Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.
Ceci n'est pas un blog.
This is not a blog.
"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".
(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)
"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".
(Gaston Bachelard)
J'écoute : les coups de marteau chez ma voisine du dessus Je regarde : mon écran Je joue : pas Je mange : trop de glucides Je bois : du café Je cite : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer" Je pense : uniquement les jours pairs Je rêve : moins souvent qu'il y a quelques mois (mis à jour mercredi 11 juin 2008 à 21:57)
« Pour une ordure papiste, tu es quand même un chic type.
- Je n'ai fait que mon devoir : la charité, c'est pour tous, même pour les pourritures d'hérétiques.
- Il dirait quoi, l'Antéchrist bavarois, à ce sujet?
- Il me féliciterait.
- J'en doute. Vous auriez dû m'envoyer vers un de vos charlatans, je veux dire, "curés", enfin, c'est bien le mot?
- Prêtres, ça se dit aussi.
- Comme chez les païens? ^^
- L'expression "mauvaise foi" fait toujours sentir toute sa richesse sémantique, avec vous.
- Je crève de rire. Népomucène, le catholicisme à visage drôle. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
« Or telle fut la genèse de Patxi. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph : or, avant qu’ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit Saint. Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit. Alors qu’il avait formé ce dessein, voici que l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Patxi car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Or tout ceci advint pour que s’accomplît cet oracle prophétique du Seigneur :
Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l’appellera du nom d’Emmanuel,
Ce qui se traduit : « Dieu avec nous. » Une fois réveillé, Joseph fit comme l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui sa femme ; et il ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils, et il l’appela du nom de Patxi. »
« Personne ne mesure la chance qu’il a d’être qui il est. Être soudainement changé en quelqu’un d’autre serait horrible. Je préfère l’enfer à la réincarnation. »
Rêvé d'une violente dispute avec ma grand-mère chez mes parents en vince-pro (ou, plutôt, c'est moi qui essayais de la pousser dans ses derniers retranchements, comme on dit, mais elle restait à peu près sourde à mes provocations), de discussions avec un fasciste à la campagne (mais qui ?), peut-être en faisant du vélo, d'un genre de conférence ou de réunion publique à l'occasion de laquelle Alexandre Adler confessait curieusement, lors de la discussion avec la salle, sa sympathie et son admiration pour le fascisme italien, que je prenais la parole ensuite pour demander à Alexandre Adler, que je tutoyais, s'il pensait sérieusement que Mussolini aurait pu conquérir la moindre parcelle de pouvoir si la télévision et la photographie avaient été aussi répandues que de nos jours, que je devais choisir dans quelle cantine je déjeunerais, que je choisissais celle de Matignon, bien que regrettant qu'on y trouve certainement moins de jeunes qu'à la cantine du château, d'un colloque consacré aux thèmes de la défense de la psychiatrie (contre la psychanalyse), de la défense de la psychanalyse (contre la psychiatrie) et de la défense de la pédopsychiatrie (contre qui ?), d'un autre colloque consacré à la voyance et devant se dérouler pour l'essentiel (c'est ce qu'on lit sur son programme) au lit.
Rêvé aussi, j'en suis sûr, mais je ne me rappelle plus du tout les détails, ni même les grandes lignes (il n'en reste qu'une impression de grande douceur tendresse), de l'homme de ma vie, dont je pensais justement hier que cela faisait tout de même très longtemps que je n'avais pas rêvé de lui.
« Les Freudiens se sont faits les poètes sexuels du trou mais ils n’ont pas expliqué la nature de son attrait. Pour le faire, il faut voir l’ombre de l’homme projetée sur les crevasses et les cratères de la nature. »
« Il me semble souvent que j’ai au fond du cœur une ville d’Is qui sonne encore des cloches obstinées à convoquer aux offices sacrés des fidèles qui n’entendent plus […] Aux approches de la vieillesse surtout, j’ai pris plaisir, pendant le repos de l’été, à recueillir ces bruits lointains d’une Atlantide disparue. »
Ce matin, lors du conseil des ministres, le ministre de l'agriculture et de la pêche a présenté un décret relatif aux règles, prescriptions et procédures applicables aux tracteurs agricoles ou forestiers et à leurs dispositifs.
Ce décret transpose la directive 2003/37/CE du Parlement européen et du Conseil du 26 mai 2003 qui vise à harmoniser les règles de réception européenne concernant la sécurité de ces véhicules.
Cette directive prévoit que la réception communautaire devient la règle et l'homologation nationale l'exception ; la suppression totale des procédures d'homologation nationale n'est toutefois envisagée que lorsque l'harmonisation européenne sera achevée.
Les règles de réception communautaire reposent à la fois sur des dispositions de sécurité routière qui relèvent du code de la route et sur des exigences de sécurité au travail relevant du code du travail. Un service administratif unique, le Centre national de réception des véhicules, sera chargé d'instruire l'ensemble des procédures de réception des tracteurs agricoles ou forestiers.
Tu es sympa, beau, jeune, pas sot (agrégé de philosophie bienvenue), le torse glabre, tu en as une très très grosse*, tu es à la recherche d'un peu de fûûûtre et d'amûûûûr, écris vite à l'homme de ta vie pour construire un monde meilleur toutes les nuits.
[* : une très très grosse bibliothèque, évidemment, mais rassure-toi, ton énoooorme bite m'intéresse également]
« Lorsque j’étais bébé, ma mère ne m’a pas suffisamment bercé, caressé, cajolé ; elle n’a simplement pas été suffisamment tendre ; c’est tout et ça explique le reste, et l’intégralité de ma personnalité, ses zones les plus douloureuses en out cas. Aujourd’hui encore, lorsqu’une femme refuse de me toucher, de me caresser, j’en éprouve une souffrance atroce, intolérable ; c’est un déchirement, un effondrement, c’est si effrayant que j’ai toujours préféré, plutôt que de prendre le risque, renoncer à toute tentative de séduction… »
« Si nous savions seulement combien de millions de talents exceptionnels sont chaque jour condamnés à s’étioler dans le monde entier, parce que personne ne les soutient, ne les prend en charge et ne les développe, et, pour finir, ne les porte jusqu’aux plus hauts sommets ! »
« Une chose en tout cas est certaine : l’étranger, débarquant dans une région qui lui est totalement inconnue et au milieu d’êtres totalement nouveaux pour lui, les perçoit toujours comme beaucoup plus froids et plus horribles qu’ils ne sont en réalité. »
Rêvé que j'embrassais la carrière de professeur de mathématiques au lycée, et je voulais faire de mes élèves mes meilleurs élèves en mathématiques, et devenir moi-même le meilleur professeur de mathématiques.
« Après tout, il n’existe que des tentatives échouées. Si nous avons au moins la volonté d’aller jusqu’à l’échec, nous pouvons aller de l’avant, et, pour chaque chose et en tout, nous devons avoir au moins la volonté d’aller jusqu’à l’échec si nous ne voulons pas sombrer tout de suite, et ce n’est tout de même pas pour ça que nous sommes là. »
Lettre de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, adressée à Mme Adrienne CLARKSON, Gouverneure générale du Canada à l'occasion de la fin de son mandat.
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Paris, le 26 septembre 2005.
Madame la Gouverneure générale,
Au moment où s'achève votre mandat, permettez-moi de vous dire mon estime, ma gratitude et mon amitié.
Vous avez personnellement beaucoup encouragé le renforcement des liens de toute nature qui unissent le Canada et la France. Votre remarquable connaissance de notre langue et de notre culture, mais aussi une vision, partagée avec nous, des réponses à apporter aux grands défis de notre temps, ont favorisé, au cours des six années de votre mandat, nos excellentes relations politiques, le renforcement de nos partenariats économiques, scientifiques et culturels, une coopération très fructueuse dans les enceintes internationales, et de plus en plus d'actions conjointes : Afghanistan, Balkans, Afrique, Haïti.
J'ai été très heureux de vous accueillir en Normandie, avec le Premier Ministre du Canada, à l'occasion du soixantième anniversaire du 6 juin 1944, et de pouvoir vous exprimer la profonde reconnaissance des Français pour la contribution décisive que les officiers, sous-officiers, soldats, marins et aviateurs canadiens ont apportée à leur libération.
Les vœux que je forme pour vous s'adressent également à Son Excellence John Ralston Saul, dont l'engagement au service de la langue française au Canada, et en particulier son enseignement, est remarquable.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Gouverneure générale, l'assurance de ma très haute considération et mes très respectueux hommages.et de mon bien cordial souvenir,
Jacques CHIRAC.
Mme Adrienne CLARKSON,
Gouverneure générale du Canada.
II.
Lettre de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, adressée à Mme Michaëlle JEAN, nouvelle Gouverneure générale du Canada.
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Paris, le 26 septembre 2005.
Madame la Gouverneure générale,
Au moment où vous prenez vos fonctions de Gouverneure générale du Canada, permettez-moi de vous adresser mes chaleureuses félicitations et mes vœux de succès dans l'exercice des éminentes responsabilités qui vous sont confiées.
Des liens exceptionnels unissent la France au Canada, à commencer par ceux de l'Histoire et de la langue. Le Canada est pour la France un partenaire majeur. Face aux grands défis d'aujourd'hui, Canadiens et Français ont des visions semblables du monde et de la société, et les domaines de coopération réussie sont multiples.
Je souhaite, pour ma part, renforcer encore l'amitié entre la France et le Canada. Soyez assurée de mon entier appui.
Je serais très heureux de vous accueillir en France dans les prochains mois.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Gouverneure générale, l'assurance de ma très haute considération et mes très respectueux hommages.
« Avec le diable, on a toujours grand tort d’engager la conversation, car, de quelque manière que l’on s’y prenne, il veut toujours avoir le dernier mot. »
« Oui, j’avais réellement cru pouvoir vivre uniquement avec mon travail, et donc seul avec mon travail scientifique, sans un seul être humain, longtemps, très longtemps, j’avais cru cela, pendant des années, peut-être pendant des dizaines d’années, jusqu’au moment où j’avais dû reconnaître qu’aucun être humain ne peut vivre sans un autre être humain et avec son seul travail. »
« D’un côté, pour qui vit par l’esprit, la nécessité de s’enfermer au nom de son travail scientifique est la plus primordiale de toutes les nécessités, mais, d’un autre côté, le grand danger est qu’on ne s’enferme d’une manière beaucoup trop radicale, et qui, en fin de compte, ait un effet non plus stimulant, mais inhibant, et même destructeur sur ce travail intellectuel. »
« Les femmes acceptent aisément les idées nouvelles parce qu’elles sont ignorantes ; elles les répandent facilement parce qu’elles sont légères ; elles les soutiennent longtemps parce qu’elles sont têtues. »
« Je n’ai pas peur de la mort : j’ai peur de ne plus vivre. C’est la réponse que font les gens athées, mais c’est la bonne réponse. J’ai peur de ne pas finir ce qui me reste à finir. »
« Si je dois signer pour l’homoparentalité, pourquoi pas ? Je serais plutôt pour aller défoncer les portes de l’ambassade d’Arabie Saoudite où on exécute des gosses de dix-sept ans pris en flagrant délit d’homosexualité. »
« Tu as vu des beaux gosses, dans ton école ?
- Pas vraiment
- C’est ballot.
- J’te l’fais pas dire. Ils sont tous moches.
- Quand même pas pires que moi ?
- Quand même pas.
- Tu me rassures. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Dostoïevsky écrivait : « Si Dieu n’existe pas, tout est permis. » C’est la grande erreur de la transcendance. Que Dieu existe ou n’existe pas, la morale est une affaire « entre hommes » et Dieu n’a pas à y mettre son nez. »
« On ne saisit le monde qu’à travers une technique, une culture, une condition ; et à son tour, le monde ainsi appréhendé se livre comme humain et renvoie à la nature humaine. »
« Votre bite n'a donc aucune conscience politique ?
- Aucune, vraiment, aucune.
- Ca peut vous mener à des choses terribles.
- A me vider les couilles avec un beau gosse, par exemple.
- Les couilles ne se vident jamais définitivement. C'est un peu comme le tonneau des Danaïdes à l'envers, en fait. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Simon Wiesenthal a été le plus grand combattant de notre génération*. Il représentait la morale de l’humanité, il représentait le monde libre et démocratique. »
(Moshé Katzav*)
[* : je trouve assez étrange qu'un homme de soixante ans dise « notre génération » à propos d'un homme qui avait largement l'âge d'être son père, m'enfin, bon, peu importe]
Rêvé du Révérend Père [ici, le nom d'un jésuite de mes connaissances]. Ancien cacique (= élève reçu premier au concours, en jargon normalien) de philosophie, il venait d'être nommé PDG de Hewlett-Packard et comptait honorer la tradition selon laquelle le PDG de cette entreprise permettait à un garçon sélectionné sur des critères dont je ne me rappelle plus de passer cinq ans à ses côtés tous frais payés. C'était moi qui étais choisi. Je demande au R.P. [xxx] s'il se rend bien compte des implications de cela (me supporter tous les jours ?). Il est assis dans un canapé, moi allongé à ses côtés. Inutile de préciser que dans la réalité ce jésuite, qui existe bien, n'a nullement été cacique ni n'a le moindre rapport avec Hewlett Packard.
Mon rêve de la nuit dernière contient une partie beaucoup moins agréable : trois versions d'un même fait divers se succèdent sans qu'on puisse vraiment savoir laquelle est la bonne. Mon souvenir de cette partie du rêve est assez peu précis, et donc les propos qui suivent sont sujets à caution, mais il me semble bien que je savais que la version des faits correspondant à la réalité était celle dans laquelle le meurtrier (de qui ?) c'était moi. Je ne sais plus si je parviens à cacher cela ou si, le crime me pesant sur la conscience, je fais une gaffe qui me trahit. Il me semble qu'à un moment je rédige un texte que je glisse dans une enveloppe qui ne doit être ouverte qu'une fois le meurtre du petit Grégory prescrit (alors je serais le meurtrier du petit Grégory ? ce qui ne colle pas, c'est qu'il me semble que c'était une dame que j'assassinais).
Il me semble qu'il y a aussi des routes le long desquelles je marche, et des petits chats.
« On ne peut pas être un grand éditeur et un grand écrivain. Ecrire est une activité égocentrique et éditer, c'est se glisser dans l'écriture d'autrui. »
« Ai-je jamais été innocent ? Si je l’ai jamais été, c’est parti très vite. Très vite, je crois avoir compris les jeux des grands, leurs enjeux, leurs discussions murmurées, leurs sous entendus-leurs lâchetés, leurs espérances. Très vite, je n’ai plus été dupe. J’ai perdu ça : la naïveté, la fraîcheur, l’inconscience. Je sais que ça n’est pas pour tout le monde pareil mais je n’en tire aucune gloire. Je n’ai rien cherché, rien forcé. Cela s’est produit, voilà tout. Et, dans le même mouvement, je n’ai pas cherché à tirer profit de cette situation, de ma précocité. Je n’en ai pas fait une arme que j’aurais utilisée. Non. Je n’ai pas ajouté la perversité à cette précocité. Je ne suis pas pervers. La perversité exige des efforts que je ne suis pas disposé à accomplir. Il y a dans la perversité quelque chose d’actif, de volontaire qui n’est pas dans mon caractère. Je ne cherche pas à peser sur les événements. Je les laisse survenir. Simplement, j’en mesure exactement la portée, les conséquences possibles. Je possède l’intelligence du monde et des hommes. »
« De toutes façons, ça fait longtemps que je ne mange plus de riz : ma paresse a dépassé le niveau permettant de faire les efforts nécessaires pour cuisiner un plat à la préparation aussi exigeante en efforts. »
Est-ce que ça se fait, quand on a été conseiller de François Mitterrand, de ne pas savoir qu'on emploie dans un système principale-subordonnée introduite par si le conditionnel présent et non le futur de l'indicatif quand la subordonnée est à l'imparfait ? Hein ? Est-ce que ça s'fait ? Vous vous rendez compte, une horreur pareille ?
Le chiffre d'affaires du commerce de gros en valeur a cessé de progresser en juin 2005 (- 0,1 %), après une progression régulière depuis trois mois ; l'ensemble du trimestre reste ainsi orienté à la hausse par rapport au trimestre précédent (+ 0,5 %), et à celui correspondant en 2004 (+ 2,3 %).
« Pour atteindre un compromis social efficace, n’est-il pas indispensable qu’une guerre de tranchées permanente ait lieu, sans vrais vainqueurs ni vaincus ? »
(Robert Muchembled, L’Orgasme et l’Occident, Une histoire du plaisir du XVIe siècle à nos jours)
« Rosbif et mouton, c’est tout ce qu’ils ont de correct. Que le Ciel garde tout chrétien de leurs sauces, et n’importe quel être humain de leurs innocents légumes, simplement bouillis et posés sur la table dans l’apparence que le Seigneur leur a donnée. »
« La sexualité, ça devrait être simple, on devrait pouvoir appeler les gens et dire « alors, ce soir, tu veux baiser ou faire un concert ? » parce que ça n’est ni plus ni moins intéressant qu’autre chose. »
C'est avec ce tableau de Jean de Létin, Sainte Praxède soignant les chrétiens suppliciés, que je souhaite un bon jour du Seigneur à mon cher Jean, à la Farkasse hérétique, et à tous les autres dingues.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
Nuit du vendredi 16 septembre 2005 au samedi 17 septembre 2005
Attitude déraisonnable aujourd’hui. A ma librairie préférée, après avoir encaissé à la banque un petit chèque, j’ai commis cinquante euros (quarante-huit cinquante, pour être plus précis) d’achats. Enfin, bon, voilà, quoi.
Acheté : La Possibilité d’une île (Houellebecq), Liberté et neurobiologie (John R. Searle), Le Réel et son double (Rosset, en Folio), Oui (Thomas Bernhard), En l’absence des hommes (Philippe Besson). Bon, cela aurait pu être pire.
Sensation curieuse sur le chemin du retour, que j’ai fait à pied. Une légère tristesse, envie de « baisser les bras » comme on dit, et cela m’a d’autant plus frappé que j’ai passé avec une sensation de détente et de sérénité remarquable. Sensation d’autant plus curieuse, et désagréable, que rien ne la justifiait vraiment. Et puis, maintenant, j’ai l’impression que c’est déjà passé.
Hier après-midi, vu E. avec qui j’avais rendez-vous devant l’hôtel de ville à seize heures. Nous sommes restés quelques heures dans un café du quartier, puis allés chez Gibert, où j’ai résisté à toutes les tentations (notamment la biographie de Malraux en Folio par Olivier Todd). […]
J’ai passé un bon moment avec E.. Discuté un peu de nos vies respectives, nos projets, nos soucis d’argent (elle m’a dit avoir eu de véritables insomnies l’an dernier à cause de cela, et ne pouvoir tenir que grâce à l’argent avancé par les parents de son copain). E. fait vraiment partie des quatre ou cinq personnes qui me sont proches. Certaines expériences communes jouent, évidemment […]. Mais la proximité acquise grâce à cette communauté d’expériences ne suffirait pas, je crois, à expliquer notre entente, d’autant que nous ne nous sommes fréquentés quotidiennement que pendant une période finalement assez courte de notre vie.
[…]
0h33.
Sur un récent post du blog A l'heure américaine de Pascal Riché et Laurent Mauriac, correspondants de Libé aux Etats-Unis, on peut voir la photographie d'un petit mot de George Bush demandant à Condoleezza Rice l'autorisation d'aller aux toilettes.
« Dans une histoire littéraire aussi éclatante que celle qui s’exprime à travers cet instrument admirable, à la fois délicat et indestructible, toujours menacé et toujours vainqueur, de la langue française, toutes les générations ne sont pas égales en richesses et en splendeur. »
(Jean d’Ormesson, lors de sa réception à l’Académie française, le 6 juin 1974)
« Ce mec est fascinant. Il pourrait être terrifiant s’il n’avait justement pas cette capacité d’annihiler toute possibilité de terreur, par le simple truchement d’une voix et du gras. »
(Mon iench', sur une aire d'autoroute un récent post de son putain de gue-blo, à propos d'Alexandre Adler)
« En Angleterre, faire l’amour n’est pas un plaisir mais une fonction […]. Ma grande critique envers l’homme anglais, c’est qu’il n’accorde pas assez de temps, d’effort ou d’attention à l’acte sexuel et le rend donc aussi plat, rance et accablant qu’une tranche de l’un de ses puddings froids. »
« La société d’aujourd’hui est anale, c'est-à-dire qu’elle n’est pas tournée vers l’avenir, mais vers l’intérieur, vers l’anus. […] On ne pense plus qu’à soi, on ne pense plus qu’à son trou du cul. La mort est une fiction médiatique. »
« Née sous un rude et pluvieux climat qui la maintient à l’abri quand elle est au repos, la nation pousse ses vigoureuses branches à partir de la racine pivot de la vie domestique. La fin et les moyens de son activité sont de protéger l’indépendance et l’intimité de ses maisons. »
(Ralph Waldo Emerson, Traits du caractère anglais)
Hier après-midi, un peu trop parlé de moi, mais au moins j’y vois un peu plus clair dans mon avenir (enfin, pas tellement plus, mais je sais comment je dois agir dans les prochaines semaines). A propos d’avenir, je dois toujours appeler mon nouveau vieux pote O. pour lui donner quelques nouvelles.
La semaine dernière, regardé le soir au moins deux films en DVD : Les Grandes gueules et Le Mur de l’Atlantique. Après quoi, je me suis très bien endormi. Mais à ma propre surprise, je continue de m’endormir très bien. Je dors généralement sept heures d’excellent sommeil, sans interruption, ou alors avec juste un très bref réveil qui me laisse le temps de regarder l’heure et puis je me rendors. Il y a peut-être encore une nuit par semaine où je dors moins bien, et encore. Je me demande quelle est, ou a été, l’influence de ma tabagie sur mon sommeil. Certainement mauvaise, bien sûr, mais dans quelle mesure ?
Passé le week-end [nom d’une ville de banlieue]. Lu dimanche L’Ignorance de Kundera. Excellent même si je devais peut-être un peu m’emmerder dans les premières pages.
Regardé l’après-midi Boudu sauvé des eaux, film de Jean Renoir qui a terriblement (mal) vieilli. Le soir, vu à la télévision Panic Room avec Jodie Foster, correct sans plus.
Commencé dimanche soir Les Anglais, Portrait d’un peuple de Jeremy Paxman.
La nuit dernière, un rêve comme on n’oserait en rêver, dont les principaux épisodes (en tout cas, les seuls dont je me rappelle) sont les suivants :
- une jeune femme était partie en vacances sur les rives du lac Victoria avec la famille De Gaulle : le Général, son épouse et son fils Serge (car dans le rêve le Général a un fils prénommé Serge). Elle se fait agresser par non pas le fils du Général, ce qui ne surprendrait pas trop, mais par le Général lui-même (une photo le montre même arrachant son corsage à la demoiselle). Son attitude la traumatise et l’effraie tant qu’elle n’hésite pas à se jeter à l’eau t à traverser le lac à la nage malgré le risque d’être dévorée par un crocodile,
- je rentre dans un supermarché pour y acheter des biscuits au chocolat avec quelqu’un (C. ?) qui, n’ayant sans doute pas compris que je ne compte pas réprimer mes envies, se propose initialement de me payer ce que je prendrai mais il se ravise, je crois à ma demande, à la caisse,
- la patronne du café d’en bas de chez moi me propose d’apporter un café au lait à mon ancienne marchande de journaux, chez elle, et d’en emporter un pour moi, que je boirai avec elle, mais lorsque j’arrive chez mon ancienne marchande de journaux celle-ci me dit qu’il est beaucoup trop tard (il n’est pourtant que 20h38) et me congédie immédiatement en me priant de revenir un autre jour,
- des inondations dans des pièces dont l’une est une chambre occupée par une jeune fille alitée, je sympathise avec un facho d’un groupe de jeunes bourges fachos qui font la fête dans un sous-sol (inondé également) ressemblant vaguement au sous-sol où mon grand-père passa ses dernières années, peut-être le jeune facho m’a-t-il rendu quelque service (du genre m’aider à écoper dans la chambre de la jeune fille ou dire à ses camarades de faire un peu moins de bruit pour qu’elle ne soit pas trop dérangée).
« Plus vaste est le temps que nous avons laissé derrière nous, plus irrésistible est la voix qui nous invite au retour. Cette sentence a l’air d’une évidence, et pourtant elle est fausse. L’homme vieillit, la fin approche, chaque moment devient de plus en plus cher et il n’y a plus de temps à perdre avec des souvenirs. Il faut comprendre le paradoxe mathématique de la nostalgie : elle est le plus puissante dans la première jeunesse quand le volume de la vie passée est tout à fait insignifiant. »
« Telle est la loi de la mémoire masochiste : à mesure que des pans de sa vie s’effondrent dans l’oubli, l’homme se débarrasse de ce qu’il n’aime pas et se sent plus léger, plus libre. »
« Le gigantesque balai invisible qui transforme, défigure, efface des paysages est au travail depuis des millénaires, mais ses mouvements, jadis lents, à peine perceptibles, se sont tellement accélérés que je me demande : L’Odyssée, aujourd’hui, serait-elle concevable ? L’épopée du retour appartient-elle encore à notre époque ? Le matin, quand il se réveilla sur la rive d’Ithaque, Ulysse aurait-il pu entendre en extase la musique du Grand Retour si le vieil olivier avait été abattu et s’il n’avait rien pu reconnaître autour de lui. »
Au terme d'échanges intensifs qui ont commencé en janvier 2004, les négociations sur la participation de l'Inde au programme européen de radionavigation par satellite ont abouti à la signature d'un accord à New Delhi à l'occasion du sommet UE-Inde. Cet accord garantira une présence optimale de Galileo en Inde et assurera la coopération nécessaire pour mettre en place des systèmes régionaux «d'augmentation» basés sur EGNOS et GALILEO. Par ailleurs, la Commission vient d'attribuer un milliard d'euro pour le financement des deux dernières phases du projet : la couverture des opérations de déploiement et l'exploitation commerciale.
Rêvé la nuit dernière que je surprenais E. en train de se branler. E. est très gêné, je m'asseois à ses côtés et, malgré un début de protestation, voulant poursuivre ce qu'il avait commencé, je glisse ma main dans son pantalon où il a rangé l'objet du délit. Je suis surpris de la taille importante de l'objet et de son extraordinaire rigidité.
Le conseil d'administration de la Népomucène World Company adresse ses plus vifs remerciements à Anatole (prénom fictif) qui a bien voulu transmettre hier, dans un post de son gue-blo, les voeux de bon jour du Seigneur de Monsieur Népomucène, celui-ci se trouvant alors dans l'impossibilité de se connecter au ouaibe.
Le service de presse de la Népomucène World Company.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
Le jeune et beau Népomucène tient à rappeler aux garçons figurant dans son bloc permanent de la bogossité, en bas à droite de la page de son blog, qu'ils sont invités à le contacter.
« Dire qu’il y a des imbéciles pour puiser des consolations dans les beaux-arts. Comme ma tante Bigeois : « Les Préludes de Chopin m’ont été d’un tel secours à la mort de ton pauvre oncle. » Et les salles de concert regorgent d’humiliés, d’offensés qui, les yeux clos, cherchent à transformer leurs pâles visages en antennes réceptrices. Ils se figurent que les sons captés coulent en eux, doux et nourrissants et que leur souffrances deviennent musique, comme celles du jeune Werther ; ils croient que la beauté leur est compatissante. Les cons. »
« Qu’on me donne quelque chose à faire, n’importe quoi… Il vaudrait mieux que je pense à autre chose, parce que, en ce moment, je suis en train de me jouer la comédie. Je sais très bien que je ne veux rien faire : faire quelque chose, c’est créer de l’existence – et il y a bien assez d’existence comme ça.
La vérité, c’est que je ne peux pas lâcher ma plume : je crois que je vais avoir la Nausée et j’ai l’impression de la retarder en écrivant. Alors j’écris ce qui me passe pas la tête. »
Je n’ai pas écrit, c’est mal, depuis mon retour de [province]. Ces derniers jours, j’ai surtout lu. J’ai repris La Nausée, dont je n’avais lu (ou plutôt re-lu, puisqu’il s’agit d’une relecture d’un texte lu au printemps 1995) que trente pages au mois de juillet lors de mon séjour [du mois de juillet], alors que je comptais bien profiter dudit séjour pour lire beaucoup, mais voilà, mes journées étaient des plus chargées, et l’on nous a même trouvé des activités pour meubler nos soirées, des fois que l’on s’ennuierait.
Qu’est-ce qui m’a tant plu, lors de ma première lecture, dans ce texte ? [Mon vieux pote F.] me disait qu’il ne pouvait pas réduire ce texte à de la philosophie, que c’était plus que ça, que, je retraduis sa pensée, ou ce que j’en ai compris, dans mes propres termes, c’était de la littérature et que cela ne pouvait être résumé, enclos, par le terme de philosophie. Je lui dis avoir une impression exactement symétrique, et que si j’indiquais trouver à La Nausée une valeur philosophique, c’était justement parce que définir le texte comme une œuvre littéraire me paraissait le limiter, un peu sur le mode « après tout, ce n’est que littérature », le renvoyer sur les rayons trop fournis d’une bibliothèque romanesque dont les ouvrages se laissent lire aimablement, à titre de divertissement. Finalement, nous sommes tombés d’accord pour dire que ce roman décrivait une expérience existentielle, ce que devrait d’ailleurs toujours faire, dixit [mon vieux pote F.], un roman (ou a-t-il dit « la littérature » ?).
Si je parlais de philosophie, ce n’est pas simplement par précaution oratoire : « attention, hein, n’allez pas croire que mon roman préféré (je ne sais si La Nausée est mon roman préféré, mais peu importe, c’est pour donner idée de ce que je veux dire, au besoin en forçant le trait, mais si peu), ce n’est que de la littérature, du roman, bref, des trucs qui n’existent pas ». C’est aussi que c’est précisément ainsi que j’ai perçu La Nausée lors de ma première lecture : ce livre m’a donné une paire de claques philosophique. Après l’avoir achevé, moi qui ne savais pas encore quelles études supérieures je ferais et n’excluais pas de faire des études de philosophie, je me suis dit : bon, coco, la philosophie, ce n’est pas pour toi, il y a ce livre, là, dans tes mains, qui contient tout ce que tu penses, qui te le formule comme jamais tu ne le formuleras, avec une finesse et une acuité auxquelles tu ne peux pas prétendre, à propos des questions philosophiques les plus importantes (disons, en gros : le monde, le sens de la vie), il te reste désormais à étudier les sujets les plus rasants de la Terre (la philosophie des sciences, par exemple) et tous les philosophes qui ne disent pas tout à fait des choses aussi justes, et les disent plutôt moins bien, donc basta, la philo, c’est fini. Evidemment, telle attitude, telle arrogance dans mon jugement peut s’expliquer par mon âge d’alors, je n’avais pas encore dix-sept ans, et tout ce que cela implique, naïveté, manque de culture, « fougue de la jeunesse », emportement, enthousiasmes adolescents, manque de recul, etc., toutes choses qui n’ont pas forcément disparues en moi mais dont j’avais encore moins conscience alors qu’aujourd’hui.
Après avoir relu ce texte, dix ans après, je ne tombe pas (je ne tombe plus) dans le travers consistant à croire qu’il contiendrait tout ce qu’il faudrait savoir d’essentiel sur l’existence. Reste cependant quelque chose de l’enthousiasme initial : des passages où je me dis « mais oui, mais c’est bien ça, mais c’est vrai ». J’essaierai de revenir plus précisément dans les prochains jours sur ces passages et sur la manière dont ils ont fait sens pour moi lorsque je les ai lus pour la première fois, et dont ils continuent de faire sens.
La Nausée finie, je retourne désormais à la lecture des Carnets de la drôle de guerre. Ce soir, j’en suis au passage où Sartre, au début du « Carnet III » aborde la question de la volonté. Il me semble bien que je n’avais pas compris grand-chose, lors de ma première lecture, à l’été 2002, du début de ces développements, et j’ai aujourd’hui l’impression que certains moments me demeurent tout à fait obscurs. Je suis amené à regret au constat suivant : philosophiquement, je suis profondément léger, je n’ai pas les bases minimales pour aborder sérieusement la plupart des questions. Pourtant, la résistance que m’oppose les textes ne me décourage pas totalement (sans doute est-ce que je n’ai pas encore abordé de texte totalement décourageant, et il est bien possible que je fasse moins le malin au moment d’aborder, par exemple, la Critique de la raison dialectique ou encore, lorsque je me serais procuré une traduction Martineau, Sein und Zeit), je trébuche, je titube, un peu comme qui aurait bu des alcools trop forts pour sa petite nature, mais je n’abandonne pas, je ne déclare pas forfait, je me persuade qu’il en restera quelque chose, et que la difficulté technique, comme le dit Bouveresse dans Le Philosophe et le réel, est, citation de mémoire donc approximative, « normale et toujours surmontable », et, pour aller au bout de ma pensée, vouée-à-être-surmontée.
En parcourant Le Monde des livres de, je crois, la semaine dernière, impression de reconnaître immanquablement le style de Josyane Savigneau à la quantité remarquable de clichés qu’elle peut enchaîner en un minimum d’espace typographique. Sans oublier les chutes (mais je dois admettre ne pas être sûr que l’article en question de Savigneau obéissait à cette règle, je procède un peu en me disant « si ce n’est lui, c’est donc son frère ») : les chutes des éditoriaux du Monde et de certains articles de journalistes du Monde évoquent trop souvent les « ouvertures » par lesquelles le lycéen studieux est prié de clore sa dissertation. Cela donne généralement une généralité qui ne mange pas de pain, une question gratuite conçue pour « donner à penser » et qui semble parfois avoir été lancée d’un air entendu (« si vous voyez c’que j’veux dire »), une petite nuance que rien n’étaie, qui ne présente aucun intérêt mais qui fait tellement bien pour montrer l’équilibre d’une pensée bien balancée.
Un peu lu le numéro du Nouvel Obs à la une putassière « Faut-il brûler la psychanalyse ? », une une comme le Nouvel Obs sait si bien les faire. Initialement, je craignais le pire. Eh bien, pas du tout. Il n’y a certainement pas ce qu’il faut de mise en perspective, d’éléments d’information permettant de juger vraiment le fond du problème, mais ce que le dossier (à charge, on peut le dire) présente est assez troublant, et pas vraiment putassier. C’est la parution d’un ouvrage intitulé Le Livre noir de la psychanalyse (hempf, carrément…) qui suscite ce dossier.
Revenir dans les prochains jours sur : le sommeil, trois passages de La Nausée (l’aventure, le miroir et le Jardin public) et quelques passages des Carnets.
Ca commence par le mec qui assure la rubrique boursière : « L'appétence du marché parisien pour la hausse se confirme. »
Ensuite, le journal du 12h30 commence par la sortie du Président de la République de l'hôpital, en direct. Au-delà de quelques précisions quant aux lieux (une allée, à la sortie d'un bâtiment) ou aux personnes qui l'entourent (ses médecins, son épouse), on doit subir les commentaires charognards de la journaliste, scrutant la voix, la silhouette, la démarche, etc., de Jacques Chirac, tous points qu'elle semble détailler avec un souci maniaque de nous montrer qu'elle n'a effectivement strictement rien à dire. Oh, oui, il a l'air un peu fatigué (ça, c'est de l'information). Et puis, une fois que le Président a fini son topo, elle nous annonce que le Président ne se dirige pas vers sa voiture mais « de l'autre côté » où se trouvent « des fans », qu'il va saluer. Oh, oui, les « fans », ça, ça manquait au tableau, les « fans » de Jacques, l'idole des jeunes. On se rattrape comme on peut ensuite (n'a pas l'habileté d'un singe qui veut) : les « fans » deviennent « des citoyens » (pourquoi tu ne dis pas « des gens », tout simplement, gourdasse ?). Après quoi on nous indique que, vu les traits tirés de Bernadette Chirac, les choses n'ont « pas dû être aussi simples » durant cette semaine (ah, ah ! on nous cache tout ! on nous dit rien ! l'arbre qui cache la forêt ! etc.). Ah oui ? Tu en sais quoi, de la semaine de Bernadette ? Elle a des problèmes de sommeil ? Elle était en vacances ? Elle s'est engueulée avec quelqu'un ? Elle a fait beaucoup de déplacements ? Elle a eu de nombreux rendez-vous ? Tu l'as faite, la semaine de Bernadette ? Non ? Alors, ta gueule !
Bon, quelques minutes plus tard, c'est « l'expert médical » de France Info qui est convoqué. « En tant que médecin, comment vous est-apparu Jacques Chirac ? » Un médecin qui accepte d'être convoqué pour livrer un avis sur les traits ou la voix d'un mec, hem, bon, c'est pas l'mien, hein. Heureusement, l'homme justifie sa présence en nous indiquant ce qu'il a cru pouvoir remarquer : « Rien que de très banal. »
C'est trop, je ne peux plus, je change de station.
« J’ai voulu que les moments de ma vie se suivent et s’ordonnent comme ceux d’une vie qu’on se rappelle. Autant vaudrait tenter d’attraper le temps par la queue. »
« Voici ce que j’ai pensé : pour que l’événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu’on se mette à le raconter. C’est ce qui dupe les gens : un homme c’est toujours un conteur d’histoires, il vit entouré de ses histoires et des histoires d’autrui, il voit tout ce qui lui arrive à travers elles ; et il cherche à vivre sa vie comme s’il la racontait.
« La littérature est la mémoire de l’humanité, et c’est pourquoi elle donne du fil à retordre aux tyrans de tout poil, aux Etats policiers soi-disant socialistes et même aux simples menteurs et imbéciles. »
« J'ai vraiment envie que tu me baises.
- Ah ? Tu te fais chier à ce point dans ta ville ?
- Grâââve.
- Courage ! Plus que quatre ans à tenir.
- HIJO DE PUTA !
- Oui Maman. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
Ce qui est parfois rageant, avec certaines personnes qui vous disent ne pas avoir besoin de vos services pour leur tenir la plume, c'est qu'ils vous répondent en faisant des fautes.
« N'écrit-on des livres que pour les lire, ou non point aussi pour l'usage domestique ? Contre un seul qui est lu d'un couvert à l'autre, mille sont feuilletés, un autre mille demeure dans la bibliothèque, certains servent à boucher les trous de souris, d'autres encore sont lancés contre les rats, plusieurs servent d'escabeau, de tabouret, de tambour, d'assiette pour le pain d'épice, à tenir la fenêtre ouverte, et d'autres, enfin, d'allume-pipe. »
Où donc conserverais-je le mien ? On ne met pas son passé dans sa poche : il faut avoir une maison pour l’y ranger. Je ne possède que mon corps ; un homme tout seul, avec son seul corps, ne peut pas arrêter les souvenirs ; ils lui passent au travers. Je ne devrais pas me plaindre : je n’ai voulu qu’être libre. »
La nuit dernière, je rêve que Ratzinger Benoît XVI, moins d'un an après son élection, est mort, qu'on l'enterre, je suis la procession, il est enterré dans un château quelconque en France, nous passons par une infinité de pièces, par des jardins, avant de le mettre en terre. Je dis qu'il aura été un cardinal détestable avant d'être un pape excellent.
Alors, là, c'est en 2005, il fait beau, je me sens terriblement bien, l'été touche à sa fin.
(Je rentre du café où j'ai lu une cinquantaine de pages de Sartre, et en ce moment même Abdel Kader vit quelque part sur cette planète et il n'a rien à taper de moi, je suis dégoûté de la vie, veu-gra)
« Ils n'ont pas besoin d'un littéreux sachant écrire à la direction de la communication de ta boîte ?
- Lol...en stage ?
- Euh, en CDD ou CDI avec un bon salaire. :o)
- Tu peux crever la bouche ouverte.
- Pardon ?
- Nous vous remercions pour l'intérêt que vous avez formulé pour notre entreprise, toutefois nous avons le regret... »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Je n’ai pas besoin de faire des phrases. J’écris pour tirer au clair certaines circonstances. Se méfier de la littérature. Il faut écrire au courant de la plume, sans chercher les mots. »
Une réunion a eu lieu le 31 août dernier au ministère des Affaires étrangères, à l'initiative du Ministre, Philippe Douste-Blazy, sur le programme Galileo, programme européen de radionavigation par satellites. Cette réunion avait pour objectif d'illustrer le très fort engagement de la France en faveur du succès de ce programme européen.
« J'ai souvent écrit que c'est en étant le plus particulier qu'un écrivain atteint l'intérêt le plus général, parce que c'est en se montrant le plus personnel qu'il se révèle par là même, le plus humain. »
Où l'on se dit qu'on a raison de penser ce qu'on pense de certains
« La classe politique a dans sa majorité souhaité un prompt rétablissement au chef de l'Etat, dont l'hospitalisation a perturbé l'université d'été de l'UMP. Seuls le Front national, le parti communiste et l'extrême-gauche sont restés silencieux. »
« Quand on vit seul, on ne sait même plus ce que c'est que raconter : le vraisemblable disparaît en même temps que les amis. Les événements aussi, on les laisse couler ; on voit surgir brusquement des gens qui parlent et qui s'en vont, on plonge dans des histoires sans queue ni tête : on ferait un exécrable témoin. »
« Impossible de ne pas penser à l’attaque allemande qui a sans doute lieu en ce moment. Je me sens lié à ce monde qu’on veut détruire. Je réalise que je lui appartiens. Impossible de ne pas sentir ses attaches. Ce monde qu’on détruit, ce monde de la paix, c’est en lui que j’étais homme, chaque destruction partielle est un peu ma destruction. »
« Je ne me remettrai jamais, je le crois vraiment, de sa mort. Car que faire, parfois ? Que penser ? Il n’y avait plus cet homme foudroyé qui puisse me le dire, il n’y avait que lui que je puisse croire. Sartre est né le 21 juin 1905, moi le 21 juin 1935, mais je ne pense pas – je n’en ai pas envie d’ailleurs -, je ne pense pas que je passerai encore trente ans sans lui sur cette planète. »
« L'homme qui a été élu avec les voix du Likoud lui a tourné le dos. Il a abandonné les principes du Likoud. Il a choisi une voie différente, la voie de la gauche. »
_____________________________________________________
Le bandeau ci-dessus a été conçu par M. Gayberry.
_____________________________________________________
Lecture(s) en cours :
Je me permets de vous indiquer quelques blogs divers et variés qui présentent au moins pour point commun de tous m'intéresser, quoique ce soit parfois pour des raisons différentes.
[NB1: la liste des blogs n'est pas exhaustive]
[NB2: les descriptions que je donne ci-dessous doivent être lues comme l'expression d'une sensibilité qui m'est personnelle et non comme le reflet fidèle de la réalité objective de ce qui est décrit]
[NB3: si malgré l'avertissement précédent l'un ou l'autre des auteurs de blog ci-dessous évoqués considérait que mon propos, forcément trop synthétique et imparfait, donne une idée de son blog trop éloignée de sa réalité, qu'il n'hésite pas à me le faire savoir]
- le protocole, c'est le protocole:
Donc je place en haut de cette liste le blog de Samdech Norodom Sihanouk, ancien Roi du Cambodge. Pour l'anecdote, sachez que Samdech Norodom Sihanouk du Cambodge est favorable au mariage des homosexuels.
- catégorie plutôt culturelle/littéraire, ici et ailleurs:
Je recommande vivement le blog de Matoo , que je lis rarement mais de plus en plus souvent et toujours avec le plus grand intérêt. Des réflexions de son auteur sur ce qu'il peut lire ou voir. Toujours bien écrit et intelligent.
Je recommande autant qu'il est possible de recommander le blog de Waves, voire plus. De la vie, de l'intelligence, du talent. Du foutre aussi, ce qui ne gâche rien.
Le blog de Matthieux est bien écrit comme c'est pas permis.
Depuis peu est apparu le blog de Sixte , jeune "scribouillard" (dixit himself) qui, à mon humble avis, scribouille très bien.
Je peux aussi vous recommander le blog d'Olivier.
Mais à mon avis, vous feriez mieux d'aller voir directement son site personnel , d'une très grande richesse, très bien écrit, qui mêle étroitement création littéraire et journal personnel (je ne sais si "intime" serait approprié).
- blogs régulièrement lus sur ce site:
Le blog de MisterPatate, poétique, à sa manière peut-être, mais assurément poétique.
Le blog de Etasseureuh , sale gosse à l'humour décapant.
Le blog de Diabolito, sans doute ce qui se rapproche le plus d'un journal intime réussi (je ne dis pas par là qu'il est exhaustif; il me semble que la question de la qualité d'un "journal intime" et celle de son exhaustivité sont indépendantes l'une de l'autre), avec ce qu'il faut de finesse d'observation de l'existence humaine (je dis existence et non pas nature pour des raisons que je ne développe pas pour l'instant).
Le blog de Nico_Paris12, chez qui je retrouve parfois quelques traits de ma vie, mais perçus avec un peu d'humour.
Le blog de Ricroel, "drôle malgré lui" (J. Diabolito); Ricroel a écrit les scénarios et les dialogues de plusieurs films de Woody Allen.
Tant qu'à faire, vous pouvez aussi lire celui de Matth-dk, qui n'est pas sot non plus.
Le blog de Bamf, décalé, mi-déjanté mi-sarcastique mi-autodérision (je sais, ça fait trois moitiés, mais je n'ai pas fait maths sup', alors bon, hein).
- ailleurs:
Le blog de Ruxor, qui est très loin d'être sot et doué d'une grande aptitude à l'analyse de la vie (précision: ne pas interpréter ce que j'en dis comme un jugement, car ce n'en est pas un).
Je regroupe ensemble les blogs de Bradshaw, Dextropropoxyphèneet Paumé dont les univers me paraissent proches, et me fascinent.
______________________________________
Une fournée de nouveaux liens vous menant en divers endroits de la blogosphère (désormais par ordre chronologique d'ajout à mes liens) :
- chez freakydoll, parce qu'il y a du foutre et que ça me plaît,
- chez Elizabethtessier, électeur de trèmovèzfoa mais pratiquant parfois un humour 2bongoo2bonaloi, quoiqu'un peu cruel,
- chez Romain, parce que je trouve qu'il fait preuve d'une grande sensibilité, dans le meilleur sens du terme, dans ses articles sur ses relations avec les garçons,
- chez Jipé, un cadre sensible et plein d'humour, lecteur du journal dans lequel écrit Alexandre Adler, ce qui n'est pas une mince affaire,
- chez Pascal Riché, le correspondant aux Etats-Unis de Libération, et pas seulement parce que son blog m'a appris qu'aux Etats-Unis, à la piscine, les hommes se douchent collectivement et généralement sans maillot,
- chez Sixte (bis), parce qu'il a ouvert un autre blog, ailleurs,
- chez Kevin Sites, journaliste indépendant, actuellement en Irak pour la chaîne américaine NBC (en anglais),
- chez Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, professeur d'économie, etc., dont le blog avait été évoqué sur le sien par Nicolas,
- chez Glenn Reynolds, professeur de droit à l'université du Tennessee, qui s'intéresse notamment aux questions des nouvelles technologies, de la liberté individuelle et de leurs relations,
- chez Pierre Haski, correspondant de Libération en Chine.
- sur le blog A l'heure américaine, que Pascal Riché vient (janvier 2005) d'ouvrir avec son collègue Fabrice Rousselot, le précédent blog de Pascal Riché, consacré à l'élection présidentielle américaine de novembre 2005, n'ayant plus lieu d'être,
- chez Chapichapo dont le blog présente cette particularité qu'il est régulièrement mis à jour quoique définitivement fermé,
- chez Baptiste Coulmont, sociologue enseignant à l'université de Paris 8 - Vincennes,
- sur la république des livres, le blog de Pierre Assouline, journaliste et écrivain, ancien directeur de Lire, chroniqueur au Monde 2, critique au Nouvel Observateur,
- chez Anatole (prénom fictif), pour son humour, pour ses qualités d’écriture, pour ses séries (bonnes lectures dominicales, jeunes giscardiens, belles cartes postales, etc.), pour Bernard Menez,
- chez Cathogay, dont le blog contient des lectures et des réflexions, le tout étant très intéressant, sur le sujet "être gay et être catholique" (et on n'est pas obligé d'être gay ni d'être catholique pour apprécier, hein),
- chez Oli, où l'on trouve des lectures, du ciné et de l'actu,
- chez Mike qui écrit de bien jolis récits de rencontre,
- chez Alain Juppé, ancien Premier Ministre, ex-futur Président de la République,
- sur le kolkhoz-blog, centre de réflexion et de prospective sur le marxisme-léninisme,
- chez Gerboise, parce que, pour un vulgaire rat, il écrit bien tout de même (bon, en plus, il est beau, mais je ne vais pas vous dire un truc pareil, on va encore me trouver superficiel),
- chez Hugoindigo, parce qu'il fait bon s'y promener,
- chez Matthieux, qui a ouvert un nouveau blog, ailleurs,
- chez M'sieu Pheel, parce qu'il est complètement ouf'.
Bloc permanent de la bogossité
Le principe est simple : si vous êtes l'une des personnes figurant dans ce bloc permanent, vous êtes invité à m'écrire. Je crois que je vous lirai avec plaisir.