31/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène va au lit.
Bonne nuit dans l'Europe du Traité de Nice,
mes cinglés de lecteurs.
Surtout, avant de vous coucher,
n'oubliez pas d'éteindre M. Floyd Landis,
appétissant boeuf aux hormones.
Devinez qui vient de retrouver son ordinateur à lui...

... LE JEUNE ET BEAU
NEPOMUCENE !
C'est trop cool, la vie, non ? Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène grimpe dans son bre-ar.
Il vous conchie avec allégresse,
et vous souhaite un merveilleux nycthémère.
Le 31 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Retourné hier au cinéma pour la première fois depuis le 29 mai 2005. Trop sympa, le cinéma !
II. Mon ordinateur rentre à la zonmè demain matin. Trop efficaces, les gens de chez IBM !
III. Sur France Culture jusqu'au vendredi 25 août, du lundi au vendredi, de 13h30 à 14h30, une série d'émissions sur le procès de Nuremberg. A ne pas manquer. Trop intéressantes, les émissions sur France Cul !
IV. La belle Nina Bouraoui a aujourd'hui trente-neuf ans. Bon anniversaire, Mademoiselle. Trop belle, Mlle Bouraoui !
V. Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi votre dernier échange de mails intéressant (moi, c'était pas plus tard que ce matin). Trop cool, les échanges de mails ! 30/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.
Il vous conchie généreusement,
en vous souhaitant un merveilleux nycthémère.
Le 30 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Lorsque je rédigeais, l'an dernier, des posts en six points, mon chien les commentait régulièrement, et j'attendais toujours ses brillants commentaires ( mon chien est le plus brillant de tous les clébards) avec une certaine impatience. Maintenant que je rédige des posts en cinq points, il ne me commente plus. Cela me manque. Enfin, bon, il a sans doute mieux à faire (jouer à la baballe, enterrer un nonos, tenir des blogs ailleurs, etc.), ou alors il c'est le premier clébard allergique aux nombres impairs.
II. Sans être aussi radin - ce serait difficile - que certaine personne (prénom fictif, ladrerie réelle) avec qui je corresponds et dont je préserverai l' anonymat, j'ai été bien content de pouvoir manger hier, au terme d'un repas entièrement GRATOS trois desserts GRATOS de chez GRATOS. Trop cool, la gratuité.
III. Ne pas penser à il y a un mois, ne pas penser à il y a un mois, ne pas penser à il y a un mois, ne pas penser à il y a un mois, ne pas penser à il y a un mois, ne pas penser à il y a un mois, ne pas penser à il y a un mois, ne pas penser à il y a un mois, ne pas penser à il y a un mois. Flûte, ça y est, j'y ai pensé. Grmpf.
IV. Sans être aussi radin - ce serait difficile - que certaine personne (prénom fictif, ladrerie réelle) avec qui je corresponds et dont je préserverai l' anonymat, j'ai été privé ce matin de ma lecture GRATOS du Journal du Dimanche. C'est carrément ballot, voire ballottement ballot.
V. Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi ce que vous avez pensé des funérailles de Sa Sainte le pape Jean-Paul II.
Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
C'est avec cette petite photographie de l'église Saint-Etienne-du-Mont de Paris que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, au dernier des glandeurs (prénom fictif, feignasse réelle), qui est totalement frappé, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, qui, en plus d'être berrichon, a des idées géniales, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Matthieu, qui est parti, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui voulait une nouvelle formule pour lui à partir de ce dimanche, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui n'a nul exemplaire de Peter Pan à déchirer, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compe plus les singeries, à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, pour qu'il ne râle pas, à Boyan, avec qui j'ai hâte de coucher, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Evariste, pour lui éviter de sombrer dans la dépression, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.
Bon jour du Seigneur à tous les autres frappadingues aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.29/07/2006« L'androgynie, ce n'est pas mon truc. Je préfèrerai toujours dîner avec un homme à la chemise blanche apparemment toute simple, mais en fait travaillée, plutôt qu'un homme en jupe fluo. »
(Kris Van Assche)
« La vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort. »
(Bichat) « Tout ce qui ne se régénère pas dégénère. »
(Edgar Morin)
« Toute chose étant aidée et aidante, causée et causante, et les plus éloignées étant liées de façon insensible, je tiens pour impossible de connaître la partie si je ne connais le tout, et de connaître le tout sans connaître les parties. »
(Pascal)
« Constater la complexité, c'est constater ontre incapacité à décrire et à expliquer. La complexité, c'est un défi permanent inscrit à notre connaissance et à notre pensée. »
(Edgar Morin)
« Certains disent que je fais des vêtements commerciaux. J'assume. Qu'ils viennent les regarder de près. Pour moi, un des grands risques, quand on est styliste, c'est de se perdre dans la créativité, l'expérimentation. Mon ambition, c'est de rendre les gens beaux. »
(Kris Van Assche, styliste belge)
« Le système planétaire est incapable de traiter les problèmes de vie ou de mort, à commencer par celui de la faim, alors qu'on a les moyens techniques d'y remédier. Ce système est condamné à la mort ou à la transformation. »
(Edgar Morin) 28/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène va au lit.
Bonne nuit dans l'Europe du Traité de Nice,
mes cinglés de lecteurs.
Surtout, avant de vous coucher,
n'oubliez pas d'éteindre M. Albert Jacquard,
le fameux trapéziste moldave.
Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.
Il vous souhaite un délectable nycthémère.
Piqûre de rappel
C'est qui, le Messie ?
Le 28 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Envoyé un ch'tit mail sobre mais sincère hier soir. J'espère que le destinataire l'a reçu à temps.
II. Adoré L'Elu de Chaïm Potok. Peut-être me permet-il de connaître d'une manière détournée un peu du sentiment filial et de la notion de l'amitié de qui m'a offert ce livre.
III. J'me f'rais bien une ch'tite immersion de plusieurs jours dans une thèque-biblio blique-pu.
IV. J'ai mille euros sur mon compte ! Mazel Tov !
V. Ici, mes dingues de lecteurs, épouillez votre singe préféré.27/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène va au lit.
Bonne nuit dans l'Europe du Traité de Nice,
mes cinglés de lecteurs.
Eteignez qui vous voulez, j'm'en tape,
vais lire tranquillou dans mon bre-ar.
Où Monsieur Népomucène vous laisse pantois
Je vous jure qu'une autruche vient de traverser le cybercafé.
Devinez qui est au cybercafé...

... MONSIEUR NEPOMUCENE !
Il est rigolo, Monsieur Népomucène, hein ?
Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.
Il chie préalablement sur la che-tron de ses teurs-lec.
Puissent-ils passer le meilleur des nycthémères.
Le 27 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Hier soir, en rentrant, bloc de sécheresse, ne sachant que penser, ne sachant plus rien, ne voulant rien, juste qu'on me foute la paix, et sans plus le courage de tenter de communiquer avec quelqu'un au travers de l'épaisseur des murailles de sa forteresse. Et puis, un peu plus tard, curieusement rasséréné en lisant quelques pages d'un livre. Je ne vous dirai pas lequel et il est inutile de chercher : il n'a aucun rapport immédiat avec ce que j'ai pu évoquer çà et là ces derniers jours.
Aujourd'hui, me sens un peu vide. Surpris par ma propre froideur aussi. Froideur relative, certes, mais bon, tout de même.
II. OnirikAttitude. Rêvé que je retrouvais l'homme de ma vie. Je vous passe les détails du rêve, peu nombreux, d'ailleurs, parce que, même si je ne suis pas aussi radin - ce serait difficile - qu'Anatole (prénom fictif), le cybercafé, c'est pas gratos.
Je vous passe les détails, et je vous passe aussi les hypothèses que l'on peut émettre quant au fait que j'ai rêvé la nuit qui suivait certaine scène d'une personne qui a disparu de ma vie il y a un bon moment.
III. "Aucun e-mail". Grmpf.
IV. Ici, je pourrais recopier les quelques pages rédigées à propos de trois garçons et d'un vieillard que je croise régulièrement mais, même si, comme je vous l'ai déjà dit un peu plus haut (suivez un peu, bordel de merde, bande d'abrutis !) je ne suis pas aussi radin - ce serait difficile - qu'Anatole (prénom fictif), le cybercafé, c'est pas gratos. Et puis je préfère me les garder.
V. Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi quel est le dernier livre que vous avez terminé de lire.
« La vie est trop courte et Proust est trop long. »
(Anatole France) « J'ai péché plusieurs fois et mes romans sont nés de mes faiblesses. »
(André Maurois) « La beauté est vérité, la vérité, beauté, la beauté, c'est tout ce que nous savons en ce monde, tout ce que nous avons besoin de savoir. »
(John Keats) 26/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène va au lit.
Bonne nuit dans l'Europe du Traité de Nice,
mes cinglés de lecteurs.
Eteignez qui vous voulez, j'm'en tape,
et me faites pas chier ce soir, merci.
« This is the end. »
I. Avant
Ca y est, me voici assis sur un banc de la place de la Sorbonne, à l'attendre, mon T. que je vais voir pour la dernière fois de son séjour parisien, alors qu'il a déjà choisi de mettre un terme à notre relation amoureuse, mon T. qu'il était si doux, qu'il était infiniment doux, de serrer dans mes bras et que je ne pourrai pas serrer une dernière fois dans mes bras ce soir.
[...]
Ce midi, il m'indiquait par mail qu'il ne comptait pas rester longtemps, ce qui me peinait. Je me suis alors senti infiniment seul et misérable, mais il semblerait que ma tristesse de ce soir ne soit pas exempte, du moins pas totalement, d'une certaine douceur, comme si tout ce qui était lié à [lui] devait finalement porter le sceau de la douceur. Ecrivant cela, je songe bien sûr à ce qui fait exception : l'incompréhension, l'abîme de perplexité et d'incompréhension dans lequel il m'a jeté. Avec lui, je ne sais plus rien, je ne comprends plus rien et lorsque j'élève, en moi-même ou en la lui adressant, quelque protestation contre cette nuit dans laquelle je ne distingue plus ni mon chemin ni le chemin parcouru jusqu'alors, ce n'est que pour y être renvoyé.
Il est arrivé : « Bonjour, je suis vraiment désolé pour le retard. » Mocassins marron, chaussettes bleu marine, pantalon de toile clair, chemise blanche à carreaux bleus, une baguette de pain à la main, il est allé regarder la vitrine de la librairie philosophique Vrin, le temps que je termine d'écrire ces quelques mots, il revient. 18h46.
II. Après
Il me rend mes livres : la biographie de Levinas par Marie-Anne Lescourret, La Fin d'un monde de Julien Green et Sur les falaises de marbre d'Ernst Jünger. De longs silences. Il a évité mon regard presque tout le temps que nous avons passé ensemble. Pour ma part, je m'attendais à un moment nettement plus douloureux pour moi ; finalement, j'étais plutôt détendu, en fait.
Je lui dis qu'il est des moments où je donnerais cher pour savoir ce qui se passe dans sa tête ; il me dit que je ne le saurai jamais ; je lui réponds que cela présente le mérite de la clarté ; il me répond que ce n'est pas la moindre des qualités.
Il me dit que nous n'avons manifestement pas grand-chose à nous dire ce soir, que de telles rencontres en face-à-face ne sauraient se renouveler ; je lui dis qu'il peut parler, lui aussi ; il me répond qu'il ne me tient pas seul responsable de ce silence. Effectivement, correspondre peut être pratique pour éviter de regarder le réel, mais, ça, je ne le lui dis pas.
Je lui cite Houellebecq : « Les relations humaines sont rarement compliquées. Souvent insolubles, mais rarement compliquées. » Il me demande ce que moi j'en pense. Je lui dis que je suis plutôt d'accord sur le côté insoluble mais que je ne sais si l'on peut considérer que les relations humaines sont rarement compliquées, cela mériterait réflexion.
Je lui demande : « Vous êtes combien dans ta tête ? » Il me répond que c'est une question stupide, comment peut-il répondre à une question pareille, et ce n'est pas parce qu'il a souhaité une chose puis son contraire qu'il est forcément deux, et puis il faudrait préciser : combien a-t-il été tout au long de sa vie, combien est-il maintenant, etc. Je lui réponds que ma question me paraît claire et ouverte. Il me dit qu'il s'est suffisamment posé de questions sur lui-même dans le passé pour ne plus avoir envie de s'adonner à l'introspection, pour avoir envie, au contraire, de souffler. Je lui demande s'il souffle vraiment, ou lui dis que je ne crois pas qu'il souffle vraiment. Il me répond que je ne peux pas son bien à sa place ; je l'invite à ne pas surinterpréter mon propos, je n'ai pas prétendu pouvoir faire son bien à sa place, je posais juste une question, et ces dernières semaines m'ont montré qu'une telle prétention serait excessive ; simplement, je ne trouve pas qu'il souffle.
Je le trouve moins détendu qu'en arrivant. Est-il en colère ? Oui. Contre moi ? Pas nécessairement, ce qui ne m'exclut pas. Quelles sont les raisons de sa colère ? S'il se lançait, il n'exposerait que les raisons qui me concernent, et il n'a pas envie de présenter les choses de manière aussi biaisée. Ce serait pourtant une fin fort cinématographique ; certes, mais il n'a pas envie de m'infliger cela. Nous n'irons pas plus loin sur les raisons de la colère.
Il s'en veut de m'avoir laissé espérer davantage que ce qu'il était raisonnable d'espérer, de m'avoir donné de faux espoirs, expression qu'il emploie quoique la trouvant inappropriée. Je ne réponds rien, je n'ai pas envie de répondre.
Peu après, au bas de la rue Soufflot : « Au revoir, Népomucène, et merci encore. Bonne continuation. »
Je ne trouve rien, je n'ai rien, à lui répondre et lui serre la main en silence. Il s'éloigne sans se retourner.
Nos chemins se séparent. Je me sens sec. 20h22.
Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.
Il vous souhaite un formidable nycthémère,
et vous conchie chaleureusement.
Le 26 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 26 citations*
I. « Le jour partait du soir au crépuscule; la partie diurne et la partie nocturne réunies portaient le nom de nycthémère. »
(Chauve-Bertrand, Question calendrier, 1920)
II. « Lapin domestique. On n'entend que le trotte-menu du lapin dans les feuilles. »
(Journal des frères Goncourt, 1864)
III. « L'esclave souleva une sorte de harpe en bois d'ébène plus haute qu'elle, et triangulaire comme un delta; elle en fixa la pointe dans un globe de cristal, et des deux bras se mit à jouer. »
(Flaubert, Salammbô, 1863)
IV. « C'est une impiété inepte d'avoir fait du mot con un terme bas, une injure. Le mépris de la faiblesse? Mais nous sommes si heureux qu'elles soient faibles. C'est non seulement le propagateur de la nature, mais le conciliateur, le vrai fond de la vie sociale pour l'homme. »
(Michelet, Journal, 1857)
V. « Si nous faisons mieux connaissance, vous vous apercevrez que « l'édification du socialisme » est la seule et unique tâche que je prenne au sérieux, ... ça a l'air un peu con de le dire comme ça... mais c'est vous qui m'y obligez... »
(Vailland, Drôle de jeu, 1945)
VI. « Mon cher maître, vous avez un merveilleux talent pour faire le portrait de vos amis. Quelle magistrale galerie de cons ! »
(Journal des Goncourt, 1894)
VII. « Les loupes sont des excroissances qui se rencontrent sur certains arbres; elles sont dues à diverses causes: piqûres d'insectes, blessures (...), l'orme, le noyer sont susceptibles d'avoir des loupes. Les placages en loupe sont assez récents dans l'art du meuble. »
(Le Meuble en France, Viaux, 1962)
VIII. « [Le Prélat] me coupa deux ou trois cheveux sur le sommet de la tête; cela s'appelle tonsure, de laquelle je reçus lettres en bonnes formes. »
(Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, 1848)
IX. « Le cœur humain n'a que deux ressorts, l'ambition et l'amour. (...). Sous le nom d'amour, on peut comprendre toutes les passions expansives qui portent l'homme hors de lui-même, lui créent un but, des objets supérieurs à sa vie propre, le font comme exister dans autrui, ou pour autrui. L'éducation qui développe les premières passions personnelles au détriment des expansives est à contre-sens. »
(Maine de Biran, Journal, 1819)
X. « L'amour, c'est l'âme qui ne meurt pas, qui va croissant, montant comme la flamme. »
(E. de Guérin, Journal, 1835)
XI. « Qu'est-ce que l'amour? Le besoin de sortir de soi. »
(Baudelaire, Mon coeur mis à nu, 1867)
XII. « ... le moraliste qui a dit : « Aimez-vous les uns les autres » n'a pas trouvé là un grand secret. J'accorde bien que l'amour est la vraie richesse vitale; c'est un merveilleux mouvement pour sortir de soi, pour se jeter dans l'action, et s'y dépenser, et s'y perdre, sans petits calculs. Je sais aussi que lorsque l'amour manque, comme il arrive dans l'extrême fatigue ou dans l'extrême vieillesse, qui ne sont qu'extrême avarice, il n'y a plus rien à espérer de bon, ni même de mauvais. Mais ce régime de parfaite prudence nous approche de la mort, et il ne dure guère. L'ordinaire de la vie est un furieux amour de n'importe quoi; chez les bêtes aussi. Car le cheval galope pour galoper; et le moment où il va partir, le beau moment où il sent en lui-même la pression de la vie, c'est l'amour, créateur de tout. »
(Alain, Propos, 1910)
XIII. « À mesure que l'âge m'envahit, la nature me devient plus proche. Chaque année, en quatre saisons qui sont autant de leçons, sa sagesse vient me consoler. Elle chante, au printemps : « Quoi qu'il ait pu, jadis, arriver, je suis au commencement! Tout est clair, malgré les giboulées; jeune, y compris les arbres rabougris; beau, même ces champs caillouteux. L'amour fait monter en moi des sèves et des certitudes si radieuses et si puissantes qu'elles ne finiront jamais! » »
(De Gaulle, Mémoires de guerre, 1959)
XIV. « La contemplation seule découvre le prix de la charité. Sans elle on le sait par ouï-dire. Avec elle on le sait par expérience. Par l'amour et dans l'amour, elle fait connaître que Dieu est amour. Alors l'homme laisse Dieu faire en lui ce qu'il veut, il se laisse lier parce qu'il aime. Il est libre parce qu'il aime. Tout ce qui n'a pas le goût de l'amour perd pour lui toute saveur. »
(Maritain, Primauté du spirituel, 1927)
XV. « ... chercher Dieu c'est l'avoir déjà trouvé. Il va de soi que nos métaphysiciens le disent, et comment pourraient-ils éviter cette conséquence, puisqu'ils posent notre amour de Dieu comme une participation de Dieu lui-même? Éternellement préexistant dans le souverain bien, découlant de ce bien vers les choses par un acte de libre générosité, l'amour retourne au bien qui est son origine. Nous n'avons donc pas affaire ici avec un courant qui s'éloigne toujours plus de sa source, jusqu'à ce qu'enfin il se perde. Né de l'amour, l'univers créé est tout entier traversé, mu, vivifié du dedans, par l'amour qui circule en lui comme le sang dans le corps... »
(Gilson, L'Esprit de la philosophie médiévale, 1932)
XVI. « ... la conviction qu'on tient d'une expérience, comment la propager par des discours? Et comment surtout exprimer l'inexprimable? Mais ces questions ne se posent même pas au grand mystique. Il a senti la vérité couler en lui de sa source comme une force agissante. Il ne s'empêcherait pas plus de la répandre que le soleil de déverser sa lumière. Seulement, ce n'est plus par de simples discours qu'il la propagera. Car l'amour qui le consume n'est plus simplement l'amour d'un homme pour Dieu, c'est l'amour de Dieu pour tous les hommes. À travers Dieu, il aime toute l'humanité d'un divin amour. »
(Bergson, Les Deux Sources de la morale et de la religion, 1932)
XVII. « ... nous sommes nés pour tendre à la perfection de l'amour, d'un amour qui enveloppe réellement l'universalité des hommes, sans laisser place à la haine contre aucun d'eux, et qui transforme réellement notre être, ce qui n'est possible à aucune technique sociale ni à aucun travail de rééducation, mais seulement au créateur de l'être; et ce qui s'appelle : sainteté. »
(Maritain, Humanisme intégral, 1936)
XVIII. « Dans la cité de Dieu chacun aime ses frères comme soi-même, et c'est pourquoi nul n'est délaissé, nul n'y souffre, s'il est un remède à ses souffrances. Dans la cité de Dieu, tous sont égaux, aucun ne domine; car la justice seule y règne avec l'amour. »
(F.-R. de Lammenais, Les Paroles d'un croyant, 1834)
XIX. « Quand on aime, on aime tout. Tout se voit en bleu quand on porte des lunettes bleues. L'amour, comme le reste, n'est qu'une façon de voir et de sentir. C'est un point de vue un peu plus élevé, un peu plus large; on y découvre des perspectives infinies et des horizons sans bornes. »
(Flaubert, Correspondance, 1846)
XX. « Les fautes charnelles apprennent à certains ce qu'ils n'auraient jamais pu savoir autrement, et j'entends cela d'une façon largement humaine et non pas seulement érotique. L'expérience de l'amour physique dépasse infiniment le corps; elle englobe un monde qu'il est précieux d'avoir connu et où beaucoup de bien se mêle à beaucoup de mal. J'ai l'air de faire l'apologie du plaisir, ce qui n'est pas du tout mon propos, mais j'ai connu des gens très sensuels, hommes et femmes, qui avaient un sens de l'humain beaucoup plus développé que des âmes manifestement vertueuses et innocentes. Connaître, dans le sens charnel que lui prête la Bible, n'est pas du tout un vain mot. »
(Green, Journal, 1946)
XXI. « L'amour humain ne se distingue du rut stupide des animaux que par deux fonctions divines : la caresse et le baiser. »
(Pierre Louÿs, Aphrodite, 1896)
XXII. « Il faut, une bonne fois, vous habituer à mon langage et enfoncer en vous cette idée simple que je n'appartiens à rien ni à personne, sinon à Dieu et à son Église. J'entends l'Église invisible. La visible, j'en conviens, est devenue abominable... »
(Bloy, Journal, 1899)
XXIII. « Le phénomène de l'amitié s'explique toujours à mes yeux par une comparaison physique; il faut en quelque sorte que deux êtres aient le temps de s'attacher l'un l'autre par des accidents d'âme comme ces insectes qui ne tendent leurs toiles qu'après avoir été sonder chaque fois le terrain pour chaque fil qu'ils posent et encore y reviennent-ils à plusieurs reprises; mais il y a aussi, j'aime à le croire, certaines âmes qui se sentent et s'apprécient d'un seul jet. »
(Balzac, Correspondance, 1825)
XXIV. « L'amitié, un oiseau d'amour qui a la queue coupée. »
(Renard, Journal, 1896)
XXV. « Il est faux de prétendre que les petites brouilles entretiennent l'amitié. »
(Rolland, Jean-Christophe, 1905)
XXVI. « L'art de la péninsule hindoue n'est qu'un immense accouplement où toutes les formes s'épousent comme la pourriture et la naissance, comme l'ascétisme et la luxure. »
(Faure, L'Esprit des formes, 1927)
* : oui, parfois des citations à la con.Conversation*
Scène de la vie mondaine du vingt-et-unième siècle
Au cours d'une soirée mondaine qui admet les singes, Monsieur Népomucène aperçoit un beau gosse esseulé. Il se précipite immédiatement à ses côtés en espérant nouer des liens affectueux.
« Bonsoir, comment t'appelles-tu ?
- Népomucène Népomucène, et toi ?
- Thomas.
- Enchanté, Thomas.
- Enchanté, Népomucène.
- Tu vis dans le quartier depuis longtemps, Thomas ?
- Non, non, quelques mois seulement.
- Ah bon ?
- Oui, je viens d'emménager avec ma petite amie.
- Grmpf. »
* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel. 25/07/2006Pensée du soir -- Où Monsieur Népomucène est encore torché (3)KIKOOYOU, mes dingues de lecteurs !!! Pensée du soir -- Où Monsieur Népomucène est encore torché (2)Je bois beaucoup de rosé quand même, pour quelqu'un qui prétend ne pas boire d'alcool. Pensée du soir -- Où Monsieur Népomucène est encore torchéHips !
Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.
Il vous chie sur la tronche,
et vous souhaite un joyeux nycthémère.
Le 25 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Lecture, lecture, lecture.
II. Dans l’appartement en face du mien, de l’autre côté de la cour, un ouvrier qui fait les travaux : un beau jeune homme torse nu d’environ dix-huit ans.
III. C’est effroyablement présomptueux de dire cela (quel dédain pour l’autre qui a rompu, quelle prétention que celle qui lui dénie de fait toute lucidité) mais je ne peux m’empêcher de le croire (comment pourrais-je croire autre chose, d’ailleurs ?) : certaines relations amoureuses se terminent tout simplement… par erreur.
IV. Ici, mes dingues de lecteurs, déposez un commentaire.
V. J’aimerais que tu viennes lire auprès de moi, tout à l’heure. Nous ne dirions rien. Une caresse, un baiser de temps en temps. Nous serions l’un près de l’autre, silencieux, et l’épaisseur de notre silence ne ferait que renforcer notre proximité. Malheureusement, tout à l’heure, tu ne seras pas là. J'espèrerai quand même un miracle, te voir arriver comme l'autre dimanche, et que tout ne soit plus que douceur, mais cela n'arrivera pas.
24/07/2006Grmpf (si vous voyez ce que je veux dire)« La vie de chacun d'entre nous n'est pas une tentative d'aimer. Elle est l'unique essai. »
(Pascal Quignard, Vie secrète) « Le vrai bonheur n'erst pas dans la foule des amis, mais dans leur valeur et leur choix. »
(Ben Jonson)
« Quand une truite qui veut happer une mouche se trouve prise à l'hameçon et s'aperçoit qu'elle ne peut plus nager, elle se met à lutter, et, dans des soubresauts et des tourbillons, il arrive parfois qu'elle parvienne à s'échapper. Souvent, bien entendu, c'est trop difficile et elle n'y parvient pas.
De la même manière, l'être humain entre en lutte avec son milieu et contre l'hameçon qui l'a saisi. Parfois il se rend maître des difficultés qu'il affronte ; parfois elles sont trop fortes pour lui. Le monde ne voit que le combat qu'il mène et, tout naturellement, se méprend sur cette lutte. Il est dur pour un poisson en liberté de comprendre ce qui arrive à celui qui a mordu à l'hameçon. »
(Karl A. Menninger)
Le 24 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. L’île de Ré, c’est très tendance. Tout le monde connaît, tout le monde y va ou y est allé. Sauf moi, qui rêve pourtant depuis des années d’y aller. C'est ballot.
II. OnirikAttitude. Lors de ma dernière sieste, encore rêvé de Catherine. Elle, dont j’ignore in real life si elle a le moindre enfant, m’apprenait que son fils, âgé de quarante ans (j’ignore si Catherine a le moindre enfant mais il me paraît peu probable qu’elle ait un fils âgé de quarante ans) venait de se suicider. Je lui disais que son père récemment mort (dans le rêve comme dans la réalité), et lui-même cyclothymique (dans le rêve ; dans la réalité, je n’en sais rien), avait au moins échappé à cette épreuve. Puis nous parlions de l’éventualité que je vinsse cet été en Normandie. Je lui disais, ce qui est vrai, que cela me ferait bien plaisir mais que je n’en étais pas certain, ce qui est également vrai. Enfin, non : je suis à peu près sûr que je n’irai pas même si cela me ferait bien plaisir d’y revoir, entre autres, Catherine et de passer quelques jours coupé de tout, mais je n’exclus pas encore totalement la possibilité. Dans le rêve, il est également question de voyages qui seraient organisés au départ de l'endroit où se trouve Catherine en Normandie, et de l'éventualité que je m'y joignisse.
III. Il faut que j'arrête de parler de sexe en permanence, il faut que j'arrête de parler de sexe en permanence, il faut que j'arrête de parler de sexe en permanence, il faut que j'arrête de parler de sexe en permanence, il faut que j'arrête de parler de sexe en permanence, il faut que j'arrête de parler de sexe en permanence, il faut que j'arrête de parler de sexe en permanence, il faut que j'arrête de parler de sexe en permanence, il faut que j'arrête de parler de sexe en permanence.
IV. Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi si vous avez déjà fait un plan à trois (ou plus).
V. Aujourd'hui, me suis branlé. Et vous ?
23/07/2006« Le théâtre me fait plus vibrer que le foot, car le théâtre est exactement la vie. »
(Raymond Domenech) « La charité, ce sont les miettes en bout de table à Lazare, le supplément d’âme, l’action déculpabilisante, la tentation de paraître. La générosité, c’est tout simplement donner de son temps. »
(Michel-Edouard Leclerc)
« Les beaux jours se sont écoulés et sont partis sans moi, et tout est perdu maintenant sans même avoir vu le jour ; je n’ai pas de souvenir pour me consoler. Je dis cela… parce que je ne voudrais pas que cela arrive à d’autres. »
(le peintre Maurice Loutreuil, en novembre 1923, soit deux ans avant sa mort, à une amie)
« Je ressens de la frustration en lisant des auteurs français comme Philippe Delerm ou Amélie Nothomb. Je passe un bon moment en leur compagnie mais je suis à chaque fois étonné de la faible empreinte qu’ils ont laissée en moi. »
(Michel-Edouard Leclerc)
« Lionel Jospin a dit : « Je suis disponible si on pense que je peux être utile. » Pour être candidat ou pour autre chose. On verra cela à la fin du mois de septembre. »
(François Hollande)
« La bande dessinée, véritable vivier de talents originaux, véhicule une approche directe de la vie. Elle est sans fard. On m’interroge sur la bande dessinée parce qu’elle permet de nourrir le lien social. J’ai adoré Corto Maltese et Dick Tracy. Mais j’ai toujours considéré la bande dessinée comme un plaisir en plus. Ma véritable passion reste la littérature. »
(Michel-Edouard Leclerc)
« Dans les sondages, il y a une préférence qui s’exprime en faveur de Ségolène Royal. C’est une donnée d’aujourd’hui. Qu’en sera-t-il demain ? L’opinion compte bien sûr, mais il y a d’autres critères : l’idée de rassemblement, de synthèse possible… »
(François Hollande)
« Je ne me suis livré en littérature à aucune investigation narcissique. Je suis sorti de mon adolescence par les livres. J’y ai fui mes drames personnels. Je suis un homme d’action. Je cherche dans les romans des regards parallèles, des complicités, des raisons d’être. »
(Michel-Edouard Leclerc)
« François [Hollande] a fait le boulot pendant neuf ans. Un métier de chien où vous passez votre temps en réunions, à vous faire engueuler. Or sa femme risque de lui piquer le poste qu’il convoitait. Il aura des choix cornéliens. »
(Claude Allègre)
« Les jeunes passent trois heures par jour devant un écran ; l’éducation publique ne transmet plus l’amour de la littérature ; les éditeurs se sont tirés une balle dans le pied en n’acceptant pas la publicité à la télévision ; les médias grand public n’incitent plus à la lecture. Il n’y aura pas de renouvellement à l’identique des générations de lecteurs. »
(Michel-Edouard Leclerc)
Le 23 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Au café, au travail, au restaurant, par mail, lors de divers événements à prétention intellectuelle, sur le ouaibe, lors de réunions de travail, j’apprivoise les humains.
Pardon, je manque un brin de modestie, et de réalisme. Disons plutôt que j’essaie d’apprivoiser des humains. Cela nécessite du temps, parfois beaucoup de temps, il faut s’armer de patience. Et puis aussi manœuvrer avec tact, envisager les choses avec subtilité, sans pour autant renoncer à ses instincts, à son intuition. Surtout, il convient d’être patient, car cela prend du temps, beaucoup de temps, avant de pouvoir s’enorgueillir du moindre résultat.
Je ne crois pas, cependant, que ce soit du temps perdu, même lorsque mes efforts me paraissent vains.
II. OnirikAttitude. Une nuit récente, rêvé de Nico (pas ), de Théodore Monod, du général Rondot et de la cité Rousseau. Je me demande ce que signifie le phonème [o] pour un psychanalyste. Oui, oui, le graphème -o- comme figuration d’un orifice sexuel, c’est bon, ça va, je peux trouver ça tout seul. Mais quid du son ?
III. Ce matin, ma tenue me paraît incroyablement négligée et mon haleine assez marécageuse.
IV. Envoyé cette semaine un mail à mon amie inspecteur des Finances. Je crains de l’avoir un peu effrayée. Ne risque-t-elle pas d’envisager mon existence comme un interminable chapelet de catastrophes que je ne me résignerais point à cesser de dévider ? J’ai essayé de lui écrire d’un ton plutôt guilleret, mais je crains d’être parvenu à un résultat qui évoque tout sauf la légèreté.
V. Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi le dernier rêve dont vous vous souvenez.
Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
C'est avec cette petite photographie de l'abbatiale Sainte-Foy de Conques que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, au dernier des glandeurs (prénom fictif, feignasse réelle), qui est totalement frappé, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, à Dame Potiche, qui est trop grosse pour qu'on la brosse, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, qui, en plus d'être berrichon, a des idées géniales, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à mon Theutheu, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui voulait une nouvelle formule pour lui à partir de ce dimanche, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui n'a nul exemplaire de Peter Pan à déchirer, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compe plus les singeries, à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, pour qu'il ne râle pas, à Boyan, avec qui j'ai hâte de coucher, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.
Bon jour du Seigneur à tous les autres frappadingues aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.22/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène

Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.
Il vous souhaite un très bon nycthémère,
et vous conchie chaleureusement.
Le 22 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. « Jamais dans mon lit un homme n'avait été plus près de moi que lui qui n'y était pas. »
(Gabrielle Ciam, Celui d'en face)
Cette phrase correspond assez bien, sans en rendre parfaitement compte, à ma soirée d'hier. Jamais, c'est certainement excessif, mais, hier soir, songeant au bien-être éprouvé dans tes bras, j'en retrouvais une petite partie, ou une ombre, et je ressentais de nouveau ta proximité, la douceur de ta proximité. Je n'ai guère tardé alors à m'endormir.
II. Acheté à ma librairie préférée Bienvenue au club, de Jonathan Coe, et le Journal d'un écrivain de Virginia Woolf.
III. Songer à rassembler en un petit volume tous mes récits de rêve.
IV. Les cybercafés grouillent de minets.
V. Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi votre soirée d'hier.
21/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène va au lit.
Bonne nuit dans l'Europe du Traité de Nice,
mes cinglés de lecteurs.
Surtout, avant de vous coucher,
n'oubliez pas d'éteindre la douce Amanda Lear,
ancien ministre des Transports de la République tchèque.
« À de nombreuses reprises dans le passé, le mouvement israélien pour la paix a critiqué les opérations militaires israéliennes. Pas cette fois. Cette fois, la bataille ne relève pas de l'expansion d'Israël et de la coloni sation. Aucun territoire libanais n'est occupé par Israël. Il n'existe aucun contentieux territorial bilatéral. Mercredi dernier, sans être provoqué, le Hezbollah a lancé une violente attaque en terri toire israélien. Il s'agissait aussi, en réalité, d'une attaque contre l'autorité et l'intégrité du gouvernement libanais puisque le Hezbollah, en attaquant Israël, a pris en otage la capacité de ce gouvernement à contrôler son propre territoire et à décider de la paix ou de la guerre.
Le mouvement israélien pour la paix s'oppose à l'occu pation et à la colonisation de la Cisjordanie. Il s'était opposé à l'invasion du Liban en 1982 parce que cette invasion visait à détourner l'attention du monde du problème palestinien. Cette fois, Israël n'envahit pas le Liban. Il se défend contre un harcèlement quotidien et le bombardement de dizaines de nos villes et de nos villages en tentant d'écraser le Hez bollah partout où il est en acti vité.
Le mouvement israélien pour la paix devrait soutenir purement et simplement cette tentative d'autodéfense d'Israël, aussi longtemps que cette opération s'en prend surtout au Hezbollah et s'efforce autant que possible d'épargner les civils libanais (une tâche pas toujours facile puisque les lanceurs de missiles du Hezbollah se servent trop souvent des civils libanais comme d'autant de sacs de sable humains).
Les missiles du Hezbollah sont fournis par l'Iran et la Syrie, deux ennemis jurés de toutes les initiatives de paix au Moyen-Orient. Il ne peut y avoir aucune symétrie morale entre le Hez bollah et Israël. Le Hezbollah vise les civils israéliens où qu'ils soient, alors qu'Israël vise principalement le Hez bollah.
Les ombres obscures de l'Iran, de la Syrie et de l'islam fanatique planent au-dessus des villes et des villages en feu de part et d'autre de la frontière israélo-libanaise. Ces ombres noires, dans le même temps, suppriment la société civile libanaise, qui s'était libérée il y a peu, par une lutte héroïque, d'une longue colonisation syrienne.
La vraie bataille qui se livre ces jours-ci n'oppose pas du tout Beyrouth à Haïfa. C'est une bataille entre d'un côté une coalition de nations – Israël, le Liban, l'Égypte et l'Arabie saoudite – qui cherchent la paix et l'islam fanatique encouragé par l'Iran et la Syrie, de l'autre. Si, comme nous l'espérons tous, colombes et faucons israéliens réunis, le Hezbollah est vaincu rapidement, Israël et le Liban seront tous les deux gagnants. Plus encore, la défaite d'une organisation terroriste militante est de nature à doper considérablement les chances de la paix dans la région. »
(Amos Oz, « La guerre du Hezbollah contre Israël et le Liban », in : Le Figaro daté du 20 juillet 2006) Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.
Il vous souhaite un joyeux nycthémère,
non sans vous conchier bien cordialement.
Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Le jeune et beau Népomucène souhaite un
EXCELLENT ANNIVERSAIRE
et un
JOYEUX NYCTHEMERE
à la
GLORIEUSE BELGIQUE .
Le 21 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Il est assez rigolo de se faire jeter, assez brutalement tout de même, le lundi midi par le garçon qui voulait être rassuré le dimanche midi sur le fait que vous n'alliez pas le larguer, quand vous le largueriez, si vous le larguiez un jour, sans un minimum de délicatesse et sans y mettre les formes, et à qui vous répondiez qu'on n'en était vraiment pas là.
Enfin, non, c'est pas si rigolo que ça. Disons que ça m'aurait bien fait rigoler si quelqu'un m'avait raconté qu'un truc pareil venait de lui arriver. Cependant, là, j'avoue, ça me fait assez peu rigoler.
II. Voici un an : début de dix jours de, osons le mot, bonheur.
III. Mon horoscope de ce matin me recommande de m'hydrater.
Trop fort, mon horoscope.
IV. Tiens, et si ma - roulement de tambours - carrière connaissait dans les prochains jours un brusque tournant.
Ce serait sympa, ça. Surtout si ladite - roulement de tambours - carrière s'engageait sur l'une des deux voies auxquelles je songe présentement.
V. Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi ce qu'est, selon vous, le bonheur.
« La réussite de notre mariage, c'est que nous n'avons jamais partagé la même salle de bain. »
(Gérard Oury, à propos de son mariage avec Michèle Morgan) « La vie serait plus simple sans les paradoxes. Moi j'y comprends rien! »
(Le charmant Assurancetourix) 20/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.
Il vous souhaite un joyeux nycthémère,
et vous conchie affectueusement.
Le 20 juillet 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. A Bischofshofen, il y a un kebabcybercafé. Ils sont rigolos, à Bischoffshofen.
II. Fini ma lecture de Testament à l'anglaise. De Jonathan Coe, j'avais déjà lu Une touche d'amour, qui m'avait (trop ?) touché pour diverses raisons, et qui m'a laissé un peu mal pendant quelques jours. Cependant, ces diverses raisons n'étaient pas vraiment littéraires. En gros, je n'avais pas été impressionné du tout.
Mais là, alors là, oh putain, quel tour de force ! Autour de trois nuits tragiques, Coe déploie la saga d'une famille de la haute société britannique et brosse une satire féroce d'un milieu prêt à tout pour arriver en même temps qu'un tableau plus qu'inquiétant de la société thatchérienne. Quelques scènes sont également désopilantes et tous les personnages méritent le détour.
D'un point de vue purement technique, si je puis dire, je me demande comment Coe a réussi à faire tenir ensemble, et finalement se rejoindre, des trajectoires aussi diverses que celles de tous ses personnages. Enfin, bon, chapeau, gars ! Je ne te classe quand même pas dans la catégorie de Salman Rushdie, pour ne pas donner l'impression d'être trop impressionnable, mais tout de même, putain, quel talent !
III. Jacques Delors a aujourd'hui quatre-vingt-un ans. Quatre-vingt-un ans, déjà ! Enfin, bon anniversaire, vieux !
IV. Ce matin, en conseil des ministres, le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Comité international des poids et mesures, signé le 7 juin 2005, portant amendement de l'accord du 25 avril 1969 relatif au siège du Bureau international des poids et mesures et à ses privilèges et immunités sur le territoire français.
V. Le point V, rédigez-le vous-même, mes dingues de lecteurs !« Le ouaibeuh, c'est ma vie mentaleuh. »
(Le jeune Maxouuu, un véritable... héros) « On n'est pas né pour souffrir. »
(Didier Decoin)
« Le Hezbollah est une organisation terroriste. Israël a le droit et, même, le devoir de se défendre. »
(Alain Juppé)
« J'envie presque ceux qui ne croient en rien, pour la surprise qu'ils auront quand ils passeront de l'autre côté. »
(Didier Decoin) « Les joueurs comme Materazzi, c'est une maladie, ça ne devrait pas exister. »
(Lilian Thuram) « Auschwitz, c'est le voyage que les hommes et les femmes de ce temps doivent faire, comme le musulman va à La Mecque. »
(Didier Decoin)
19/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène grimpe dans son arbre.
Il vous souhaite un joyeux nycthémère,
non sans vous chier sur la tronche.
Le 19 juillet 2005 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Dernièrement, on a lu mon (non-)blog au Rwanda.
II. Cette chaleur me rappelle mes vacances en Californie (juillet 1998).
III. L'abrégé de la doctrine catholique (malheureusement en anglais) qui a poussé Julien Green à se convertir à dix-sept ans, en 1917, est toujours disponible. Youpi !
IV. Ce petit sevrage (forcé) du Net me fait du bien, je crois. En revanche, le kidnapping par IBM de mon ordinateur portable qui déchire sa race est un peu gênant : il m'empêche de gagner ma vie. Grmpf.
V. Ici, mes dingues de lecteurs, parlez-moi de votre rapport au ouaibeuh. 18/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène va au lit.
Bonne nuit dans l'Europe du Traité de Nice,
mes cinglés de lecteurs.
Surtout, avant de vous coucher,
n'oubliez pas d'éteindre M. Roland Dumas,
grand athlète mexicain.
Le 18 juillet 2005 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Où Monsieur Népomucène propose un programme de recherches
Il faudrait que des anthropologues, en tongues ou non, se penchassent sur la faune des cybercafés.
II. Où Monsieur Népomucène grommelle
Reçu aujourd'hui une réponse de la secrétaire d'un intellectuel (très) médiatique, réponse qui m'agace. D'une part, quoique courtoise, la réponse est minimaliste. D'autre part, ce n'est pas à cette pouffiasse que j'avais écrit mais à son patron, en lui envoyant un mail personnel à sa bouatamelle personnelle à lui.
III. Où Monsieur Népomucène se confesse
J'aime beaucoup me laver les mains dans l'un des cafés en bas de chez moi. Je le fais au moins une fois par jour.
IV. Où Monsieur Népomucène s'adonne à la littérature épistolaire
Extrait d'un courrier envoyé aujourd'hui :
« Plus ou moins assigné à résidence dans l'attente du transporteur que m'envoie IBM et qui doit passer aujourd'hui ou demain, entre 9h et 18h, privé de la vaine distraction, du divertissement - au sens pascalien - que me procure ordinairement le Net, me voilà en quelque sorte forcé de mener l'existence de mes rêves : débarrassé, avec cette panne informatique, d'une bonne partie des liens par lesquels [la société] me retient en son sein, en même temps que reclus dans une certaine solitude quand bien même les bruits de Paris et particulièrement ceux des immeubles donnant sur la même cour que le mien me parviennent toujours, je ne puis que lire et écrire. J'exagère un peu : ma radio résiste encore vaillamment aux meurtrissures du temps - pour employer les grands mots - et il n'est pas exclu que je l'allume de temps à autre en attendant l'arrivée du transporteur ; cependant, depuis que je pratique le ouaibe, elle constitue un divertissement dont la tentation m'obsède moins. Je pourrais aussi téléphoner, mais à qui téléphonerais-je ce matin, sinon à toi que je ne souhaite pas importuner maintenant ? Bref, je ne puis que lire, écrire et - employons encore les grands mots - réfléchir.
"La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement. Et cependant c'est la plus grande de nos misère. Car c'est cela qui nous empêche principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre insensiblement [ajout au cyber-café : nous perdre ? flûte, pas l'exemplaire sous la main pour vérifier]" (Pascal, fragment 393 - selon l'édition Le Guern - des Pensées). »
V. Où Monsieur Népomucène veut qu'on soutienne son narcissisme
Allez, mes dingues de lecteurs, avouez-le, que les citations quotidiennes du jeune et beau Népomucène vous manquent ! 17/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène va au lit.
Bonne nuit dans l'Europe du Traité de Nice,
mes cinglés de lecteurs.
Surtout, avant de vous coucher,
n'oubliez pas d'éteindre Julie Lescaut,
célèbre cantatrice roumaine.
Conversation*
Scène de la vie religieuse du vingt-et-unième siècle
« Vous êtes une crapule de manipulateur.
- Lily, se faire traiter de crapule de manipulateur par un calviniste est un plaisir de fin gourmet.
- J'aime vous offrir des plaisirs de fin gourmet, je sais que vous autres débauchés romains en êtes friands.
- C'est sûr qu'offrir des plaisirs de fin gourmet à vos coreligionnaires, ce serait donner des perles à des pourceaux.
- C'est vrai, nous aimons les plaisirs simples !
- Les concombres au yaourt bulgare, se faire troncher par un bûcheron...
- Grouik grouik.
- ... bref, les choses rustiques et naturelles. Vous faites très bien la truie romaine en chaleur.
- Ce n'est pourtant pas moi qui vient d'avouer rêver que les bûcherons slovaques des films de Bel Ami me mettent le manche de leur hache bien profond.
- Je n'aime pas les manches de hache, on ne sait jamais où ils ont traîné. Je vais devoir vous laisser, je dois prendre un verre chez un ami.
- Oui, allez vous faire prendre par votre ami. Joyeux nycthémère.
- Mon ami est catholique, John
- Nous les catholiques, nous trouvons que l'oecuménisme, c toudou. Mais il est vrai que vous autres les puritains, les rigoristes, les talibans, les calvinistes, vous ne savez pas ce que le mot tolérance signifie.
- Je veux bien être oecuménique, mais pas dans mon cul. Enfin, je vous laisse, nous les réformés avons horreur d'être en retard.
- Pas dans votre cul parce que vous n'avez pas vu son énooooormeuh biteuh catholiqueuh !
- Je vous baise.
- Bonne rée-soi quand même. Je vous conchie.
- Mes hommages. »
* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel. Où Monsieur Népomucène découvre les cybercafésBon, bah, la connexion bas-débit depuis mon vieil ordinateur qui rame trop grave et avec un fil de ma rallonge téléphonique sectionné, c'est plus possible du tout, en fin de compte ; le miracle ne se reproduit pas. Je vais donc me faire rare pendant un moment. Je me connecterai quand même de temps en temps depuis des cybercafés.
Allez, à se-plu, les enfants ! Joyeux niquez-vos-mères ! Le 17 juillet 2005 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Un monsieur et une jeune femme sortent d'un immeuble. Quelques secondes après que nous les avons croisés, le charmant jeune homme beau et intelligent qui se promène avec moi m'indique que c'est, sans le moindre doute possible, le juge Fabrice Burgaud que nous venons de voir.
II. Dans un jardin public, à notre droite, un homme qui cultive, à l'aide d'une mèche et d'une moustache appropriées, sa ressemblance avec Adolf Hitler. Sympathisant nazi ou simple abruti fini ? J'opte plutôt pour la deuxième possibilité.
III. Parfois, on ne sait que penser de certaines soirées. Sans doute vaut-il mieux n'en rien penser. Et puis, quelques jours après, des retrouvailles qui font agréablement oublier les abîmes de perplexité dans lesquels on venait de sombrer. Et, le lendemain, un mail qui, annulant - ou prétendant annuler, car je ne déclare pas forfait - ce qui était prévu pour la soirée à venir, fait que, de nouveau, plus rien n'est compréhensible.
IV. Je vous préviens, mes dingues de lecteurs. Le ventilateur de mon nouvel ordinateur trop puissant d'la mort qui tue, un portable qui déchire sa ce-ra, m'a lâché. Par conséquent, jusqu'à réparation de ce joli jouet, exit la connexion haut-débit et retour à l'ancien 'dinateur. Et un p'tit problème supplémentaire : un fil de la rallonge téléphonique qui me permet de connecter le vieux modem de mon vieil ordinateur est brisé. J'ai quand même tenté une connexion, et je constate avec surprise qu'il m'est effectivement, après plein de tentatives infructueuses, possible de me connecter. Cependant, cela rame plus que de raison, et il est très vraisemblable que le miracle ne puisse se reproduire. Par conséquent, et même si je n'exclus pas un ou deux sauts dans des cyber-cafés, je risque d'être plus ou moins rigoureusement injoignable par mail pendant environ une dizaine de jours (en supposant que le service technique d'IBM et son transporteur ne seront pas plus lents que prévu). Mon (non-)blog sera peut-être également aux abonnés absents.
V. Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi le week-end que vous avez passé. 16/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
C'est avec cette petite carte postale que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, au dernier des glandeurs (prénom fictif, feignasse réelle), qui est totalement frappé, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, parfois dans les parages mais pas souvent et à qui je souhaite une excellente retraite, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, à Dame Potiche, qui est trop grosse pour qu'on la brosse, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, qui, en plus d'être berrichon, a des idées géniales, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à mon Theutheu, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui voulait une nouvelle formule pour lui à partir de ce dimanche, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui n'a nul exemplaire de Peter Pan à déchirer, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compe plus les singeries, à Boyan, hérétique protestant au visage angélique, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.
Bon jour du Seigneur à tous les autres frappadingues aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.15/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène va au lit.
Bonne nuit dans l'Europe du Traité de Nice,
mes cinglés de lecteurs.
Surtout, avant de vous coucher,
n'oubliez pas d'éteindre Mme Françoise de Panafieu,
immense romancière pakistanaise.
Le 15 juillet 2005 de Monsieur Népomucène en 5 points
I. Où Monsieur Népomucène se réjouit
Enfin croisé une anthropologue en tongues !!! Hourrah !!!
II. Où Monsieur Népomucène se prend la te-tê
L'idée de la mort de Dieu ne doit évidemment pas être prise au pied de la lettre. Dieu ne meurt évidemment pas, qu'Il existe ou non. La mort de Dieu ne désigne que la mort de l'idée de Dieu, du rôle de l'idée de Dieu dans la conscience et la société occidentales, et/ou autres trucs du même genre. Tout le monde comprend évidemment cela, et nul n'a besoin, pour ce faire, de savoir que le rapport entre l'expression que nous employons et la réalité qu'elle recouvre est plutôt d'ordre métonymique, ni même de se dire qu'il s'agit d'un genre d'image.
Le problème, renforcé par l'essor des sciences humaines et de la psychanalyse, laquelle n'est certainement pas une science, réside en une trop bonne assimilation de l'image. Dieu n'est plus qu'une image. Si nous parlons de Dieu, c'est, forcément, que nous désignons métaphoriquement autre chose : notre père, notre grand-oncle, notre professeur de philosophie de terminale, ou, grâce au Bébête Show, François Mitterrand.
La crainte ou l'amour ou la détestation de Dieu, ou la réflexion à son propos, deviennent donc totalement incompréhensibles à des esprits sécularisés au point qu'ils ne comprennent plus le sens non-séculier de mots datant d'avant la sécularisation. L'auditeur sécularisé sécularise à son tour ce qu'il entend, ou plutôt ce qu'il n'entendrait pas sans cette traduction immédiate, spontanée et presque inconsciente du spirituel dans le temporel. Que cette traduction ne soit qu'une dégradation et permette faux-sens et contre-sens lui importe peu, puisqu'il méconnaît totalement le signifié originel du signifiant.
III. Où Monsieur Népomucène se gratte le lobe de l'oreille en réfléchissant
Depuis combien de temps ai-je compris que je pouvais plaire ?
Pas tant que ça. Peut-être n'y ai-je jamais sérieusement cru jusqu'à, environ, l'an dernier. Quelques rencontres, amicales ou autres, me l'ont fait comprendre, mais seulement a posteriori.
IV. Où Monsieur Népomucène s'irrite
Agacement devant la facilité avec laquelle un homme politique ne possédant pas encore le pouvoir mais y aspirant peut s'exprimer comme s'il était déjà un vainqueur en terrain conquis.
V. Où Monsieur Népomucène s'intéresse à son lectorat
Dites, mes dingues de lecteurs, comment ça va, au juste ?
14/07/2006Message personnel illustré de Monsieur Népomucène
Monsieur Népomucène va au lit.
Bonne nuit dans l'Europe du Traité de Nice,
mes cinglés de lecteurs.
Surtout, avant de vous coucher,
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