Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.
Ceci n'est pas un blog.
This is not a blog.
"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".
(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)
"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".
(Gaston Bachelard)
J'écoute : les coups de marteau chez ma voisine du dessus Je regarde : mon écran Je joue : pas Je mange : trop de glucides Je bois : du café Je cite : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer" Je pense : uniquement les jours pairs Je rêve : moins souvent qu'il y a quelques mois (mis à jour mercredi 11 juin 2008 à 21:57)
Près de chez moi, une boutique de livres anciens, et, je crois, peintures, propose, pour un prix de, me semble-t-il, cent soixante euros, une intégrale de Balzac.
- se lever à 14h, c'est la monopoly's touch. On saute le petit-déj et le déj en passant directement à la case goûter.
Idem. Même si je ne sais pas ce que tu entends par monopoly's touch. J'ai dormi aujourd'hui de 9h à 14h, grosso merdo.
- c'est très gênant de voir sa tête quand on ouvre son blog, alors je fais défiler très vite. Je suis surpris par les commentaires. Vous êtes gentils.
Grossière confusion : nous sommes libidineux. :o)
Bon, je le retire, parce que sinon je vais encore t'effrayer.
- pourquoi mes photos ne sont-elles pas encore approuvées et dans mon portrait ? Oui, je suis timide, je ne sais pas sourire, et je suis chiant, le portrait se complète^^
Parce que le ouebmaster est un gros paresseux qui dort trop.
- je note avec intérêt que velcetis s'y connaît en photo. J'ai acheté l'appareil que me recommandait papacroco, mais il a l'air horriblement compliqué, avec des menus partout et tout. Je croyais que la photo, tu appuyais et pis tu regardais si tu aimais ou pas. On m'aurait menti.^^
Je compte acheter dans les prochains mois un appareil photo numérique. Oui, je sais, on s'en fout.
Je me demande si l'homme de ma vie ne demeurera pas toujours mon Obélix en peluche qui non seulement ignore jusqu'à l'existence de l'idée de sexualité mais en outre croit encore avoir été livré par une cigogne.
7h05, Monsieur Népomucène n'a pas dormi de la nuit
Tiens, et si Monsieur Népomucène allait se coucher ? Il serait temps, non ? Mais... le café des anthropologues vient d'ouvrir ! Il va pas rater ça, Monsieur Népomucène ! Des anthropologues ??? A l'attaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaque !
« Cela vous intéresserait, d'aller voir cette exposition ?
- Pourriez-vous me dire jusqu'à quand elle se tient ?
- Oui, je pourrais.
- Je vous reconnais bien là, Monsieur Népomucène.
- Hihihi. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
Le jeune et beau Theutheu cite Flaubert, qui écrit dans Madame Bovary : « Il y a toujours, après la mort de quelqu'un, comme une stupéfaction qui se dégage, tant il est difficile de comprendre cette survenue du néant et de se résigner à croire. »
Lorsque j'ai lu pour la première fois Madame Bovary, ce devait être en 1994 ou 1995, non seulement j'ai relevé cette phrase je l'ai notée sur un petit carton blanc que j'avais toujours sur moi, généralement dans le livre que je lisais ou bien, je crois, entre les pages d'un agenda. Sur d'autres petits cartons, qui connaissaient le même usage, j'avais noté une citation des Falaises de marbre d'Ernst Jünger dont le texte devait être quelque chose comme « La chose écrite porte le sceau de l'achevé et de l'immuable dont l'aspect contente aussi le coeur du solitaire », une citation de La Lenteur, roman de Kundera lu fin février 1995 (et accessoirement le premier livre de Kundera que je lisais), il s'agissait du pénultième ou de l'antépénultième paragraphe du livre, que je n'ai pas envie de citer ici et aujourd'hui quoique je m'en rappelle très bien, une citation, so cliché mais tellement charmante pour un adolescent lisant trop (enfin, pas tant que ça non plus), de Stendhal qui écrit dans Le Rouge et le Noir, à propos de son héros Julien Sorel, « Chez cet être singulier, c'était presque tous les jours tempête». Je pense qu'une autre citation du même livre de Jünger (avec les mots de peur et de tourbillon) devait être notée sur l'un de mes petits cartons. Peut-être avais-je noté d'autres passages d'autres oeuvres, mais je ne crois pas : je n'ai pas pratiqué bien longtemps ces petits cartons.
Ce qui m'interpelle quelque part au niveau du vécu m'arrête, lorsque je songe à ces citations, c'est l'impression de frappante vérité qui s'en dégageait alors pour moi. Je notais beaucoup moins de citations que je le ne fais maintenant mais je me demande si mon adhésion à l'énoncé que je relevais n'était pas le critère décisif pour que je relève tel ou tel passage d'un texte. Au contraire, maintenant, tout semble soumis, pour reprendre l'expression que Kundera emploie dans L'Art du roman à un régime de relativité romanesque, y compris lorsque les citations relevées ne sont pas du tout extraites d'un roman. Je les considère un peu comme les ferments possible d'une réflexion personnelle (rassurez-vous, ça ne marche pas), ou comme des hypothèses avec lesquelles il est amusant, sinon intéressant, de jouer, quand bien même leur scientificité, tu peux, Lulu, t'la mettre dans l'cul.
S'agissant de la phrase de Flaubert, j'adhère toujours à ce qu'elle énonce, même si certains pourront juger qu'elle n'énonce qu'un gros truisme. Je crois cependant qu'elle ne saurait se résumer à cela. Je ne vais rien avancer de bien extraordinaire sur le sujet, alors n'en faisons pas encore des tartines, mais, d'une part, je me demande si la phrase ne surgit pas dans le texte, notamment en ce qu'elle rompt avec le fil du récit, comme la réalité qu'elle décrit, et, d'autre part, elle donne une idée, je crois, de l'effroi dont on peut être saisi devant un néant incommensurable et incompréhensible.
Improvisation d'un ch'tit résumé qu'on pourra trouver un peu schématique, dans l'ordre chronologique (je n'indique pas toujours des dates hyper-précises, hein) :
- Jean-Paul Sartre était, en gros, apolitique/anarchisant avant la seconde guerre mondiale ;
- l'expérience de la guerre, avec la vie collective de la mobilisation en 39-40, puis la captivité au stalag en Allemagne, lui fait découvrir la politique et la vie de groupe ;
- (petite) expérience de résistance (non-armée) au sein du groupe "Socialisme et Démocratie", qui mêle des marxistes/communistes et des non-marxistes, Sartre ne faisant pas partie des marxistes/communistes ;
- à la Libération, Sartre est calomnié par les communistes (qui n'encaissent pas l'existentialisme, ni l'amitié de Sartre avec Paul Nizan qui a rompu en septembre 1939 avec le PCF lors du pacte germano-soviétique) ;
- fin des années 40 (je ne sais si cela commence en 46, 47 ou 48), Sartre participe au Rassemblement Démocratique Révolutionnaire, un petit parti, le seul dont il sera jamais membre, qui cherche une troisième voie, entre les Etats-Unis et le bloc soviétique, mais l'expérience ne se prolonge pas (je ne sais plus quand meurt le parti : 1949 ? 1950 ?) ;
- décembre 1949 ou janvier 1950 , Maurice Merleau-Ponty signe un éditorial dans les Temps Modernes, la revue fondée et dirigée par Sartre, dénonçant les goulags, éditorial qui engage toute la rédaction, et donc reflétant aussi le point de vue de Sartre ; à la même époque, (juin ?) 1950, lors de l'attaque la Corée du Sud par la Corée du Nord, Sartre gobe la propagande qui veut faire de la Corée du Nord communiste une victime (alors que c'est l'agresseur) et fait des déclarations en ce sens, l'évolution de je crois que l'évolution de Sartre se fait en sens inverse de celle Merleau-Ponty qui commence à s'éloigner du communisme (la guerre de Corée "refroidit" aussi Aron) ;
- 1952 : alors que Sartre séjourne à Rome et que les communistes français manifestent à Paris contre la venue du général Ridgway qui s'illustre en Corée, Jacques Duclos, le secrétaire général du PCF, est arrêté par la police (un militant communiste lui a donné un pigeon qu'il compte bien manger le soir, mais la police considère que ce pigeon est sans doute un pigeon voyageur qui prouve une activité d'espionnage au profit de l'Union soviétique) ; c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, et qui précipite Sartre aux côtés des communistes ; Sartre, rendu absolument furieux par cette arrestation, commence à Rome un long article intitulé "Les Communistes et la paix", rentre à Paris et s'engage résolument aux côtés des communistes ;
- de 1952 à 1956, Sartre est ce qu'on appelle un compagnon de route du PCF, il voyage en URSS et est même le vice-président d'une association ou d'un groupe d'amitié France-URSS ;
- je ne sais plus très bien si c'est en 1952 ou 1953 (je pense que c'est en 1952) que Sartre participe à un Congrès Mondial pour la Paix organisé à Vienne par les communistes (mais tous les participants ne sont pas communistes, certains ne savent peut-être même pas que c'est organisé par les communistes) ; pour l'anecdote, un responsable soviétique (dont je n'ai plus le nom en mémoire) qui l'avait traité à la fin des années 40 de "chacal muni d'un stylo" y assiste aussi ;
- à la même époque, Sartre fait interdire la représentation d'une de ses pièces à Vienne et décide que ses pièces (je ne sais plus le nom de la pièce qui est directement concernée) ne pourront plus être jouées à l'étranger sans l'accord du Parti Communiste du pays concerné (parce qu'il ne veut pas qu'on puisse utiliser ses oeuvres contre les communistes) ;
- 1956 : les Soviétiques interviennent à Budapest, la réaction de Sartre est un peu symétrique de celle qu'il avait eue en 1952 à l'arrestation de Jacques Duclos ; absolument furieux, il rompt avec les communistes français (je crois qu'il aura toujours une certaine sympathie pour le Parti Communiste Italien), et écrit, en gros, qu'il n'y a vraiment rien à faire avec ces gens-là, qu'il n'y a vraiment rien à en tirer;
- dans les années 60, je ne sais pas trop s'il se sent proche de tel ou tel mouvement, je ne crois pas, même si c'est une période où il voyage un peu partout, rencontre plein de dirigeants (Castro l'enthousiasme mais il sera plus réticent à l'égard de celui-ci dans les années 70), et évidemment il n'est certainement pas de droite, mais il n'est plus proche du PCF ;
- dans les années 70, Sartre sera surtout proche de divers groupuscules et journaux maoïstes français, comme le Gauche prolétarienne ;
- c'est un peu plus anecdotique mais dans je ne sais plus quelle interview, il déclare qu'en 1974, il y avait des désaccords au sein de la rédaction des Temps Modernes à propos de l'élection présidentielle, Simone de Beauvoir et Claude Lanzmann souhaitaient appeler à voter Mitterrand, lui ne voulait pas, Sartre n'a d'ailleurs jamais voté.
Voilivoilou pour les grandes lignes.
Pour ma part, je considère que l'engagement communiste de Sartre se limite à la période qui va de 1952 à 1956.
« Je viens de terminer mon p'tit déj'.
- A 14 heures ?
- Oui. Me suis couché à six heures du mat'.
- Eh bien, bonne matinée. Le temps, aujourd'hui, sera froid et ensoleillé. Nous fêtons les Jean.
- OOOOOOOOOOOOoooooooooooooooooooh !
- En plus, c'est pas du pipeau.
- Bonne fête, Jean !
- Merci. Que m'offres-tu ?
- Mon corps.
- Hmm. T'as encore le ticket ?
- ESPECE DE PETITE PUTEUH ! »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Oh ! Je suis invité, pour de vrai, à un réveillon dans le 11e arrondissement, avec des hypokhâgneux chiants.
- Tu m'en ramènes un ou deux bandants ?
- Viens donc. J'ai dit que je viendrai accompagné.
- J'ai déjà un truc.
- Oh... la syphilis ?
- Pauv' con. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Un médecin juif lui donna
Son manteau. Sa famille l’a
Muni d’un nom : « Dehors-Fripon ! »
Il trouvait, dans la religion,
Des prêtres mais non point la foi.
Immense était sa perdition.
Allons ne vous en faites pas ! »
« Les sociétés de dialogue sont un pari sur l’humanité. L’autre régime est fondé sur le refus de la confiance aux gouvernés, sur la prétention d’une minorité d’oligarques de détenir la volonté définitive pour eux-mêmes et pour l’avenir. Cela, je le déteste et je le combattrai toujours. »
« Que le poète cueille ainsi ses petits mots, les pose et les choisit dans un univers qui demain sera peut-être détruit, revient exactement à ce que font les anémones et les primevères qui sortent en ce moment des prés. »
(Hermann Hesse, en 1940, dans Brèves nouvelles de mon jardin)
Le Noël du jeune et beau Népomucène en trois points
I. Monsieur Népomucène a-t-il bien mangé ? Il ne se plaint pas, en tout cas.
- fruits de mer (bullots et langoustines)
- foie gras (un peu sec)
- cuisse de canard avec des pêches
- fromage
- bûche de Noël
II. Monsieur Népomucène a-t-il bien bu ? Oh oui, alors !
- kir (blanc de blanc et liqueur de coquelicot)
- sauternes
- haut-médoc de 1995
III. Monsieur Népomucène a-t-il eu un cadal ? Non, des cadeaux !
- coffret de 6 CDs, Autoportrait à soixante-dix ans, entretiens de Sartre avec Michel Contat, publiés pour l'essentiel dans le Nouvel Obs en 1975, repris dans le volume X des Situations de Sartre, et diffusés pour la première fois à la radio en 2001, sur France Culture.
- eau de toilette et après-rasage Boss,
- réparation gratos d'une montre,
- orangettes de Jeff de Bruges,
- pas d'argent mais dispensé du remboursement des sommes avancées en septembre-octobre dans l'attente d'un remboursement par la Sécurité sociale et ma mutuelle pour régler des frais médicaux d'un montant pas tout à fait négligeable.
{Refrain:}
Il est né le divin enfant,
Jouez hautbois, résonnez musettes !
Il est né le divin enfant,
Chantons tous son avènement !
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous le promettaient les prophètes
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous attendions cet heureux temps.
{au Refrain}
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Ah ! que ses grâces sont parfaites !
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Qu'il est doux ce divin enfant !
{au Refrain}
Une étable est son logement
Un peu de paille est sa couchette,
Une étable est son logement
Pour un dieu quel abaissement !
{au Refrain}
Partez, grands rois de l'Orient !
Venez vous unir à nos fêtes
Partez, grands rois de l'Orient !
Venez adorer cet enfant !
{au Refrain}
Il veut nos cœurs, il les attend :
Il est là pour faire leur conquête
Il veut nos cœurs, il les attend :
Donnons-les lui donc promptement !
{au Refrain}
O Jésus ! O Roi tout-puissant
Tout petit enfant que vous êtes,
O Jésus ! O Roi tout-puissant,
Régnez sur nous entièrement !
{au Refrain}
En ce jour du Seigneur qui est aussi le jour de Noël, c'est avec ce petit chant de Noël que je vous invite, mon cher Jean, ainsi que Pyram, qui est bouddhiste, Anatole (prénom fictif), qui est totalement frappé, mon iench', qui déteste ces trucs-là, Gaston, dont j'espère qu'il se porte bien, Margotte, qui est méthodiste, la Farkasse, qui est calviniste, Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, Titcroco, qui ne va plus à la messe, Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, Pouletfamille, qui est un p'tit morveux, Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, Dame Potiche, qui est trop grosse pour qu'on la brosse, le jeune Maxouuu, qui est un héros, mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, Mike, qui, en plus d'être berrichon, a des idées géniales, Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, et Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à vous réjouir la naissance du Christ.
Bon jour du Seigneur et joyeux Noël à tous les autres frappadingues aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
« slt je viens de parcourir ton blog M; Sarkosy n est plus responsable de la DATAR
- Bonjour. Euh, je ne sais comment fonctionne dans le détail la DATAR mais Sarkozy est et demeure à ce jour ministre de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire.
- oui ms ss la DATAR organe operationnel et decisionnaire de l ammenagement du territoire ;;; sa mission est largement amputée
- Soit, mais il se trouve que je ne disais rien à propos de la Datar.
- si si je crois
- J'appelais Nicolas Sarkozy par son titre, voilà tout.
- monsieur est un puriste !!
- Pas nécessairement.
- anyway je n aime pas ses positions , banal comme reflexion
- Je le note.
- merci !!
- Il vous en prie.
- ciao
- Euh, ciao. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Comment ne pas voir que, entre les deux figures [de Sartre et d’Aron], les ressemblances sont beaucoup plus grandes que les différences ? A commencer par ce qui les rend l’un et l’autre profondément sympathiques. »
« J’ai le sentiment, après coup, d’avoir donné trop de temps à des débats dont la portée scientifique m’apparaît faible, et l’efficacité politique malheureusement tout aussi faible. Une fois pour toutes, les hommes et surtout les intellectuels croient ce qu’ils ont envie de croire, moi aussi peut-être, et s’affirment, en dernière analyse, inaccessibles aux arguments. »
« J'aime pas trop les rapports victime/coupable, l'empathie, la compassion, le pardon, tout ça. Par contre, j'aime bien la vengeance. C'est un peu fou. »
« La vengeance vous est déconseillée par le Programme national Nutrition Santé, une initiative du ministère de la Santé, de l'Institut national pour la prévention et l'éducation à la santé, en partenariat avec le lobby des fruits et légumes et le lobby des gommes à mâcher. »
Aparté -- Le principe de Peter et ses conséquences
Allons, acceptez de vous occuper de ce dossier imbitable pour le 22-23 décembre ; de toutes façons, la date est négociable, je vous tiendrai au courant.
Tu ne m'y reprendras plus, à me promettre des dates négociables, à me snober quand je te demande par mail le 22 où en est l'affaire et à me répondre au téléphone le 23 qu'en fait ce n'était pas négociable, ce qui va me faire bosser comme un taré ce week-end.
« La synthèse de la modération des pouvoirs et de la souveraineté populaire est une œuvre, toujours imparfaite et toujours nécessaire, que toutes les constitutions démocratiques tentent chacune à leur manière, indéfiniment de réaliser. »
« Jamais la moindre petite sottise ne sort de sa bouche. Jamais il ne se trompe dans une attitude morale ou physique – et tout cet équilibre sans contrôle, sans effort, sans recherche. Les personnages innombrables qui croient dur comme er que Picasso se moquent d’elles [sic] prouvent hélas l’océan d’erreur où baigne le monde. Mais il est exact qu’il se moque d’elles dans la mesure où les génies ridiculisent tout ce qui s’imagine être l’équilibre en face du déséquilibre, la raison en face de la déraison. »
« Le choix entre critique réformiste – celle qui s’exerce à chaque instant à l’intérieur des sociétés occidentales – et critique radicale – celle que les pays d’inspiration marxiste ou marxiste-léniniste s’efforcent de maintenir vivante – dépend du devenir économico-social de l’Occident. Il dépend aussi du dialogue entre l’Occident lui-même, d’un côté, et l’univers communiste et le Tiers-Monde, de l’autre. »
J’ai descendu ma poubelle, aujourd’hui. Chez un voisin d’en face, un poste de télévision diffusait un porno, on le voyait très bien malgré le rideau, alors je l’ai regardé. Mais pas trop pour ne pas me mettre en retard au travail qui est quand même le plus important. De toute façon, je ne voyais pas le mec qui devait se branler devant son poste alors ça ne m’intéressait pas tant que ça. De toute façon, même si j’avais pu le voir, lui n’aurait pas pu me voir me toucher alors que je l’aurais regardé regarder un DVD pornographique. “I was looking back to see if you were looking back at me to see me looking back at you” (Massive Attack, ‘Safe From Harm’). Car oui, je suis un voyeur doublé d’un exhibitionniste. Et ce matin, j’ai beaucoup chié à cause d’hier.
Moi aussi, j'ai descendu ma poubelle, aujourd'hui. Cette prouesse me donne un peu le sentiment d'être un genre de héros des temps modernes. Hasard ou volonté de la providence, la porte du local à poubelle venait d'être réparée. Je me plais à imaginer que Dieu l'a fait pour me remercier de mon exploit.
Il y a quelques années, mon voisin d'en face était un beau grand blond au torse glabre. J'aurais beaucoup aimé le voir se branler ou faire l'amour. C'est drôle d'imaginer qu'il se branlait peut-être à quelques mètres de moi. Son déménagement m'a, je crois, causé un peu de chagrin.
Juste en-dessous de chez lui, il y avait un jeune couple. Je les ai parfois vu faire l'amour sous la douche. Puis ils se sont mis, au bout d'un an, à pousser des hurlements, un mois de juillet, et un matelas a été disposé dans ce qui ne devait auparavant être que leur salon. Je ne les ai plus vus faire l'amour. En revanche, il m'est arrivé de voir le garçon se branler sous la douche. Un jour, il me semble l'avoir croisé dans la rue peu de temps après l'avoir vu se branler. Il était avec un ami ; j'ai souri à l'idée de cette intimité que je partageais, à son insu, avec lui, et que son ami ne connaîtrait jamais.
Je suis un voyeur. Pas un exhibitionniste.
Hier soir, j’ai mangé beaucoup de desserts gras, sucrés et lourds et c’est ce que j’aime en décembre. Du crumble aux fruits rouges qui consistait en fait en une croûte vaste et épaisse maculée ça et là de jus de groseilles, du pain d’épice enrichi en glucose, de la glace au spéculos maison, des tartines de pâte à tartiner conditionnée dans une boîte à cirage => miam + slurp. Ce faisant, j’ai oublié de dire à S. que S. lui passait le bonjour. M & N étaient encore extasiées de leur découverte de la pop vietnamienne.
Les biscuits et les gâteaux pourraient être considérés comme des preuves de l'existence de Dieu.
Hier midi, une femme conne et de mauvaise foi avait gâché mon sandwich au thon en essayant de me doubler dans la queue. Je n’ai rien dit jusqu’à ce qu’en plus elle invite une copine à la rejoindre devant moi. Suite à ma protestation timide et malassurée, elle m’a laissé sa place puis a maugréé dans mon dos alors que la vendeuse me prévenait que ça revenait plus cher sans boisson mais comment voulez-vous boire une canette sur un trajet, bref. De toute façon, tout ce qui m’arrive en terme de médiocrité urbaine, c’est à la Brioche dorée ®.
J'aimais beaucoup manger au McDo. Je crois que je n'y ai cependant pas mangé depuis plus de deux ans. C'était au cours de l'été 2003, avant d'aller au cinéma avec mon ami F. qui n'était pas encore arrivé, ou alors en en sortant seul. (Ou était-ce un an plus tard ?)
Je n'ai jamais mangé à la Brioche Dorée.
Hier après-midi, mes collègues de bureau voulaient m’attacher à ma chaise de bureau avec du ruban de cadeau pour s’amuser et je me suis dit que ça allait un peu loin. J’ai pris un air grave et pu reprendre mon non-travail tranquillement. Je suis sur les nerfs.
Un jour, chez un ami, celui-ci a éteint la lumière. Je ne craignais rien de particulier, mais le fait qu'il circulait dans la pièce, autour de moi, que je ne savais où il était alors que lui savait où moi j'étais assis m'ont donné un brusque sentiment d'insécurité, tel que je lui ai ordonné au bout de quelques secondes, d'un ton ne souffrant pas la contestation qui n'a pas manqué de le surprendre, de rallumer.
Je pourrais faire un blog, écrire beaucoup, sans jamais dire le principal.
Je crois que je n'ai jamais dit le principal avant le printemps dernier. Et puis je n'ai pas de blog.
« Je prononcerai [mon] discours [de réception à l’Académie Française] au printemps, mais à ces conditions : que la séance se tienne à la piscine de la Butte aux Cailles, que les Académiciens viennent en slip vert et qu’il y ait des nymphettes partout. »
« Mon œuvre a échappé à mon contrôle, et j’ai produit un monstre : un romance d’une longueur immense, complexe, plutôt amer et tout à fait terrifiant, ne convenant pas du tout aux enfants (et peut-être à personne). »
« Quand Jésus rencontre le démon au bord du lac de Tibériade, il lui demande son nom et le démon répond : « Mon nom est multitude car nous sommes nombreux. » Cela me plaît. Le fait d’être nombreux serait la preuve que je suis le démon plutôt que Jésus-Christ. Car jusqu’à présent j’étais censé être Jésus-Christ ! C’était convenu avec Jérôme Lindon qui, lui, se considérait comme Dieu le Père. »
« Le Belge n'est pas un garçon solitaire, m'enfin. Le Belge est un garçon convivial qui boit des bières, au bar, en compagnie d'autres Belges averc lesquels il décline la filmographie de Ronny Coutteur ou se désole de l'augmentation du prix de la pomme de terre. »
(Un garçon vieillissant dont nous préserverons l'anonymat)
Les réserves de pétrole représentent la partie techniquement et économiquement exploitable des volumes en place (ressources). La nature probabiliste des calculs conduit à une estimation incertaine des réserves qui ont tendance à être sous-évaluées. S’ajoute à cette incertitude l’existence de réserves additionnelles, dues à une meilleure exploitation des gisements grâce au progrès technique. Différentes méthodologies sont utilisées pour évaluer les réserves non découvertes : celles des explorateurs procédant à des études détaillées des bassins géologiques et celles des économistes qui fondent leurs analyses statistiques sur les résultats acquis. Les estimations du montant des réserves restant à découvrir sont légèrement différentes d’un organisme évaluateur à l’autre.
... euh, non. En fait, ce matin, en Conseil des ministres, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie a présenté un projet de loi ratifiant l'ordonnance du 13 octobre 2005 définissant le régime juridique des organismes de placement collectif immobilier et les modalités de transformation des sociétés civiles de placement immobilier en organismes de placement collectif immobilier.
« Tu ne veux pas venir dîner au restau' chinois à côté de chez moi ?
- Attends, tu veux me faire manger chinois ?
- Bah, quoi ? C'est bon. En plus, c'est un restau pas cher du tout.
- Népo, à Paris, je ne vais manger que dans un seul restau' chinois, qui est dans le 16e arrondissement.
- Il est très bien, mon restau' chinois.
- Non mais attends, faut pas aller dans n'importe quel restau' chinois !!!
- C'est pas n'importe lequel !
- Népo, faut pas aller dans les restaus chinois à Paris !
- Arrête !
- Tu vas te rendre malade !
- N'importe quoi ! Je suis allé manger dans des dizaines de restaus chinois, et je ne suis jamais tombé malade !
- Tu plaisantes, Népo ??? Tu as vu la tête que tu as, maintenant ???
- Connard. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Luc [Besson] m’a dit que je lui avais donné envie de refaire du cinéma. C’est comme si Isabelle Adjani et Adriana Karembeu étaient réunies dans le même corps et qu’elles te disent qu’elles veulent coucher avec toi. »
La scène se passait dans une université française quelconque. C’était une réception quelconque (cocktail, buffet, pot, dîner, arrosage, entourez la mention qui vous convient le mieux, ou complétez la liste à l’aide d’un dictionnaire des synonymes) à l’issue d’un événement universitaire quelconque (colloque bidon, journée d’études riche mais tellement rasante, séminaire interuniversitaire – le dernier truc à la mode à l’époque -, liste aussi inépuisable que les trésors d’inventivité du corps enseignant). En somme, le cadre était très quelconque mais présentait l’intérêt de nourrir (on s’en tient ici à une évaluation du buffet sans considérer les montants, très variés mais peu variables, des salaires, subventions, primes, traitements, bourses et allocations des divers participants aux festivités) une population dont on n’eût jamais soupçonné l’effectif autrement. Tout le monde s’ennuyait mais l’alcool et les petits fours donnaient à l’ensemble un air de fête, un peu d’alcool et beaucoup de petits fours, à moins que ce ne fût l’inverse.
Personne n’était dupe de l’événement, de son importance prétendue, personne ne croyait prendre tout cela vraiment au sérieux, et chacun méditait intérieurement la relativité de toute chose, revendiquant silencieusement, à l’usage de soi, une distance à l’égard des mondanités en cours, histoire d’oublier sa complicité, sinon de s’exonérer de toute responsabilité à leur endroit. On ne manquait d’ailleurs pas de ponctuer avec régularité les conversations d’une « private joke » censée prouver à autrui comme à soi (ce qui revenait au même car il était bien entendu que l’on était « entre soi ») la capacité d’autodérision du locuteur qui l’avait proférée, une coupe de champagne à la main, tout en se demandant auquel de ces toasts à proximité il faudrait faire un sort. La lucidité n’était complète que si l’on en percevait les limites : les mœurs que chacun serait disposé à fustiger le lendemain ne gênaient nullement lorsqu’on était convié aux réjouissances, et l’on ne manquait pas d’ironiser à haute voix à ce propos. La clairvoyance s’arrêtait toutefois au seuil au-delà duquel se serait imposé le constat suivant : l’autodérision n’était bien souvent que la forme la plus élaborée, la plus implacable et la plus dégoûtante de la complaisance de chacun envers ses pires travers. Telle prise de conscience eût durablement interdit au sujet dans l’esprit duquel elle se serait opérée de participer à ces manifestations stupides qui signalent le besoin de la société de ses semblables, et in fine la nullité de l’individu. C’était peut-être cela qui rongeait Jean : il n’était pas dupe, il n’était dupe de rien, même pas, surtout pas, du fait qu’il n’était pas dupe. L’exercice du doute méthodique ne détruirait peut-être pas son narcissisme et ne l’empêcherait sans doute pas de vivre (il ne serait pas plus dupe d’une dépression nerveuse que du bonheur de vivre), mais il lui interdisait pour l’instant de se sentir pleinement à son aise dans une comédie sociale (il eût dit : une farce) où le rôle qu’il lui appartenait de jouer l’ennuyait d’avance. Alors cette soirée universitaire…
Cependant, la soirée allait son train, et bien qu’elle ne représentât au départ que ce qu’il nommait « un exercice de convivialité gonflé de rien », il n’y trouvait aucun déplaisir, aimant à goûter jusqu’aux distractions les plus fades pour y capter une saveur qu’aucun autre n’eût découvert. Il avait saisi l’occasion qui lui était offerte de passer un moment agréable bien que (parce que ?) sans importance et s’était permis de convier quelques amis avec lesquels il discutait un verre (puis un deuxième, puis un troisième…) à la main. L’alcool échauffait les esprits et donnait un relief inattendu aux généralités, déjà alignées en des occasions analogues, sur Jacques Derrida, que personne n’avait vraiment lu mais que tous se faisaient un devoir de citer (Jean n’en était pas dupe et en avait honte – honte de ne pas l’avoir lu lui non plus, honte de se prêter au blabla collectif, et même honte d’avoir honte – mais cela l’amusait tant qu’il consentait à manifester à son tour sa vanité – sans croire un instant que cela pouvait le rendre meilleur ou pire – car tout cela n’avait aucune importance), la vieille Sorbonne, le train où va le monde, l’importance d’une formation intellectuelle « musclée » (le terme prêtait à sourire dans la bouche de ces garçons empâtés ou chétifs). Bientôt, tout le monde riait et bavardait avec la familiarité de copains d’enfance qui ne se sont jamais quittés. La soirée ne serait pas gâchée (peut-être même, qui sait, baiserait-on…). Les groupes se formaient, se décomposaient et se reconstituaient au gré d’une sorte de danse des invités par laquelle s’exprimaient avec discrétion leurs affinités et les variations d’une humeur facilement gagnée par la lassitude ou simplement attirée par les feux de cent conversations reposantes de futilité et de légèreté dans lesquelles le moi trouvait prétexte à s’oublier, à se dissiper, dans tous les sens du terme, à s’exprimer ou à charmer. Seule la lumière un peu trop crue empêchait d’imaginer qu’un bal d’un genre neuf se donnait. Contre toute attente, la ronde des corps et des voix, dont une légère ivresse amplifiait le mouvement, ensorcelait Jean, qui, venu accomplir ce qui eût pu n’être qu’une fastidieuse corvée, se retrouvait dans une cérémonie magique.
Bientôt, pourtant, les appâts nombreux du moment, le chatoiement des couleurs et l’entrelacs des paroles se confondaient, pour s’y résorber, en un bourdonnement indistinct où plus rien n’offrait de prise à son attention. La griserie de l’alcool et de la fête avait atteint son apogée et la décrue du plaisir l’affectait sensiblement. Il éprouvait en lui un phénomène de lâcher-prise : progressivement, il se détachait de ce qui l’entourait pour se retrouver en lui au terme d’une lente chute dans l’air cotonneux de son intimité avec lui-même. Tout lui (re)devenait étranger, la vie et le monde s’affirmaient avant tout comme des réalités extérieures auxquelles il n’avait pas, ou n’avait plus, vraiment part. Le temps de la grâce où le soi s’éprouvait, s’ébrouait dans le monde s’enfuyait une nouvelle fois. A l’osmose de quelques instants, quelques minutes, quelques dizaines de minutes tout au plus, succédait la moiteur d’une atmosphère psychique repliée sur elle-même, le climat étouffant de marais intérieurs dans lesquels le soi croupissait trop souvent. De ce lieu, le monde lui demeurait néanmoins visible, mais à travers le prisme séparateur d’une trop grande lucidité qui trouvait à s’exprimer notamment dans cette faculté de n’être jamais dupe que nous avons évoquée, car celui qui porte le regard le plus aigu sur le monde s’en trouve d’autant plus éloigné, de même qu’il se trouverait séparé de lui-même s’il portait son regard sur sa propre personne. Une vision précise du monde, de l’homme et de soi ne permet aucun rassemblement, elle souligne les grossières failles du réel, les dénonce par leur simple constat, ce que même la communauté la plus étroite, celle du sujet avec lui-même, ne supporte pas. Ainsi Jean, au milieu de tous, après ces moments de discussion et de séduction, d’échange, alors que la soirée se poursuivait tout autour de lui, éprouvait-il le sentiment d’une étrangeté radicale. Un moraliste récemment mort après une vie consacrée au regret d’être né n’avait-il pas affirmé que « la lucidité est le seul vice qui rende libre – libre dans un désert » ? Et cette clairvoyance, cette aptitude à voir clair dans une pénombre qui ne demeure que pour cacher aux âme sensibles combien le roi (l’homme) est nu, Jean en était doué plus que tout autre. A l’emprise consentie du monde sur lui-même succédait l’empire paralysant de la clairvoyance et d’une raison hyper-raisonnante, dont les incessantes analyses résonnaient sans trêve dans sa tête, sur sa pensée, jusqu’à ce qu’il atteignît un degré de lassitude et d’épuisement mental qui arrêterait enfin ses divagations intellectuelles pour lui permettre de retrouver calme et repos.
Après avoir une bonne vingtaine de minutes, dans le secret et le silence de son for intérieur, décortiqué avec rage, mais malgré lui, le sens de cette soirée, la signification des propos tenus et entendus, procédé à un examen critique de leur construction logique, de leurs présupposés et des axiomes qui fondaient inconsciemment les dires de ses amis, Jean sentait sa fièvre analytique retomber aussi involontairement qu’elle avait surgi. Sa tension, extrême bien que dissimulée sous un masque d’impassibilité, laissait place à la détente qui suit un effort intense. Alors pouvait-il de nouveau adhérer au monde, selon un autre mode que précédemment. Il ne s’agissait plus d’une participation au plaisir de l’éphémère ni d’une froide (encore que brûlante par son intensité) analyse mais d’un regard distancié qui empêchait toute compromission, de soi comme du monde. Une étrangeté radicale demeurait sans que s’exprimât ainsi l’antagonisme d’un sujet et de son dehors ; se creusait simplement l’espace d’une respiration qui permettait d’envisager avec sérénité et bienveillance le mouvement des choses. S’était opéré le passage du face-à-face au tête-à-tête au travers d’une contemplation amusée sans être ironique, pas non plus mystique, de la réalité. La fusion festive puis le conflit silencieux avaient exprimé une même violence après laquelle pouvait se nouer un rapport plus sensuel au monde consistant à glisser à la surface des choses sans souci de contrôle (de soi ou de l’étranger à soi), sans volonté de domination. En somme, Jean « surfait » sur la vague (ou dans le réseau) qui l’entourait sans l’engloutir.
La fatigue se faisait néanmoins toujours sentir et rien ne se détachait nettement du fluide mélange des impressions, perceptions et réflexions. Un relâchement travaillait son attention pour en accroître paradoxalement le champ, en ce qu’elle se fixait moins durablement sur ses objets successifs et en parcourait par conséquent un plus grand nombre. Cette homogénéité du réel n’offrait aucun obstacle, n’invitait à aucune halte.
Très vite, Jean se retrouva tranquillement assis dans un coin de la pièce, ne jetant plus qu’un œil distrait à ce qui l’entourait. Avec une discrétion qui eût indiqué à celui qui l’aurait surpris une expérience certaine de ce genre de circonstances, il réprimait de temps à autre un bâillement, attendant que la salle se vidât pour partir à son tour avec la certitude qu’il ne risquait plus de manquer grand-chose, ou qu’un événement de quelque importance survînt, qui pût le tirer de la torpeur dans laquelle il sombrait. Mais l’événement semblait se faire attendre comme une starlette capricieuse. Alors Jean détaillait, sans beaucoup de goût à cela, les physionomies des uns et des autres, un peu comme on fait une réussite : sans joie, sans désagrément non plus, pour passer le temps, qui ne se décidait pas à passer.
Pour l'anecdote, des administrateurs du Parlement chargés de divers dossiers (par exemple, le tabac et la santé publique) reçoivent des trucs rigolos émanant d'entreprises privées (par exemple, des invitations pour Roland Garros), qu'ils refusent. Enfin, généralement.
Je découvre le blog de Jean Quatremer, qui s'occupe des questions européennes à Libé, et l'ajoute à mes liens dans le bloc permanent idoine de la page de mon (non-)blog.
La télévision n'a décidément pas que du mauvais. Dimanche soir, c'est une adaptation cinématographique de 20 000 lieues sous les mers dont le père de Monsieur Népomucène avait parlé à son fils pendant toute son enfance que Monsieur Népomucène a enfin pu voir.
Le Parlement européen s'est prononcé en faveur d'un système européen harmonisé pour le calcul des péages et taxes appliqués aux poids lourds pour l'utilisation du réseau routier. Une grande majorité des députés a adopté la recommandation de Corien Wortmann-Kool (PPE-DE, NL). La directive "Eurovignette" est l'une des priorités essentielles de la politique européenne des transports.
« Je deviens fou si je ne lis pas. Don Quichotte de Cervantès a changé ma façon de voir le monde. Quand je rencontre des écrivains, je me dis : j’ai davantage lu qu’eux. »
Rêvé que je retrouvais l'homme de ma vie, après toutes ces années. Il était toujours aussi beau (forcément), en couple (forcément), avec une fille (forcément). Au réveil, l'idée qu'il faudrait que je le présentasse à P., si jamais l'occasion s'en présentait (à peu près aucune chance).
En direct de la blogosphère - Rebond sur un post de Romain
J'ajoute dans le bloc permanent idoine de la page de mon (non-)blog un lien vers le gue-blo de Pacannerabo, qui, en plus d'être mon p'tit Sarthois, a oublié d'être bête.
« J’ai un complexe d’infériorité. C’est un monstre. Il ressemble parfois à une crise d’allergie. Je suis avec des gens, je suis bien, puis il apparaît. Je deviens alors invivable. Je peux être amené à développer mon ego de manière surdimensionnée pour contrer ça. »
« Entre seize et dix-huit ans, les jeunes gens allient parfois une naïve innocence et une radieuse pureté de corps et d’esprit à un besoin passionné d’abnégation absolue et désintéressée. Cette phase ne dure généralement que peu de temps, mais, à cause de son intensité et de son unicité, elle demeure l’une des expériences les plus précieuses de la vie. »
« Je continuerai, même si le vent tourne, à faire ce que j’ai envie de faire. Il y a une grande différence entre l’ambition et le désir. J’ai peu d’ambition et beaucoup de désir. »
« J’ai cessé de vouloir ne pas faire, à tout prix, de peine aux autres. J’ai compris que c’était un frein énorme dans l’existence. Car, dès que l’on bouge, on fait de la peine à quelqu’un. La peur de faire du mal génère de l’immobilisme. »
C'est avec cette petite photographie de l'église Saint-Eustache à Paris que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, Anatole (prénom fictif), qui est totalement frappé, mon iench', qui déteste ces trucs-là, Gaston, dont j'espère qu'il se porte bien, Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, qui est un p'tit morveux, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, à Dame Potiche, qui est trop grosse pour qu'on la brosse, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à Mike, qui, en plus d'être berrichon, a des idées géniales, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, et à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur.
Bon jour du Seigneur à tous les autres frappadingues aussi.
Ce midi, Monsieur Népomucène s'est fait une brocante.
Résultat des courses, Monsieur Népomucène rentre avec :
- La Révolution française, de Pierre Gaxotte,
- une biographie de Fouché, par Louis Madelin,
- les Mémoires de Fouché,
- Les Origines intellectuelles du léninisme, d'Alain Besançon,
- Ni droite ni gauche, l'idéologie fasciste en France, de Zeev Sternhell.
« La démocratie n’est pas une forme particulière de gouvernement, mais le fondement de la politique elle-même, qui renvoie toute domination à son illégitimité première. Et son exercice déborde nécessairement les formes institutionnelles de la représentation du peuple. »
« L’égalité n’est pas un but à atteindre, au sens d’un statut économique ou d’un mode de vie semblable pour tous. Elle est une présupposition de la politique. La démocratie est le pouvoir de n’importe qui, la contingence de toute domination. Ce n’est pas l’idée que le pouvoir doit travailler pour le plus grand nombre mais celle que le plus grand nombre a vocation à s’occuper des affaires communes. L’égalité fondamentale concerne d’abord la capacité de n’importe qui à discuter des affaire de la communauté et à les mettre en œuvre. »
« L’Amérique est un endroit génial, non ? On y achète de la dynamite aussi facilement que de la came, et, pour l’amorcer, il suffit de pétards et de minuteurs de cuisine. »
« Le problème n’est pas de savoir si des gens sont mal traités ou mal dans leur peau. Il est de savoir s’ils sont comptés comme sujets politiques, doués d’une parole commune. »
Les initiés comprendront facilement, désolé pour les autres
Déclaration très solennelle
de Monsieur Népomucène
Ce soir, le calvinisme connaît son heure de gloire, et il le vaut bien.
Une fois n'est pas coutume, le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain, s'en réjouit du fond du coeur.
Monsieur Népomucène lui-même en personne rend grâces à la Sainte Vierge ainsi qu'à tous les saints et bienheureux de l'Eglise universelle pour cette heureuse nouvelle.
Votre mission, si vous l'acceptez, est désormais, jeune et beau Népomucène, de devenir le meilleur ami pour toujours d'un professeur au Collège de France.
Si vous deviez échouer ou être capturé, le gouvernement et nos services nieraient avoir eu connaissance de vos agissements.
Un programme proposé par la Népomucène World Company
Quand on vous indique qu'il faut vous rendre à une réunion auClient's Office, ne paniquez pas en ne trouvant rien de tel sur le site ouaibe des pages jaunes pour l'adresse indiquée. Sachez que Client's Office c'est, tout connement, le bureau du client. Simplement, c'est tellement plus chic de vous le dire en anglais.
Me trompé-je ou bien mes réunions de travail ont-elles systématiquement lieu dans un autre arrondissement que celui initialement indiqué par le service dit compétent ?
Je crois que ce sont des choses qui arrivent. Je suis d'ailleurs également né en 1978, mais pas le 12 juin.
A l'age de quatre ans, des poules me dévorent les pieds dans le lit de mamie.
Je me demande depuis longtemps ce que signifiait la crainte de la dévoration. Serait-ce une banale angoisse de la castration ?
A l'age de six, ans, j'embrasse Gaelle. Elle est belle, Gaelle. Elle ressemble à un garçon.
A six ans, que fais-je ? Où suis-je ? Où vais-je ? Je ne sais pas qui est le petit garçon que j'étais à six ans.
A l'age de sept ans, un chevalier sans tête me poursuit.
Comment s'appelle ce film avec Johnny Depp ? Sleepy Hollow ?
A l'age de neuf ans, je tombe amoureux d'Axel de Fersen.
A l'âge de vingt-sept ans, j'apprends l'existence d'Axel de Fersen.
A l'age de treize ans, je renonce à être évêque.
La vie monastique, la vie pontificale me tenteraient bien. Je plaisante à peine. Il m'arrive même de songer sérieusement à la vie monastique (non, pas à la papauté, ou alors pas sérieusement).
A l'age de quinze ans, maman est morte ou presque.
Je me suis renié et j'ai renié tout mon milieu et ma culture à l'âge de quinze ans.
A l'age de seize ans, on mange des petits pots à l'artichaut après avoir fait l'amour.
A l'âge de seize ans, je m'ennuie.
A l'age de dix-huit ans, je rencontre Agnès en cours de latin. Elle porte un pantalon vert et de grosses marguerites blanches.
Je ne fais pas de latin, à dix-huit ans. Agnès obtient les félicitations du conseil de classe, ce qui me surprend d'autant plus que je l'entends demander un jour si le Moyen Âge précède la Renaissance ou lui succède.
A l'age de vingt-trois ans, je monte sur mon bureau en classe, debout, pour la première fois.
J'ai beaucoup aimé Le Cercle des poètes disparus.
A l'age de vingt-cinq ans, je veux faire l'amour avec deux garçons.
Faire l'amour avec deux garçons ou avec un garçon et une fille est mon fantasme depuis... euh... plus de dix ans.
A l'age de vingt-six ans, je lui raconte ma vie une seule fois, nous mangeons des framboises sur les quais de la gare du nord et je crois que tu le connais.
Je ne le connais pas mais je me demande qui il est. J'aime les framboises.
A l'age de vingt-sept ans mais un peu avant, je retrouve le sourire, j'embrasse Agnès pour la première fois, j'échoue de nouveau à l'oral de l'agreg, j'oublie mon parapluie au cinéma, je passe mes vacances dans une tête de décapités, je décide de quitter Lille, et je fais cours debout sur une chaise dans la cour de récréation.
Je n'ai jamais eu de parapluie.
(raconter sa vie)
(raconter sa vie)
(répéter trois ou quatre fois en écoutant la chanson des baleines)
(que répètes-tu ? quelle est cette chanson ? où sommes-nous ? où allons-nous ? qui es-tu ?)
chronique d'Edouard LAUNET dans le supplément littéraire de Libé,
texte du numéro du jeudi 08 décembre 2005
Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, n'est pas le grand garçon tout simple qu'il paraît être. C'est au contraire un esprit acéré et retors. A peine avait-il fini de lire les 500 longues pages du dernier Houellebecq (la Possibilité d'une île) qu'il sautait sur sa plume pour féliciter son auteur, lauréat du prix Interallié. «C'est un livre important et tragique» écrivait le ministre dans son communiqué, avant de préciser son propos : «Vous analysez avec une admirable acuité toutes les conséquences de l'âge.» Houellebecq note en effet à la page 313 : «Je ne bandais même pas assez pour qu'elle puisse me mettre un préservatif ; dans ces conditions elle refusa de me sucer, et alors quoi ? Elle finit par me branler, son regard obstinément fixé sur un coin de la pièce.» Ressurgit dans ces phrases limpides l'éternel conflit entre le vertical et l'horizontal, le ferme et le flasque, la vie et la mort.
Donnedieu poursuit : «Vous êtes aussi un grand romancier de l'amour.» Ah l'amour ! Houellebecq (p. 204) : «Mes fesses pendaient, et surtout mes couilles, elles pendaient de plus en plus, et c'était irrémédiable ; pourtant elle léchait ces couilles, et les caressait, sans en ressentir la moindre gêne.» Si ce n'est pas de l'amour, ça. Le ministre s'exclame : «Vos deux portraits de femmes sont magnifiques, dans leur vérité douloureuse.» L'auteur, à propos d'Esther (p. 219) : «Comme toutes les très jolies jeunes filles elle n'était bonne qu'à baiser, et il aurait été stupide de l'employer à autre chose, de la voir autrement que comme un animal de luxe.» Houellebecq prête à Isabelle, l'autre femme, une expérience au moins aussi étendue en lui faisant dire (p. 34) : «Que ce soit pour une masturbation, une pénétration ou une pipe, il faut, de temps en temps, poser ses mains sur les couilles de l'homme, soit pour un effleurement, une caresse, soit pour une pression plus forte, tu t'en rends compte suivant qu'elles sont plus ou moins dures.»
Proust aurait pu mettre de tels propos dans la bouche d'Albertine, s'il y avait seulement songé. Et quand Houellebecq écrit, à propos d'Esther (p. 315) : «Elle avait posé les pieds sur la chaise en face d'elle, écarté les jambes, elle ne portait pas de culotte et tout cela semblait naturel et logique, je m'attendais d'un instant à l'autre à ce qu'elle s'essuie la chatte avec une des serviettes en papier du bar», on ne peut s'empêcher de penser à Flaubert, bien sûr. Le ministre conclut : «Vous avez le courage d'affronter tous les problèmes de notre temps tout en conservant, au long de votre livre, une puissance narrative et cette sensibilité singulière qui touche tant de lecteurs.» Car Houellebecq d'affirmer (p. 417) : «Il n'était peut-être au fond nullement certain que je me suicide, je ferais peut-être partie de ceux qui font chier jusqu'au bout, d'autant plus qu'ayant suffisamment de pognon je pouvais faire chier un nombre de gens considérable.»
Anatole 18:44 Je dois acheter du pain.
jeuneparisien1978 18:51 Voilà qui m'émeut.
Anatole 18:52 Et je n'y suis pas encore parti, alors qu'il n'y en aura pas éternellement.
jeuneparisien1978 18:53 Je le note.
Anatole 18:55 Là j'ai mis la chaussure gauche, puis suis revenu m'asseoir devant le clavier. Bientôt la chaussure droite aussi, si Dieu me prête vie.
jeuneparisien1978 18:56 Il vous prête vie, ayez foi.
Anatole 18:58 En effet, il m'a lacé les deux chaussures. Je sors dix minutes, et reviens avec ou sans pain - l'avenir, et lui seul, nous le dira.
jeuneparisien1978 18:58 Alea jacta est.
Anatole 19:07 OUINNEUR !!! Anatole est un OUINNEUR !!! Il revient avec du pain.
jeuneparisien1978 19:07 Hip hip hip...
Anatole 19:09 HOURRAH !!!
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10/12/2005
Anatole 07:08 HOURRAH !!!
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jeuneparisien1978 11:29 Hip hip hip...
Anatole 11:32 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 11:35 Hip hip hip...
Anatole 11:39 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 11:42 Hip hip hip...
Anatole 11:46 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 11:50 Hip hip hip...
Anatole 11:54 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 12:38 Hip hip hip...
Anatole 12:56 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 12:57 Hip hip hip...
Anatole 12:58 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 12:59 Hip hip hip...
Anatole 13:00 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:00 Hip hip hip...
Anatole 13:03 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:03 Hip hip hip...
Anatole 13:05 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:06 Hip hip hip...
Anatole 13:06 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:09 Hip hip hip...
Anatole 13:09 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:10 Hip hip hip...
Anatole 13:11 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:11 Hip hip hip...
Anatole 13:12 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:14 Hip hip hip...
Anatole 13:15 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:16 Hip hip hip...
Anatole 13:16 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:17 Hip hip hip...
Anatole 13:17 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:21 Hip hip hip...
Anatole 13:22 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:24 Hip hip hip...
Anatole 13:25 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:25 Hip hip hip...
Anatole 13:26 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:27 Hip hip hip...
Anatole 13:28 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:28 Hip hip hip...
Anatole 13:29 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:30 Hip hip hip...
Anatole 13:30 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:33 Hip hip hip...
Anatole 13:36 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:38 Hip hip hip...
Anatole 13:39 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:40 Hip hip hip...
Anatole 13:42 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:45 Hip hip hip...
Anatole 13:47 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:52 Hip hip hip...
Anatole 13:52 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:53 Hip hip hip...
Anatole 13:53 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:54 Hip hip hip...
Anatole 13:54 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:01 Hip hip hip...
Anatole 14:06 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:07 Hip hip hip...
Anatole 14:09 HOURRAH !!! (Mais commencè-je à me demander, ces vivats ne sont-ils pas un peu disproportionnés à mon exploit (exploit réel, mais exploit mineur) ?)
jeuneparisien1978 14:09 Hip hip hip... (Vous êtes trop modeste (modeste réel), Anatole (prénom fictif))
Anatole 14:10 HOURRAH !!! (Je fais confiance à votre sens aigu des convenances et des proportions).
jeuneparisien1978 14:11 Hip hip hip... (Vous avez raison)
Anatole 14:11 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:11 Hip hip hip...
Anatole 14:11 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:11 Hip hip hip...
Anatole 14:12 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:13 Hip hip hip...
Anatole 14:14 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:16 Hip hip hip...
Anatole 14:26 HOURRAH !!!
11/12/2005
jeuneparisien1978 13:05 Hip hip hip...
Anatole 13:05 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:08 Hip hip hip...
Anatole 13:08 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:13 Hip hip hip...
Anatole 13:13 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:14 Hip hip hip...
Anatole 13:16 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:16 Hip hip hip...
Anatole 13:17 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:18 Hip hip hip...
Anatole 13:19 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:23 Hip hip hip...
Anatole 13:24 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:24 Hip hip hip...
Anatole 13:29 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:32 Hip hip hip...
Anatole 13:33 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:35 Hip hip hip...
Anatole 13:38 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:39 Hip hip hip...
Anatole 13:39 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:40 Hip hip hip...
Anatole 13:40 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:41 Hip hip hip...
Anatole 13:42 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:43 Hip hip hip...
Anatole 13:46 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:46 Hip hip hip...
Anatole 13:47 HOURRAH !!! (Et encore, si vous saviez... Je suis _de nouveau_ sorti acheter du pain ce matin, et cette fois encore victorieusement).
jeuneparisien1978 13:49 POUR ANATOLE (prénom fictif) LE PLUS GRAND (grandeur réel) OUARRIOR (ouarrior réel) DE TOUS LES TEMPS (passé réel, présent réel, futur réel), HIP HIP HIP...
Anatole 13:50 HOURRAH !!! HOURRAH !!! HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:51 Hip hip hip...
Anatole 13:52 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 13:58 Hip hip hip...
Anatole 14:00 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:00 Hip hip hip...
Anatole 14:02 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:02 Hip hip hip...
Anatole 14:04 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:06 Hip hip hip...
Anatole 14:07 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:09 Hip hip hip...
Anatole 14:11 HOURRAH !!! ("Tiens un message qui cela peut-il être" viens-je de dire à haute voix en m'approchant de l'écran. Oh monsieur Népomucène ! Quelle bonne surprise !)
jeuneparisien1978 14:12 Hip hip hip... (Etonnant, non ?)
Anatole 14:14 HOURRAH !!! (Oui ! Comment un primate aussi évolué peut-il daigner communiquer avec une aussi humble créature que Votre serviteur ? J'en reste tout perplexe)
jeuneparisien1978 14:14 Hip hip hip... (allons, allons, je ne suis qu'un vulgaire singe)
Anatole 14:15 HOURRAH !!! (Tiens c'est vrai.).
jeuneparisien1978 14:16 Hip hip hip... (Je le note.)
Anatole 14:17 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:19 Hip hip hip...
Anatole 14:24 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:24 Hip hip hip...
Anatole 14:24 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:26 Hip hip hip...
Anatole 14:27 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:28 Hip hip hip...
Anatole 14:30 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:31 Hip hip hip...
Anatole 14:31 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 14:35 Hip hip hip...
Anatole 14:35 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 19:51 Hip hip hip...
Anatole 19:52 HOURRAH !!! (Un "bip" de mon ordinateur me fait quitter Clemenceau, en la compagnie duquel je passais une agréable soirée)
jeuneparisien1978 19:56 Hip hip hip... ("Tsss, tsss", ne daigne même pas répondre le singe qui s'apprête à passer une longue soirée de merdeuh)
Anatole 19:57 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 19:59 Hip hip hip...
Anatole 20:01 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:03 Hip hip hip...
Anatole 20:08 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:08 Hip hip hip...
Anatole 20:10 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:14 Hip hip hip...
Anatole 20:15 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:16 Hip hip hip...
Anatole 20:17 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:18 Hip hip hip...
Anatole 20:21 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:24 Hip hip hip... (Tiens, et si je faisais ce soir aussi une tite-peu rie-sé de citations, histoire d'égayer la rée-soi de mes teur-leks ?)
Anatole 20:25 HOURRAH !!! (La seule perspective d'une salve de citations de monsieur Népomucène fait filer [son interlocuteur])
jeuneparisien1978 20:26 Hip hip hip... (Effrayé ??? Attention à ne pas vexer le représentant d'une espèce protégée, ça pourrait finir par l'intervention du Conseil de Sécurité, ça.)
Anatole 20:27 HOURRAH !!! (Hop de retour.)
jeuneparisien1978 20:28 Hip hip hip... (Ah, Anatole revient à point pour justifier sa position sur l'éventualité d'une deuxième série de citations de Monsieur Népomucène !)
Anatole 20:30 HOURRAH !!! (Les citations de monsieur Népomucène sont toujours un ravissement pour l'âme )
jeuneparisien1978 20:32 Hip hip hip...
Anatole 20:33 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:33 Hip hip hip...
Anatole 20:35 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:38 Hip hip hip... (Allons vite poster un "Belge du jour" ailleurs et revenons pour nos citations.)
Anatole 20:39 HOURRAH !!! (Ça alors, le Belge du jours c'était une initiative de monsieur Népomucène lui-même et e personne ! Qui s'en serait douté !)
jeuneparisien1978 20:41 Hip hip hip... (Ne pas relever.)
Anatole 20:42 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:43 Hip hip hip...
(Et voilà, Belge du jour posté !)
Anatole 20:44 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:44 Hip hip hip... (Préparons nos fameuses citations.)
Anatole 20:45 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:47 Hip hip hip... (Citations prêtes. Postons-les.)
Anatole 20:48 HOURRAH !!! (Subissons les citations)
jeuneparisien1978 20:51 Hip hip hip...
Anatole 20:51 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:52 Hip hip hip... (Je dois effectivement reconnaître que je ne cite parfois que des auteurs de huitième ordre.)
Anatole 20:53 HOURRAH !!! (Vous ne pouvez pas citer Anatole tous les jours)
jeuneparisien1978 20:55 Hip hip hip... (Je m'attendais à une réplique, cela n'a pas manqué, même si je pensais plutôt que vous m'inviteriez à ne pas être méchant avec Alain Robbe-Grillet, ou Sade, etc.)
Anatole 20:56 HOURRAH !!! (J'avais trop peur que vous ne notassiez).
jeuneparisien1978 20:59 Hip hip hip... (N'ayez crainte.)
Anatole 21:01 HOURRAH !!! (De toutes façons, même si vous ne notez pas, je ne pense pas spécialement du mal des gens que vous avez cité aujourd'hui.).
jeuneparisien1978 21:04 Hip hip hip.... (Je le note.)
Anatole 21:06 HOURRAH !!! (Je suis parti, mais j'entends le "bip" de la bwatamessage depuis le sofa où je m'étends nonchalemment pour lire la biographie de Clemenceau. Voici qui est ballottement ballot).
jeuneparisien1978 21:08 Hip hip hip... (Clemenceau en est où ?)
Anatole 21:10 HOURRAH !!! (En pleine traversée du désert : il vient de se faire rétamer à l'élection de 1893, du coup son biographe en profite pour caser quelques chapitres thématiques "Clemenceau l'écrivain", "Clemenceau en famille"... Il est en famille à ce moment, et juste avant le "bip" de la bwatamessage, sa soeur Sophie vient d'envoyer son mari ad patres (crime passionnel) et d'être internée comme gue-din)
jeuneparisien1978 21:12 Hip hip hip... (Oh ! J'y songe : Anatole (prénom fictif) disposera au terme de sa lecture de tout plein de traits acérés du Tigre ! Il va pouvoir faire tout plein de posts de "Citation de Clemenceau du jour" jusqu'à l'an prochain ! Voire plus longtemps ! Trop trop cool, la vie !)
Anatole 21:13 HOURRAH !!! (Tiens glisser une citation de Pompidou sur mon journal, comme ça, sans raison, juste pour riposter à cette sorte de défi que me lance monsieur Népomucène (lui-même et en personne))
jeuneparisien1978 21:14 Hip hip hip... (Euh... UNE citation de POMPIDOU ??? Vous sous-répondez, là !)
Anatole 21:18 HOURRAH !!! (Vous avez quelque chose contre Pompidou ?)
jeuneparisien1978 21:19 Hip hip hip... (Non, non, rien, rien. On fait avec les moyens du bord.)
Anatole 21:19 HOURRAH !!! (Vous trouvez que le Clemenceau vaut plus que le Pompidou ?)
jeuneparisien1978 21:24 Hip hip hip... (Clemenceau est nettement plus réputé côté saillies drôlatiques que Pompidou. Tenez, une sur Mandel, déjà : Clemenceau est mourant, alité ; sa gouvernante vient le voir pour lui annoncer la visite de M. Mandel ; réflexion de Clemenceau "Déjà les vers !")
Anatole 21:25 HOURRAH !!! (Duroselle n'aime pas trop ça, semble-t-il ; il signale quelque part qu'il existe un recueil des mots d'esprit de Clemenceau et qu'ils sont même pas drôles à son goût)
jeuneparisien1978 21:28 Hip hip hip... (Trop ballot.)
Anatole 21:29 HOURRAH !!! (D'autant que je ne suis pas très amateur de "mots d'esprit" d'hommes illustres)
jeuneparisien1978 21:30 Hip hip hip... (Vous en aurez quand même un autre de Clemenceau sur l'élection du président de la République : "Je vote pour le plus bête" ; et sur Poincaré : "J'aurai un pied dans la tombe que j'aurai encore l'autre dans le derrière de ce voyou !")
Anatole 21:32 HOURRAH !!! (Le "je vote pour le plus bête" a été mentionné au passage par Duroselle (hé oui Sadi-Carnot est déjà mort et enterré) qui pense que c'est apocryphe).
jeuneparisien1978 21:36 Hip hip hip... (Je le note. J'en profite pour vous signaler une très intéressante biographie de Paul Deschanel par un M. Thierry Billard qui tord le cou à quelques mythes, et un charmant petit téléfilm - oui, bon, là, c'est plus compliqué - intitulé "Le Président et la garde-barrière".)
Anatole 21:38 HOURRAH !!! (Je le note, je le note, et m'étant modernisé par l'usage de l'amazone pour acheter mes livres, je saute de ce pas sur le site de celle-ci pour voir s'il est encore disponible et, le cas échéant, l'ajouter à mon ch'tit panier)
jeuneparisien1978 21:41 Hip hip hip...
Anatole 21:42 HOURRAH !!! (Hélas le livre que vous me recommandez est épuisé)
jeuneparisien1978 21:43 Hip hip hip... (Trop ballottement ballot.)
Anatole 21:45 HOURRAH !!!
12/12/2005
jeuneparisien1978 10:40 Hip hip hip...
Anatole 18:03 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:35 Hip hip hip...
Anatole 20:35 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:35 Hip hip hip...
Anatole 20:36 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:39 Hip hip hip...
Anatole 20:40 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 20:54 Hip hip hip...
Anatole 20:58 HOURRAH !!! (Tiens j'en profite pour vous annoncer une bonne nouvelle : le président Fallières vient d'appeler Clemenceau à la Présidence du Conseil ; une ch'tite citation de Duroselle au passage «Ont laissé moins de souvenirs Thomson à la Marine, Ruau à l'Agriculture, Guyot-Dessaigne à la Justice, Milliès-Lacroix aux Colonies.»)
jeuneparisien1978 20:59 Hip hip hip... (Je le note.)
Anatole 21:02 HOURRAH !!! (Comme ça, si vous passez un test psychotechnique où on vous demande le nom du ministre de la Marine du premier gouvernement Clemenceau, vous les exploserez tous, ces nabots).
jeuneparisien1978 21:02 Hip hip hip... (C'est pas d'main la veille.)
Anatole 21:02 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:03 Hip hip hip...
Anatole 21:05 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:08 Hip hip hip...
Anatole 21:12 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:16 Hip hip hip...
Anatole 21:17 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:17 Hip hip hip...
Anatole 21:18 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:23 Hip hip hip...
Anatole 21:34 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:37 Hip hip hip...)
Anatole 21:40 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:42 Hip hip hip...
Anatole 21:42 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:44 Hip hip hip...
Anatole 21:45 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:47 Hip hip hip...
Anatole 21:48 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:50 Hip hip hip...
Anatole 21:51 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:52 Hip hip hip...
Anatole 21:52 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:57 Hip hip hip...
Anatole 21:58 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 21:58 Hip hip hip...
Anatole 21:59 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:00 Hip hip hip...
Anatole 22:01 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:02 Hip hip hip...
Anatole 22:02 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:03 Hip hip hip...
Anatole 22:04 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:05 Hip hip hip...
Anatole 22:05 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:09 Hip hip hip...
Anatole 22:10 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:10 Hip hip hip...
Anatole 22:11 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:12 Hip hip hip...
Anatole 22:13 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:14 Hip hip hip...
Anatole 22:15 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:17 Hip hip hip...
Anatole 22:18 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:18 Hip hip hip...
Anatole 22:19 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:21 Hip hip hip...
Anatole 22:21 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:22 Hip hip hip... (Allez, un p'tit saut au kolkhoze avant d'aller s'pieu... euh... bosser, grmpf.)
Anatole 22:23 HOURRAH !!! (Bosser ! Quelle bonne idée !)
jeuneparisien1978 22:26 Hip hip hip...
Anatole 22:29 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:31 Hip hip hip...
Anatole 22:31 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:32 Hip hip hip...
Anatole 22:32 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:34 Hip hip hip...
Anatole 22:37 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:39 Hip hip hip...
Anatole 22:41 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:42 Hip hip hip...
Anatole 22:42 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:43 Hip hip hip...
Anatole 22:44 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:44 Hip hip hip...
Anatole 22:45 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:45 Hip hip hip...
Anatole 22:45 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:46 Hip hip hip...
Anatole 22:48 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:48 Hip hip hip...
Anatole 22:48 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:49 Hip hip hip...
Anatole 22:50 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 22:50 Hip hip hip... (on se déconnecte)
Anatole 22:51 HOURRAH !!! (On va retourner en compagnie de Clemenceau, faute de Singes on mange des Tigres).
13/12/2005
jeuneparisien1978 00:14 Hip hip hip... (on ne fait que passer, mais putain, on en chie)
Anatole 00:16 HOURRAH !!! (On n'est même pas là - on a quitté Clemenceau à la chute de son ministère, on va le rejoindre)
jeuneparisien1978 00:16 Hip hip hip... (Je le note.)
Anatole 00:18 HOURRAH !!! (Se casser pour aller voir comment se débrouille le petit Briand)
jeuneparisien1978 00:19 Hip hip hip...
Anatole 07:19 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 10:56 Hip hip hip...
Anatole 18:43 HOURRAH !!!
jeuneparisien1978 19:03 Hip hip hip...
Anatole 19:07 HOURRAH !!! (Je file au cinéma, à plus tard dans la soirée, quand vous aurez terminé votre travail)
jeuneparisien1978 19:08 Hip hip hip... (OH ! ANATOLE VA AU CINEMA ! (non, je déconnecte, je me reconnecte sans doute pendant mon dîner quand vous serez certainement au cinéma puis je re-déconnecte jusqu'à la fin de mes travaux, et lorsque j'aurai fini, vous serez sans doute bien endormi))
Anatole 19:10 HOURRAH !!! (Oui, [on] me recommande un film [...]. Je vais voir ça, on doit bien rigoler).
jeuneparisien1978 19:10 Hip hip hip... (De quel film s'agit-il ?)
Anatole 21:42 HOURRAH !!! (Match Point et j'ai été un peu déçu.)
jeuneparisien1978 23:34 Hip hip hip... (Oh, je compte aller voir Match Point, justement)
Anatole 23:57 HOURRAH !!! (C'est assez insipide, très honnêtement ; je n'ai aimé que la fin, le passage que Chapichapo dit être le plus faible -mais il est un peu bêbête).
14/12/2005
jeuneparisien1978 00:04 Hip hip hip... (Je le note.)
Anatole 00:20 HOURRAH !!!
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Les citations de Monsieur Népomucène sont comme la fleur avant l'éclosion : elles recèlent toute la mansuétude inavouable du fleurissement intérieur.
- C'est 'achement compliqué à comprendre, ton truc.
- J'ai pas compris non plus, en gros ça veut dire que j'aime bien les lire, tes citations, fiasse-pou ! »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« On aimerait que la vie intellectuelle de Catherine M. soit aussi trépidante que sa vie sexuelle, alors que c'est loin d'être le cas. C'est un encéphalogramme plat. »
Rebond sur un post de Ze F. -- Suggestion de lecture
Si cela vous amuse, un roman a été publié il y a quelques années (Les désarrois de l'élève Wittgenstein d'Antoine Billot) qui propose une hypothèse éminemment romanesque à propos de la dernière proposition ("Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence") du Tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein.
Wittgenstein et Adolf Hitler ont fréquenté le même lycée à la même époque, je crois qu'il existe même une photographie (du genre photo de promo) sur laquelle ils figurent tous deux. A partir de ce petit fait, et de l'inconnue des relations d'alors entre Hitler et Wittgenstein (je ne suis pas sûr qu'on sache ne serait-ce que s'ils ont discuté une seule fois ensemble), Billot imagine (c'est un roman, hein, et cela n'a pas d'autres prétentions que celle d'être un roman) que l'ultime proposition du Tractatus serait en fait le pressentiment par Wittgenstein de la Shoah, pressentiment fondé sur une fréquentation passée d'Hitler gosse.
« Il existe une idéologie de la phrase courte qui, comme toutes les idéologies, nie la variété de la vie. Ce qui est bien, ce sont les livres avec les deux : des phrases longues qui font sentir la prestesse des courtes, et des courtes, la suavité des longues. »
« Une citation est l’index de Dieu au plafond de la Sixtine : un morceau détaché d’un auteur qui n’en révèle pas nécessairement l’ensemble […]. La maxime, elle, est l’écrit le plus proche de l’écrivain, l’émanation presque sans intermédiaire de sa pensée et de son sentiment. Elle n’est pas de l’extrait, mais de l’essence. C’est un objet achevé, poli, parfait. Une balle, en fait, que l’auteur tire sur l’homme : l’auteur de maximes est volontiers misanthrope. »
Rêvé de Jean-Marie Le Pen, expliquant avec une réelle émotion, les malheurs de la vie amoureuse de quelqu'un qu'il connaissait, de vacances organisées par le comité d'entreprise d'une multinationale auxquelles je participe, si bien que je suis dans un groupe comprenant de nombreux Belges, et des Japonais, dont l'un est amoureux de moi, si bien que notre séparation est très triste ; je suis en costume chez mes parents, enfin, en costume, mais sans cravate et avec parfois une chemise non assortie, il y a ma grand-mère, je projette de piéger un élu prétendûment socialiste mais réellement raciste jusqu'à l'os avec un dictaphone ; je vois une gare avec des escalators qui descendent. Je crois que je ne comprends rien à l'enchaînement des séquences de ce rêve (du moins : encore moins qu'on comprend ordinairement le fil conducteur d'un rêve).
Il y a quelques jours, rêvé que j'étais hospitalisé avec J. et que nous déjeunions ensemble.
« Seuls deux pavillons étaient terminés : l’Allemagne nazie et la Russie soviétique, qui se faisaient face. Notre monde démocratique était comme une ruine. »
(Alain Robbe-Grillet, souvenir de l’Exposition universelle de 1937 évoqué dans Préface à une vie d’écrivain)
« Tu n'aurais pas, dans ta prépa, un camarade mignon et gentil qui voudrait se caser avec un jeune primate-blogueur de vingt-sept ans ?
- Heu... je peux mettre une annonce. Envoie une photo.
- NAN !
- Tu n'auras jamais de copain intelligent et futurement riche et jeune
- Je me tape du fric. Je le veux mignon, intelligent et jeune.
- Mais... c'est tout moi !
- Alors tu es fait pour moi. »
[* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel]
« Je place l’amitié plus haut que l’amour : ce n’est pas moi qui la place, elle est plus haute simplement : l’amitié est verticale, l’amour est horizontal. »
« Le plus grand ennemi de l’homme, c’est l’homme, qui, poussé par le diable, toujours cherche à nuire : il est son propre bourreau, un loup, un démon, pour lui-même et pour les autres. »
« Je n’étais pas considéré comme un vrai romancier mais comme un ingénieur qui avait pris un stylo […] j’ai changé de statut quand j’ai commencé à faire des films. Toute la critique, unanime, a dit : « On voit bien que ce n’est pas un cinéaste ! C’est un romancier qui a cru qu’il suffisait de prendre une caméra et de filmer, mais on voit bien que c’est un romancier. » »
(Alain Robbe-Grillet, Préface à une vie d'écrivain)
Un blogueur dont j'apprécie particulièrement le style, parfois à couper le souffle, m'envoie un putain de gentil message (dont je ne suis pas sûr de savoir ce que j'ai fait pour le mériter).
Hier était devant moi, derrière moi, tout autour de moi. Hier me cernait. J'étais foutu.
C'est fini.
- Hier, j’ai passé 4 heures sur les articles L.324-9 et suivants du Code du travail.
Parfois, je me demande si j'ai une conscience politique, ou une conscience sociale, ou quelque chose comme ça. J'ai un peu honte en me disant que je n'ai peut-être vraiment rien à branler de toutes ces histoires.
- Hier, je n’ai pas fini « 93 » d’Hugo comme je me l’étais promis.
J'ai lu ce livre dans un petit appartement dans le sud de la France aux vacances de la Toussaint, lorsque j'étais en seconde (ou alors en troisième ?). Je passais mes journées à me branler et à lire.
De Quatre-vingt-treize, je ne me rappelle que deux choses : la fin, où les âmes des deux personnages montent au ciel emmêlées l'une à l'autre, faisait certainement écho à quelque fantasme fusionnel que j'avais, ou quelque rêve illusoire de ce genre là ; le long (long dans mon souvenir en tout cas) passage consacré au "Massacre de Saint-Barthélémy" m'a plongé dans une angoisse terrible pour les petits enfants dont il était question, mais quel gros farceur, le père Hugo.
- Hier, je suis tombé amoureux d’une photo pornographique sur le net.
J'aimerais retrouver les premiers émois ressentis en voyant des photographies pornographiques sur le Net. Ce devait être fin 1998, je pense.
- Hier, vous ne me croiriez jamais si je vous disais avec qui j’ai mangé japonais.
Je n'ai mangé japonais qu'une seule fois, un dîner au restaurant, en juin (ou début juillet ?) 2003. Pour des raisons pas seulement culinaires, je fais un blocage sur la nourriture japonaise depuis ce soir-là, et je refuse de manière systématique de manger japonais.
J'avais une petite appréhension, au cours de l'hiver 2004, juste avant mon premier dîner dans un restaurant coréen : est-ce que cela ne ressemblerait pas trop au dîner du restaurant japonais ? Mes craintes se sont vite dissipées : c'était absolument excellent, je crois avoir dévoré tout ce qu'on m'a servi.
Depuis, je suis retourné une fois dans un restaurant coréen, avec un blogueur. C'était, me semble-t-il, le jeudi qui précédait le référendum sur le traité prétendu constitutionnel, donc le 26 mai 2005, si je ne me trompe pas. Très bon repas (et très bonne soirée d'ailleurs).
Avec mes amis coréens, de passage en France cet été, je ne suis allé que dans une mauvaise pizzeria au centre de Paris ; j'ai eu un peu honte de ne pas avoir eu le flair nécessaire pour qu'on ne s'arrête pas dans ce restaurant. Je n'ai pas de nouvelles d'eux depuis août dernier (l'un, au moins, doit être actuellement débordé de travail). Ils me disaient avoir été assez déconcertés par l'incroyable durée des repas en France.
Un peu fauché ces temps-ci, je ne pense pas retourner dans un restaurant coréen avant, au minimum, quelques mois. Pour ce qui est du japonais, c'est toujours sans espoir.
- Hier, j’ai échangé plus de 200 mails avec un bloggueur de GA.
Oh, putain, le veinard !!! Echanger deux cents mails avec mon Chapichapoupounénet à meuha ! En une journée !!!
- Hier, j’ai vu le début de Miss France et la fin du Téléthon.
Je n'ai jamais regardé le Téléthon, sauf les toutes premières minutes, une fois, il y a quelques années. Je pense avoir zappé une ou deux fois sur l'élection de Miss France (mais quand ? ou bien étaient-ce des rediffusions ?).
- Hier, j’ai pris trois douches, et je me suis lavé les dents six fois.
A vingt ans, j'avais plutôt tendance à me brosser les dents trois fois par jour, et même parfois à remonter chez moi rien que pour me les brosser si jamais j'étais sorti prendre mon café à l'un de mes deux cafés préférés.
Actuellement, je me contente trop souvent de ne me brosser les dents qu'une fois par jour. Cela doit cesser.
- Hier, j’ai essayé de travailler pour demain, et je n’ai pas réussi.
Euh, bon, hier, pour moi, journée de merde point de vue productivité, n'en parlons plus.
- Hier, j'ai fait joujou avec ma web-cam.
Ma webcam ne fait plus que des images extrêmement floues.
- Hier, je suis resté au téléphone jusqu’à 2 heures du matin.
Je ne suis plus du tout, mais alors plus du tout, accro au téléphone. D'ailleurs, j'appelle le moins possible, et je réponds assez peu.
- Hier, j’ai éteint une rumeur qui circulait sur moi.
Je me suis parfois demandé si des rumeurs circulaient sur moi, et lesquelles. Aujourd'hui, j'm'en tamponne à peu près complètement.
- Hier, j'ai acheté des clémentines et j'ai triché sur la peseuse.
a. Ne dit-on pas plutôt la balance quand on sait parler français ?
b. Je pense ne pas avoir mangé de clémentines ni de mandarines depuis l'école primaire. Je ne suis pas sûr d'avoir jamais vraiment su quelle(s) étai(en)t la (les) différence(s) entre clémentines et mandarines. Je bois parfois du jus d'orange. J'aimais beaucoup les oranges givrées.
- Hier, j'ai entretenu une rumeur qui circule encore sur quelqu’un d’autre.
Ca t'embêterait d'me donner les détails ?
Je précise que la question est purement rhétorique : c'est un ordre.
Accessoirement, ladite rumeur est-elle fondée ?
- Hier, j'ai rencontré des gens normaux à Sciences-Po.
Hier, j'ai croisé des cinglés dans la blogosphère.
- Hier, je me suis acheté du fromage.
J'aime beaucoup le saint-nectaire.
Je me rappelle l'époque où il y avait encore un fromager près de chez mes parents. Je ne suis pas sûr qu'il en reste un seul dans leur ville.
- Hier, j'ai attendu mon bus à côté d'un charmant garçon qui sentait bon.
J'aime beaucoup sentir le parfum des beaux garçons.
En même temps, cela m'embarrasse un peu : je me souviens surtout du parfum (ou de l'eau de toilette) de Nicolas L., que je croisais un matin avant d'aller en cours, et j'ai appris par la suite que Nicolas L. était un fasciste notoire.
C'est idiot, je sais.
- Hier, j’ai refusé un diamant, un vrai.
T'es con ou quoi ???
- Hier, j'ai pris conscience que le clonage, c'était nul.
Soit.
Alors, vous comprendrez qu’aujourd’hui, je me repose.
Je comprends, mais pour ma part, je ne vais pas me reposer.
« Ceux que le feu épargne, la mer les noie, ceux que la mer épargne, l’air pestilentiel les anéantit, ceux que la guerre ne tue pas, la maladie les emporte. »
« Galilée fut persécuté pour avoir découvert les secrets du ciel ; des ignorants furent ses bourreaux. Je le suis pour avoir révélé les mystères de la conscience des hommes, et des sots me tyrannisent. L’esprit, la science et l’imagination seront toujours le désespoir des gens stupides. »
« Pour être en relation avec quelqu’un, mon mode préféré, c’est celui de l’au-delà : le rêve. Une lettre, c’est en quelque sorte une forme de relation supraterrestre. »
« J’ai plus de quatre-vingts ans, je n’ai toujours rien compris, mais j’ai de plus en plus cette nécessité de tracer des chemins aventureux à l’intérieur de ce monde que je ne comprends pas. »
(Alain Robbe-Grillet, Préface à une vie d’écrivain)
« Je ne vois pas ce que cela apporterait aux gens de connaître ma vie privée. Je donne tellement, si en plus il faut que je raconte avec qui je couche… »
Je suis toujours un peu perplexe devant ces mails administratifs ou professionnels ou commerciaux que l'on reçoit parfois et dans lesquels notre correspondant termine sa missive en nous souhaitant simplement bonne réception du mail et, le cas échéant, de ses pièces jointes. Je me demande comment on peut pousser le professionnalisme à un point tel qu'on n'a rien d'autre à souhaiter à la personne à qui l'on écrit.
Bon, allez, assez de considérations de bistrot sur la sociabilité virtuelle du monde moderne.
Un camarade de lycée vaguement misogyne me dit un jour que le féminisme aurait apporté quelque chose de bien quand les hommes pourraient être "hommes au foyer".
errer entre l'ordinateur et la cuisine
chez moi, c'est vite fait.
réfléchir à un système de rangement par ordre alphabétique (ce qui aurait l'avantage de mettre une certaine distance entre Kant et les cornichons, et à l'inverse de rapprocher le beurre des bulletins trimestriels, ce qui n'est pas négligeable)
pour libérer de la place sur mon bureau, j'ai choisi d'opter ce midi pour une méthode de rangement suivant un axe vertical ; il s'agissait de foutre impitoyablement par terre tout ce qui se trouvait sur mon bureau. C'est très efficace.
regarder vaguement les murs
il n'y a rien à regarder sur mes murs. Je peux voir les tiens ?
manger des kellogs à même la boîte
je me suis aperçu dernièrement que les boîtes de céréales qu'il y a chez moi avaient franchi la date de péremption depuis très très longtemps. T'en veux ou bien j'les descends à la poubelle ce soir ?
jouer avec le chat
je n'ai pas de chat. C'est dommage, même si la perspective de devoir changer moi-même la litière d'un chat me dégoûte un peu. Pourtant, j'aime beaucoup les chats. En revanche, je chatte sur le Net.
faire ses courses dans un auchan désert et sans file d'attente
c'est trop cool, les supermarchés déserts. Et j'adooooooore les hypermarchés. Roland Barthes appréciait aussi.
poser des guirlandes sur l'étagère murale Ikéa.
je n'ai aucune étagère murale. Qui m'a conseillé d'en poser dernièrement ? J'ai oublié. Qu'il ne se vexe pas s'il figure parmi les lecteurs de mon (non-)blog.
écouter le dernier Bénabar
je crois que Bénabar est beau. Non ?
Je suis trop superficiel, je crois.
se masturber deux fois
était-ce bon ? ça a duré combien de temps la première fois ? et la deuxième ? as-tu éjaculé abondamment ? où as-tu éjaculé ? à quand remontait ta précédente masturbation ?
déjeuner d'une tartine de Nutella
j'adore le Nutella. Mon petit-déjeuner d'aujourd'hui n'en comportait cependant pas. J'ai pris un chocolat chaud accompagné d'une boîte de biscuits. C'était bon.
lire TOUS les prospectus
je ne lis ni mes prospectus, ni mes relevés de comptes, ni mes factures téléphoniques, ni mes factures d'électricité. Tout va immédiatement à la poubelle, principe absolu.
- le kolkhoz-blog, centre de réflexion et de prospective sur le marxisme-léninisme,
- le blog de Gerboise, parce que, pour un vulgaire rat, il écrit bien tout de même (bon, en plus, il est beau, mais je ne vais pas vous dire un truc pareil, on va encore me trouver superficiel),
« Les journalistes ne se trompent pas sur mon compte. Je suis exactement comme ils disent. J’ai toutes les qualités et les défauts qu’ils me prêtent. Et comme il y a plus de défauts que de qualités, le portrait est rarement flatteur. »
La direction de la Népomucène World Company remercie très vivement Monsieur Rogue de son aimable collaboration qui a permis, malgré l'absence de Monsieur Népomucène, la bonne diffusion de notre programme dominical.
« La politique de Briand a vraiment été la plus intelligente qui se puisse concevoir pour la France et pour l’Europe des années 1920, ce que même Poincaré avait fini par admettre. »
« Vous êtes un Allemand et je suis un Français. Mais je puis être français et bon européen. Et vous pouvez être allemand et bon européen. Deux bons européens doivent pouvoir s’entendre. »
J'ai la peau qui me gratte le haut du dos, à peu près au niveau de l'étiquette de ma chemise.
Vous croyez que j'ai un cancer en phase terminale et que je vais mourir la nuit prochaine dans d'atroces souffrances dont la seule évocation serait douloureuse ?
Rêvé d'un milliardaire américain ayant reçu il y a très très longtemps le prix Nobel de la paix, peut-être aussi (je crois mais n'en suis plus sûr) collectionneur d'art, Wermund ou quelque chose comme cela, désormais âgé de cent vingt ans. Il n'a quasiment plus forme humaine, je crois que son corps est déjà décomposé. On ne voit jamais ou presque l'homme, mais je suis logé un temps dans une annexe d'un château, dans le parc, lui vivant dans une autre annexe, un peu plus éloignée, qui ne figure d'ailleurs peut-être pas sur les plans du parc que l'on donne aux personnes qui séjournent sur place. Ce milliardaire se fait construire un tombeau fastueux, sous une église qu'il fait également construire.
Il y a aussi Frédéric M., camarade de primaire, revu une fois alors que j'étais en seconde, et, me semble-t-il, Ivan S., camarade détesté de collège et de lycée.
Je n'aime pas raconter ce que je faisais au moment précis où les avions s'encastraient dans les tours du World Trade Center ou s'écrasaient à Washington D.C. et en Pennsylvanie : ce devrait être un bon souvenir pour moi, voire un très bon souvenir, mais j'aurais l'impression de proférer des propos d'une obscénité totalement inadmissible.
En revanche, je peux dire que je me rappelle très bien avoir demandé, d'un ton qui témoignait à peine le respect minimal que l'on doit à un être un humain et en la regardant comme la dernière des cinglées, à la dame qui m'apprenait que des avions s'abattaient sur les villes américaines (je ne me rappelle plus ses termes précis), si elle se foutait de moi.
Quelques temps après, j'écraserai une larme d'enthousiasme belliciste en apprenant par la radio le déclenchement de l'offensive américaine en Irak.
21 avril 2002
J'ai déjà partiellement raconté mon 21 avril 2002 sur mon (non-)blog.
Le midi, je croise en bas de chez moi Nicolas G. et celle qui est aujourd'hui sa femme, que je n'avais pas vus depuis longtemps, peut-être presque trois ans. Je leur demande ce qu'ils deviennent, et réciproquement. On prend des nouvelles de connaissances communes. Je leur demande si E., qui était militant RPR, est toujours aussi engagé politiquement. Ils me répondent que, comme beaucoup à droite, E. est nettement moins enthousiaste à l'endroit de Jacques Chirac que quelques années auparavant ; je leur réponds par cette forte pensée qui témoigne d'une aptitude au pronostic politique donnant une idée de l'infini : oh, vous savez, Chirac, dans quinze jours, c'est fini.
A 16h43, je note que je suis saisi d'un grand froid, comme j'en avais ressenti un lors de la mort de mon grand-oncle début avril 2000. Je me demande s'il n'est pas en train de se passer quelque chose, mais je ne songe pas du tout à l'élection en cours. Et puis tous ces trucs de prémonition, c'est des conneries.
Dans l'heure qui précède la clôture du scrutin, j'envoie un mail à quelques amis pour leur proposer, s'ils n'ont rien de prévu pour l'instant pour le 5 mai suivant, de passer la soirée au siège de campagne de Lionel Jospin pour fêter ensemble sa victoire. Peu après vingt heures, je leur envoie un mail pour leur dire qu'ils peuvent évidemment laisser tomber.
Dans l'heure qui précède la clôture du scrutin, j'entends aussi à la radio des journalistes vendant vaguement la mèche. Je comprends vraiment quelques minutes avant vingt heures.
Peu après vingt heures, après avoir envoyé le second mail que j'ai évoqué un peu plus haut, je me rends au siège de campagne de Lionel Jospin. Je pense que j'ai voulu m'y rendre en pensant que je pourrais y revoir là-bas certaines connaissances.
J'y retrouve effectivement certaines connaissances, mais pas du tout celles que je pensais retrouver. Il s'agit d'A. et de sa petite bande de copains avec qui je fais connaissance à cette occasion et que je fréquente de temps en temps depuis cette époque. Nous allons dans un café, où Alexandre paie une tournée (ou en tout cas me paie mon café à moi), puis dans un autre, où je paie ma tournée (certains veulent absolument me rembourser, j'ai surtout payé pour qu'on sorte vite et qu'on m'épargne l'attente sur le trottoir pendant le réglement par chacun de ce qu'il doit au café). Dans cette petite bande, je reconnais un garçon dont je gardais un souvenir très précis et qui m'avait vivement intéressé (pas du tout sexuellement, je pense) lors d'un séjour linguistique en Irlande en juillet 1993 et dont j'avais toujours pensé que je le reverrais un jour. Je demande à A. si le prénom de ce garçon est bien celui que je crois, puis vais le voir : "Tu ne t'appellerais pas E.E., par hasard ?" C'est effectivement lui (qui n'a gardé aucun souvenir de moi et semble à peine se rappeler de ce séjour, ce qui me fait un peu bizarre). Nous nous reverrons une ou deux fois, mais sans rien échanger de particulièrement marquant au-delà des banalités d'usage.
Pendant que nous allions d'un café à l'autre, Lionel Jospin a prononcé son discours, zut, j'ai manqué cela. Spontanément, des manifestations s'organisent auquel ils se joignent. Je les suis, tout en détestant toute cette mascarade (mais A. est tellement beau...). Je téléphone à mon ami F. pour lui demander s'il veut nous rejoindre, mais il doit être à la même heure en train de faire la tournée des bureaux de vote avec des diplomates étrangers venus se promener en France pour l'occasion, je crois qu'il n'apprendra le résultat que vers 21h ou 22h.
Dans la manif', je retrouve S. de ..., qui a probablement voté à droite mais est là en tant que journaliste, bref échange au cours duquel je ne dois pas manquer de lui demander des nouvelles de F.B. (garçon trop trop trop craquant à l'homosexualité clandestine qui habite dans la même rue que Lionel Jospin), je lui promets de l'appeler un jour prochain (je ne l'ai jamais fait et y re-songe tous les ans en avril ; un jour, j'appellerai). Je retrouve aussi un Mathieu, ex-étudiant en géographie pas revu depuis des années, et une petite clique gauchiste que j'aime bien.
Je largue tout le monde à l'Hôtel de Ville pour rentrer chez moi. Je mettrai des mois à digérer cette soirée.
Nouvel an
Une fois, j'ai baisé. Enfin, non, on s'est dormi entre deux pelles, il devait être quatre heures du matin et on n'avait pas mal bu. Je me suis toujours demandé si les parents de notre hôte, un copain de copain, rentrés au petit matin, avaient compris quelque chose en entrant un instant dans cette chambre qu'il ne savait pas occupée. Si c'est le cas, ils n'ont jamais rien dû en dire.
Une fois, j'ai détesté l'allocution de Jacques Chirac. Je passais les fêtes, comme on dit, sur une petite île bretonne avec des gens dont je m'apercevais que je n'avais pas grand-chose à leur dire (et réciproquement), gonflants avec leur manie de toujours mettre la télé, même quand personne ne la regardait, et de s'énerver dès que je lisais une page. C'tait pour le Nouvel An 2002. Jacques Chirac ne dit pas un mot des opérations encore en cours en Afghanistan ni des attentats aux Etats-Unis mais ne parle que de l'actualité régionale : le passage à l'euro, non-événement absolu. Bon dîner. Mes premiers euros, le lendemain, serviront à payer un produit contre le mal de mer.
Est-ce la soirée du Nouvel an 2001 ou celle du Nouvel an 2003 que j'ai passée chez Claire ?Très bonne soirée, en tout cas.
Une année, à trop manger (le Nouvel An 2000 ? 2001 ? ou alors 2004 ?), je me suis rendu malade. Et puis bon, la dose d'alcools divers et variés n'avaient pas dû être sensationnelle pour mon système digestif non plus.
J'ai décliné plusieurs invitations (pas innombrables non plus) pour des soirées de la Saint-Sylvestre au cours des années précédentes. Pour le Nouvel An 2005, je crois je me suis endormi avant minuit, avec mes boules Quiès.
Finalement, j'aime bien ces Saint-Sylvestre de petit vieux : un excellent repas, d'excellents vins, et puis hop, au lit, en m'endormant si possible avant minuit.
« En dépit de grands chagrins, partout où il y a de quoi écrire avec un peu de silence autour, j’entre dans un paradis dont les portes se referment aussitôt sur moi. Et je m’accommode aussi bien de ses serpents que de ses pommes. »
« On sent qu’on souffre, on ne sent pas toujours qu’on aime et c’est une grande souffrance de plus ! Mais on sait qu’on voudrait aimer et vouloir aimer, c’est aimer. »
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Le bandeau ci-dessus a été conçu par M. Gayberry.
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Lecture(s) en cours :
Je me permets de vous indiquer quelques blogs divers et variés qui présentent au moins pour point commun de tous m'intéresser, quoique ce soit parfois pour des raisons différentes.
[NB1: la liste des blogs n'est pas exhaustive]
[NB2: les descriptions que je donne ci-dessous doivent être lues comme l'expression d'une sensibilité qui m'est personnelle et non comme le reflet fidèle de la réalité objective de ce qui est décrit]
[NB3: si malgré l'avertissement précédent l'un ou l'autre des auteurs de blog ci-dessous évoqués considérait que mon propos, forcément trop synthétique et imparfait, donne une idée de son blog trop éloignée de sa réalité, qu'il n'hésite pas à me le faire savoir]
- le protocole, c'est le protocole:
Donc je place en haut de cette liste le blog de Samdech Norodom Sihanouk, ancien Roi du Cambodge. Pour l'anecdote, sachez que Samdech Norodom Sihanouk du Cambodge est favorable au mariage des homosexuels.
- catégorie plutôt culturelle/littéraire, ici et ailleurs:
Je recommande vivement le blog de Matoo , que je lis rarement mais de plus en plus souvent et toujours avec le plus grand intérêt. Des réflexions de son auteur sur ce qu'il peut lire ou voir. Toujours bien écrit et intelligent.
Je recommande autant qu'il est possible de recommander le blog de Waves, voire plus. De la vie, de l'intelligence, du talent. Du foutre aussi, ce qui ne gâche rien.
Le blog de Matthieux est bien écrit comme c'est pas permis.
Depuis peu est apparu le blog de Sixte , jeune "scribouillard" (dixit himself) qui, à mon humble avis, scribouille très bien.
Je peux aussi vous recommander le blog d'Olivier.
Mais à mon avis, vous feriez mieux d'aller voir directement son site personnel , d'une très grande richesse, très bien écrit, qui mêle étroitement création littéraire et journal personnel (je ne sais si "intime" serait approprié).
- blogs régulièrement lus sur ce site:
Le blog de MisterPatate, poétique, à sa manière peut-être, mais assurément poétique.
Le blog de Etasseureuh , sale gosse à l'humour décapant.
Le blog de Diabolito, sans doute ce qui se rapproche le plus d'un journal intime réussi (je ne dis pas par là qu'il est exhaustif; il me semble que la question de la qualité d'un "journal intime" et celle de son exhaustivité sont indépendantes l'une de l'autre), avec ce qu'il faut de finesse d'observation de l'existence humaine (je dis existence et non pas nature pour des raisons que je ne développe pas pour l'instant).
Le blog de Nico_Paris12, chez qui je retrouve parfois quelques traits de ma vie, mais perçus avec un peu d'humour.
Le blog de Ricroel, "drôle malgré lui" (J. Diabolito); Ricroel a écrit les scénarios et les dialogues de plusieurs films de Woody Allen.
Tant qu'à faire, vous pouvez aussi lire celui de Matth-dk, qui n'est pas sot non plus.
Le blog de Bamf, décalé, mi-déjanté mi-sarcastique mi-autodérision (je sais, ça fait trois moitiés, mais je n'ai pas fait maths sup', alors bon, hein).
- ailleurs:
Le blog de Ruxor, qui est très loin d'être sot et doué d'une grande aptitude à l'analyse de la vie (précision: ne pas interpréter ce que j'en dis comme un jugement, car ce n'en est pas un).
Je regroupe ensemble les blogs de Bradshaw, Dextropropoxyphèneet Paumé dont les univers me paraissent proches, et me fascinent.
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Une fournée de nouveaux liens vous menant en divers endroits de la blogosphère (désormais par ordre chronologique d'ajout à mes liens) :
- chez freakydoll, parce qu'il y a du foutre et que ça me plaît,
- chez Elizabethtessier, électeur de trèmovèzfoa mais pratiquant parfois un humour 2bongoo2bonaloi, quoiqu'un peu cruel,
- chez Romain, parce que je trouve qu'il fait preuve d'une grande sensibilité, dans le meilleur sens du terme, dans ses articles sur ses relations avec les garçons,
- chez Jipé, un cadre sensible et plein d'humour, lecteur du journal dans lequel écrit Alexandre Adler, ce qui n'est pas une mince affaire,
- chez Pascal Riché, le correspondant aux Etats-Unis de Libération, et pas seulement parce que son blog m'a appris qu'aux Etats-Unis, à la piscine, les hommes se douchent collectivement et généralement sans maillot,
- chez Sixte (bis), parce qu'il a ouvert un autre blog, ailleurs,
- chez Kevin Sites, journaliste indépendant, actuellement en Irak pour la chaîne américaine NBC (en anglais),
- chez Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, professeur d'économie, etc., dont le blog avait été évoqué sur le sien par Nicolas,
- chez Glenn Reynolds, professeur de droit à l'université du Tennessee, qui s'intéresse notamment aux questions des nouvelles technologies, de la liberté individuelle et de leurs relations,
- chez Pierre Haski, correspondant de Libération en Chine.
- sur le blog A l'heure américaine, que Pascal Riché vient (janvier 2005) d'ouvrir avec son collègue Fabrice Rousselot, le précédent blog de Pascal Riché, consacré à l'élection présidentielle américaine de novembre 2005, n'ayant plus lieu d'être,
- chez Chapichapo dont le blog présente cette particularité qu'il est régulièrement mis à jour quoique définitivement fermé,
- chez Baptiste Coulmont, sociologue enseignant à l'université de Paris 8 - Vincennes,
- sur la république des livres, le blog de Pierre Assouline, journaliste et écrivain, ancien directeur de Lire, chroniqueur au Monde 2, critique au Nouvel Observateur,
- chez Anatole (prénom fictif), pour son humour, pour ses qualités d’écriture, pour ses séries (bonnes lectures dominicales, jeunes giscardiens, belles cartes postales, etc.), pour Bernard Menez,
- chez Cathogay, dont le blog contient des lectures et des réflexions, le tout étant très intéressant, sur le sujet "être gay et être catholique" (et on n'est pas obligé d'être gay ni d'être catholique pour apprécier, hein),
- chez Oli, où l'on trouve des lectures, du ciné et de l'actu,
- chez Mike qui écrit de bien jolis récits de rencontre,
- chez Alain Juppé, ancien Premier Ministre, ex-futur Président de la République,
- sur le kolkhoz-blog, centre de réflexion et de prospective sur le marxisme-léninisme,
- chez Gerboise, parce que, pour un vulgaire rat, il écrit bien tout de même (bon, en plus, il est beau, mais je ne vais pas vous dire un truc pareil, on va encore me trouver superficiel),
- chez Hugoindigo, parce qu'il fait bon s'y promener,
- chez Matthieux, qui a ouvert un nouveau blog, ailleurs,
- chez M'sieu Pheel, parce qu'il est complètement ouf'.
Bloc permanent de la bogossité
Le principe est simple : si vous êtes l'une des personnes figurant dans ce bloc permanent, vous êtes invité à m'écrire. Je crois que je vous lirai avec plaisir.