Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.
Ceci n'est pas un blog.
This is not a blog.
"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".
(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)
"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".
(Gaston Bachelard)
J'écoute : les coups de marteau chez ma voisine du dessus Je regarde : mon écran Je joue : pas Je mange : trop de glucides Je bois : du café Je cite : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer" Je pense : uniquement les jours pairs Je rêve : moins souvent qu'il y a quelques mois (mis à jour mercredi 11 juin 2008 à 21:57)
« La solitude à deux, c’est l’enfer consenti. Dans la vie du couple, le plus souvent, il existe dès le début certains détails, certaines discordances sur lesquelles on a décide de se taire, dans l’enthousiaste certitude que l’amour finira par régler tous les problèmes. Ces problèmes grandissent peu à peu, dans le silence, avant d’exploser quelques années plus tard et de détruire toute possibilité de vie commune. »
« Finalement, le plus grand bénéfice dans le métier d’humoriste, et plus généralement de l’attitude humoristique dans la vie, c’est de pouvoir se comporter comme un salaud en toute impunité, et même de pouvoir grassement rentabiliser son abjection, en succès sexuels comme en numéraire, le tout avec l’approbation générale. »
« Il y a des gens qui ne vivent pas la vie présente : c’est tout comme s’ils se préparaient, en y consacrant toute leur ardeur, à vivre on ne sait quelle autre, mais pas celle-ci, et pendant qu’ils font cela, le temps s’en va et il est perdu. On ne peut pas remettre en jeu la vie comme un dé qu’on relance. »
Rêvé la nuit dernière que je rencontrais le général de Gaulle. Je venais avec tout plein de livres, certains pour les lui offrir, quelques autres pour je-ne-sais-plus-quoi (peut-être en discuter avec lui, lui demander des précisions sur ce qu'il en penserait, ou lui demander de les dédicacer ?).
A un autre moment du rêve, je suis dans mon café le plus habituel, installé au comptoir, et j'essuie des bols en verre. Un monsieur (qui a l'air de séjourner actuellement, in real life, chez les patrons) me dit que je ne dois pas me donner cette peine, que je ne suis pas là pour cela. Je lui dis que ce n'est rien, d'autant que je m'y prends mal, ou que je n'ai pas les bons torchons, ce qui fait que je laisse des traces de doigt sur le verre. Il en prend le bol que j'ai dans les mains et l'examine en le plaçant entre ses yeux et la lumière au-dessus du comptoir, et me dit quelque chose comme " effectivement ".
« Le discours philosophique ne sculpte pas des statues immobiles, mais, tout ce qu’il touche, il veut le rendre actif, efficace et vivant, il inspire des élans moteurs, des jugements générateurs d’actes utiles, des choix en faveur du bien. »
Rêvé d'un cimetière dans le sud de la France, d'une ville fortifiée que je vois de ce cimetière sans parvenir à l'identifier, de Matthieu "bel enfant" avec qui j'en discute, de Y.Z. que je croise, qui exerce le même emploi que la dernière fois que je l'ai vue, qui me donne sa carte pour que je j'aie de nouveau son adresse électronique qui, dit-il, n'a pas changé (c'est faux, je le constae en la lisant), de liaison ferroviaires provinciales (Lorient-Bordeaux ? ou peut-être Bordeaux-Brest ?), et m'explique la situation politique de son pays, et répond à une question que je me pose depuis plusieurs années à ce sujet, d'un chauffeur de taxi fort sympathique mais ne connaissant pas la route pour aller chez mes parents, d'incidents graves entre gitans et CRS sur les routes de campagne du Sud de la France à la suite de l'agressoin violente d'un gitan, désormais logiquement en fuite (j'apprendrai plus tard qu'il a pu gagner le Luxembourg et y obtenir la nationalité luxembourgeoise), de ma grand-mère (là, je ne me rappelle rien), de la reine d'Angleterre qui tombe du ciel lors d'un spectacle (mais on s'apercevra, la Reine n'est pas si moderne que cela, que ce n'est pas la Reine mais nun mannequin fort ressemblant qui tombé du Ciel), de discussions familiales à propos des incidents entre gitans et CRS, d'une plage (inconnue) où deux hommes s'embrassent, et qu'il y a une boîte où peuvent être admis à danser les seuls garçons en string (!!!). Quelque part dans le rêve il y a aussi Catherine de G. Et la belle Noctis.
Guillaume, si vous me lisez, n'hésitez pas à m'écrire. Je ne suis pas certain de vous avoir jamais vu dans l'un des films ou l'un des téléfilms dans lesquels vous avez pu jouer, mais je suis déjà fan de vous.
« Il n’y a pas d’autre fruit à tirer de la connaissance des phénomènes célestes que la paix de l’âme et une ferme assurance, comme c’est le but également de toutes autres recherches. »
« Grâces soient rendues à la bienheureuse Nature qui a fait que les choses nécessaires soient faciles à atteindre et que les choses difficiles à atteindre ne soient pas nécessaires. »
C'est avec cette photographie de la Petite Chapelle de Guernesey, que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, Anatole (prénom fictif), qui est totalement frappé, mon iench', qui déteste ces trucs-là, Gaston, dont j'espère qu'il se porte bien, et Margotte, qui est méthodiste.
Bon jour du Seigneur aux autres aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
« Sur le fondateur du christianisme, l’avantage de Socrate est le sourire qui nuance sa gravité et cette sagesse pleine d’espièglerie qui fait à l’homme le meilleur état d’âme. »
(Nietzche, Humain trop humain. Le voyageur et son ombre)
« On ne peut pas rester toujours sur les sommets. Au temps de l’effort succède celui du relâchement. Plus tard, quand la confusion aura de nouveau tout envahi, on se souviendra de De Gaulle. C’est la jeunesse qui le découvrira. C’est pour elle que je m’astreins à cette dernière tâche [les Mémoires d’espoir]. C’est elle qui, avec son intransigeance habituelle, imposera la rigueur sans laquelle il n’y a pas de grandes affaires… C’est elle qui saura reconnaître ce qui est essentiel. Ce sont les idées simples et élevées qui touchent les hommes. Ils se sentent grandis en épousant une grande cause. »
La nuit dernière, rêvé que j'étais en khâgne à Henri IV, avec comme professeurs de philosophie deux professeurs que je connais (l'un étant effectivement, dans la réalité, prof' de khâgne, l'autre étant prof' de philo en terminale dans un lycée de province).
Parmi les élèves, je suis surpris de trouver la fille de Mitterrand. Hein ? quoi ? elle est encore en khâgne, elle ? On m'explique qu'ayant eu le concours de l'ENS de (à l'époque) Fontenay (maintenant Lyon), elle est revenue en khâgne pour avoir le concours de l'ENS de la rue d'Ulm.
Avec Jean B., celui qui, dans la réalité, est professeur de philo en terminale, que je tutoie et qui me tutoie, je discute de stratégies pour que son collègue qui ne me tutoie plus (ni dans le rêve ni dans la réalité) me tutoie de nouveau. Jean B. me suggère de faire en sorte que je sois amené à discuter avec eux deux, ensemble, et alors, tutoyant Jean B., il sera naturel de tutoyer son collègue.
« Il y a chez Sartre un héroïsme du pathétique qui nous dit que le sujet de la politique est par essence un sujet raté, mais qu’il y a aussi un art du ratage qui est la vocation même de l’intellectuel. »
(Patrice Maniglier dans le numéro « Notre Sartre », juillet-octobre 2005, des Temps Modernes
« L’entreprise paradoxale qui consiste à user d’une position d’autorité pour dire avec autorité ce que c’est que dire avec autorité, pour faire une leçon mais une leçon de liberté à l’égard de toutes les leçons, serait simplement inconséquente, voire autodestructrive, si l’ambition même de faire une science de la croyance ne supposait la croyance dans la science. Rien n’est moins cynique, moins machiavélique en tout cas que ces énoncés paradoxaux qui énoncent ou dénoncent le principe même du pouvoir qu’ils exercent. Il n’est pas de sociologue qui prendrait le risque de détruire le mince voile de foi ou de mauvaise foi qui fait le charme de toutes les piétés d’institution, s’il n’avait foi dans la possibilité et la nécessité d’universaliser la liberté à l’égard de l’institution que procure la sociologie ; s’il ne croyait aux vertus libératrice de ce qui est sans doute le moins illégitime des pouvoirs symboliques, celui de la science, spécialement lorsqu’elle prend la forme d’une science des pouvoirs symbolique capable de restituer aux sujets sociaux la maîtrise des fausses transcendances que la méconnaissance ne cesse de créer et de recréer. »
« Quiconque reconnaît la guerre de classes doit reconnaître la guerre civile, qui dans toute société de classes représente la continuation, le développement et l’accentuation naturels de la guerre de classes. »
« Le jugement des autres est le jugement dernier ; et l’exclusion sociale la forme concrète de l’enfer et de la damnation. C’est aussi parce que l’homme est un Dieu pour l’homme que l’homme est un loup pour l’homme. »
« La fièvre du résultat tangible va de pair avec une inflation sans mesure de la logique de l’évaluation. Tout semble s’apprécier à l’aune de la seule performance […]. Le réalisme dérive en conformisme, et la platitude lasse des vies sans horizons produit un inévitable désenchantement du monde. »
« En fait, l’histoire le montre, c’est toujours sous la conduite de prétendants au monopole du pouvoir de juger et de classer, souvent eux-mêmes mal classés, sous certains rapports au moins, dans le classement dominant, que les dominés peuvent s’arracher à l’emprise du classement légitime et transformer leur vision du monde en s’affranchissant de ces limites incorporées que sont les catégories sociales de perception du monde social. »
« Le ciel étoilé de Kant ne brille plus que dans la sombre nuit de la pure connaissance ; il n’éclaire plus le sentier d’aucun voyageur solitaire et, dans le monde nouveau, être homme c’est être seul. »
Je me souviens de T. ;
Je me souviens de la douceur de sa peau ;
Je me souviens du jour où T. m'a ri au nez ;
Je me souviens d'une semaine au ski avec T. ;
Je me souviens avoir considéré ses parents comme mes beaux-parents ;
Je me souviens de ce qu'Erwan m'a dit que T. avait dit sur mon compte ;
Je me souviens de ma réaction quand Erwan me l'a dit (émerveillement) ;
Je me souviens du silence de T. pendant cette semaine au ski ;
Je me souviens de T. se souvenant de mes paroles [ici, une anecdote que je ne recopie pas] ;
Je me souviens de T. parlant de moi ;
Je me souviens de mon envie de dire du bien de T. à tout le monde (printemps 98) ;
Je me souviens de la difficulté d'obtenir une soirée avec T. ;
Je me souviens qu'il fallait plus d'un mois ;
Je me souviens ne pas avoir pu résister à l'envie de lui offrir un cadeau pour son anniversaire (1999) ;
Je me souviens avoir appelé chez ses parents pour lui souhaiter un bon anniversaire (99) ;
Je me souviens du message ridicule que T. a laissé sur mon répondeur le jour de mon anniversaire (histoire d'être quitte) ;
Je me souviens de ce que T. n'est plus en France ;
Je me souviens que c'est fini ;
Je me souviens de mon désir ;
Je me souviens de mon envie de me jeter dans ses bras ;
Je me souviens que c'est fini.
Je me souviens de [M.], le vulgarisateur médiatique ;
Je me souviens de [M.] parlant de littérature (nul) ;
Je me souviens de [M.] parlant de la littérature (pathétique) ;
Je me souviens de [M.] parlant de la manière dont Drieu faisait l'amour (minable) ;
Je me souviens de [M.] recevant un jeune romancier (ridicule et exaspérant) ;
Je me souviens de [M.] donnant le fond de sa pensée quant au prix Médicis de l'année (en dessous de tout).
Je me souviens d'une agrégée d'histoire haïe ;
Je me souviens m'être promis de déboucher le champagne à sa mort [...] ;
Je me souviens du directeur de cabinet d'un ministre médiatique et agité ;
Je me souviens que c'était l'être le plus mou de la Terre ;
Je me souviens que c'était un hypocrite-roi ;
Je me souviens m'être promis de lui réserver le même sort qu'à l'agrégée ;
Je me souviens du jour où j'ai compris qui était sa fille ;
Je me souviens d'un autre directeur de cabinet de ministre [...] ;
Je me souviens que ce directeur a dû avaler son parapluie ;
Je me souviens que Marie l'imaginait en slip rouge ;
Je me souviens du keynésien névrosé et pitoyable ;
Je me souviens que ça aussi c'est fini.
Je me souviens de nombrils surdimensionnés ;
Je me souviens de trop de nombrils surdimensionnés ;
Je me souviens de la sur-vanité de Mme [...] ;
Je me souviens des cours atroces d'E.G. ;
Je me souviens de la gentillesse de [...] ;
Je me souviens du côté incurable snobinarde de [...] face à ses étudiants ;
Je me souviens de si peu de choses ;
Je me souviens d'une silencieuse complicité de P.P. et sa femme ;
Je me souviens de trop de choses.
Je me souviens (sans bien comprendre désormais ?) de J. ;
Je me souviens d'une nuit dans un café-concert avec T. et J. ;
Je me souviens de mon frère (?) ;
Je me souviens de T. parlant de l'homosexualité de B. (blague ?) ;
Je me souviens de B. au petit matin en train de manger des frites ;
Je me souviens de P. parlant (ou refusant de parler ?) de sa relation avec C. ;
Je me souviens de P. parlant du corps d'Aude ;
Je me souviens du bar qui n'existe plus ;
Je me souvient de Loïc, Vincent, Delphine, Julie, et de notre dernière nui qui aurait dû toujours durer ;
Je me souviens d'Eddy qui est libre comme le vent ;
Je me souviens de l'Autriche ;
Je me souviens de Berlin ;
Je me souviens de l'Irlande ;
Je me souviens de Rochester ;
Je me souviens de la dernière fois que je suis allé en Autriche (apogée ?) ;
Je me souviens de cette semaine passée au Flore (apogée ?) ;
Je me souviens que Marguerite Duras est morte la dernière fois que j'étais en Autriche ;
Je me souviens qu'Ernst Jünger est mort et quelques temps avant un séjour au ski ;
Je me souviens que Julien Green est mort quand j'étais au Portugal ;
Je me souviens de l'avant-dernier paragraphe de La Lenteur ;
Je me souviens auprès de qui j'étais quand je l'ai lu ;
Je me souviens d'Hadrian ;
Je me souviens d'Hadrian présentant son "bester Freund" en pleine nuit à Berlin-Est ;
Je me souviens que je n'oublierai ni l'Autriche, ni Berlin, ni l'Irlande, ni Rochester ;
Je me souviens ausi de Londres ;
Je me souviens que c'est fini ;
Je me souviens que c'est le printemps.
[Texte écrit dans la soirée du 1er mai 2000 (et, putain, qu'est-ce que c'est nul !)]
1 - Je me souviens m'être rendu à la bibliothèque lors d'un séjour à l'Université de Cornell, pour y emprunter et lire le "I remember" de Joe Brainard (le premier "je me souviens").
Je me souviens avoir lu mon premier Je me souviens dans un gros album paru à l'occasion du vingtième anniversaire de Libé.
2 - Je me souviens, dans ce même séjour, d'avoir randonné dans les Catskills et d'y avoir rencontré un porc-épic.
Je me souviens que le jardin familial est régulièrement visité par des hérissons, mais cela fait longtemps que je n'en ai pas vu.
3 - Je me souviens d'un voyage en Inde. Dans un bus ultrabondé, un voisin me demande "you are French ? Who is minister for education in France ?" Je réponds "Jean-Pierre Chevénement". "Ah, thank you" mon voisin semble très intéressé par ma réponse qui lui suffit : la conversation s'arrête là.
Je me souviens du cours de M. S. sur l'histoire de l'Inde, je peux encore parler des fouilles archéologiques de Mohenjo-Daro et d'Arappa.
4 - Je me souviens d'un autre indigène lors du même voyage qui m'avait demandé, au fond de la campagne, qui étaient les poètes actuellement en vue en France.
J'aime beaucoup employer le mot autochtone ou indigène dès que je quitte mon arrondissement.
5 - Je me souviens que Prévert était à la mode quand j'étais collégien.
Je me souviens que Prévert devait être à la mode quand j'étais en primaire. Je me rappelle d'un texte où il est question d'un oiseau, ou d'une cage d'oiseau. Mais était-ce de Prévert ?
6 - Je me souviens des "compagnons de route" du Parti Communiste.
Je me souviens de Georges Marchais.
7 - Je me souviens d'être allé assisté à un dépouillement à l'école Gagarine d'Ivry-sur-Seine, pour voir l'ambiance, et d'avoir reçu des menaces explicites de violences (non menées à terme).
Je me souviens que dans mon enfance l'avenue de la République s'appelait avenue Karl Marx.
8 - Je me souviens d'Apollo XIII et d'avoir prié pour les astronautes pendant la séance de catéchisme.
Je me souviens que je détestais les mères de famille bien sages qui prononçaient catéchiss'.
9 - Je me souviens des publications catholiques Fleurus, et notamment de Sylvain et Sylvette.
Je me souviens avoir été un client du groupe Bayard (J'aime lire, Je bouquine, Astrapi, Okapi).
10 - Je me souviens des heures que je passais à lire des bandes dessinées au rayon livre de Carrefour pendant les vacances d'été.
Tout pareil.
J'ai aussi dû me faire au cours de mon année de sixième une partie des Mémoires de Giscard à la librairie qui a existé peu de temps près de chez mes parents.
11 - Je me souviens de la bibliothèque municipale de ma ville natale et -pourquoi celui-là- d'y avoir emprunté une monumentale "histoire de la papauté" à un âge évidemment trop précoce pour ce genre de livres.
Je me souviens de la stupéfaction hilare de mes parents me voyant ramener une Histoire du socialisme de la bibliothèque municipale.
12 - Je me souviens avoir obtenu la médaille d'or de ma ville natale (la médaille d'argent étant initialement prévue) suite à l'intervention de mon condisciple Vincent T. qui avait plus ou moins roulé le cul devant le député-maire en lui disant "oh monsieur le maire vous ne pouvez pas me refuser ça".
Je me souviens avoir obtenu quelques hochets ridicules dont je n'ai même pas honte, c'est un autre que moi qui les a eus.
13 - Je me souviens que quand j'étais assis derrière Vincent T. en cours, j'appréciais particulièrement la vue de sa nuque et de ses cheveux bouclés, et en même temps pas plus que ça il m'attirait Vincent T.
Je me souviens avoir été subjugué par Alexandre M. la première fois que je l'ai entendu parler, à l'automne 2000.
14 - Je me souviens d'Ilie Nastase.
Cékissa ?
15 - Je me souviens de la réputation de la Roumanie dans les années 70, enfant frondeur du bloc communiste.
Je me souviens du procès des Ceausescu, et de ce que je ne voulais pas voir leur exécution, mais je l'ai vue aussi.
16 - Je me souviens de la guerre franco-libyenne larvée au nord du Tchad.
Je me souviens du président Hissène Habré assistant au défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées.
17 - Je me souviens de la campagne électorale de 1981, et des deux affiches géantes des deux candidats du second tour que deux aficionados respectifs avaient emprunté pour décorer l'internat.
Je me souviens avoir pas mal fantasmé sur les internats, et ça m'arrive encore.
18 - Je me souviens de la tombe de Luis Mariano.
Je me souviens de la tombe de Claude François.
19 - Je me souviens, à onze ans, d'avoir été amené par ma mère voir une opérette au Châtelet à Paris ; je me souviens que je n'avais guère aimé ; je me souviens des paroles d'une chanson phare de l'oeuvre "Je suis d'Artagnan de Gascogne et je tape et je cogne sans peur et sans vergogne".
Je me souviens avoir entendu ma grand-mère paternelle dire qu'elle aimait beaucoup l'opérette.
20 - Je me souviens de mon passage à Paris à l'âge de neuf ans, où on m'avait amené le 14 juillet successivement à la Comédie Française puis à l'Opéra parce qu'il y a (avait ?) des séances gratuites ce jour.
Je me souviens avoir visité la Tour Eiffel il y a fort longtemps, plusieurs fois.
21 - Je me souviens de la salle du musée des Techniques de Saint-Martin des Champs où on peut s'entendre en chuchotant à plusieurs mètres.
Je me souviens de ma mère demandant à mon père et à moi qui était le monsieur représenté par telle statue de cire en position assise, en uniforme, au Musée Grévin, c'était un gardien vivant.
22 - Je me souviens des cheveux qui se dressaient lors des expériences d'électrostatique au Palais de la Découverte.
Je me souviens avoir été oublié avec Bruno D. et Estelle F. par notre institutrice lors de notre pause pique-nique lors de notre visite à la cité des Sciences.
23 - Je me souviens d'une carte postale que j'avais achetée là-bas, avec je ne sais plus combien de décimales de pi.
Je me souviens que les cartes postales humoristiques que j'ai achetées à Londres en 1991 n'ont pas plus à mes parents, ni le fait que j'avais dépensé l'argent de poche qu'ils m'avaient donné pour mon séjour.
24 - Je me souviens du mal que j'avais eu à Versailles à trouver une carte postale qui craint, comme j'essaie d'en acheter un peu partout. Après avoir visité plusieurs maisons de la presse, j'avais miraculeusement trouvé une vue du parc aux couleurs bariolées comme on en faisait il y a plus de cinquante ans.
Je me souviens avoir trouvé fabuleusement emmerdant le Château de Versailles.
25 - Je me souviens que c'est à Versailles que j'ai pour la première fois mangé du riz avec des baguettes.
Je me souviens de la ferme de Marie-Antoinette dans le parc du Château de Versailles.
26 - Je me souviens de marcher dans une rue de Paris avec mes amis Octave (prénom fictif) et Onésime (prénom fictif). Ils sont fabuleusement beaux et je suis heureux ; je m'en souviens encore. Nous allons au restaurant italien de la rue Racine et j'ai un peu plus de vingt ans.
Là, on va passer, hein.
27 - Je me souviens que ce restaurant a fermé, mais que j'ai depuis découvert les restaurants italiens d'Italie et qu'ils sont fabuleux.
Je me souviens avoir dîné dans un restaurant italien de la rue Grégoire de Tours avec mon ami F., je suis très impressionné par une septuagénaire ou une octogénaire qui respirait le bonheur.
28 - Je me souviens de Bettino Craxi et de son exil en Tunisie "pour y recevoir des soins médicaux".
Je me souviens de M. G. nous expliquant qu'il allait passer ses vacances en Italie pour faire des recherches sur le régime politique italien.
29 - Je me souviens de l'Atlas de Poche et du temps inouï que j'ai perdu à essayer d'apprendre par coeur plein de noms d'îles y figurant.
Je me souviens du globe terrestre qui était à mon chevet lorsque j'étais enfant et des heures passées à apprendre les capitales de tous les pays du monde, j'ai tout oublié.
30 - Je me souviens que j'écoutais avec passion le "Quitte ou Double" de Zappy Max, sur Radio Monte-Carlo.
Je me souviens que lors de mon séjour dans le Lot au printemps 1993 j'écoutais les infos le matin sur RMC.
31 - Je me souviens que Zappy Max s'appelle en réalité Max Doucet.
Je me souviens de Max Meynier.
32 - Je me souviens qu'il y a une salle Max Favalelli à Saint-Pourçain-sur-Sioule.
Je me souviens de Gréoux-les-Bains;
33 - Je me souviens qu'avant d'utiliser Google, j'utilisais Northernlight, mais qu'il n'a jamais vraiment démarré.
Je me souviens qu'avant d'utiliser Yahoo et Google j'ai dû utiliser un moment Altavista et peut-être un autre moteur de recherche.
34 - Je me souviens des ampoules de 110 volts dans le lycée où j'ai fait mes études après le baccalauréat.
Je me souviens du beau temps qu'il faisait lorsque j'ai passé mon baccalauréat.
35 - Je me souviens de Jean Tibéri, de madame Auffret, de Roger Romani, de Jean-Charles Bardon. Je ne retrouve pas le nom d'un autre conseiller d'arrondissement mais je sais qu'il tenait le commerce d'accessoires pour automobilistes du boulevard du Port-Royal juste en dessous du Val-de-Grâce.
Je me souviens, je crois mot pour mot, de l'annonce de la mort de Pierre Bérégovoy par un haut-fonctionnaire du ministère de la Défense devant les grilles de l'hôpital du Val-de-Grâce.
36 - Je me souviens de mon expérience en double aveugle quand le Canard Enchaîné avait évoqué de faux inscrits sur les listes électorales du XIIIème. J'avais comparé le nombre de nouveaux inscrits apparemment fantômes dans deux bureaux de votes contigus, l'un du Vème et l'un du XIIIème ; la proportion était la même, à peu près 10%. J'en avais conclu que, puisque la fraude était invraisemblable dans le Vème, les listes étaient honnêtes dans le XIIIème.
Je me souviens m'être abstenu lors du référendum sur le quinquennat.
37 - Je me souviens que les scrutateurs d'Ivry-sur-Seine m'avaient fait observer que je ferais mieux de surveiller les élections dans ma commune de résidence (Paris Vème à l'époque).
Je me souviens n'avoir jamais pu signer le bulletin d'adhésion à un parti politique.
38 - Je me souviens du feuilleton des présidentielles américaines de 2000, et de la faible couverture par la presse du feuilleton qui avait suivi peu après à Sao Tome et Principe (à tort après vérification ! C'était au Cap Vert).
Je me souviens de mon hébétude et de mon refus d'accepter la réalité le matin où l'on a appris la décision de la Cour Suprême.
39 - Je me souviens d'avoir appris le résultat de la présidentielle française de 2002 sur internet, par le site de la télévision suisse romande.
Je me souviens avoir traversé quatre fois la Suisse en autocar.
40 - Je me souviens que Jacques Chirac avait traité JJSS de "turlupin".
Je me souviens de Françoise Giroud.
41 - Je me souviens, lors d'un séjour linguistique en Angleterre, d'avoir passé le week-end dans une famille où un adolescent de mon âge écoutait en boucle "Ma Baker" de Boney M ; et je me souviens que je n'arrivais pas à décider si c'était bien ou si c'était de la soupe.
Je me souviens avoir appris, lors d'un séjour linguistique en Angleterre, que Sébastien et Hugo s'étaient branlés jusqu'à l'éjaculation dans l'autocar.
42 - Je me souviens qu'à la même époque (ou plutôt un an plus tard) je m'étais entiché de la "musique planante" de Klaus Schulze.
Je me souviens avoir beaucoup écouté la bande originale du film 1492.
1 - Je me souviens de mon arrière-grand-père, il est dans une chambre tout au bout d'un couloir, tout est immense, il n'y a que moi qui suis minuscule, nous sommes en août 1980 ou 1981, il tend le bras vers moi, je ne le reverrai jamais.
2 - Je me souviens de ma première hospitalisation, j'ai deux ans et demi, le couloir est sur ma gauche, j'appelle ma mère qui vient de partir mais il me semble que c'est une infirmière qui arrive.
3 - Je me souviens qu'un soir il y avait dans mon cartable des jouets de la maternelle que je n'y avais pas mis, et je n'ai jamais su lequel de mes camarades de petite section de maternelle m'a fait cette mauvaise farce.
4 - Je me souviens avoir ressenti comme une trahison le fait que la maîtresse me demande de faire la sieste l'après-midi alors que ma mère m'avait dit le midi que je n'y serais pas obligé.
5 - Je me souviens du jour où je me suis aperçu que mon grand-père paternel qui tenait la selle de mon vélo ne le tenait plus mais courait après moi, ça y est, je sais enfin faire du vélo.
6 - Je me souviens que j'ai pensé que j'imaginais que la Vierge Marie devait être une femme comme ma grand-mère paternelle.
7 - Je me souviens qu'on m'a puni parce que j'étais très bavard en grande section de maternelle mais je ne me souviens pas que j'étais très bavard.
8 - Je me souviens qu'au cours préparatoire j'arrêtais de suivre le texte qu'on lisait en classe une fois que j'en avais lu à mon tour un passage à haute voix à la demande de l'institutrice pour pouvoir enfin lire d'autres textes.
9 - Je me souviens avoir été admiratif parce que mon meilleur copain lisait Quatre-vingt-treize en CM1.
10 - Je me souviens que mon meilleur copain est celui qui m'a appris l'existence des deux guerres mondiales, leurs dates respectives, et les termes du champ sémantique de "pistolet", mais je ne me souviens pas quel âge j'avais.
11 - Je me souviens qu'en sixième et en cinquième je voulais l'entraîner à davantage d'intimité, et que je me suis branlé un soir en Angleterre pendant que nous discutions ensemble sans qu'il s'en aperçoive.
12 - Je me souviens que nos routes se sont ensuite séparées, sans déchirement, tout naturellement.
13 - Je me souviens de Mme la Comtesse M.-R. D. de Saint-L., notre prof' de musique en sixième.
14 - Je me souviens de mon premier orgasme.
15 - Je me souviens tous les ans, en octobre, du flirt dans la cour de mon collège entre ce garçon qui est aujourd'hui pilote (et gros patapouf) de l'US Air Force et une fille grande et maigre, et être tombé amoureux d'eux deux.
16 - Je me souviens avoir été follement amoureux de J., mais sans me rappeler précisément quand cela a commencé.
17 - Je me souviens de Mlle G. et de M. A., nos autres profs de musique au collège.
18 - Je me souviens de mes séjours à Guernesey.
19 - Je me souviens avoir raconté à T., qui n'était pas en France en 1994, l'histoire de la fille de Mitterrand et l'avoir suivi ensuite avec lui car nous l'avons croisée un instant après.
20 - Je me souviens de l'homme de ma vie.
21 - Je me souviens de la dernière fois que j'ai vu l'homme de ma vie.
22 - Je me souviens du rire de l'homme de ma vie.
23 - Je me souviens avoir été agacé de constater que Benoît D. (me) mentait très mal.
24 - Je me souviens que, lors de mon premier séjour en Irlande, un fille dénommée Marianne m'a rapporté qu'Eve, petite conne aristocrate de mes deux, m'avait traité de pédale dans mon dos alors que nous n'avions discuté qu'une fois ensemble, quelques minutes.
25 - Je me souviens de l'énorme cuite d'E.E. lors de notre dernière sortie en boîte en Irlande en juillet 1993 et l'avoir retrouvé le soir du premier tour de l'élection présidentielle en 2002, il n'a pas semblé avoir conservé le moindre souvenir de mon existence.
26 - Je me souviens que, lors d'une soirée passée tout seul dans le Quartier Latin en sortant de l'entreprise au sein de laquelle je faisais mon stage d'observation en première, j'ai vu La Cantatrice Chauve et La leçon, et que le lendemain j'étais tout content de raconter cela à J.
27 - Je me souviens de la première fois que j'ai vu Fabien B., il était magnifique.
J'aime bien ces Je me souviens qu'on voit fleurir çà et là sur BlogAttitude. Aussi me proposé-je de rebondir de trois manières différentes sur celui d'un gue-din que je lis avec assiduité, parce qu'il est vraiment trop trop grave, j'ai nommé : Anatole (prénom fictif).
Last but not least, rédiger mon Je me souviens actuel en vingt-sept points. A la réflexion, il vaudrait peut-être mieux que je commençasse par là, pour ne pas être trop influencé en l'écrivant par le texte d'Anatole (prénom fictif, gue-din réel) ni par mon ancien je me souviens. Enfin, bon, on verra bien l'ordre dans lequel on a envie de faire les choses.
« Voué à la mort, cette fin qui ne peut être prise pour fin, l’homme est un être sans raison d’être. C’est la société, et elle seule, qui dispense, à des degrés différents les justifications et les raisons d’exister ; c’est elle qui, en produisant les affaires ou les positions que l’on dit « importantes », produit les actes et les agents que l’on juge importants, pour eux-mêmes et pour les autres, personnages objectivement et subjectivement assurés de leur valeur et ainsi arrachés à l’indifférence et à l’insignifiance. »
« Le principe de l’action historique, celle de l’artiste, du savant ou du gouvernant comme celle de l’ouvrier ou du petit fonctionnaire, n’est pas un sujet qui s’affronterait à la société comme à un objet constitué dans l’extériorité. Il ne réside ni dans la conscience ni dans les choses mais dans la relation entre deux états du social, c'est-à-dire entre l’histoire objectivée dans les choses, sous forme d’institutions, et l’histoire incarnée dans les corps ; sous la forme de ce système de dispositions durables que j’appelle habitus. Le corps est dans la monde social mais le monde social est dans le corps. Et l’incorporation du social que réalise l’apprentissage est le fondement de la présence au monde social que supposent l’action socialement réussie et l’expérience ordinaire de ce monde comme allant de soi. »
« Je n’approuve point qu’on tâche à se tromper en se repaissant de fausses imaginations. C’est pourquoi, voyant que c’est une plus grande perfection de connaître la vérité, encore même qu’elle soit à notre désavantage, que de l’ignorer, j’avoue qu’il vaut mieux être moins gai et avoir plus de connaissance. »
Ce matin, en conseil des ministres, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie a présenté un projet de loi ratifiant l'ordonnance du 28 juillet 2005 relative à l'établissement des comptes consolidés des entreprises d'assurance et des établissements de crédit.
Cette ordonnance, prise sur le fondement de la loi du 9 décembre 2004 de simplification du droit, a mis le droit des assurances et le droit monétaire et financier en conformité avec les dispositions du règlement communautaire n°1606/2002 du 19 juillet 2002 relatif aux normes comptables internationales. Elle a permis, notamment, aux entreprises d'assurance et aux établissements de crédit de n'établir qu'une seule série de comptes consolidés ou combinés. Ainsi, lorsqu'elles utilisent les normes comptables internationales, les entreprises ne sont plus tenues d'appliquer, pour l'établissement de leurs comptes consolidés ou combinés, les normes comptables françaises.
Elle a complété l'ordonnance du 20 décembre 2004 pour préciser le droit applicable aux sociétés d'assurance mutuelle et aux banques mutualistes et coopératives, en l'alignant sur celui des entreprises constituées sous la forme de sociétés commerciales. Lorsqu'elles font appel public à l'épargne uniquement sous forme d'instruments de dette, ces entreprises peuvent, comme les sociétés commerciales, bénéficier d'un délai supplémentaire de deux ans avant d'utiliser les normes comptables internationales.
L'ordonnance a ouvert la possibilité, pour la Commission de contrôle des assurances, des mutuelles et des institutions de prévoyance, de demander la certification des retraitements ou " filtres prudentiels " qui auront été effectués sur la base de règles fixées par voie réglementaire et qui visent à assurer la comparabilité des données prudentielles relatives aux entreprises d'assurance, quel que soit le référentiel comptable utilisé.
« Pour rompre avec l’ambition, qui est celle des mythologies, de fonder en raison les divisions arbitraires de l’ordre social, et d’abord la division du travail, et de donner ainsi une solution logique ou cosmologique au problème du classement des hommes, la sociologie doit prendre pour objet, au lieu de s’y laisser prendre, la lutte pour le monopole de la représentation légitime du monde social, cette lutte des classements qui est une dimension de toute espèce de lutte des classes, classes d’âge, classes sexuelles ou classes sociales. »
« Nous avons allumé un feu, un feu dans l’esprit des gens […]. Un jour, ce feu incontrôlable de la liberté atteindra les endroits les plus sombres du monde. »
« La sociologie, science de l’institution et du rapport, heureux ou malheureux, à l’institution, suppose et produit une distance insurmontable, et parfois insupportable, et pas seulement pour l’institution ; elle arrache à l’état d’innocence qui permet de remplir avec bonheur les attentes de l’institution. »
Je me promène au bord de la mer avec ma grand-mère. A ma droite, la mer ; à ma gauche, l'alignement des maisons. Mais en même temps, je sais que c'était le plateau du Golan car je sais qu'en 1982 ou 1983, Israël aurait anéanti des troupes syriennes (10 000 hommes), prêts à attaquer, mais la condamnation internationale fut unanime car même si Israël se défendait simplement, c'était au-delà des frontières internationalement reconnues. A un endroit, on voit bien les dégâts faits par les obus.
Dans l'une des maisons, une infirmière change la perfusion d'une nonagénaire en chemise de nuit installée auprès de la fenêtre, face à la mer.
Je croise Pascal Bruckner sur la promenade encombrée de monde, il remonte de la plage. La foule est si dense que ma grand-mère bouscule une dame dont je comprends qu'elle est l'épouse de Bruckner, ma grand-mère s'excuse fort poliment. Je lui explique qui est cette dame et qui est Bruckner.
Plus loin, nous sommes assis un moment au pied de remparts. A ma gauche, il y a un garçon dont je comprends en jetant un oeil par-dessus son épaule sur les copies qu'il consulte qu'il fut l'élève de Bruckner dans une institution appelée l'ASF mais je ne comprends pas très bien quelle est cette institution, ni quelle matière Bruckner enseignait (la philosophie ? l'histoire ? le français ? plus probablement le français).
Ma grand-mère se lève, je lui demande un instant. Dans un premier temps, je n'arrive pas à me lever, absolument pas. Curieusement, je ne suis plus assis mais allongé. Je réussis, en m'aidant de mes mains, à replier mes jambes, puis, sans doute, à me redresser un peu. En roulant un peu sur le côté, je trouve l'élan nécessaire pour me re-lever complètement.
Je rejoins ma grand-mère un peu plus loin. Elle n'a eu aucune difficulté, elle, à se relever. Un peu auparavant, nous avions regardé ma montre et constaté que nous n'avions mis qu'une demi-heure pour faire le trajet que nous avions fait. Et les cheveux de ma grand-mère sont moins blancs. Elle a rajeuni de plusieurs années, marche sans la moindre difficulté ni la moindre fatigue. Elle est de bonne humeur (là, il semblerait qu'elle n'ait pas rajeuni : si elle avait rajeuni, elle serait d'une humeur détestable).
Nous entrons dans un genre de musée de peinture dans lequel nous sommes déjà venus. Ma grand-mère demande deux tickets d'entrée. La dame qui tient la caisse nous dit qu'elle manque de tickets, me prie de bien vouloir l'accompagner pour aller chercher de nouveaux tickets là où ils sont stockés. Je la suis pendant que ma grand-mère patiente, un peu inquiète peut-être quant à la possibilité que de nouveaux visiteurs arrivent pendant que la dame qui vend les tickets n'est pas là et qu'elle est toute seule (que faire ? les faire patienter, certainement ? mais s'ils perdent patience ?).
« PwOoT² !
- Vous-même !
- Vil flatteur !
- Ah ? Pourquoi ?
- Parce que tu m’as dit « vous-même » quand j’ai fait « PwOoT² ! ».
- Z’êtes ch’tarbé à souhait.
- Là, tu es à la limite de la flagornerie. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« A vingt-deux ans, j’étais champion de boxe, et à soixante-dix sept ans, je suis encore capable de mettre ma main dans la gueule de ceux qui veulent mon fauteuil. »
« Dieudonné se trouve bien mal placé pour donner des leçons d’antiracisme à Marc-Olivier Fogiel ou à une quelconque autre personne, dans la mesure où il a choisi, depuis plusieurs mois, de faire de la haine et de la confrontation entre différentes parties de la population son fonds de commerce. »
Hier soir, sur un boulevard d'une ville de la banlieue parisienne, vu des moutons, des oies, des pintades, des poules, des lapins, des cochons, des ânes et... UNE VACHE !!! Elle était trop trop meugnonne.
C'est avec ce Portrait du Christ de Rembrandt, que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, ainsi qu'à Matt et Garûdûdû, nos vénérés ouebmasters, seuls maîtres à bord après Dieu, à Pyram, qui est bouddhiste, Anatole (prénom fictif), qui est totalement frappé, mon iench', qui déteste ces trucs-là, et Gaston, dont j'espère qu'il se porte bien.
Bon jour du Seigneur aux autres aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
« C’est pourquoi l’assomption jubilatoire de soi-même, la présence véritable de soi à soi, implique nécessairement le renoncement au spectacle de sa propre image. Car l’image, ici, tue le modèle. Et c’est au fond l’erreur mortelle du narcissisme que de vouloir non pas s’aimer soi-même avec excès, mais, tout au contraire, au moment de choisir entre soi-même et son double, de donner la préférence à l’image. Le narcissique souffre de ne pas s’aimer : il n’aime que sa représentation. S’aimer d’amour vrai implique une indifférence à toutes ses propres copies, telles qu’elles peuvent apparaître à autrui et, par le biais d’autrui, si j’y prête trop attention, à moi-même. Tel est le misérable secret de Narcisse : une attention exagérée à l’autre. C’est d’ailleurs pourquoi il est incapable d’aimer personne, ni l’autre ni lui-même, l’amour étant une affaire trop importante pour qu’on commette à autrui le soin d’en débattre. »
« Rien de plus fragile que la faculté humaine d’admettre la réalité, d’accepter sans réserves l’impérieuse prérogative du réel. Cette faculté se trouve si souvent prise en déffaut qu’il semble raisonnable d’imaginer qu’elle n’implique pas la reconnaissance d’un droit imprescriptible – celui du réel à être perçu – mais figure plutôt une sorte de tolérance, conditionnelle et provisoire. Tolérance que chacun peut suspendre à son gré, sitôt que les circonstances l’exigent : un peu comme les douanes qui peuvent décider du jour au lendemain que la bouteille d’alcool ou les dix paquets de cigarettes – « tolérées » jusqu’alors – ne passeront plus. Si les voyageurs abusent de la complaisance des douanes, celles-ci font montre de fermeté et annulent tout droit de passage. De même, le réel n’est admis que sous certaines conditions et seulement jusqu’à un certain point : s’il abuse et se montre déplaisant, la tolérance est suspendue. Un arrêt de perception met alors la conscience à l’abri de tout spectacle indésirable. Quant au réel, s’il insiste et tient absolument à être perçu, il pourra toujours aller se faire voir ailleurs. »
Ma pharmacienne, ultra-méga-ravissante et tout à fait mon style, invitation permanente à l'hétérosexualité pratiquante, vient de me téléphoner pour la première fois.
« Mettre l’immédiateté à l’écart, la rapporter à un autre monde qui en possède la clef, à la fois du point de vue de sa signification et du point de vue de sa réalité, telle est donc l’entreprise métaphysique par excellence. Les versions de cet autre monde peuvent varier ; sa fonction – écarter l’immédiat – demeure toujours la même : la fonction oraculaire, qui duplique l’événement, faisant de ce dernier l’image d’un autre événement dont elle ne figure qu’une imitation plus ou moins réussie, car plus ou moins truquée. »
« Le passé ou le futur seront toujours là pour gommer l’imperceptible et insupportable éclat du présent. C’est d’ailleurs aussi en ce sens qu’une certaine philosophie peut aider à vivre : elle gomme le réel au profit de la représentation. »
« Le maréchal, je l’aurais renvoyé chez lui, je l’aurais grâcié. Ce que je condamne, c’est ce qu’il a représenté : il a été le symbole d’un peuple qui renonce à se défendre. »
« Au cours de ma vie, ce que j’ai fait, c’est porté par l’événement. Bien sûr, je m’y étais préparé et j’y suis pour quelque chose. Mais enfin, j’ai surtout été un instrument. »
« Tout ce qui m’arrive est banal ou vénal, et peut-être que plus tard je me mettrai à écrire une poésie plus fleurie et versifiée, mais pour le moment j’en suis à pondre des choses aussi ternes et insipides que les collants d’une vieille dame… »
« En France, un Arabe, ça finissait éboueur, docteur ou sur l’échafaud. Un Portugais, ça ne finissait pas, ça naissait et mourait sur un échafaudage. »
« César disait déjà des Gaulois qu’ils étaient impossibles, capables de grandes choses lorsqu’ils arrivaient par exception à s’unir en face de grands événements, mais, habituellement, divisés, palabreurs, perdant leur temps en parlotes stériles. Les invasions que leur territoire a connues n’ont pas réussi à améliorer les choses et les Français sont bien leurs héritiers. »
« Ce qu’il y a eu de nouveau avec la Ve République, c’est que la France a eu une politique, a fait une politique : la sienne. Avant, elle faisait la politique des autres. Elle a fait celle des Anglais sous la IIIe République, à l’époque où, après la Première Guerre mondiale, Paris ne prenait jamais une décision importante sans consulter Londres. Elle a fait celle des Américains sous la IVe, soucieuse de s’aligner en tout sur eux. Evidemment, du moment que j’étais là, je ne pouvais admettre cela. Les intérêts de la France ne sont pas forcément toujours ceux de ses alliés ou partenaires. C’est pourquoi il est normal que chacun ait et fasse sa politique, nous comme eux… mais, en ce qui nous concerne, comme tout le monde en avait perdu l’habitude, on a été surpris. Il y a eu des cris ! Et c’est en France qu’on a crié le plus fort ! »
« Tiens, avez-vous déjà dîné ce soir ?
- Pas encore. Et vous ?
- Moi non plus.
- Je le note.
- Mais je suppose que vous avez déjà des projets pour le menu que vous dévorerez dans quelques instants ?
- J'ai déjà attaqué le saint-nectaire. Quand on ne sait pas quoi faire à dîner, quand on ne sait pas quoi faire tout court, quand on réfléchit, avant le repas, pendant le repas et après le repas, un peu de saint-nectaire ne fait pas de mal.
- Choix des plus judicieux. Il vous apportera les lipides précieux à l'équilibre d'une bonne alimentation.
- Anatole (prénom fictif), m'eussiez-vous déclenché cette quinte de toux de rire avant que je n'eusse avalé mon morceau de saint-nectaire que je me fusse peut-être étranglé !
- Soyez prudent ! Ayez toujours un verre d'eau à portée de main quand vous mangez du saint-nectaire en lisant Anatole (prénom fictif). Avaler de travers peut tuer. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Le malheur, c’est que depuis bientôt un demi-siècle, chaque parti politique, au lieu de se mettre au service de la France, a pris l’habitude de se servir de la France pour en tirer le profit maximum pour lui-même, c'est-à-dire en ignorant l’intérêt national. Voilà pourquoi il y a eu, dès les premiers contacts, une méfiance instinctive entre eux et moi. »
Ma ouaibecam est en panne. Elle ne fait plus que des photos floues. Enfin, je veux dire, encore plus floues qu'auparavant. Alors j'adopte une nouvelle présentation pour mes posts Lecture en cours.
Comme mon Chapichapoupounénet à moi aime bien le vert hideux, et que mon Chapichapoupounénet à moi aime bien lire, et que j'aime bien mon Chapichapoupounénet à moi, eh bien, désormais, et jusqu'à réparation de la ouaibecam, ou acquisition d'une nouvelle ouaibecam ou d'un appareil photo numérique, dès lors que je ne trouverai pas facilement pour tel ou tel livre en cours de lecture une photographie de la couverture sur le net, j'indiquerai sobrement dans mes posts Lecture en cours le titre et le nom de l'auteur en vert hideux à la Chapichapo.
« Ca va, toi ?
- Je suis débordé ! Mon agenda va craquer !
- Oh !
- J'en peux plus !
- Oh !
- Je ne prépare même plus les communications, j'y vais à l'instinct !
- Quelles communications, au juste ?
- Les communications dans les sections, à la presse et tout ce qui fait un congrès, en fait. C'est démesuré, cette histoire ! Pour 12%, on travaille plus que les Hollandiens et les partisans de super DSK !
- Bah, rejoins-les ! :o)
- Et mes fesses, c'est du poulet ou d'la dinde ? »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Tous les Français adultes ont été un jour gaullistes quand ils ont pensé que je pourrais les tirer d’une situation critique ou défendre leurs intérêts. C’est arrivé quelquefois. Mais j’ai évidemment cessé d’être leur homme dès que leurs intérêts n’ont plus été en accord avec l’intérêt national qui, lui, était mon seul but. Bien sûr, à ce moment, ils m’en ont d’autant plus voulu que je les avais sauvés... »
« Que diriez-vous de vous établir comme "consultant" ?
- Je ne sais pas très bien comment faire, ni ne dispose d'un carnet d'adresses suffisamment rempli pour avoir rapidement quelques clients.
- Je n'ai pas une très grande expérience du monde de l'entreprise et des entrepreneurs. Ne suffirait-il pas d'avoir la volonté, de vous dire sincèrement "je suis un consultant" puis d'attendre les clients ?
- Je ne suis pas certain que cela marche si facilement. Et puis consultant en quoi ?
- Consultant en tout. Ne commencez pas à vous créer vous-même des restrictions, ça dépendra de la question pour laquelle on vous consultera. Ce qui ne vous empêche pas d'aiguiller vos partenaires en affaire en soulignant l'importance de l'oeuvre de Jean-Paul Satrûuûûûnet pour l'entreprise moderne ; avec un peu d'habileté vous parviendrez à leur souffler les questions que vous souhaitez entendre. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« La France est au-dessus des Français. Je ne me suis pas occupé du bonheur des Français. On meurt pour la France : cela prouve qu’elle est autre chose et plus que les Français. »
« Il n’y a jamais eu autant de vrais gaullistes que [le 27 avril 1969]. Au début, nous n’étions qu’une poignée. Le 27 avril, tout de même, pour voter « oui », il fallait être vraiment gaulliste. »
« Alors Alexandre Adler arrive de Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui. Celui-ci l'en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! » Mais Alexandre Adler lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
Ayant été baptisé, Alexandre Adler aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, qui a toute ma faveur. » »
« Ils sont quand même très morts les secrétaires d'état de la quatrième république, c'est impressionnant, c'est à se demander si c'est vraiment un phénomène naturel ou si on a cherché à les faire taire... »
« Si j’avais dit en juin 1958 que je voulais lui donner l’indépendance, j’aurais été renversé le soir même et je n’aurais rien pu faire. Mais j’ai toujours su ce que je voulais faire ! »
« Dans les problèmes d’édition, le général de Gaulle était à la fois un notaire du XIXe siècle , rigoureux et précis, et un écrivain du XXe, très au courant des méthodes de diffusion moderne très à l’avant-garde. »
C'est vrai, Monsieur Népomucène est déjà au lit. Simplement, il voulait prendre un ch'tit livre, eh ben, le problème, c'est qu'il ne sait pas quoi prendre comme ch'tit livre (Monsieur Népomucène est indécis chronique). Alors, depuis son lit, il vous demande des suggestions. Il a trois tonnes de livres à portée de main, et pas forcément ceux que vous suggèrerez, et puis il ne tiendra sans doute pas compte de vos suggestions, mais bon, si vous avez des idées, donnez quand même, hein.
« Le dégivrage, je n'ai jamais compris comment font les vrais gens. C'est un truc qu'on ne montre jamais au cinéma ni à la télé, c'est le dernier tabou maintenant que le sexe se montre partout. »
« Une réponse faiblement positive aurait créé une situation difficile. Partir sur le refus d’une grande réforme n’est pas mauvais. Je ne le regrette pas pour moi, mais pour la France qui ne connaîtra pas, avant longtemps, de vraies régions et qui va se vautrer dans la médiocrité. Depuis onze ans, les Français étaient fatigués de rester sur les hauteurs. »
(Charles De Gaulle, à propos du référendum de 1969)
« Anatole est un ouinneur !
- Je vous le concède volontiers.
- Votre bonté vous perdra.
- Non. Je vous le concède, non par un vague sentiment de pitié, mais parce que vous avez tout simplement écrit la vérité vraie.
- Vous êtes complètement cintré, aussi !
- Vous êtes un fin psychologue, vous.
- N'est-ce pas ?
- C’est. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
C'est avec ce tableau de William Bouguereau, La Sainte Famille, que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, ainsi qu'à Matt et Garûdûdû, nos vénérés ouebmasters, seuls maîtres à bord après Dieu, à Pyram, qui est bouddhiste, Anatole (prénom fictif), qui est totalement frappé, mon iench', qui va sûrement détester ça, et Gaston, dont j'espère qu'il se porte bien.
Bon jour du Seigneur aux autres aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
« Nous avons encore pu juger ces dernières années que, lorsque la gauche était au pouvoir, elle était en fait au service du patronat. Nous ne cautionnerons donc jamais un parti qui n’est pas favorable aux intérêts des travailleurs. »
« La gauche ne gagnera que si les citoyens ont de nouveau confiance en nous. Promettons le possible. Si la gauche repart dans le discours archéo des années 60-70, on n’y arrivera pas. »
« Sur le champ de bataille, dans la chambre de torture, dans un bateau qui sombre, les raisons pour lesquelles on se bat sont toujours oubliées car le corps s’enfle jusqu’à emplir l’univers, et même quand on n’est pas paralysé par la frayeur, ou qu’on ne hurle pas de douleur, la vie est une lutte de tous les instants contre la faim, le froid ou l’insomnie, contre des aigreurs d’estomac ou contre un mal aux dents. »
Jean d'O. dit : Allô ?
... dit : A l'huile ?
Jean d'O. dit : Sardine ?
... dit : Cuisine ?
Jean d'O. dit : Chinoise ?
... dit : Hongroise ?
Jean d'O. dit : Cheval ?
... dit : Poney ?
Jean d'O. dit : Express ?
... dit : American !
Jean d'O. dit : Airlines ?
... dit : Columbian ?
Jean d'O. dit : Chapeau ?
... dit : Chapi ?
Jean d'O. dit : Péruvien ?
... dit : Brésilien ?
Jean d'O. dit : Bonnet ?
... dit : Echarpe ?
Jean d'O. dit : Col ?
... dit : Tourmalet ?
Jean d'O. dit : Pyrénéen ?
... dit : Ours ?
Jean d'O. dit : Peluche ?
... dit : Obélix ?
Jean d'O. dit : Normand ?
... dit : Trou ?
Jean d'O. dit : Rouffignac ?
... dit : Lascaux ?
Jean d'O. dit : Truffe ?
... dit : Chocolat ?
Jean d'O. dit : Belgique ?
... dit : Monarchie ?
Jean d'O. dit : Biche ?
... dit : Chevreuil ?
Jean d'O. dit : Chambord ?
... dit : Comte ?
Jean d'O. dit : Paris ?
... dit : Sorbonne ?
Jean d'O. dit : Heidelberg ?
... dit : Hegel ?
Jean d'O. dit : Polizei ?
... dit : Kommandantur ?
Jean d'O. dit : Bourvil ?
... dit : Vadrouille ?
Jean d'O. dit : Chaussure ?
... dit : Soulier ?
Jean d'O. dit : Charentaises ?
... dit : Pantoufles ?
Jean d'O. dit : vair ?
... dit : Cendrillon ?
Jean d'O. dit : Marâtre ?
... dit : Victoria ?
Jean d'O. dit : Hongkong ?
... dit : Macao ?
Jean d'O. dit : Portugal ?
... dit : Lisbonne ?
Jean d'O. dit : Tage ?
... dit : Atlantique ?
Jean d'O. dit : Bermudes ?
... dit : Triangle ?
Jean d'O. dit : Isocèle ?
... dit : Equilatéral ?
Jean d'O. dit : Hypothénuse ?
... dit : Pythagore ?
Jean d'O. dit : Grèce ?
... dit : Rome ?
Jean d'O. dit : Pape ?
... dit : Cardinal ?
Jean d'O. dit : Point ?
... dit : Ligne ?
Jean d'O. dit : Droite ?
... dit : Gauche ?
Jean d'O. dit : Maladroit ?
... dit : Gaffeur ?
Jean d'O. dit : Gourd ?
... dit : Gourde ?
Jean d'O. dit : Haïti ?
... dit : Jamaïque ?
Jean d'O. dit : Rastafari ?
... dit : Négus ?
Jean d'O. dit : Éthiopie ?
... dit : Famine ?
Jean d'O. dit : Crier ?
... dit : Opéra ?
Jean d'O. dit : Bastille ?
... dit : Prison ?
Jean d'O. dit : Orange ?
... dit : Fruit ?
Jean d'O. dit : Entrailles ?
... dit : Béni ?
Jean d'O. dit : Oui ?
... dit : Non ?
Jean d'O. dit : Stop ?
... dit : Pause ?
Jean d'O. dit : Café ?
... dit : Thé ?
Jean d'O. dit : Sélac ?
... dit : Télévision ?
Jean d'O. dit : Nikos ?
... dit : Patxi ?
Jean d'O. dit : Basque ?
... dit : Indépendantiste ?
Jean d'O. dit : Michaëlle ?
... dit : Prénom ?
Jean d'O. dit : Jean ?
... dit : Baptiseur ?
Jean d'O. dit : Barbarisme ?
... dit : Inculte ?
Jean d'O. dit : Népomucène ?
... dit : Bandant ?
Jean d'O. dit : Arc ?
... dit : Triomphe ?
Jean d'O. dit : Amour ?
... dit : Passion ?
Jean d'O. dit : Ingres ?
... dit : Violon ?
Jean d'O. dit : Chanterelle ?
... dit : Morille ?
Jean d'O. dit : Poêlée ?
... dit : Assaisonnée ?
Jean d'O. dit : Salade ?
... dit : Lardons ?
Jean d'O. dit : Chiards ?
... dit : Néologisme ?
Jean d'O. dit : Argot ?
... dit : Verlan ?
Jean d'O. dit : Essèmesse ?
... dit : Meusseuneuh ?
Jean d'O. dit : Acronyme ?
... dit : Sigle ?
Jean d'O. dit : Idéogramme ?
... dit : Alphabet ?
Jean d'O. dit : Syllabaire ?
... dit : Abécédaire ?
Jean d'O. dit : Lettre ?
... dit : Courrier ?
Jean d'O. dit : Poste ?
... dit : Relais ?
Jean d'O. dit : Course ?
... dit : Tiercé ?
Jean d'O. dit : Charif ?
... dit : Langouste ?
Jean d'O. dit : Lanta ?
... dit : Asie ?
Jean d'O. dit : Stambouliot ?
... dit : Bosphore ?
Jean d'O. dit : Antioche ?
... dit : Alexandrie ?
Jean d'O. dit : Copte ?
... dit : Catholique ?
Jean d'O. dit : Romain ?
... dit : Apostolique ?
Jean d'O. dit : Pierre ?
... dit : Caillou ?
Jean d'O. dit : Calédonie ?
... dit : Ecosse ?
Jean d'O. dit : Halifax ? .
.. dit : Rugby ?
Jean d'O. dit : Calendrier ?
... dit : Nudité ?
Jean d'O. dit : Art ?
... dit : Cubisme ?
Jean d'O. dit : Peintre ?
... dit : Plombier ?
Jean d'O. dit : Tuyau ?
... dit : Câble ?
Jean d'O. dit : Téléphone ?
... dit : Allô ?
Jean d'O. dit : Ah enfin ! J'ai réussi à vous faire ce mot
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
Ils m'ont dit : surtout, ménagez-vous, restez au chaud, à la maison. De la soupe et de la musique classique.
Putain, qu'est-ce que c'est chiant, une convalescence de Président de la République ! Comment il tenait, le vieux Mitterrand ? Il buvait en cachette ou quoi ? Putain, j'm'emmerde. Sévère. Et en plus, faut supporter Maman tous les jours, toute la journée.
En 2007, Nico du Nico-Blog a trente ans. Il n'est pas invité chez Marc-Olivier Fogiel, qui a été viré parce que, de plus en plus acariâtre, il a fini par casser la gueule à un de ses invités en direct, ni par Thierry Ardisson, retrouvé mort d'une overdose de baba au rhum dans les chiottes du Quick de Ris-Orangis. Il pourrait pleurer parce que personne ne l'aime (c'est trop inzuste, sa vie c'est d'la merde, et il l'échangerait bien contre celle du roi du Maroc ou à la rigueur, celle de l'entraineur de l'équipe masculine de gymnastique ukrainienne...), mais bon, ce ne serait pas décent : il vient d'être nommé associé dans un grand cabinet d'avocats à Paris.
2010 : l'âge du citoyen Jésus-Christ, et de Danton. Ca fout les j'tons. Quand Jésus-Christ a été guillotiné, quand Danton a été crucifié, ils avaient tout de même une putain de vie derrière eux. Pas trop de choupinous, mais bon, ils avaient fait des trucs quoi. Nico du Nico-Blog, là, il a failli noyer le quinzième homme d'affaire véreux qu'il sauvait de la prison dans la Seine directement en sortant du Palais de Justice, tellement le mec lui pompait l'air. Nico se dit à ce moment-là que c'est trop inzuste, sa vie c'est d'la merde, et il l'échangerait bien contre celle du roi du Maroc ou à la rigueur, celle de l'entraineur de l'équipe masculine de gymnastique ukrainienne... Ca lui fait un peu l’effet d’une révélation, mais le coup est trop dur à encaisser : il noie son désespoir dans le Nutella. Heureusement pour lui, il blogue toujours. Ca ne sert pas à grand-chose, mais ça fait des pauses pour la digestion du Nutella, et puis ça détend entre deux rendez-vous d’affaires de merdeuh. Et puis il rigole bien, quand même, avec le jeune et beau Népomucène. Tiens, oui, c’est rigolo, ce mec passe toujours son temps dans son arbre et personne ne l’a jamais rencontré, c’est louche, enfin, bon, tant qu’on n’abat pas son arbre, le Nico-Blog a un lecteur assuré. Mais ça, à la limite, on s’en fout : le Nico-Blog compte plusieurs milliers de lecteurs quotidiens, c’est juste que Nico du Nico-Blog a un peu pitié de ce pauvre singe.
2011 : Marc-Olivier Fogiel sort de prison. Il retrouve une émission sur Télé Monte-Carlo. Il n’invite pas Nico du Nico-Blog (c'est trop inzuste, sa vie c'est d'la merde, et il l'échangerait bien contre celle du roi du Maroc ou à la rigueur, celle de l'entraineur de l'équipe masculine de gymnastique ukrainienne...). En revanche, Drucker, si. Oui, Michel Drucker est toujours à la télévision, il fait les mêmes émissions que d’habitude. Mais bon, ce n’est pas la vie de la jet-set qu’on écrit, mais celle de Nico du Nico-Blog, alors on ne digresse pas sur la carrière de Drucker, et revenons à nos moutons : Drucker invite Nico du Nico-Blog, qui a désormais plusieurs dizaines de milliers de lecteurs quotidiens, et Claude Pompidou à Vivement Dimanche. Nico du Nico-Blog ne comprend pas très bien pourquoi il est invité en même temps que Claude Pompidou (oui, elle est vivante, elle aussi). D’ailleurs, Claude Pompidou, pour sa part, ne comprend pas très bien pourquoi elle est invitée en même temps que Nico du Nico-Blog. Michel Drucker lui non plus ne comprend pas très bien pourquoi il a invité en même temps Mme veuve Pompidou et Nico du Nico-Blog, il a dû se planter dans les dates sur ses lettres d’invitation. Mais peu importe, tout se passe bien. On revient longuement sur les choupinous du Nico-Blog, les mille et une façons de manger du Nutella en déprimant, les trois manières de sortir de la dépression par le Nutella, et les neuf cent quatre-vingt-dix huit manières de retomber dans la dépression en mangeant du Nutella.
2012-2020 : pas grand-chose dans la vie de Nico du Nico-Blog (c'est trop inzuste, sa vie c'est d'la merde, et il l'échangerait bien contre celle du roi du Maroc ou à la rigueur, celle de l'entraineur de l'équipe masculine de gymnastique ukrainienne..). Ah si : il est arrêté régulièrement dans la rue par des choupinous qui lui demandent un autographe. Le Nico-Blog est tout de même lu par plusieurs centaines de milliers de personnes tous les jours. Du coup, Nico du Nico-Blog a toujours l’impression que personne ne l’aime mais qu’est-ce qu’il peut se taper du choupinou. C’est pas le bonheur total, hein. (métro, boulot, choupinododo) mais ce n’est pas tant d’la merde que ça.
2021: Le scoop. La bombe. La grande nouvelle. Que même le PDG de CNN s’étrangle en buvant son Coca-Cola du matin quand il l’apprend. Nico du Nico-Blog l’a toujours caché, il tenait à préserver son capital sympathie auprès de tous ces (ou plutôt : ses) choupinous. Tout de même, il a plusieurs millions de lecteurs quotidiens. Mais il n’y tient plus. Il veut les associer à son bonheur et leur annonce son mariage avec Mme veuve Pompidou. C’est l’amûûûûûr fou depuis leur rencontre dans une émission de Drucker, qui sera naturellement témoin de leur mariage, ainsi que le roi du Maroc. Les épousailles sont retransmises à la télévision, un budget spécial est alloué pour les assurances : il faut sortir Frédéric Mitterrand de sa maison de retraite pour qu’il en fasse le commentaire. On a un peu peur pour lui, mais tout se passe bien, à part qu’il drague de manière un peu trop éhonté le toujours jeune et définitivement beau Népomucène. Le mariage a lieu le soir de la Saint-Sylvestre.
2022 : Nico du Nico-Blog et Mme Nico du Nico-Blog partent en voyage de noces au petit matin du 1er janvier. Un voyage d’un an. Un tour du monde. Partout, c’est le même accueil triomphal, comme pour les premiers astronautes américains fêtés en grande pompe à New York. Ils sont reçus comme des stars, voire comme des chefs d’Etat, partout : Madrid, Berlin, Londres, Washington, Toronto, Chicago, Los Angeles, Mexico, Lima, Rio de Janeiro, Sydney, Tokyo, Pékin, New Delhi, Istanbul, Dakar. Partout, des réceptions somptueuses.
Oui, enfin, partout, sauf à Irkoutsk. Quel est le con qui leur a organisé cette escale à Irkoutsk ? Personne ne va à Irkoutsk. Les gens d’Irkoutsk ne rêvent que d’une chose : se tirer d’Irkoutsk. Alors c’est normal que les foules en liesse ne soient pas à la descente d’avion de Nico et de Claude. Irkoutsk, c’est le trou du cul de la Sibérie. Quelle idée à la con, Irkoutsk. Si on retrouve le crétin qui a eu cette idée, il passera un sale quart d’heure.
2023 : Nico de retour en France connaît des instants de doute après une année aussi remplie. Questions existentielles nombreuses. Il parvient à la conclusion suivante : c'est trop inzuste, sa vie c'est d'la merde, et il l'échangerait bien contre celle du roi du Maroc ou à la rigueur, celle de l'entraineur de l'équipe masculine de gymnastique ukrainienne. Et puis le début de ce quatrième mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy n’est pas folichon. On s’emmerde. Grave.
2024 : Mme Nico du Nico-Blog meurt. Bah oui, à cet âge-là, fallait pas compter qu’elle durerait éternellement. D’ailleurs, quel âge avait-elle, au juste ? On va essayer de la dater au carbone 14. Et puis, ce sont les obsèques, télévisées, on ressort encore une fois Frédéric Mitterrand de sa maison de retraite pour faire le commentaire, c’est devenu un nouveau Zitrone.
2025 : après le mariage, le voyage, le deuil, Nico du Nico-Blog a un peu de mal à retrouver son cabinet d’avocats d’affaires (c'est trop inzuste, sa vie c'est d'la merde, et il l'échangerait bien contre celle du roi du Maroc ou à la rigueur, celle de l'entraineur de l'équipe masculine de gymnastique ukrainienne...). Heureusement, quand il a un coup de blues, tard le soir, quand ses dix-huit associés et ses trois cent quarante-neuf collaborateurs sont rentrés chez eux, il se connecte sur GA et il a toujours l’autre abruti ché-per sur son bre-ar pour lui balancer quelques banalités réconfortantes.
2027 : quel âge il a, Nico du Nico-Blog, déjà ? Trente ans ? Non, quarante ? Oh, putain, cinquante ans ! Vite, un pot d’Nutella pour oublier ça !
2028 : rien à signaler. Ah, si, Nezorizoro peut se féliciter de ce que sa première année à l’Elysée n’ait pas été marquée par trop de problèmes sociaux ou politiques. Il faut dire que le soutien actif du Nico-Blog, qui avait tourné le dos à la surprise générale à sa longue tradition anarchiste lors de la campagne présidentielle pour appuyer sa candidature, n’est sans doute pas pour rien dans le soutien dont il jouit.
2029 : Nico du Nico-Blog se porte comme un charme, mais il lui manque quelque chose.
2030 : c’est quand, l’amûûûûûûr ? Nico du Nico-Blog se sent seul(c'est trop inzuste, sa vie c'est d'la merde, et il l'échangerait bien contre celle du roi du Maroc ou à la rigueur, celle de l'entraineur de l'équipe masculine de gymnastique ukrainienne...). Il ne voudrait pas finir comme l’autre espèce de babouin, perclus de rhumatismes, qui se fait livrer livres et choupinous par un système de treuils et de poulies sur son arbre.
2031 : Nico du Nico-Blog verse quelques larmes sur la tombe de Claude. Elle était sympa, la vieille, c’était l’bon temps. Bon, sexuellement, y’avait rien entre eux, évidemment. Mais elle le laissait aller voir les choupinous (quand ce n’était pas les choupinous qui venaient voir Nico du Nico-Blog), elle était gentille, et puis les choupinous il a l’impression qu’ils ne l’aiment pas, c’est trop inzuste, etc.
2032 : Nico du Nico-Blog, sur le chemin de son domicile, après une audience dans le cabinet d’un juge d’instruction au Palais de Justice de Paris, décide de faire un petit détour par le supermarché. Acheter du Nutella. Il n’en a plus pour sa perfusion nocturne. Mais là que voit-il ? Sortant d’un club de sport, c’est lui. LUI. LE choupinou de sa vie. Immédiatement, Nico du Nico-Blog songe à sa vie passée, et je vous laisse imaginer ce qu’il en pense (c'est trop inzuste, sa vie c'est d'la merde, et il l'échangerait bien contre celle du roi du Maroc ou à la rigueur, celle de l'entraineur de l'équipe masculine de gymnastique ukrainienne...) à la lumière de ces beaux yeux verts, de ce teint légèrement hâlé, de ces boucles blondes. Choupinou-du-siècle esquisse un petit sourire en le voyant dans son costume trois pièces : cet homme d’affaires d’âge mur mais donnant tellement une impression d’être dénué de toute arrogance, c’est l’homme qu’il lui faut, pour qu’il se sente bien alors qu’il apprend tout juste à être adulte. Leurs regards se croisent. Amûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûr !
2033 : Nico du Nico-Blog travaille toujours à son cabinet, où il pète le feu. C’est tout doux, la vie. Il passe juste un peu trop de temps, à son goût, à remonter le moral de ses associés, mais bon, ce n’est pas bien grave. Sa vie, c’est trop d’la balle, elle déchire sa race, et pour rien au monde il ne l’échangerait contre quoi que ce soit, y’a choupinou-du-siècle qui l’attend à la sortie du bureau.
2034 : Nico du Nico-Blog quitte ses fonctions au cabinet. Il assure un peu quelques tâches de gestion courante, il se plonge dans divers dossiers comptables, on ne sait trop ce qu’il prépare.
2035 : Nico du Nico-Blog annonce sa décision à ses associés : il quitte le cabinet, vend ses parts. Par la même occasion, il vend son appartement parisien. Il va voir son banquier, et lorsqu’il le quitte, le banquier est en larmes : il clôture tous ses comptes, et il n’en a rien à foutre du nouveau taux d’intérêt qu’on pouvait lui proposer pour la rémunération de ses placements, il vient chercher le lendemain matin toutes les sommes en liquide. Cela fait quelques semaines qu’il ne possède plus aucun bien matériel, et que Choupinou-du-siècle et lui vivent dans un hôtel confortable mais discret, avec internet ultra-haut-débit-troisième-génération (cinq térabits par seconde) pour bloguer tranquillou comme si de rien n’était.
2036 : le 20 avril, jour de ses, euh, putain, cinquante-neuf ans, déjà, Nico annonce la nouvelle : « Pour des raisons personnelles, j’ai décidé de fermer mon blog. Je salue amicalement les trois milliards sept cent douze millions six cent cinquante-trois lecteurs qui m’ont lu ces dernières années, en leur souhaitant de trouver dans leur vie autant de bonheur que j’en ai actuellement. A tous, je dis : n’ayez pas peur ! Entrez dans l’Espérance ! ». Bon, on soupçonne Monsieur Népomucène d’avoir aidé à la rédaction de la fin du texte du communiqué, mais peu importe.
Le 21 avril, Nico du Nico-Blog et son choupinou disparaissent. Ils vivent éloignés de tout, dans l’anonymat le plus complet, et coulent des jours heureux que rien ne vient troubler. Nul ne sait où ils se trouvent. Monsieur Népomucène dispose simplement d’une adresse de bouatamelle où il leur adresse les commentaires et mails qui parviennent à Nico du Nico-Blog. Ils donnent signe de vie à Monsieur Népomucène, lui disent que tout va bien, mais aucune réponse ne sera faite à aucun mail, à aucune question, à aucune demande d’interview.
Respectons le choix de Nico du Nico-Blog, et son bonheur, et arrêtons-nous là.
Hier soir, vers minuit, mail de F., vingt-sept ans, sujet brillantissime, fonctionnaire dans le trou du cul de l'Europe.
« Le boulot, c'est la galère, vraiment la galère. »
Interlocuteur n°2 :
En chat, ce matin, B., vingt-huit ans, cadre dans le privé.
« Je suis au bureau, j'en ai marre. »
Interlocuteur n°3 :
Ce matin, vers onze heures, mail de mon vieux pote F., quarante-six ans ou un peu plus, cadre sup' en proie aux questions existentielles, qui s'fait chier grave et déteste de plus en plus son job.
« Je suis un peu fatigué nerveusement par l'attente de la réorganisation et je n'arrive pas à travailler pour moi.
Situation bloquée et déprimante. »
NeimaD ? C'est qui, NeimaD, déjà ? Putain, me rappelle plus ! Neimad, j'en ai forcément déjà entendu parler, j'ai vu un lien qui menait vers son blog sur tel ou tel autre blog mais je ne sais plus ce que j'ai trouvé la dernière fois que j'ai cliqué, ni même si j'ai seulement cliqué. Toujours est-il que parfois je lis ce nom-là, "Neimad", ou que je l'entends. Et puis là, hiersoir, je ne sais plus très bien où j'étais, mais j'ai cliqué pour de bon, je ne sais où, quand j'ai lu NeimaD. Ah ouais, un blog ? Bon, ça je m'y attendais.
Alors, je tombe sur le blog de NeimaD. Oh ! La jolie photo ! Oh, y'a ses photos ! Oh, j'ai déjà vu cette photo ! Un beau gosse que j'ai déjà croisé sur le Net, on a même dû discuter ensemble il y a très longtemps, mais bon, il n'a pas dû accrocher, ou alors c'est moi qui ne me sentais pas à l'aise (parce que parfois il m'est arrivé d'avoir envie de mettre un terme à un "chat" parce que le garçon me plaisait et que ça me mettait trop mal à l'aise, oui, je suis tordu, mais j'emmerde la Terre entière).
Alors, on clique, on clique, on clique, on va un peu partout, on visite telle ou telle rubrique, et puis l'évidence s'impose très vite, d'ailleurs elle s'est imposée assez vite avant que je clique partout : il est bien, ce blog. Et puis, on clique là où il faut cliquer pour accéder à cette "mise au point", et là on se dit : non, on ne me fera pas croire que le type qui a écrit ça n'est pas intéressant.
Acheté tout à l’heure les livres d'occasion suivants, pour un total de 27 euros 50 :
- Grands écrits politiques de Chateaubriand, deux volumes, collection « Acteurs de l’histoire », aux éditions de l’Imprimerie Nationale,
- Monsieur Lévy, de Marc Villemain (oui, ça parle de BHL, et je vous emmerde),
- Une biographie d’Abd El-Kader, Abd El-Kader, adversaire et ami de la France, 1808-1883,
- La Maison de rendez-vous, d’Alain Robbe-Grillet,
- Mort du Général de Gaulle, de Jean Mauriac, exemplaire dédicacé par l’auteur,
- Mauriac sous De Gaulle, de Jacques Laurent, le livre qui lui valut (à Jacques Laurent), je crois, un petit passage devant le tribunal correctionnel,
- L’Etrange Destin de Lermontov d’Henri Troyat (hem, bon, d’accord…),
- Les Grands Cimetières sous la lune, de Bernanos,
- une biographie de Mao par un journaliste dénommé Dick Wilson.
C'est avec ce tableau de Juan Carreno de Miranda (1614-1685), intitulé Messe de fondation de l'ordre des trinitaires (1666) que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean !
Excellent jour du Seigneur aux autres aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
« Alors Patxi arrive de Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui. Celui-ci l'en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! » Mais Patxi lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
Ayant été baptisé, Patxi aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, qui a toute ma faveur. » »
Je raconte à Jean-Bertrand Pontalis, qui s'apprête à rentrer ainsi que quelques autres dans un de ces genres de tunnels qu'on voit dans les films et qui sont en fait l'entrée de mines, que MdG m'a raconté son service militaire (ce qui est évidemment faux) qu'il a fait ici alors que les Allemands bombardaient le tunnel. Mais je réalise que ce n'est pas possible : en effet, MdG étant né assez tôt dans le siècle devait en 1940 avoir déjà fait son service militaire depuis longtemps. Mais peu importe : Pontalis et les autres n'ont même pas attendu la fin de ce que je racontais.
Je rêve d'un genre de colonie de vacances diplomatique. Il s'agit, pour de faux, de faire toutes sortes de choses que font les diplomates, les hauts-fonctionnaires internationaux et les délégations gouvernementales : des discours, des préparations de réunions, des négociations, des rencontres secrètes, etc. Cela dure une semaine ou quinze jours, et le rythme est tout à fait intensif, peut-être même y a-t-il des morts. Nos travaux doivent nous permettre de trouver, au terme de cette période, des indices permettant de localiser et de trouver un trésor, mais à la fin nous n'avons qu'un maigre indice : ordre et dordre. Un certain nombre de personnes sont agglutinées, au rez-de-chaussée de l'énorme bâtiment où nous avons passé les derniers jours, autour d'un plan de métro et/ou de RER pour savoir où peut bien être la ville de Dordre (car tout le monde a cru pouvoir comprendre que Dordre ne pouvait qu'être un nom de ville), et ensuite s'y rendre (tout le monde dispose-t-il finalement des mêmes indices? certains ont-ils des indices supplémentaires et/ou différents ? je ne sais plus). Il me semble qu'il y avait parmi les présents au moins une personne inscrite sur GA, mais je n'en suis plus sûr. Pour ma part, je renonce à chercher, les deux maigres indices dont je dispose me paraissant trop maigres et incompréhensibles ; je me promène tranquillement au milieu de toute cette cohue et cherche un fauteuil où m'asseoir.
A un moment du rêve, avant ou après, je ne sais plus, il y a une transfusion sanguine, de mon père à moi, dans une pièce ressemblant à la grande chambre du premier étage de chez ma grand-mère, mais une infirmière très en colère vient nous chasser, ou plutôt chasser mon père et, pour reprendre son expression, son enfant.
De très grands escaliers en colimaçon qui descendent.
Des bâtiments qui me font penser à la fac' où j'ai étudié.
Julien G., camarade de lycée (avons-nous une relation amoureuse ? nous dragouillons-nous ?).
« Notre époque n'est pas une époque de philosophes, tous ceux qu'on désigne ainsi de nos jours ne sont en vérité désignés ainsi que de manière parfaitement abusive, et ne sont rien d'autre que de vulgaires ruminants philosophiques bornés et antisensibles qui gagnent tous leur vie en répandant des centaines et des milliers de pensées éventées de seconde, troisième et quatrième main dans des amphithéâtres et sur le marché de l'édition. Il n'y a pas de philosophe d'aujourd'hui. »
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Le bandeau ci-dessus a été conçu par M. Gayberry.
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Lecture(s) en cours :
Je me permets de vous indiquer quelques blogs divers et variés qui présentent au moins pour point commun de tous m'intéresser, quoique ce soit parfois pour des raisons différentes.
[NB1: la liste des blogs n'est pas exhaustive]
[NB2: les descriptions que je donne ci-dessous doivent être lues comme l'expression d'une sensibilité qui m'est personnelle et non comme le reflet fidèle de la réalité objective de ce qui est décrit]
[NB3: si malgré l'avertissement précédent l'un ou l'autre des auteurs de blog ci-dessous évoqués considérait que mon propos, forcément trop synthétique et imparfait, donne une idée de son blog trop éloignée de sa réalité, qu'il n'hésite pas à me le faire savoir]
- le protocole, c'est le protocole:
Donc je place en haut de cette liste le blog de Samdech Norodom Sihanouk, ancien Roi du Cambodge. Pour l'anecdote, sachez que Samdech Norodom Sihanouk du Cambodge est favorable au mariage des homosexuels.
- catégorie plutôt culturelle/littéraire, ici et ailleurs:
Je recommande vivement le blog de Matoo , que je lis rarement mais de plus en plus souvent et toujours avec le plus grand intérêt. Des réflexions de son auteur sur ce qu'il peut lire ou voir. Toujours bien écrit et intelligent.
Je recommande autant qu'il est possible de recommander le blog de Waves, voire plus. De la vie, de l'intelligence, du talent. Du foutre aussi, ce qui ne gâche rien.
Le blog de Matthieux est bien écrit comme c'est pas permis.
Depuis peu est apparu le blog de Sixte , jeune "scribouillard" (dixit himself) qui, à mon humble avis, scribouille très bien.
Je peux aussi vous recommander le blog d'Olivier.
Mais à mon avis, vous feriez mieux d'aller voir directement son site personnel , d'une très grande richesse, très bien écrit, qui mêle étroitement création littéraire et journal personnel (je ne sais si "intime" serait approprié).
- blogs régulièrement lus sur ce site:
Le blog de MisterPatate, poétique, à sa manière peut-être, mais assurément poétique.
Le blog de Etasseureuh , sale gosse à l'humour décapant.
Le blog de Diabolito, sans doute ce qui se rapproche le plus d'un journal intime réussi (je ne dis pas par là qu'il est exhaustif; il me semble que la question de la qualité d'un "journal intime" et celle de son exhaustivité sont indépendantes l'une de l'autre), avec ce qu'il faut de finesse d'observation de l'existence humaine (je dis existence et non pas nature pour des raisons que je ne développe pas pour l'instant).
Le blog de Nico_Paris12, chez qui je retrouve parfois quelques traits de ma vie, mais perçus avec un peu d'humour.
Le blog de Ricroel, "drôle malgré lui" (J. Diabolito); Ricroel a écrit les scénarios et les dialogues de plusieurs films de Woody Allen.
Tant qu'à faire, vous pouvez aussi lire celui de Matth-dk, qui n'est pas sot non plus.
Le blog de Bamf, décalé, mi-déjanté mi-sarcastique mi-autodérision (je sais, ça fait trois moitiés, mais je n'ai pas fait maths sup', alors bon, hein).
- ailleurs:
Le blog de Ruxor, qui est très loin d'être sot et doué d'une grande aptitude à l'analyse de la vie (précision: ne pas interpréter ce que j'en dis comme un jugement, car ce n'en est pas un).
Je regroupe ensemble les blogs de Bradshaw, Dextropropoxyphèneet Paumé dont les univers me paraissent proches, et me fascinent.
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Une fournée de nouveaux liens vous menant en divers endroits de la blogosphère (désormais par ordre chronologique d'ajout à mes liens) :
- chez freakydoll, parce qu'il y a du foutre et que ça me plaît,
- chez Elizabethtessier, électeur de trèmovèzfoa mais pratiquant parfois un humour 2bongoo2bonaloi, quoiqu'un peu cruel,
- chez Romain, parce que je trouve qu'il fait preuve d'une grande sensibilité, dans le meilleur sens du terme, dans ses articles sur ses relations avec les garçons,
- chez Jipé, un cadre sensible et plein d'humour, lecteur du journal dans lequel écrit Alexandre Adler, ce qui n'est pas une mince affaire,
- chez Pascal Riché, le correspondant aux Etats-Unis de Libération, et pas seulement parce que son blog m'a appris qu'aux Etats-Unis, à la piscine, les hommes se douchent collectivement et généralement sans maillot,
- chez Sixte (bis), parce qu'il a ouvert un autre blog, ailleurs,
- chez Kevin Sites, journaliste indépendant, actuellement en Irak pour la chaîne américaine NBC (en anglais),
- chez Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, professeur d'économie, etc., dont le blog avait été évoqué sur le sien par Nicolas,
- chez Glenn Reynolds, professeur de droit à l'université du Tennessee, qui s'intéresse notamment aux questions des nouvelles technologies, de la liberté individuelle et de leurs relations,
- chez Pierre Haski, correspondant de Libération en Chine.
- sur le blog A l'heure américaine, que Pascal Riché vient (janvier 2005) d'ouvrir avec son collègue Fabrice Rousselot, le précédent blog de Pascal Riché, consacré à l'élection présidentielle américaine de novembre 2005, n'ayant plus lieu d'être,
- chez Chapichapo dont le blog présente cette particularité qu'il est régulièrement mis à jour quoique définitivement fermé,
- chez Baptiste Coulmont, sociologue enseignant à l'université de Paris 8 - Vincennes,
- sur la république des livres, le blog de Pierre Assouline, journaliste et écrivain, ancien directeur de Lire, chroniqueur au Monde 2, critique au Nouvel Observateur,
- chez Anatole (prénom fictif), pour son humour, pour ses qualités d’écriture, pour ses séries (bonnes lectures dominicales, jeunes giscardiens, belles cartes postales, etc.), pour Bernard Menez,
- chez Cathogay, dont le blog contient des lectures et des réflexions, le tout étant très intéressant, sur le sujet "être gay et être catholique" (et on n'est pas obligé d'être gay ni d'être catholique pour apprécier, hein),
- chez Oli, où l'on trouve des lectures, du ciné et de l'actu,
- chez Mike qui écrit de bien jolis récits de rencontre,
- chez Alain Juppé, ancien Premier Ministre, ex-futur Président de la République,
- sur le kolkhoz-blog, centre de réflexion et de prospective sur le marxisme-léninisme,
- chez Gerboise, parce que, pour un vulgaire rat, il écrit bien tout de même (bon, en plus, il est beau, mais je ne vais pas vous dire un truc pareil, on va encore me trouver superficiel),
- chez Hugoindigo, parce qu'il fait bon s'y promener,
- chez Matthieux, qui a ouvert un nouveau blog, ailleurs,
- chez M'sieu Pheel, parce qu'il est complètement ouf'.
Bloc permanent de la bogossité
Le principe est simple : si vous êtes l'une des personnes figurant dans ce bloc permanent, vous êtes invité à m'écrire. Je crois que je vous lirai avec plaisir.