscient de la fragilité de mes neurones, de la circulation organique de la pensée. Cela m’interdit toute satisfaction ou autosatisfaction. »
« C’est très égoïste de partir Le désert, c’est presque un luxe parce qu’il faut pouvoir laisser ceux qu’on aime. Marcher aussi, parce qu’on donne son temps. - Est-ce qu’on trouve la sérénité ?
- On est obligé de la trouver. Quand vous avez repéré votre dune pour bivouaquer. Quand vous plantez votre tente, ce n’est même pas de la sérénité : vous êtes pris d’une sorte de surexcitation du bonheur. Et le matin, au réveil, c’est également le bonheur qui frappe la toile de votre tente. »
« C’est la grande leçon de Segalen : « A partir de quand l’imaginaire supplée-t-il au réel ? » Quand on voyage, on se redéfinit. Les voyages nous donnent l’illusion d’être multiples, de ne pas être tout le temps le même, assigné à un rang social, un choix affectif. Je est plusieurs finalement. Le pluriel de soi, c’est le début de la fiction, un matériau pour écrire. La littérature, comme le voyage, est un multiplicateur. Pourquoi rester soi ou un seul ? »
« On dit toujours qu’il faut fermer la porte en hiver parce qu’il fait froid dehors, mais on a beau fermer la porte en hiver, il fait toujours aussi froid dehors ! »
« Aurélie Nemours [peintre abstrait décédé en janvier et dont France Culture rediffusait cette semaine des entretiens] a parlé de la diagonale aujourd’hui. Heureusement que j’avais éjaculé avant. »
C'est pas moi qui l'dit, c'est l'un de mes correspondants.
V.
« Faut toujours lire les petits caractères, c'est là que ça plankute le plus. »
« Ne cédez jamais, continuez à frapper. Il faut prendre cette société au-dessous de ses syllogismes et de ses sexes, la déséquilibrer dans un écart incessant, froid. Vous avez la main pour cela, libre. »
(lettre de Philippe Sollers, fin 1967, à Pierre Guyotat)
« Je pense que c’est la peur qui mène le monde. Je n’ai pas d’idée morale sur l’existence. Les plus grands tyrans sont animés par la peur. Et je pense que, dans cette peur, il y a la passion du spectacle. Personne n’est maître de quoi que ce soit. On est perpétuellement jeté les uns contre les autres. On réagit selon les autres. C’est d’ailleurs la meilleure preuve que les autres existent. On est obligé d’en tenir compte tout le temps, à toutes les heures de la vie. »
« Je venais de très loin et j’avais commencé tout en bas. Mais le destin allait bientôt parler. J’avais l’impression qu’il me regardait moi et personne d’autre. »
« La voix de Jean-Pierre Raffarin pèsera lourd en 2007 car les Français lui rendront hommage quand il aura quitté Matignon. Mais seul le président décidera de son avenir. Quoi qu’il arrive, Jean-Pierre Raffarin fera partie des Premiers Ministres qui ont comptés. »
Je rédige aujourd’hui ces six points, dont vous pourrez voir qu’il les a commentés de manière pertinente, alors qu’il ne savait pas ce que j’écrirais.
Le clébard est intelligent. C’est le meilleur ami du gorille. Il ne lui manque que la parole.
II.
Monsieur Népomucène se sent particulièrement bien. Il pourrait presque croire qu’il se prélasse sur une plage de Polynésie. Vous imaginez un peu la scène ?
III.
Monsieur Népomucène ne se drogue pas. Enfin, si, mais uniquement des drogues autorisées (son dernier joint remonte au mois de novembre 2001, le précédent remontait peut-être à l’automne 1998) : tabac, onanisme et eau minérale plate.
IV.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un blog de gauche, se réjouit des résultats des élections législatives au Royaume-Uni.
Il remercie Sa Très Gracieuse Majesté d’avoir prié hier Tony Blair de former un nouveau gouvernement.
V.
F. avec qui je déjeunais hier, dans un excellent restaurant grec, me dit que je pourrais discuter religion avec N. C’est (feindre d’) oublier que je déteste N. D’ailleurs, quand F. organise une petite soirée entre amis, il lui arrive de m’indiquer , argument censé emporter ma conviction, « tu peux venir : N. ne sera pas là ».
VI.
Bon, mes dingues de lecteurs, vous foutez quoi aujourd’hui ?
« Souvenez-vous des victimes mais n’oubliez pas les assassins. Soyez vous-mêmes les témoins de l’Holocauste lorsque les survivants ne seront plus là. »
« Fabius confond la grande histoire européenne et la petite histoire du PS. C’est son droit de vouloir conquérir le Parti Socialiste, mais pas sur notre dos. »
« L’entrée en campagne de Simone Veil, c’est bien pour le oui, mais c’est mauvais pour le Conseil Constitutionnel. Il me paraît souhaitable, en effet, que ses membre ne participent pas à la vie politique, étant donné leur nécessaire position de neutralité ».
« PARIS (Reuters) - Jean-Pierre Raffarin souffle ce vendredi les bougies de son troisième anniversaire à Matignon, sans savoir si son bail sera prolongé après le référendum du 29 mai sur la Constitution européenne.
Le Premier ministre est aujourd'hui au plus bas dans les sondages, avec une cote de confiance de 22%, selon le baromètre mensuel TNS-Sofres à paraître vendredi dans le Figaro-Magazine.
Il rejoint ainsi au palmarès des Premiers ministres les plus impopulaires le chiraquien Alain Juppé (1995-1997) et la socialiste Edith Cresson (1991-1992). »
Cet homme est foutu
Priez pour lui
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
J’aimerais bien faire de la traduction, je crois. Non, non, pas une vocation, juste un truc à essayer, à faire un temps, même si ça fait très dilettante qui se la pète de le dire ainsi.
II.
J’attache tellement peu d’importance à l’argent que je pourrais en avoir énormément sans que cela me dérange le moins du monde.
Dans le numéro du jeudi 5 mai du Figaro littéraire (oui, bon, ça va, j’vous emmerde), lu une interview particulièrement jouissive du psychothérapeute François Roustang.
V.
Quelqu’un m’a invité à dîner la semaine prochaine aux restaurants du cœur. Chouette alors.
VI.
Le VI, mes lecteurs un peu zinzins du cerveau, vous vous le découpez en fines tranches, et vous le faites frire avec des petits oignons dans de l’huile d’olive.
« Ô vie merveilleuse, qui sciemment crées des martyrs pour qu’ils célèbrent tes louages, vie sage et cruelle, qui t’asservis les grands par la douleur pour qu’ils célèbrent ton triomphe ; la lamentation de Job qui retentit à travers les siècles, sans cesse tu veux la réentendre, ainsi que le chant d’allégresse des hommes de Daniel, tandis que leur corps brûle dans la fournaise. Partout tu l’allumes, ce charbon ardent : sur la langue des poètes que tu tortures afin qu’ils soient tes esclaves et te nomment avec amour. Tu frappes Beethoven dans son sens de la musique afin que dans sa surdité il entende la voix retentissante de Dieu, afin que touché à mort il compose l’Hymne à la joie ; tu précipites Rembrandt dans les ténèbres de la pauvreté afin que dans la couleur il cherche la lumière, ta lumière élémentaire ; tu exiles Dante de la patrie afin que dans son rêve il ait la vision du ciel et de l’enfer ; eux tous, tu les as chassés à coups de fouet vers l’infini. »
« Je vous dirai que je suis un enfant du siècle, un enfant de l’incroyance et du doute et, il est probable, j’en ai même la certitude, que je le resterai jusqu’à la fin. L’aspiration vers la foi combien elle m’a torturé et me torture encore, et plus j’ai de preuves du contraire, plus elle me torture. »
Le 5 mai 2005 de Monsieur Népomucène en six points
I.
Aujourd’hui, sévice service express : la Népomucène World Company vous propose les six points du jour dès minuit.
II.
En ce moment, ici, il y en a deux qui me touchent (l’un, au moins, se reconnaîtra). Merci.
III.
Le 4 mai, je me suis tapé la constitution de la Confédération helvétique en entier à cause des débats sur le traité-prétendument-constitutionnel qui ont lieu sur ce site.
Ca commence à m’gaver, cette histoire, les enfants. Vivement le 29.
Amis britanniques, soyez de gauche, soyez… BLAIRISTES !
VI.
Ici, Monsieur Népomucène aimerait que ses lecteurs pédésexuels lui racontassent leur dernière nuit de fûtre et d’amûr. Il ne répètera évidemment rien, surtout si vous donnez beaucoup de détails.
Le 4 mai 2005 de Monsieur Népomucène en six points
I.
« La volonté de créer la communauté européenne de défense en 54 était déjà une tentative de structuration politique. Contrairement à Chevènement, je pense que le Non de l'époque (des parlementaires français...) a joué contre la construction européenne, il a remis à 2005 la tentative suivante d'intégration politique laissant le champ libre au tout-économique. Le Non est loin d'être neutre, je ne pense pas qu'il fasse aller les choses dans le bon sens.
Le 29 mai, je voterai oui. »
Parfois, je pourrais donner des cours de sérénité au Dalaï-Lama.
III.
Rêvé que j’oubliais mon sac de voyage dans le métro (ou le RER ?). Grâce à la prompte intervention d’agents, je suis tout de suite rassuré : un service ad hoc les a récupérés dans le troisième arrondissement de Paris.
« L’anglicité n’est pas comme un vernis, comme une simple couleur revêtant l’organisme spirituel de l’être humain ; elle pénètre dans le sang, elle agit sur son rythme à la façon d’un régulateur, elle met ses pulsations dans ce qu’il y a de plus intime et de plus secret, de plus personnel en l’individu, je veux dire le sens artistique. Même comme artiste, l’Anglais est plus tributaire de sa race que l’Allemand ou le Français. C’est pourquoi en Angleterre tout véritable artiste, tout véritable poète, a lutté avec l’anglicité contenue dans son être, mais même la haine la plus ardente et la plus désespérée n’a pas pu vaincre la tradition. Celle-ci descend trop profondément avec ses fines artères dans le terroir de l’âme, et qui veut arracher l’anglicité déchire tout l’organisme et vous couler tout son sang par la blessure ainsi ouverte.
Quelques aristocrates, pleins du désir d’être de libres citoyens du monde, l’ont osé : Byron, Shelley, Oscar Wilde ont voulu anéantir en eux l’Anglais qu’ils étaient, parce qu’ils haïssaient l’éternel bourgeois qu’il y a dans l’Anglais. Mais ils n’ont réussi qu’à ruiner leur propre vie. La tradition anglaise est la plus forte, la plus victorieuse du monde, – mais aussi la plus dangereuse pour l’art. Dangereuse, parce qu’elle est la plus sournoise : elle n’est pas un désert glacé, elle n’est pas inaccueillante ou inhospitalière ; elle attire par la chaleur de son foyer et par ses agréables commodités, mais elle met partout les entraves de ses bornes morales ; elle rétrécit et elle règle et elle s’accorde mal avec le libre instinct artistique. Elle est un appartement modeste à l’air stagnant, protégé contre les orages dangereux de la vie, gai, amical et accueillant : un véritable « home », avec tout le feu de la cheminée du contentement bourgeois, mais, malgré tout, une prison pour celui dont la patrie est l’univers et dont la joie la plus profonde consiste à se plonger aventureusement, à la manière fortunée des nomades, dans l’infini. »
Primate-blogueur de vingt-sept ans, demeurant à Paris, cherche jeune homme drôle, très intelligent, très beau, attentif et non dénué de curiosité intellectuelle.
Pour des raisons pratiques : sur Paris, de préférence, ou alors qui vient très régulièrement à Paris.
« L’intensité, la volonté, c’est la seule chose intéressante, c’est ce qui appartient à l’homme, tandis que le succès et la gloire ne sont rien, car c’est le hasard qui les détermine. »
« Les sens sont aussi fous que des enfants. Ils ne peuvent pas distinguer le vrai du faux, l’illusion de la réalité. Il suffit qu’on leur donne une nourriture, peu importe que ce soient des réalités ou des rêves. »
« Pour le véritable écrivain, toute autre passion que celle du travail littéraire, du rêve créateur, est une aberration. « L’homme de lettres doit s’abstenir des femmes, elles lui font perdre du temps, on doit se borner à leur écrire, cela forme le style », disait-il [Balzac] à Théophile Gautier. »
« Balzac a dit un jour : « Est un génie celui qui en tout temps peut transformer ses pensées en actions. Mais le génie tout à fait grand se garde d’exercer continuellement cette activité, car il ressemblerait trop à Dieu. » »
Le 3 mai 2005 de Monsieur Népomucène en six points
I.
Ca n’arrête pas de se mettre en couple, ces jours-ci.
II.
J’ai trois ampoules qui ont grillé en un mois environ. Je viens de les changer.
Such an exciting life.
III.
Un correspondant m’a très récemment demandé si je n’était pas belge.
Je ne le suis pas, mais je prends comme un compliment qu'il ait envisagé cette possibilité.
IV.
Aujourd’hui, anniversaire de Séverine P. (28 ans), de Loïc G. (27 ans, cf. post en six points du 1er mars pour davantage de détails sur Loïc) et de J.-.B. L. (28 ans), tous perdus de vue.
V.
Klendal, en commentaire de l’un de mes récents posts en six points, écrit : « Alors que ma mémoire m'apparait comme stratifiée, et dans laquelle je plonge chercher des souvenirs, j'ai l'impression que vous tout est toujours présent tout le temps » .
Je crois qu’il a raison.
VI.
Ici, j'aimerais bien, mes dingues de lecteurs, que vous me donniez une idée. N'importe laquelle. Je vous promets que je ne la répèterai pas.
« Le romancier, au sens le plus noble, le plus élevé du terme, ne peut être que le génie encyclopédique, l’artiste universel qui – et ici interviennent l’ampleur de son œuvre et l’abondance de ses personnages – bâtit tout un cosmos et installe, à côté du monde terrestre, son propre univers, avec ses types humains spécifiques, ses lois de gravitation, son firmament. »
« Chaque grand créateur est une unité qui inclut ses limites et son poids particulier, évalué selon son étalon propre : il n’y a qu’un poids spécifique à l’intérieur d’une œuvre, aucun poids absolu sur la balance de la justice. »
Sur le Net, il m’est arrivé parfois de refuser des rendez-vous avec des garçons que je trouvais tellement beaux que j’en étais extrêmement mal à l’aise.
Ce que j’ai pu être con…
II.
Croisé ce matin, en sortant de l’un de mes deux cafés préférés, une tripotée de pompiers partant faire leur footing. Parmi eux, deux ou trois choupinous.
III.
Je me dis que j’irais bien faire un tour au salon « Etonnants voyageurs » à Saint-Malo, mais bon, ce ne serait pas forcément raisonnable.
IV.
Situation professionnelle : je stagne entre deux eaux.
V.
Situation financière à peu près rétablie (ça a du bon, les anniversaires, quand même).
VI.
Ici, Monsieur Népomucène vous invite à regarder par la fenêtre pour contempler la nature, les lamas qui paissent imperturbables, les deux minets étendus dans l’herbe, les cerisiers en fleur, des petites fleurs qui poussent ça et là.
Message personnel : Ataegina, j’ai bien reçu votre mail et je vous en remercie. Donnez moi un petit peu de temps pour la réponse ; celle-ci n’aura cependant rien d’extraordinaire, c’est simplement que j’ai un peu de mal à gérer ma bouatamelle et les flux de courrier en ce moment.
Griffin : j’ai votre mail aussi, je crois vous l’avoir déjà dit dans je ne sais quel commentaire, je vous en remercie, je vous réponds également prochainement-mais-sans-date-précise.
IV.
Vu hier soir Alice ou la dernière fugue de Claude Chabrol.
V.
Un 1er mai qui tombe un dimanche : plus sinistre, c’est possible ?
VI.
Ici, Monsieur Népomucène vous donne d'autant plus carte blanche pour rédiger à sa place ce sixième point qu'il sait que vous êtes tous totalement fêlés. :o)
Message personnel de Monsieur Népomucène
illustré d'une imageet d'un texte
C'est avec la Prière de saint Ignace de Loyola que je vous souhaite un excellent jour du seigneur, mon cher Jean.
Seigneur Jésus,
apprenez-nous à être généreux,
à vous aimer comme vous le méritez,
à donner sans compter,
à combattre sans souci des blessures,
à travailler sans chercher le repos,
à nous dépenser sans attendre d'autre récompense que
celle de savoir que nous faisons votre Sainte Volonté.
Amen.
Excellent jour du Seigneur à tous les autres cinglés.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
_____________________________________________________
Le bandeau ci-dessus a été conçu par M. Gayberry.
_____________________________________________________
Lecture(s) en cours :
Je me permets de vous indiquer quelques blogs divers et variés qui présentent au moins pour point commun de tous m'intéresser, quoique ce soit parfois pour des raisons différentes.
[NB1: la liste des blogs n'est pas exhaustive]
[NB2: les descriptions que je donne ci-dessous doivent être lues comme l'expression d'une sensibilité qui m'est personnelle et non comme le reflet fidèle de la réalité objective de ce qui est décrit]
[NB3: si malgré l'avertissement précédent l'un ou l'autre des auteurs de blog ci-dessous évoqués considérait que mon propos, forcément trop synthétique et imparfait, donne une idée de son blog trop éloignée de sa réalité, qu'il n'hésite pas à me le faire savoir]
- le protocole, c'est le protocole:
Donc je place en haut de cette liste le blog de Samdech Norodom Sihanouk, ancien Roi du Cambodge. Pour l'anecdote, sachez que Samdech Norodom Sihanouk du Cambodge est favorable au mariage des homosexuels.
- catégorie plutôt culturelle/littéraire, ici et ailleurs:
Je recommande vivement le blog de Matoo , que je lis rarement mais de plus en plus souvent et toujours avec le plus grand intérêt. Des réflexions de son auteur sur ce qu'il peut lire ou voir. Toujours bien écrit et intelligent.
Je recommande autant qu'il est possible de recommander le blog de Waves, voire plus. De la vie, de l'intelligence, du talent. Du foutre aussi, ce qui ne gâche rien.
Le blog de Matthieux est bien écrit comme c'est pas permis.
Depuis peu est apparu le blog de Sixte , jeune "scribouillard" (dixit himself) qui, à mon humble avis, scribouille très bien.
Je peux aussi vous recommander le blog d'Olivier.
Mais à mon avis, vous feriez mieux d'aller voir directement son site personnel , d'une très grande richesse, très bien écrit, qui mêle étroitement création littéraire et journal personnel (je ne sais si "intime" serait approprié).
- blogs régulièrement lus sur ce site:
Le blog de MisterPatate, poétique, à sa manière peut-être, mais assurément poétique.
Le blog de Etasseureuh , sale gosse à l'humour décapant.
Le blog de Diabolito, sans doute ce qui se rapproche le plus d'un journal intime réussi (je ne dis pas par là qu'il est exhaustif; il me semble que la question de la qualité d'un "journal intime" et celle de son exhaustivité sont indépendantes l'une de l'autre), avec ce qu'il faut de finesse d'observation de l'existence humaine (je dis existence et non pas nature pour des raisons que je ne développe pas pour l'instant).
Le blog de Nico_Paris12, chez qui je retrouve parfois quelques traits de ma vie, mais perçus avec un peu d'humour.
Le blog de Ricroel, "drôle malgré lui" (J. Diabolito); Ricroel a écrit les scénarios et les dialogues de plusieurs films de Woody Allen.
Tant qu'à faire, vous pouvez aussi lire celui de Matth-dk, qui n'est pas sot non plus.
Le blog de Bamf, décalé, mi-déjanté mi-sarcastique mi-autodérision (je sais, ça fait trois moitiés, mais je n'ai pas fait maths sup', alors bon, hein).
- ailleurs:
Le blog de Ruxor, qui est très loin d'être sot et doué d'une grande aptitude à l'analyse de la vie (précision: ne pas interpréter ce que j'en dis comme un jugement, car ce n'en est pas un).
Je regroupe ensemble les blogs de Bradshaw, Dextropropoxyphèneet Paumé dont les univers me paraissent proches, et me fascinent.
______________________________________
Une fournée de nouveaux liens vous menant en divers endroits de la blogosphère (désormais par ordre chronologique d'ajout à mes liens) :
- chez freakydoll, parce qu'il y a du foutre et que ça me plaît,
- chez Elizabethtessier, électeur de trèmovèzfoa mais pratiquant parfois un humour 2bongoo2bonaloi, quoiqu'un peu cruel,
- chez Romain, parce que je trouve qu'il fait preuve d'une grande sensibilité, dans le meilleur sens du terme, dans ses articles sur ses relations avec les garçons,
- chez Jipé, un cadre sensible et plein d'humour, lecteur du journal dans lequel écrit Alexandre Adler, ce qui n'est pas une mince affaire,
- chez Pascal Riché, le correspondant aux Etats-Unis de Libération, et pas seulement parce que son blog m'a appris qu'aux Etats-Unis, à la piscine, les hommes se douchent collectivement et généralement sans maillot,
- chez Sixte (bis), parce qu'il a ouvert un autre blog, ailleurs,
- chez Kevin Sites, journaliste indépendant, actuellement en Irak pour la chaîne américaine NBC (en anglais),
- chez Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, professeur d'économie, etc., dont le blog avait été évoqué sur le sien par Nicolas,
- chez Glenn Reynolds, professeur de droit à l'université du Tennessee, qui s'intéresse notamment aux questions des nouvelles technologies, de la liberté individuelle et de leurs relations,
- chez Pierre Haski, correspondant de Libération en Chine.
- sur le blog A l'heure américaine, que Pascal Riché vient (janvier 2005) d'ouvrir avec son collègue Fabrice Rousselot, le précédent blog de Pascal Riché, consacré à l'élection présidentielle américaine de novembre 2005, n'ayant plus lieu d'être,
- chez Chapichapo dont le blog présente cette particularité qu'il est régulièrement mis à jour quoique définitivement fermé,
- chez Baptiste Coulmont, sociologue enseignant à l'université de Paris 8 - Vincennes,
- sur la république des livres, le blog de Pierre Assouline, journaliste et écrivain, ancien directeur de Lire, chroniqueur au Monde 2, critique au Nouvel Observateur,
- chez Anatole (prénom fictif), pour son humour, pour ses qualités d’écriture, pour ses séries (bonnes lectures dominicales, jeunes giscardiens, belles cartes postales, etc.), pour Bernard Menez,
- chez Cathogay, dont le blog contient des lectures et des réflexions, le tout étant très intéressant, sur le sujet "être gay et être catholique" (et on n'est pas obligé d'être gay ni d'être catholique pour apprécier, hein),
- chez Oli, où l'on trouve des lectures, du ciné et de l'actu,
- chez Mike qui écrit de bien jolis récits de rencontre,
- chez Alain Juppé, ancien Premier Ministre, ex-futur Président de la République,
- sur le kolkhoz-blog, centre de réflexion et de prospective sur le marxisme-léninisme,
- chez Gerboise, parce que, pour un vulgaire rat, il écrit bien tout de même (bon, en plus, il est beau, mais je ne vais pas vous dire un truc pareil, on va encore me trouver superficiel),
- chez Hugoindigo, parce qu'il fait bon s'y promener,
- chez Matthieux, qui a ouvert un nouveau blog, ailleurs,
- chez M'sieu Pheel, parce qu'il est complètement ouf'.
Bloc permanent de la bogossité
Le principe est simple : si vous êtes l'une des personnes figurant dans ce bloc permanent, vous êtes invité à m'écrire. Je crois que je vous lirai avec plaisir.