Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.

Ceci n'est pas un blog.



This is not a blog.

"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".


(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)



"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".


(Gaston Bachelard)




J'écoute : les coups de marteau chez ma voisine du dessus
Je regarde : mon écran
Je joue : pas
Je mange : trop de glucides
Je bois : du café
Je cite : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer"
Je pense : uniquement les jours pairs
Je rêve : moins souvent qu'il y a quelques mois
(mis à jour mercredi 11 juin 2008 à 21:57)

31/01/2007

31/01/07 - 14:01

Le 29 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I.


Cela fait des mois que je n'ai lu aucun blog en dehors du journal des inscrits de GA, à l'exception d'un saut ou deux par-ci par-là. C'est ballot.


II.


Je dois absolument m'occuper au plus tard à la fin du dernier trimestre 2006 dès aujourd'hui de mes paperasses de Sécu, faute de quoi je ne suis plus couvert par l'assurance maladie. Je vis méga-dangereusement.


III.


Ranger, ranger, ranger.


IV.


Mon programme pour les prochains jours : me préparer pour être, la semaine prochaine, parfaitement en forme, reposé, l'esprit libre et vif, la concentration au top.


V.


Ici, mes dingues de lecteurs, faites-moi part de vos projets pour les prochains jours.

31/01/07 - 13:40

« La différence entre moi et d'autres concurrents, c'est que moi j'étais d'abord dans le public, au dernier rang de la salle, j'ai gravi tous les échelons. »

(Nicolas Sarkozy)

31/01/07 - 13:40

« Les idées trop partagées forgent les pires inimitiés. »

(Vincent Engel, Les Angéliques)

31/01/07 - 11:16

Où Monsieur Népomucène est très affairé



Bon, faut que je remplisse un dossier pour la Sécu (changement de caisse, sinon je ne suis plus couvert), que je paye mon loyer, que je déjeune, que j'aille m'acheter un nouveau costume pendant qu'il est encore temps (soldes). Sans oublier de trouver un moment pour me laver, tout de même.

Allez, commençons tout de suite par une ou deux heures de lecture au café.

30/01/2007

30/01/07 - 16:57

« La fidélité des morts était un leurre pour apaiser les vivants. »

(Vincent Engel, Les Angéliques)

30/01/07 - 16:57

Chébôôô, l'amûûûr

« Le plus grand bonheur, après que d'aimer, c'est de confesser son amour. »

(André Gide)

29/01/2007

29/01/07 - 18:08

Le 29 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Quand l'appétit va, tout va


Economiser sur la nourriture en sautant plein de repas pour pouvoir se payer des repas dans une brasserie n'est peut-être pas une démarche très intelligente du point de vue de l'équilibre alimentaire.


II. Rêver, c'est tout doux


OnirikAttitude. Rêvé de P.C. Je lui parlais de la force inaltérable du lien nous unissant. Je n'ai pas eu l'occasion de lui reparler depuis 1993.


III. Rien n'arrête le progrès


C'est cool, les bouatamelles. En ce moment, les personnes inscrites sur telle mailing-list à laquelle je suis également inscrit sont en train de procéder entre elles à quelques réglements de comptes dont je ne perds pas la moindre miette.


IV. Ne jamais reporter au lendemain


Il faudrait peut-être que je répondisse au mail du 18 décembre auquel je dois absolument répondre rapidement.


V. Les bons avis font les bons amis


Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi, vous préférez les costumes Hugo Boss ou les costumes Kenzo ?

29/01/07 - 14:12

Conversation*



« Oh, il faut absolument que je vous signale la republication d'un livre de Gitta Sereny, Au fond des ténèbres.
- Oooooooooh... un bouquin de Sereny, je prends....
- Le livre de Gitta Sereny évoque le parcours de Franz Stangl, l'un des commandants successifs de Treblinka, avec qui elle s'est longuement entretenue pendant qu'il attendait le verdict de son procès en appel, en 1970 je crois, ou pas loin (il avait été condamné en première instance à la perpétuité). Franz Stangl est décédé dix-neuf heures après la fin de leur dernier entretien, et elle pense que ce n'est sans doute pas sans lien.
- La dernière phrase est délicieusement ambiguë, si je peux me permettre.
- Euh... vous imaginez un trip "strangulation dans le quartier des SS condamnés à perpet'" ?
- Pas forcément... juste un dernier coup avant la route.
- ... ! Je préfère ne rien vous répondre.
- « Un trip "strangulation dans le quartier des SS condamnés à perpet)" », c'est de vous, je vous signale !
- Mais euh ! »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

29/01/07 - 12:13

« Une exécution capitale, c’est surtout grotesque, comme une mauvaise pièce de théâtre. »

(Jean-François Le Forsonney, avocat de Christian Ranucci)

29/01/07 - 12:13

« Je serai la présidente qui mettra fin à toutes les discriminations, je serai la présidente d’une France métissée car je considère que c’est une chance dans la mondialisation. »

(Ségolène Royal)

29/01/07 - 00:31

« On a beau dormir dans le même lit, on fait des rêves différents. »

(Mao)

29/01/07 - 00:31

« De ma vie, je n’ai jamais vu campagne aussi médiocre. »

(Bernard-Henri Lévy)

29/01/07 - 00:31

« L’avenir est radieux mais le chemin est tortueux. »

(Mao)

29/01/07 - 00:31

« Le drame, quand on vieillit, ce n’est pas qu’on vieillit, c’est qu’on reste jeune. »

(Oscar Wilde)

29/01/07 - 00:30

« J’en ai ras-le-bol des préoccupations du microcosme. »

(Dominique Voynet, interrogée sur ses faibles scores dans les sondages)

29/01/07 - 00:30

« J’ai réussi ma vie professionnelle mais je n’ai pas réussi ma vie privée. Je n’étais pas programmé pour le bonheur. »

(Alain Delon)

29/01/07 - 00:30

« Plus je vieillis, mieux je cohabite avec moi-même. Je crois que c’est une grâce qui m’est donnée. »

(Micheline Presle, 85 ans)

29/01/07 - 00:30

« Les femmes m’ont fait. […] Parce que ce sont elles que j’ai toujours voulu éblouir, c’est dans leurs yeux que j’ai voulu lire que c’était moi le plus beau, le plus grand, le plus fort. »

(Alain Delon)

29/01/07 - 00:30

« L’interdiction de la cigarette, si on prend l’exemple des Etats-Unis, n’aura fait que multiplier le nombre d’obèses, et rendre plus difficile aux pauvres et aux fous l’accès à l’un des derniers plaisirs où l’être humain, réduisant méthodiquement en cendre ce cylindre de tabac et de papier, s’imprègne, comme Bouddha, de l’infinie vacuité des choses, éprouvant dans sa chair que tout est fumée, et recrache cette idée même pour la regarder se dissoudre dans l’air, acceptant la douloureux idée de décomposition, et jouant avec elle. »

(Vincent Eggericx, La Revue littéraire, hiver 2006-2007)

28/01/2007

28/01/07 - 15:40

Le 28 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Prière dominicale


Seigneur, pardonnez Ségolène : elle est vraiment trop conne.


II. Attitude irresponsable


Acheté deux livres de philo aujourd'hui. Pas trop cher, heureusement, mais bon, quand même.


III. Moeurs nocturnes


Je dormirais bien auprès d'un joli minet, la nuit prochaine. Sans même faire de sexe. Ou alors auprès d'une jolie demoiselle, mais forcément après un rapport sexuel, là.


IV. Indécision chronique


Je dois m'acheter un nouveau costume et je compte bien profiter des soldes. J'en ai repéré quatre (deux Hugo Boss, deux Kenzo), dont les prix sont compris entre 420 euros et 495 euros. Bon, maintenant, comment est-ce que j'me décide ? (Conseils de mes dingues de lecteurs au top de l'élégance acceptés.)


V. Où qu'c'est qu'on va causer culture


Ici, mes dingues de lecteurs toujours à la pointe de l'actualité littéraire, dites-moi donc si vous avez lu, en tout ou en partie, Les Bienveillantes, si vous avez acheté Les Bienveillantes, si vous lisez Les Bienveillantes, si vous comptez lire Les Bienveillantes. Et si vous lisez ou avez lu, en tout ou partie, Les Bienveillantes, n'hésitez point à me dire ce que vous en pensâtes.


28/01/07 - 15:28

« Personne n'aime quand je n'ai pas la longueur nécessaire... »

(Mon p'tit Sarthois)

28/01/07 - 14:24

« Le regard sur moi a changé. »

(François Bayrou)

28/01/07 - 14:24

« Le pouvoir de choisir entre le bien et le mal est à la portée de tout le monde. »

(Origène)

28/01/07 - 14:23

« Arrêtons d’opposer une France à une autre. Il est possible d’allier liberté économique et réformisme social. Simplement, on n’a jamais essayé. C’est le moment ou jamais. »

(François Bayrou)

28/01/07 - 14:23

« Je n’ai aucune inquiétude. »

(Ségolène Royal)

28/01/07 - 14:23

« Sarkozy croit que tout s’achète. »

(François Bayrou)

28/01/07 - 14:23

« Le combat est rude mais je ne le crains pas. Malgré les mauvais coups, nous devons tenir le niveau et la qualité. »

(Ségolène Royal)

28/01/07 - 14:23

« Nous avions pris l’habitude de nous considérer comme des héritiers. Le temps d’être des constructeurs est venu. »

(François Bayrou)

28/01/07 - 14:23

« Si je suis condamné, cela règlera le problème du QG de campagne. Ce sera un préfabriqué devant la prison de Villeneuve-lès-Maguelonne. »

(José Bové)

28/01/07 - 14:23

« Seuls comptent le travail et le partage ! »

(L’Abbé Pierre)

28/01/07 - 14:23

« Je suis un centriste révolutionnaire. »

(François Bayrou)

28/01/07 - 14:23

« Le racisme n’a jamais été un obstacle à mon désir d’être le meilleur. Le talent, on naît avec. Mais on ne doit pas végéter sur ses acquis. Pour grandir, il faut travailler. »

(Will Smith)

28/01/07 - 00:26

Message personnel illustré de Monsieur Népomucène



C'est avec cette petite photographie de la basilique de Valère que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, que je me réjouis de voir de nouveau parmi nous, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, à Anatole (prénom fictif, radin ve-gra), en train de dormir dans un lit prêté GRATOS, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, revenu incognito, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Theutheu, à qui je viens d'écrire, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui aime les dernières cigarettes, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui n'a sans doute toujours pas le moindre exemplaire de Peter Pan à déchirer, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compte plus les singeries et qui a un nouveau profil sur GA, à Evrat, que je salue à défaut de m'adonner au sexe oral avec lui, à Pierem, que certains traitent de Pollonais (sic), à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, qui ne veut vraiment plus figurer sur cette liste et qui a dépassé l'état de mort clinique, à Boyan, charmant hérétique, à Coronys, qui va finir par connaître la Critique de la raison dialectique par coeur, à Griffin, dont trop de livres ont dramatiquement souffert, ce qui mérite, au minimum, toute ma compassion, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Abend, qui travaille souvent le dimanche, à Ricroel, qui est orange, à Sorty, avant qu'il ne soit trop tard, à M'sieu Bamf, grand amateur de whisky qui peut de nouveau commenter le (non-)blog du jeune et beau Népomucène, à Evariste, qui est un gentilhomme, à Theopiscence, qui semble ne plus du tout exulter, à Oliviersuisse, que cela vexait un tantinet de ne pas être cité nominativement dans ces voeux dominicaux, à Ernest, que je n'omets pas de citer, à Furt, qui me prie d'aller me faire enculer, à Asbel, qui est loin d'être le plus vilain des arguments dont dispose la social-démocratie européenne, à LeMarquis, que j'oublie du matin au soir, à M'sieu Minien, qui consulte mon blog tous les dimanches matins, à Kosmo, qui me divinise, à Garûdûdû, dont je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qu'il dit, à la liste de Jacques Respaud, qui s'est vautrée mais qu'on aime bien quand même, à Dominique Strauss-Kahn, qui est le plus beau et le plus intelligent, , à d_s, que je saoûle avec mes posts dominicaux invariables, à M'zelle Ataegina, qui apprécie davantage ces voeux depuis qu'elle en est nommément destinataire, à Jahovil, qui a vu la fête des Lumières, à Ormegris, qui compte les liens erronés, à Toubib75, qui est tout content d'être friendlisté, à Babs668, qui, selon ses propres termes, pue du cul, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.

Bon jour du gneur-Sei à tous les autres frappadingues aussi.


Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.

27/01/2007

27/01/07 - 20:49



- Ca va, Benoît ?
- Roule-moi une pelle, grand fou !

27/01/07 - 18:03

« Les monstres, c'est vous et moi. Seuls les intellectuels et les cons qui font de la démagogie avec l'horreur tracent une ligne de démarcation entre le bien et le mal. J'ai été élevé dans la lecture d'Homère et de Virgile. J'ai été formé pour devenir un preux chevalier et j'ai finalement vécu dans un monde de canailles. C'est une chose qui détruit l'innocence, mais qui donne de la lucidité.

Je sais que tout le monde peut faire n'importe quoi, dans certaines circonstances. Vous, moi. Vous avez juste la chance que les événements ne vous aient jamais poussée à tuer. Certaines situations nous permettent d'oublier que le monde est ce qu'il est, ou de le supporter, mais ça ne change pas la nature des choses. La géométrie de l'horreur nous entoure. On peut arranger le petit morceau de terre qui se trouve autour de nous pour le rendre plus habitable, mais ça n'empêchera pas un volcan de se réveiller ailleurs, le même jour. Chaque Titanic a son iceberg qui l'attend .»

(Arturo Perez-Reverte)

27/01/07 - 18:03

« Heidegger professe que seuls le grec et l’allemand sont des langues philosophiques, invente à tour de bras des étymologies farfelues, multiplie les contorsions verbales, fabrique une gnose poético-écologico-religieuse catastrophiste et incantatoire, désertifie l’histoire et la pensée en retenant quelques philosophes et en passant les autres sous silence, affirme que « la science ne pense pas », affiche continûment sa haine du cosmopolitisme et de la modernité, son mépris pour la rationalité, sa détestation de la technique, sa surestimation abusive du rôle des poètes. Ces aberrations bien connues n’intéressent pas grand monde entre Berkeley et Pékin. Comment se fait-il qu’elles aient retenu l’attention, au pas de Descartes, de tant de penseurs dissemblables mais estimables ?
Si des historiens parviennent un jour à répondre à cette question, ils feront aussi comprendre par quels tours étranges, après une vingtaine d’années de preuves de toutes sortes de ses afinités avec le nazisme, l’œuvre de Heidegger suscite, dans la patrie de Jean Moulin et de Gaulle, plus de déférence et de respect qu’elle n’en rencontre dans ce qui fut, un temps, la patrie de Goebbels. Du moins chez ses thuriféraires purs et durs, dernier quarteron francophone de pâtres guerriers, qui s’imaginent encore que tout critique de leur Guide confirme l’existence d’un hideux complot pour étouffer le renouveau de l’humanité. Il n’est évidemment pas certain que des historiens parviennent au terme de cette élucidation. Mais toute analyse qui avancera assez loin dans ces questions touchera inéluctablement à des éléments cruciaux de l’identité culturelle française, de son évolution, de sa singularité. Peut-être faudrait-il ajouter de son déclin. »

(Roger-Pol Droit, « Une fascination française »)

27/01/07 - 18:03

« Il vaut mieux accepter les règles du jeu avec sérénité. Or la société contemporaine veut nier l'horreur. Quand j'étais petit, on conduisait les enfants au chevet des morts. Maintenant, nous sommes dans un monde qui n'est pas préparé à recevoir de plein fouet le visage de la réalité telle qu'elle est, ou telle qu'elle finit forcément par arriver. On nous a entourés d'une tranchée de confort et de mensonges. Pourtant, si on admet que ce monde n'est qu'un échiquier froid et implacable, on peut en accepter sereinement les conséquences. C'est un soulagement de savoir que Dieu ne peut rien pour nous. Si à mon retour de Sarajevo j'avais su qu'il existait quelque part un dieu responsable de tout ça, je l'aurais cherché pour lui casser la gueule. A la place, il n'y a que des règles géométriques. »

(Arturo Perez-Reverte)

27/01/07 - 18:03

« Nous, citoyens d’une Europe démocratique, avons contracté une dette à l’égard de ceux qui se sont battus pour la construire. »

(Enzo Traverso, A feu et à sang. De la guerre civile européenne (1914-1945))

27/01/07 - 18:03

« Je n'ai pas une bonne image de la société. Et il ne s'agit pas d'une question idéologique : c'est mon instinct qui parle. Jusqu'à quel point faut-il avoir pitié d'une collectivité qui ne veut pas regarder la réalité en face ? Des individus, oui, on peut avoir pitié, mais de la société, non. Une société qui, neuf cents ans après Homère, a eu toutes les informations nécessaires sur l'horreur et n'est même pas capable de les utiliser pour se protéger ? Qui préfère s'installer dans une fiction confortable, en se rendant complètement vulnérable ? Une fois, entre Larnaka et Beyrouth, la foudre est tombée sur l'avion dans lequel je me trouvais. Tout le monde s'est mis à pousser des hurlements effroyables. A ce moment-là, j'ai réalisé que la culture, c'est ce qui doit vous empêcher de crier quand l'avion tombe. C'est elle qui vous donne la règle du jeu, le sens. Saint Augustin le savait, Homère aussi, et Goya. Mais notre culture à nous, celle d'aujourd'hui, ne nous sert absolument à rien. »

(Arturo Perez-Reverte)

27/01/07 - 18:03

« L'imagination, nous le savons à présent, n'est pas un atout de l'être humain mais sa plus sournoise prison. »

(Céline Curiol, Permission)

27/01/07 - 18:03

« Ce génie arménien, ignoré du reste du monde, n’avait pas de chaussures
et son seul corps dégageait une puanteur de chien.
Je l’ai vu et je lui ai dit bonjour. »

(Nariné Avétian)

27/01/07 - 18:02

« Le fleuve avec ses rives est comme les deux lèvres d’une bouche entrouverte… »

(Moïse de Khorène)

27/01/07 - 18:02

« La féminité, c’et pas seulement d’avoir des enfant […]. La féminité, c’est tout ce qu’on veut. »

(Cypora Petitjean-Cerf, Le Corps de Liane)

27/01/07 - 18:02

« Les guerres viennent toujours chercher les hommes. »

(Rick Bass, La décimation)

27/01/07 - 15:10

Journée internationale de commémoration

en mémoire des victimes de l'Holocauste


27 janvier 2007


L’Holocauste a été une tragédie unique indéniable. Des décennies plus tard, l’extermination de millions de Juifs et d’autres personnes continue de choquer par sa brutalité. Le fait que le nazisme puisse gagner des sympathisants malgré son caractère profondément dépravé demeure effrayant. Par dessus tout, la douleur perdure: pour les survivants âgés et pour tous ceux d’entre nous, membres de la famille humaine, qui ont été les témoins de cette descente dans la barbarie.

Le travail de mémoire rend hommage à ceux qui ont péri; mais il joue aussi un rôle vital pour nos efforts visant à barrer la route à la cruauté humaine. Il maintient notre vigilance face à de nouvelles flambées d’antisémitisme et d’autres formes d’intolérance. De plus, cela constitue une réponse essentielle à ces individus malavisés qui prétendent que l’Holocauste n’a jamais eu lieu ou a été exagéré.

La Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste est donc une journée durant laquelle nous devons réaffirmer notre attachement aux droits de l’homme, dont la cause a été brutalement profanée à Auschwitz et par des génocides et des atrocités perpétrés depuis.

Nous ne devons pas également nous contenter du souvenir et faire en sorte que les nouvelles générations connaissent cet événement historique. Nous devons appliquer les leçons de l’Holocauste au monde d’aujourd’hui. Et nous devons mettre tout en œuvre pour que tous les peuples puissent bénéficier des protections et des droits que l’ONU défend.

En cette journée internationale, je réaffirme notre volonté ferme d’accomplir cette mission, et j’exhorte tous à se joindre à notre quête commune de dignité humaine.

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU

26/01/2007

26/01/07 - 22:59

Le 26 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I.


Le balcon de l'appartement d'André Santini s'est effondré, détruisant dans sa chute les balcons des six étages inférieurs.

Comme le remarque très justement ma grand-mère, tout fout l'camp.


II.


A l'aéroport de Pau, un avion n'a pas réussi à décoller, est sorti de piste et est entré en collision avec un camion. Oui, le conducteur est mort, mais l'avion n'a pas été hospitalisé, en revanche.

Comme le remarque très justement ma grand-mère, tout fout l'camp.


III.


Ce matin, je me suis aperçu que ma chaussette droite était trouée.

Comme le remarque très justement ma grand-mère, tout fout l'camp.


IV.


Ayant fait semblant de bosser bossé cette nuit, je n'ai pas dormi depuis trente-six heures.

Comme le remarque très justement ma grand-mère, tout fout l'camp.


V.


Aujourd'hui, arrivé au point V de mon post, mes dingues de lecteurs, je n'ai rien à vous dire ni à vous demander.

Comme le remarque très justement ma grand-mère, tout fout l'camp.

26/01/07 - 12:37






On respire mieux.



Vous y croyez, vous ?

26/01/07 - 08:47

Où Monsieur Népomucène bosse

Bosser, bosser, bosser. On dormira un aut' jour.

26/01/07 - 06:11

Où Monsieur Népomucène bosse

Olalalalalalalalalah, qu'est-ce que je suis à la bourre !

26/01/07 - 01:15

Où Monsieur Népomucène est en plein travail pour toute la nuit

Ca se voit, non ?

26/01/07 - 00:17

Où Monsieur Népomucène bosse

Il a pris son deuxième expresso de la soirée, alors il bosse.

25/01/2007

25/01/07 - 23:35

Où Monsieur Népomucène bosse comme un lade-ma

Tiens, si je sortais boire mon deuxième (et dernier) expresso de la soirée ?

25/01/07 - 21:43

Où Monsieur Népomucène bosse comme un lade-ma

Ce soir, Monsieur Népomucène bosse comme un lade-ma.

Et peut-être même que Monsieur Népomucène va sser-bo toute la nuit.

La NépomucèneAttitude, ça déchire sa ce-ra.

25/01/07 - 12:54

Où Monsieur Népomucène s'admire



Ne suis-je pas ravissant lorsque je réfléchis ?

25/01/07 - 12:52

« La civilisation barbare est une technique sans contenu, une acrobatie, un jeu de prestige. Qui n’engendre ni principe, ni valeur, ni connaissance. »

(Alessandro Barrico, Les Barbares)

25/01/07 - 12:52

« J’imagine sans impatience le jour où je devrai quitter ma vieille adolescence pour le pas des adultes entichés de jeunesse éternelle, plus froide encore que les neiges éternelles. »

(Bernard Chapuis, Vieux garçon)

25/01/07 - 12:52

« Les gens vous diront que c’est le Vietnam qui a mis ce pays à genoux. Mais j’ai jamais cru ça. Il était déjà mal en point. Le Vietnam, ça a été la cerise sur le gâteau, pas plus. »

(Cormac McCarthy, Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme)

25/01/07 - 12:52

« On contribue à son époque en n’appartenant pas à son temps. Soit à l’avant-garde, soit à l’arrière-garde. L’arrière garde, à laquelle appartiennent des gens comme Bartleby, Jean Sébastien Bach et vous, semble-t-il, n’est pas un ramassis de vieux débris accrochés au passé comme des arapèdes. Elle tricote un univers en appelant à elle ce qui a été ignoré, incompris ou bien oublié par les postérités antérieures, mais cet univers se tricote au présent. Alors, l’avant-garde, devenue un fantôme, le contemporain une occase, postez-vous à l’arrière-garde [...], c’est là que vous êtes né, c’est là que vous vivrez et mourrez, avec mes approbations anticipées. »

(Bernard Chapuis, Vieux garçon)

25/01/07 - 12:51

« Je serai député à vingt-cinq ans, ministre à trente ans et président du Conseil à quarante-cinq ans. »

(Pierre Mendès France à son camarade de faculté Philippe Lamour)

25/01/07 - 12:51

« Je sais qu’il n’y a nulle part où se cacher pour échapper à sa mémoire, nulle part où se cacher pour échapper à son propre nom. Toujours, il vous pourchassera. […] Vous aurez votre nom aux trousses comme une malédiction. »

(Hugo Hamilton, Le Marin de Dublin)

25/01/07 - 12:51

« On ne me place jamais devant le fait accompli. »

(Pierre Mendès France)

25/01/07 - 12:31

Conversation*



« Bon, si j'allais dîner à la brasserie ?
- Compte en banque !
- Arf.
- Eh ouais !
- J'ai faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaim.
- Bah, mange des biscuits mous parce que trempés dans une tasse de thé tièdasse.
- J'ai fini les biscuits aujourd'hui. Je me bois une soupe, finalement.
- En sachet, j'espère.
- Non.
- En brique !!!!!!!
- Oui !
- Quelle chance.
- Je ne vous le fais pas dire !
- Je vous envierais presque.
- Pourquoi donc ?
- Parce que pour survivre à une telle médiocrité, il faut soit être résiliant, soit être totalement inconscient. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

25/01/07 - 11:28

Le 25 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Où il n'est pas question d'indifférence


Quittant le plateau de l'émission « Chez FOG », Michel Tournier a fait une chute et s'est fêlé le col du fémur. Monsieur Népomucène lui adresse tous ses voeux de prompt rétablissement.


II. Où il n'est pas question de passéisme


Je n'ai jamais eu, je crois, la nostalgie de l'enfance. Tout au plus, la nostalgie de certaines conditions de l'enfance.


III. Où il n'est pas question de loisir


Cet après-midi, je bosse comme un lade-ma.


IV. Où il n'est pas question d'insomnie


Depuis quelques jours, sommeil curieusement tout à fait régulier.


V. Où il n'est pas question de banalité


Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi ce qu'il vous est arrivé d'absolument épatant ce matin.


24/01/2007

24/01/07 - 21:13

Où le ventre de Monsieur Népomucène gargouille

J'ai faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaim.

24/01/07 - 16:42

Le 24 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Où Monsieur Népomucène s'émerveille.

Le matin, à l'heure de pointe, le métro grouille de minets.


II. Où Monsieur Népomucène s'intéresse à des reptiliens

Un zoo britannique a annoncé mercredi la parthénogenèse de cinq dragons de Komodo


III. Où Monsieur Népomucène se renseigne

Je cherche ma soupière. Vous n'auriez pas vu ma soupière, par hasard ? C'est pour une soupe. J'ai perdu ma soupière.


IV. Où Monsieur Népomucène glande

Aujourd'hui, je glande.


V. Où Monsieur Népomucène s'inquiète de la vie de ses lecteurs

Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi quel livre vous lisez actuellement et/ou quel est le dernier livre que vous avez lu.

24/01/07 - 16:32

« La littérature - dans une impuissance parfaitement délibérée - doit chercher à dévier la réalité, à la faire un peu dériver de son cours - naturellement par écrit seulement, autrement ça ne marche pas. Avec cet angle, elle peut éventuellement aiguiser la conscience du réel. »

(Elfriede Jelinek)

24/01/07 - 16:32

« Ecrire ne fait ni bien ni mal, cela aggrave la sensibilité, l'exacerbe, l'irrite. »

(Catherine Lépront)

24/01/07 - 16:31

« Au moins dans ta ville natale, les pierres te connaissent, même si elles se rassemblent la nuit pour te tuer. »

(Ornela Vorpsi, Vert venin)

24/01/07 - 16:31

« L’économie est une technique de réflexion… non un assemblage de conclusions toutes faites. »

(John M. Keynes)

24/01/07 - 16:31

« On repart pas à zéro. C’est ça le problème. Chaque chose que tu fais, tu la fais pour toujours. »

(Cormac McCarthy, Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme)

24/01/07 - 13:36



Au revoir, Monsieur.

Embrassez Philippe Noiret pour moi.

23/01/2007

23/01/07 - 20:48

Où Monsieur Népomucène réfléchit très fort

Un épisode de la vie d'un singe-blogueur,
illustré d'un autoportrait en situation



Hmmmm... Dîner dans la brasserie la plus proche ? Mais alors à quelle table ?

Ou alors chocolat chaud et biscuits chez moi ? J'hésite veuh-gra.

Bon, le chocolat chaud, c'est moins cher, c'est clair.

Mais j'ai rien mangé de la journée hors les amuse-gueule du cocktail de ce midi.

Grmpf. Prendre une décision. Vite.

23/01/07 - 19:05

Conversation*



« Et toi, tu rédiges Les Rougon-Macquart, en ce moment ?
- Non, je ne fais rien de spécial.
- Tu travailles ?
- Je me fais chier.
- Tu passes le temps en bouffant des laxatifs !?
- Voilà, c'est très efficace. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

23/01/07 - 16:05

Le 23 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Inversion

Après avoir trouvé le Juif sionniste (sic) qui est en moi et livre les meme combat d'arrière gardes et communitaristes (sic) que Benoît XVI, Rien-à-signaler-dans-le-crâne cherche le même jour, dans un post de son blog, à se présenter comme une pauvre victime lynchée par l'extrême-droite.

On aura tout vu. Allez, à l'inversion totale des valeurs près, tout va bien.


II. Silence

Tu m'écrivais, toi que je ne connaissais pas, que ta dépression était incontournable et peut-être salutaire et me souhaitais de la douceur de vivre. Ton mot était très gentil, je t'en remercie. Je n'avais aucune envie de bâcler une réponse, alors j'ai attendu, pardonne-moi.

Il semblerait qu'il soit désormais définitivement trop tard pour te répondre. S'il existe un au-delà, puisses-tu y trouver repos et apaisement.


Je voudrais du silence. Une éternité de silence.


III. Globalisation

Il faudrait certainement une transition avec le point précédent, mais il n'en est aucune possible, alors j'enchaîne comme un con, pas moyen - pour moi, du moins - de faire autrement.

Aujourd'hui, on m'a lu à Islamabad.


IV. Provocation

La provocation à deux balles étant à la mode ces jours-ci, je tiens à signaler que, tout égayé dimanche à l'idée que cela faisait deux cent quatorze ans que Louis XVI avait été coupé en deux, j'ai mangé une bonne viande rouge bien saignante et j'ai repris deux fois des frites.

Mais non, mes dingues de lecteurs monarcho-humanistes ! Je plaisanteuh !


V. Convivialité

Bon, on fait quoi, ce soir, mes lecteurs à moi ?

23/01/07 - 15:11

Conversation*

La vie sexuelle professionnelle et fantasmatique de Monsieur Népomucène


« Votre jeune collaborateur m'a filé une trique comme c'est pas permis m'a envoyé tous les documents de la réunion financière de ce matin. Vous n'auriez pas son numéro de téléphone ?
- Ah, très bien, Monsieur Népomucène.
- Il est terriblement bandant, il s'appelle comment ? Enfin, il m'a dit qu'il allait les envoyer, il ne l'avait pas encore fait alors.
- Oh, il l'a certainement fait, s'il vous l'a dit.
- Alors il est retourné à son bureau ? je ne le vois pas, il a déjà quitté les lieux ? Très bien, alors, Madame. Je ne vais pas m'attarder davantage, à défaut de pouvoir m'adonner au sexe oral avec cette bombe sexuelle. Je vous souhaite une bonne journée.
- Je vous remercie, Monsieur.
- Dites, y'a pas moyen d'avoir un rencard avec lui ? Je vous en prie. Au revoir, Madame.
- Au revoir, Monsieur. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

22/01/2007

22/01/07 - 23:30

« Monde de merde!... Désir d'avenir, mon cul!... »

(Nico du Nico-Blog)

22/01/07 - 22:19

« Il y a, souvent, au coeur des pessimistes les plus profonds, des éclats de lumière d'autant plus aveuglants qu'ils surgissent de l'obscurité. »

(MagicVince)

22/01/07 - 13:07

« La chasse aux signes vaut moins par ses résultats que par son seul mouvement, le cheminement qu’elle lui permet d’accomplir dans un échange renouvelé, plus attentif et actif, avec le monde. »

(Petr Kràl, Enquête sur des lieux)

22/01/07 - 13:07

« Chercher un mot, c’est une sorte de paradis. »

(Dai Sijie)

22/01/07 - 13:07

« Si les mots n’éclaircissent plus rien, ils aèrent toujours le monde. »

(Petr Kràl, Enquête sur des lieux)

22/01/07 - 13:07

« On ne peut pas rompre avec la Chine, seulement la fuir. »

(Dai Sijie, Par une nuit où la lune ne s’est pas levée)

22/01/07 - 13:07

Définition du romancier par François Nourrissier

« Quelqu’un qui aime regarder dans les coins. »

22/01/07 - 13:07

« Les femmes n’ont que des rayons de lune dans la tête. »

(Vaikom Muhammad Basheer, « La Lettre d’amour », Les Murs et autres histoires (d’amour))

22/01/07 - 13:07

« Je me souviendrai toujours de ce conseil [d’Eric Rohmer] : « Tu dois connaître la durée d’une histoire. » C’est d’une importance extraordinaire : démarrer un livre en ayant la sensation de la durée juste. Bien souvent, surtout dans la rédaction des premiers romans, on a tendance à vouloir trop en mettre. »

(Dai Sijie)

22/01/07 - 13:07

« Quand on est incapable d’écrire une œuvre, on peut toujours attaquer Heidegger. »

(Rémi Brague, philosophe)

21/01/2007

21/01/07 - 12:46

« Au prix du mètre carré, mieux vaut avoir un blog. »

(Mon Toinounounénet à meuha)

21/01/07 - 12:12

« Si la compétitivité signifie baisser les charges, les salaires et les impôts, nous irons à l’échec car il y aura toujours un autre pays qui fera moins. »

(Michel Sapin)

21/01/07 - 12:11

« Ségolène est incomparable. »

(Pierre Mauroy)

21/01/07 - 12:11

« Hollywood se moque de l’humain, tout tourne autour de l’argent. Tu parles d’une industrie du rêve ! »

(Sylvester Stallone)

21/01/07 - 12:11

« Je ne lis jamais un livre dont je dois écrire la critique ; on se laisse tellement influencer. »

(Oscar Wilde)

21/01/07 - 12:11

« On ne peut partager la souffrance de celui qui connaît un échec professionnel ou une déchirure personnelle si on n’a pas souffert soi-même. »

(Nicolas Sarkozy)

21/01/07 - 12:11

« Traiter mon père de « défaut » est lâche. Son rôle au côté de ma mère est exceptionnel. »

(Thomas Hollande)

21/01/07 - 12:11

« Je suis un gars loyal, je ne tirerai jamais contre mon camp. »

(Jean-Louis Debré)

21/01/07 - 12:11

« Je suis pour la morale de l’action. »

(Ségolène Royal)

21/01/07 - 12:11

« En politique, on n’est respecté que si on résiste. »

(Jean-Louis Debré)

21/01/07 - 12:11

« Un bon mot ne doit ni blesser ni dénigrer. »

(Ségolène Royal)

21/01/07 - 12:11

« François [Hollande] croit davantage aux décisions prises dans un bureau entre grands dirigeants qu’au débat avec les citoyens. »

(Bertrand Delanoë)

21/01/07 - 00:43

Message personnel illustré de Monsieur Népomucène



C'est avec cette petite photographie, due à la gentillesse de Fitz, de l'arrière de la chapelle baroque de la Stadtpfarrkirche zum Heiligen Blut où l'on peut voir une mosaïque représentant Saint Jean Népomucène que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, que je me réjouis de voir de nouveau parmi nous, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, à Anatole (prénom fictif, radin ve-gra), qui passe son week-end à bouffer GRATOS de chez GRATOS, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, revenu incognito, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Theutheu, à qui je viens d'écrire, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui aime les dernières cigarettes, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui n'a sans doute toujours pas le moindre exemplaire de Peter Pan à déchirer, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compte plus les singeries et qui a un nouveau profil sur GA, à Evrat, que je salue à défaut de m'adonner au sexe oral avec lui, à Pierem, que certains traitent de Pollonais (sic), à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, qui ne veut vraiment plus figurer sur cette liste et qui a dépassé l'état de mort clinique, à Boyan, charmant hérétique, à Coronys, qui va finir par connaître la Critique de la raison dialectique par coeur, à Griffin, dont trop de livres ont dramatiquement souffert, ce qui mérite, au minimum, toute ma compassion, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Abend, qui travaille souvent le dimanche, à Ricroel, qui est orange, à Sorty, avant qu'il ne soit trop tard, à M'sieu Bamf, grand amateur de whisky qui peut de nouveau commenter le (non-)blog du jeune et beau Népomucène, à Evariste, qui est un gentilhomme, à Theopiscence, qui semble ne plus du tout exulter, à Oliviersuisse, que cela vexait un tantinet de ne pas être cité nominativement dans ces voeux dominicaux, à Ernest, que je n'omets pas de citer, à Furt, qui me prie d'aller me faire enculer, à Asbel, qui est loin d'être le plus vilain des arguments dont dispose la social-démocratie européenne, à LeMarquis, que j'oublie du matin au soir, à M'sieu Minien, qui consulte mon blog tous les dimanches matins, à Kosmo, qui me divinise, à Garûdûdû, dont je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qu'il dit, à la liste de Jacques Respaud, qui s'est vautrée mais qu'on aime bien quand même, à Dominique Strauss-Kahn, qui est le plus beau et le plus intelligent, , à d_s, que je saoûle avec mes posts dominicaux invariables, à M'zelle Ataegina, qui apprécie davantage ces voeux depuis qu'elle en est nommément destinataire, à Jahovil, qui a vu la fête des Lumières, à Ormegris, qui compte les liens erronés, à Toubib75, qui est tout content d'être friendlisté, à Babs668, qui, selon ses propres termes, pue du cul, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.

Bon jour du gneur-Sei à tous les autres frappadingues aussi.


Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.

20/01/2007

20/01/07 - 23:32






Après l'habituelle ordure antisémite

encore sur ce site,

voici l'amicale pétainiste de GA.



Vous y croyez, vous ?

20/01/07 - 20:28



Mon cher Jean est de retour !

Grâces soient rendues à la Sainte Vierge !

20/01/07 - 20:28



Mon cher Jean est de retour !

Mazel Tov !

20/01/07 - 20:28



Mon cher Jean est de retour !

Allahou Akbar !

20/01/07 - 20:02

Où Monsieur Népomucène reçoit de la visite



- Là, Très Saint-Père, voici Monsieur Népomucène, ché-per sur son bre-ar.
- Pardon ?
- Euh, il est perché sur son arbre.
- Oh ! Coucou, Monsieur Népomucène !

20/01/07 - 07:17

Où Monsieur Népomucène énerve tous ceux qui dorment dormaient encore




DEEEEBOOOOOOOOOUUUUUUUUT !!

Debout ! Debout, tous les dingues !

Il est l'heure de se lever,

mes dingues de lecteurs !

Allez, on s'remue ! Un peu de nerf !

La journée commmenceeeeeeeee !

19/01/2007

19/01/07 - 22:03

Conversation*


« Amûûûûûr !!!!!!
- Je ne suis pas assez l'exemple du Messie ! Alexandre Adler répand l'amûûûûr dans l'univers tûûût entier !
- Que feriez-vous sans son aura apaisante ? :o)
- Je sombrerais dans la boulimie. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

19/01/07 - 17:42

Conversation*


« Puis-je vous prier de bien vouloir avoir l'amabilité de me rendre un petit service ?
- Tout dépend duquel, mais vous pouvez évidemment me prier. Simplement, je ne puis m'engager prélablement à vous le rendre, ce service.
- Il s'agirait d'éclairer ma terne-lan.
- Oh ?
- Eh oui !
- S'il s'agit d'une tâche intellectuelle, je le ferai volontiers mais suis persuadé de ne pas être à la hauteur. Je ne suis qu'un malheureux [ici, nom de la profession de mon interlocuteur] de province. Je ne connais rien à la géographie du Malawi sur laquelle, je présume, vous vous préparez à m'interroger. Quant à la physique des milieux élastiques, elle m'est totalement opaque. Ne parlons pas des techniques de fabrication du béton précontraint ! Je crains que vos questions sur le béton précontraint ne se heurtent à mon incompétence.
- Un petit [...] de province dont les études secondaires et supérieures éblouirent ses camarades, sans parler du président Giscard d'Estaing, de l'Académie française.
- Ah oui j'ai ébloui Valy. C'est un peu vrai ça.
- Vous l'éblouîtes en effet.
- Mais il ne m'a pas posé de question sur les technologies de fabrication du béton précontraint. J'aurais quelque peu bafouillé, il se serait gentiment moqué de moi, spirituellement, en homme du monde qu'il est.
- Quel homme, le président Giscard d'Estaing, de l'Académie française !
- Tous ces préalables étant posés, je suis prêt à écouter votre question tout en vous ayant prévenu : si elle porte sur le béton précontraint, elle a fort peu de chances de recevoir réponse. Le béton précontraint et moi, ça fait deux, si je puis me permettre.
- Je vous remercie d'être ainsi prêt à écouter ma question. Je me permets de vous assurer déjà qu'elle ne porte pas sur le béton précontraint.
- Vous me rassurez un peu en effet !
- J'en suis heureux. Mais malheureusement, je suis incompétent dans bien d'autres domaines. Si votre question porte sur l'épidémiologie de la dengue, je crains de me ridiculiser également. C'est tout juste si je sais vaguement que la dengue est une maladie. Ne me demandez pas quelles populations elle touche, quelles régions du globe, quels âges, quelles précautions prophylactiques permettent de s'en prémunir, si les traitements médicamenteux sont efficaces, si les symptômes sont alarmants, si elle cause des fièvres importantes, des maux de tête, des insomnies ou des hypersomnies. Je resterai coi face à toutes ces questions. La dengue et moi, c'est comme le béton précontraint et moi. On peut le dire : la dengue, le béton précontraint et moi, ça fait trois.
- Ne sous-estimez point vos compétences en la matière sur laquelle portera ma question !
- Je tiens à vous prévenir par avance ; je ne suis pas compétent en grand chose, malheureusement. Enfin on verra bien. Je suis stoïque. Prêt à me ridiculiser. J'attends de prouver mon incompétence.
- Je recourrai, si vous me le permettez toujours, à la finesse de votre jugement esthétique.
- Oh ! Vous êtes bien mal parti !
- Je suis certain que non !
- Je ne sais pas reconnaître un Cahors d'un Bergerac. Me donner un bon vin, c'est donner des perles à un cochon. Quant à la musique, mon inculture s'y double de ma totale absence d'oreille musicale. Vous allez m'envoyer un mp3 de musique traditionnelle du Pendjab et me demander mon avis sur l'interprétation ; eh bien, je vais me sentir très très bête, parce que, pour moi, ces ritournelles indiennes, c'est tout du pareil au même.
- Point du tout, rassurez-vous !
- Je me rassure un peu. Mais tout de même, je tiens à vous prévenir, le sitar, la dengue, le béton précontraint et moi... ça fait quatre.
- Pour tout vous avouer, ma question se décompose en deux parties liées l'une à l'autre.
- Oh oh oh ???
- Vous excitez là ma curiosité ! Quelle étonnante structuration !!!
- J'en suis heureux !
- Quelle étonnante structuration !!! Votre pensée est d'une richesse exceptionnelle, votre capacité à construire la complexité tout en sachant l'exposer au monde m'épate. Me laisse pantois. Une question formée de deux parties indépendantes et néanmoins solidaires ! Trop fort monsieur Népomucène. Une question faisant appel à mon jugement esthétique et liant deux interrogations connexes, voilà qui est curieux.
- Vous exagérez sans doute un petit peu. Je ne suis qu'un modeste singe.
- Vous êtes un singe EXCEPTIONNEL !! L'autre jour au Jardin des Plantes avec mon ami Octave (prénom fictif), son épouse Plectrude (prénom fictif), sa fille Fanchon (prénom fictif), et son autre fille je sais plus quel prénom fictif je lui ai trouvé. AUCUN des singes présents ne m'a posé de question faisant appel à mon jugement esthétique et finement constituér de deux parties interagissantes. Non, ils contentaient de se disputer une toile à sac (c'était rigolo) mais sans JAMAIS s'interrompre pour tester mes capacités à les éclairer (bien maigres capacités !). Si votre question porte sur la littérature sud-américaine, je suis bien mal barré. Car, il faut bien le reconnaître, la littérature sud-américaine, le sitar, la dengue, le béton précontraint et moi... ça fait cinq.
- Allons, allons, je suis tout juste un singe-blogueur. Et un peu lecteur.
- Vous êtes un singe-blogueur de PREMIERE CLASSE ! Mais au juste...
- ... je voulais vous demander si vous pensiez que l'une des deux images que je vous envoie était appropriée comme fond de mon (non-)blog et, le cas échéant, laquelle des deux.
- ... oh je m'apprêtais à vous demander quelle était votre question et la voilà ! Quelle cocasse coïncidence !!! C'est tout bonnement hilarant !!!! »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

19/01/07 - 16:53

« Si les obsessionnels n'existaient pas, la joie les inventerait. Ils tournent dans le trou, ciel dessus, et ils finissent par rendre libre : c'est qu'ils répètent les gestes et les vies qu'on rêve ou qu'on aurait honte ou horreur de commettre. »

(Philippe Lançon)

19/01/07 - 16:53

« «Mon imagination souffrait d'une hémorragie que je devais injecter continuellement dans des phrases. Et puis, ce que les gens appellent la vie m'ennuie, j'ai même la sensation que c'est la mort.»

(Régis Jauffret, Microfictions)

19/01/07 - 16:53

« La littérature circule sans qu'ils le sachent à travers ceux qui la font. »

(Philippe Lançon)

19/01/07 - 16:53

« «Quand Balzac était fatigué, je vivais à sa place, et j'étais bien obligé d'écrire ses livres. Je buvais du café toute la nuit, noircissant des pages pleines de comtesses, de cochers, d'arrivistes, et de jeux de mots dont j'avais honte. Ses romans sont ennuyeux à lire, mais les écrire était avilissant, et il me semblait que ma main était un âne bâté chevauchant une plume arrachée à la queue d'un volatile plus bête que les oies.»

(Régis Jauffret, « Balzac », Microfictions)

19/01/07 - 16:53

« On ne doit pas rater une veine : on ne doit pas rater non plus un vers. »

(Gottfried Benn)

19/01/07 - 16:53

« «On n'écrit pas dans la tristesse, dans l'accablement, on écrit comme une arme aveugle, joyeuse de tirer ses rafales dans le gras de l'humanité, comme un bombardier ivre de bombes incendiaires qui lâche sa gerbe au-dessus des capitales, des ports, et même des villages peuplés de retraités endormis, afin de semer la panique et que nul ne se croit à l'abri.»

(Régis Jauffret, « Bienfaisante censure », Microfictions)

19/01/07 - 16:53

« Les affects, c’est infect. »

(Françoise Baqué, Exister le moins possible)

19/01/07 - 16:53

« L'écriture me monte à la tête.»

(Régis Jauffret, « Bienfaisante censure », Microfictions)

19/01/07 - 16:53

« Pour moi, la littérature doit être quelque chose de mélangé, d'impur, qui brasse beaucoup de choses, qui ne connaît pas de genres, qui les traverse. C'est la permission absolue. On peut se permettre de traverser tous les territoires poétiques, philosophiques, de l'essai, de la réflexion, de la fiction pure, de l'aventure. Le style, c'est une espèce de bouillon, de pâte, de matière, c'est la matière langage qui est chauffée ou mise dans différents états sensibles. J'écris ce que j'ai envie, même si ça prend des formes bizarres, non formelles. »

(Cécile Minard)

19/01/07 - 16:52

« La sincérité, surtout associée à la connerie, c’est très dangereux, regarde où ça mène, ça va jusqu’au bout, pas moyen de l’arrêter. »

(Françoise Baqué, Exister le moins possible)

19/01/07 - 16:36

Où l'on rappelle que Monsieur Rogue est gentil

« Rogue est un vrai gentil, et à côté de lui, Princesse Sarah est la Méchante sorcière de l'Ouest ! »

(Babs668)

19/01/07 - 14:03

Le 19 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Scoop politique


Jean-Pierre Fourcade est vivant ! Et il blogue ! Vous y croyez, vous ?


II. Immatriculation présidentielle


19 RAA 75.


III. OnirikAttitude


Rêvé que je vivais l'amour fou avec L., même si, pour des raisons d'éloignement géographique, notre relation était vouée à ne pas perdurer. Sa proximité, sa beauté, son contact physique.


IV. Excitation cérébrale


Pour tenir, hier, pris un double expresso et deux comprimés de vitamine C le matin (réunion méga-chiante alors en vue, et heureusement que je ne savais pas à quel point elle serait chiante) puis canette de 33cl de Coca et expresso le midi. C'était peut-être un peu abuser des excitants. En tout cas, quoique n'ayant que dormi que cinq heures dans la nuit de mercredi à jeudi, pas pu m'endormir avant 5h30 ce matin.


V. Vie sexuelle


Dites-moi, mes dingues de lecteurs, vous avez prévu de plankuter, bientôt ?

19/01/07 - 05:02

Où Monsieur Népomucène reprend la parole en pleine campagne présidentielle

Après la bravitude, quart d'heure rigolo qui permit de montrer que Villepin n'a pas le monopole de la poésie ni Raffarin celui de ce que Jack Lang, qui n'en rate pas une, appelle l'inventivité sémantique de Ségolène Royal, il y eut l'éloge, nettement moins rigolo, pour ne pas dire tout simplement ignominieux, de la célérité des tribunaux chinois. Cet épisode aurait dû marquer immédiatement la fin des prétentions de Ségolène Royal à la magistrature suprême. Il ne fallait pourtant pas s'attendre à ce que les choses se passent ainsi dans un pays où personne n'a rien eu à foutre, lors de la précédente campagne présidentielle, des révélations sur les tractations dégueulasses auxquelles a donné lieu le sort des otages français du Liban, gardé par les sbires de ce fou furieux de Khomeiny. Et, effectivement, la célérité chinoise, loin d'avoir levé une tempête dans le verre d'eau parisien, fit tout au plus quelques vaguelettes.

Depuis lors, la candidate s'est ressaisie : elle revient au registre franchement comique. Arnaud Montebourg, l'ego inter pares du Parti socialiste, tente sur Canal+ une boutade, qui n'a pas grand-chose d'offensant, pourrait être interprétée de diverses manières (après tout, il n'a pas critiqué le Premier secrétaire du Parti Socialiste, il a juste parlé du compagnon de Ségolène Royal, ce qui pouvait très bien signifier : Ségolène, quitte-le, je t'aime !), et peut tout juste passer pour de mauvais goût ou même pas drôle. Eh bien, pas d'pitié pour Montebourg ! Rendons à Dieu ce qui est à Dieu, à César ce qui est à César, et à Ségolène Royal ce qui lui reste, i.e. pas grand-chose, en citant ses propos (source AFP, pour ceux qui croiraient que j'invente) : Quand le moment vient, je rétablis de l'ordre juste, j'exerce mon autorité juste, sans laisser passer un certain nombre de choses. J'ai mis un carton jaune. La femme providentielle, incarnation de la justice sur Terre (coucou, les Chinois ! elle a apprécié son stage chez vous, dites donc !), mais sachant dans le même temps rester sport, administre la fessée qu'il mérite à Montebourg et le suspend pour un mois, oui, un mois ; le ridicule ne tuant pas, allons jusqu'au bout, donc un mois, comme ça tout le monde verra qu'il n'y a aucune question de fond là-dedans, juste de l'amour-propre mal placé. Parce qu'en France, quand on a loué la rapidité des tribunaux chinois, on peut continuer à prétendre à la présidence de la République, mais lorsqu'on se moque, gentiment et en précisant qu'on plaisante, de François Hollande, on ne doit surtout plus avoir le droit de parler au nom de notre ancienne ministre déléguée à l'enseignement scolaire auprès du ministre de l'éducation nationale (tiens, ça m'fait penser que Claude Allègre en aurait de bien bonnes à vous raconter à ce propos, mais bon, passons) faute de quoi le débat présidentiel s'en trouverait profondément déshonoré. Dans quel caniveau faut-il que la présidence de la République soit tombée ! Remarquez, je dois le reconnaître : être interdit de parler au nom de Ségolène Royal, tu parles d'une punition...

Bref, concluons, concluons...





... Yoyo, reviens !

Ils sont devenus fous complètement cons !

19/01/07 - 00:17

Conversation*


« A ce soir ! Tu seras connecté, non ?
- Pardon ? Moi ? Sur le Net ? Je n'y vais presque jamais. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

18/01/2007

18/01/07 - 20:35






Griffin porte un frac.



Vous y croyez, vous ?

18/01/07 - 20:08

Allocution de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, à l'occasion de la cérémonie nationale en l'honneur des Justes de France.

Panthéon - Paris, le jeudi 18 janvier 2007

Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Messieurs les Premiers ministres,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Madame la Présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, chère Simone Veil,
Monsieur le Président de Yad Vashem,
Monsieur le Grand Rabbin de France,
Mesdames et Messieurs,

Il y a 65 ans, dans l'Europe presque entièrement asservie, la barbarie nazie décide l'exécution de la solution finale. Une idéologie effroyable fait régner la terreur : une idéologie raciste, fondée sur cette croyance criminelle et folle selon laquelle certains hommes seraient par nature "supérieurs" à d'autres. Et cela, au cœur d'un continent qui se considère comme l'aboutissement de la civilisation···

Innombrables sont celles et ceux que les nazis condamnent à mort a priori, à cause de leur origine, comme les Tziganes, à cause de leurs convictions religieuses ou politiques, de leurs préférences sexuelles, de leur handicap. Mais c'est contre les Juifs que se déchaîne avec le plus de cruauté et de violence systématique la folie nazie. Ce sont eux qui payent le tribut le plus effrayant : six millions d'êtres humains assassinés dans des conditions inexprimables. La quasi-disparition des Juifs d'Europe. La Shoah.

Comme dans un cauchemar, l'Occident se trouve renvoyé aux temps les plus noirs de la barbarie. À travers la destruction des Juifs, c'est au fond toute la civilisation judéo-chrétienne, toute la civilisation européenne, vieille de plusieurs millénaires, qu'Hitler veut abattre : l'invention à Athènes de la démocratie, l'éclosion à Rome d'une civilisation fondée sur le droit, le message humaniste des Lumières au XVIIIe siècle.

En France même, le pays des Lumières et des droits de l'Homme, le pays où tant de grands hommes se sont levés pour l'honneur du capitaine Dreyfus, le pays qui a porté Léon Blum à la tête du gouvernement, en France, un sombre linceul de résignation, de lâcheté, de compromissions recouvre les couleurs de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Le pouvoir de Vichy se déshonore, édictant de sa propre initiative, dès le 3 octobre 1940, le sinistre Statut des Juifs, qui les exclut de presque toutes les fonctions. Les Juifs de France sont d'autant plus stupéfaits de cet antisémitisme d'État que leur pays est celui qui le premier en Europe, dès 1791, leur a accordé les droits des citoyens. Ils aiment leur patrie avec passion. Ils se sont battus pour elle, comme Marc Bloch et tant d'autres, en 1914 et en 1939 : soudain, devant leurs yeux incrédules, la République abdique, rend les armes à Pétain et à Laval, cède la place à une clique revancharde et haineuse.

Voilà 65 ans, en France, il y a la honte du premier convoi de déportation, le 27 mars 1942. Il y a l'ordonnance allemande du 7 juin et l'ignominie de l'étoile jaune. Il y a le crime irréparable du Vel d'Hiv', les 16 et 17 juillet. Il y a, du 26 au 28 août, la rafle de milliers de Juifs étrangers en zone libre.


Mesdames et Messieurs,

Il y a les ténèbres. Mais il y a aussi la lumière. La France affamée, terrorisée, coupée en deux par la ligne de démarcation, est étourdie par l'ampleur de la défaite. Mais très vite, des voix s'élèvent. Dès le 11 novembre 1940, de Gaulle écrit de Libreville au Congrès juif mondial que le statut des Juifs n'aura aucune validité dans la France libre. Il fustige la violation, par Vichy, "des principes de liberté et de justice égale, sur lesquels la République française était fondée". Puis, dans le pire effondrement de notre histoire, alors même que la Wehrmacht semble encore invincible, des Françaises et des Français en très grand nombre vont montrer que les valeurs de l'humanisme sont enracinées dans leurs âmes. Partout, ils accueillent, cachent, sauvent au péril de leur vie des enfants, des femmes, des hommes, persécutés parce qu'ils sont Juifs. Dans ce cauchemar éveillé que les Juifs vivent depuis 1940, la France, leur France, à laquelle ils ont cru si intensément, n'a pas disparu. Dans les profondeurs du pays, une lueur d'espoir se fait jour. Elle est fragile, vacillante. Mais elle existe.

Il y a cette secrétaire de mairie qui fournit des papiers à des familles juives, et convainc les habitants du village de partager leurs tickets d'alimentation : le courage d'une seule personne a cristallisé la générosité de tous. Il y a ce couple d'hôteliers qui trouve sur le pas de sa porte un homme échappé d'une rafle, affamé et épuisé : ils l'hébergent pendant deux de ces années terribles. Il y a ce boulanger qui reconnaît un adolescent arrêté et avertit le directeur de son école : prévenu, un officier de gendarmerie, membre de la Résistance, libère le jeune homme. Grâce à cette chaîne humaine de solidarité et de courage, une vie est sauvée. Il y a ce professeur de latin qui, jusqu'au bout, tente de protéger l'élève qu'il a présenté au concours général. Il y a cette concierge qui entend le crissement des freins des camions allemands, fait le tour des occupants juifs de son immeuble pour leur dire de rester silencieux derrière leurs portes closes, et les sauve ainsi de la déportation. Il y a le pasteur Trocmé, qui entraîne avec lui, dans l'accueil de centaines de Juifs en fuite, tout un village, tout un plateau de Haute-Loire : Le Chambon-sur-Lignon, dont le nom résonne aujourd'hui dans nos cœurs. Il y a ces sœurs qui abritent, dans leurs couvents, dans leurs pensionnats, des enfants juifs. Il y a ces curés savoyards, devenus par la force des choses passeurs professionnels, qui emmènent les réfugiés de l'autre côté de la frontière. Il y a ce général commandant une région militaire qui refuse de prêter sa troupe pour surveiller l'embarquement de déportés, ce qui lui vaut une révocation immédiate. Il y a tous ces paysans, que nous a montrés avec tant d'émotion Agnès Varda, qui accueillent, aiment et protègent de si nombreux enfants.

Il y en a tant et tant d'autres, dans toutes les classes sociales, dans toutes les professions, de toutes les convictions. Des milliers de Françaises et de Français, qui sans s'interroger, font le choix du bien. Quel courage, quelle grandeur d'âme il leur a fallu ! Tous connaissaient les risques encourus : l'irruption brutale de la Gestapo. L'interrogatoire. La torture. Parfois même, la déportation et la mort.

Certains furent reconnus Justes parmi les nations. D'autres resteront anonymes, soit qu'ils aient laissé leur vie en aidant l'autre, soit que, dans leur modestie, ils n'aient même pas songé à faire valoir leurs actes. Certains sont ici aujourd'hui, ainsi que ceux qu'ils ont sauvés. Je les salue tous, avec un infini respect. En France, grâce à cette solidarité agissante, selon le beau mot de Serge Klarsfeld, les Justes ont contribué à protéger les trois quarts de la population juive d'avant-guerre de la déportation, c'est-à-dire d'une mort presque certaine : sur plus de 75.000 déportés, seuls revinrent quelque 2.500 survivants. Et après quelles souffrances indicibles : vous pouvez en témoigner, chère Simone Veil, vous dont le courage, en toute occasion, est un exemple. La majorité des Juifs assassinés ont été livrés aux Allemands par Vichy et par les collaborateurs. Mais la plupart des Juifs sauvés le furent par des Français.


Aujourd'hui, pour cet hommage de la nation aux Justes de France, reconnus ou anonymes, nous sommes rassemblés pour évoquer notre passé, mais aussi pour enrichir notre présent et notre avenir. "Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier", dit le Talmud, devise qui orne la médaille des Justes. Il faut en comprendre toute la force : en sauvant une personne, chaque Juste a en quelque sorte sauvé l'humanité. Cette mémoire, soyez-en certains, soyez-en fiers, perdurera de génération en génération.

Par ce geste, vous nous incitez aussi à interroger notre conscience. Qu'est-ce qui fait que, confronté à un choix crucial, quelqu'un agit selon son devoir, c'est-à-dire en considérant l'autre pour ce qu'il est, une personne humaine avant tout ? Pour certains Justes, c'est une question de conviction religieuse, et ceux-là, n'en doutons pas, entendent le message de l'Église dans sa vérité. D'autres, parfois les mêmes, appartiennent à des groupes longtemps opprimés, comme les protestants, ou sont viscéralement hostiles à la politique de Vichy. Mais, pour tous, c'est une réaction venue du plus profond du cœur, expression la plus haute de ce que l'on nomme la charité.

Toutes et tous, ils ont eu, vous avez eu le courage de voir et de comprendre la détresse avec les yeux du cœur. Ce courage anime Monseigneur Saliège, archevêque de Toulouse, qui a été pour beaucoup dans la prise de conscience des catholiques de France. Infirme, reclus dans son palais épiscopal, il sait pourtant rendre concrètes, dans son admirable lettre pastorale, les souffrances injustifiables endurées par ces êtres coupables du seul crime d'être nés. Ce courage de voir et de comprendre avec les yeux du cœur, on le trouve partout : chez ce voisin d'immeuble, que l'on connaît à peine et qui, sans poser de question, accueille votre famille alors que la milice frappe aux portes.

Vous, Justes de France, vous avez transmis à la nation un message essentiel, pour aujourd'hui et pour demain : le refus de l'indifférence, de l'aveuglement. L'affirmation dans les faits que les valeurs ne sont pas des principes désincarnés, mais qu'elles s'imposent quand une situation concrète se présente et que l'on sait ouvrir les yeux.

Plus que jamais, nous devons écouter votre message : le combat pour la tolérance et la fraternité, contre l'antisémitisme, les discriminations, le racisme, tous les racismes, est un combat toujours recommencé. Si l'antisémitisme s'est déchaîné dans les années 1930 et 1940, c'est faute d'avoir été condamné avec la fermeté nécessaire. C'est parce qu'il a été en quelque sorte toléré comme une opinion parmi d'autres. Telle est la leçon de ces années noires : si l'on transige avec l'extrémisme, il faut bien le mesurer, on lui offre un terreau pour prospérer, et tôt ou tard on en paye le prix. Face à l'extrémisme, il n'y a qu'une attitude : le refus, l'intransigeance. Et c'est sans merci qu'il faut lutter contre le négationnisme, crime contre la vérité, perversion absolue de l'âme et de l'esprit, forme la plus ignoble, la plus abjecte de l'antisémitisme.


Mesdames et Messieurs,

Les Justes ont fait le choix de la fraternité et de la solidarité. Ils incarnent l'essence même de l'homme : le libre arbitre. La liberté de choisir entre le bien et le mal, selon sa conscience. À tous, en ce lieu où elle honore ses grands hommes, la nation rend aujourd'hui le témoignage de son respect et de son estime. Vous incarnez aussi la France dans ce qu'elle a de plus universel, dans la fidélité aux principes qui la constituent. Grâce à vous, grâce à d'autres héros à travers les siècles, nous pouvons regarder la France au fond des yeux, et notre histoire en face : parfois, on y voit des moments profondément obscurs. Mais on y voit aussi et surtout le meilleur et le plus glorieux. Notre histoire, il faut la prendre comme un bloc. Elle est notre héritage, elle est notre identité. C'est à partir d'elle, et en traçant de nouveaux chemins, que nous pouvons nous engager tête haute dans les voies de l'avenir. Oui, nous pouvons être fiers de notre histoire ! Oui, nous pouvons être fiers d'être Français !

Ce que nous enseignent aussi l'effondrement de la République en juin 1940, l'illusion tragique du recours à Pétain et le déshonneur de Vichy, c'est à quel point une nation est fragile. Dans le confort de nos certitudes d'aujourd'hui, beaucoup ont le sentiment que la France est éternelle, que la démocratie est naturelle, que la solidarité et la fraternité peuvent se résumer au système de sécurité sociale. Dans une société qui, malgré ses difficultés, est prospère et stable, l'idée du bonheur semble trop souvent se ramener à la satisfaction de besoins matériels. Nous devons entendre votre message. Une nation, c'est une communauté de femmes et d'hommes solidaires, liés par des valeurs et un destin communs. Chacun est dépositaire d'une parcelle de la communauté nationale, et celle-ci n'existe que si chacun s'en sent pleinement responsable. À un moment où montent l'individualisme et la tentation des antagonismes, ce que nous devons voir, dans le miroir que nous tend le visage de chaque être humain, ce n'est pas sa différence, mais ce qu'il y a d'universel en lui. À ceux qui s'interrogent sur ce que c'est d'être Français, à ceux qui s'interrogent sur ce que sont les valeurs universelles de la France, vous, les Justes, avez apporté la plus magnifique des réponses, au moment le plus noir de notre histoire.

Au nom de la France, au nom de la nation tout entière, je m'incline aujourd'hui devant vous avec respect et reconnaissance.

Seul le prononcé fait foi.


18/01/07 - 14:01

Monsieur Népomucène,

quelques grammes de tendresse

dans un monde de brûûûtes.



18/01/07 - 01:04






Guilll en a une bien grosse. Miam, miam, slurp.



Vous y croyez, vous ?

18/01/07 - 00:15

Le 18 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Lecture


- Lu ce week-end un très court et tout à fait passionnant récit de Truman Capote, Cercueils sur mesure (disponible en Folio à deux euros). La fin peut être décevante pour certains lecteurs, mais le texte est captivant dès les premières pages, et se lit très facilement et très vite. Je recommande cette lecture à tout le monde.

- Je dois en être à peu près à la moitié de la biographie de Gide par Pierre Lepape. Toutes ces interrogations sur l'art me laissent froid. Toute cette introspection me paraît comme une perte de temps et d'énergie.


II. Argent


Fauché, fauché, fauché.

Ouais, fauché.


III. Chaleur


Un joli minet vient chercher un papier que j'ai imprimé pour lui. Il ne m'appelle qu'une fois arrivé en bas de chez moi, et doit repartir aussitôt. Je suis encore profondément endormi. Je m'habille à la va-vite, j'attrape le papier, j'enfile mon manteau en vérifiant que j'ai bien un ou deux livres dans mes poches intérieures, je descends l'escalier. Il vient à ma rencontre alors que je ne suis pas encore arrivé au rez-de-chaussée ; me faisant la bise, il me dit que je suis un ange ; tout ensommeillé, j'ai l'impression qu'il me prend presque dans ses bras. Détente.


IV. Lassitude


Il fait moche comme c'est pas permis. Ciel maussade, humeur maussade.

Dès le matin, fatigue absolue. Pas assez mangé ? pas assez dormi ? trop fumé ? trop soucieux ? trop sale temps ? La grisaille me pèse, j'ai l'impression de ne pas tenir assis sur mon tabouret, d'attendre quelque chose qui ne vient pas, et j'ausculte mon mal-être pour tenter d'en connaître la raison. Envie de retourner dans mon lit, bien au chaud, pour longtemps, très longtemps. On vient m'infliger des théories psychanalytiques sur Ségolène Royal. Et puis je marche un peu, et, une fois digéré le montant de mon solde bancaire, consulté en m'arrêtant en chemin à la banque, ça passe. Avant de revenir le soir, après une sieste de deux heures.


V. Plaisir


Si l'on me demandait ce qui me ferait vraiment plaisir, je n'aurais pas à réfléchir pour donner la réponse, elle fuserait claire et nette : cent cinquante millions d'euros.


17/01/2007

17/01/07 - 17:14

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose

Cour de Justice de la République, 9 Mars 1999, Laurent Fabius, Georgina Dufoix et Edmond Hervé.

Affaire n°99-001

A l'audience publique du mardi 9 mars 1999, la Cour de justice de la République a rendu l'arrêt suivant dont il a été donné lecture par le Président :

[...]

V - Sur les faits reprochés à Laurent Fabius

Attendu que les griefs invoqués par l'arrêt de renvoi à l'encontre de Laurent Fabius ne portent que sur son comportement en qualité de Premier ministre concernant la généralisation des tests de dépistage du sida chez les donneurs de sang et les mesures d'accompagnement ;

Attendu que, selon l'article 21 de la Constitution, il appartient au Premier ministre qui dirige l'action du gouvernement, d'en définir les grandes orientations politiques, en donnant au besoin les impulsions nécessaires, et d'arbitrer les différents qui pourraient survenir entre ses ministre ; qu'il dispose, pour exercer sa fonction, du concours de son Cabinet et du Secrétariat général du gouvernement ;

Que chacun des membres du gouvernement, qui bénéficie d'une délégation de pouvoirs du Premier ministre, dispose d'une compétence propre, définie par le décret fixant les attributions du département ministériel dont il a la charge ;

Attendu qu'il résulte de l'information que Laurent Fabius a été saisi du problème du dépistage obligatoire des dons de sang par une note de son conseiller industriel, datée du 29 avril 1985 ; qu'il ressort des annotations portées sur ce document que le Premier ministre a exprimé d'emblée une position favorable au principe de la mesure de dépistage obligatoire et a demandé que soit préparée la décision à intervenir, sans pour autant dessaisir le ministre et le secrétaire d'Etat concernés ; qu'à la suite de cette demande, une réunion interministérielle s'est tenue à Matignon le 9 mai 1985 sous la présidence de François Gros, conseiller du Premier ministre chargé de la recherche ;

Que, par une note du 13 mai 1985, celui-ci a informé le directeur de cabinet des résultats de la réunion, en faisant état des principales positions en présence et en indiquant que l'instruction du dossier se poursuivait en vue d'une généralisation du test ; que cette note a été portée à la connaissance de Laurent Fabius, qui ne l'a assortie d'aucune observation particulière ;

Que le compte rendu officiel de la réunion du 9 mai, ou « bleu », a été établi le 17 mai et diffusé par le Secrétariat général du gouvernement le 22 mai ; que, comme il est d'usage, ce document mentionne in fine les orientations arrêtées à l'issue de la réunion, notamment que « le dossier d'enregistrement d'Abbott soit encore retenu quelque temps au Laboratoire national de la santé » ; que, toutefois, cette question n'était pas évoquée dans la note du 13 mai 1985 remise au Premier ministre et il est établi que celui-ci n'en a jamais été personnellement saisi ; que l'affirmation de l'arrêt du renvoi, selon laquelle l'intention exprimée de différer l'enregistrement du test en cause, concurrent du test de Diagnostics Pasteur, « ne peut être que la traduction d'instructions données par le chef du gouvernement », n'est corroborée par aucun des éléments du dossier ni par les débats ;

Attendu que, de même, aucun élément de fait ne permet de confirmer l'allégation de l'arrêt de renvoi selon laquelle le Premier ministre aurait personnellement empêché le secrétaire d'Etat à la Santé d'annoncer le 22 mai 1985, lors d'un colloque tenu à Bordeaux, la résolution du gouvernement de généraliser le dépistage des dons du sang ;

Attendu que Laurent Fabius a été à nouveau saisi de la question du dépistage par une note de François Gros en date du 14 juin ; que le Premier ministre a aussitôt demandé, en urgence, des informations complémentaires qui lui ont été fournies par une nouvelle note du 18 juin ;

Que c'est à l'issue de cette première partie du processus interministériel que le Premier ministre a annoncé à l'Assemblée Nationale, le 19 juin 1985, la décision prise par le gouvernement de rendre le dépistage obligatoire rapidement ;

Que, au cours de la période qui a suivi, l'attention du Premier ministre a été attirée par des courriers des 28 et 29 juin 1985, reçus le 1er juillet, signalant la nécessité de prendre sans délai les mesures d'application de la décision annoncée ; qu'il a transmis ces courriers à son cabinet en soulignant à son tour l'urgence de la mise en œuvre de ces mesures ;

Qu'ont alors été organisées, sous la présidence d'un membre du cabinet du Premier ministre, trois réunions interministérielles ayant pour objet de définir les procédures d'exécution de la décision relative au dépistage ; qu'au cours de ces réunions, qui se sont tenues les 12, 17 et 22 juillet 1985 et auxquelles ont participé les représentants des six ministères concernés, les questions relatives à la généralisation du test, à la protection de la production nationale et au financement de la mesure ont été évoquées ; que les arrêtés ministériels rendant obligatoire le dépistage et augmentant le prix des produits sanguins de manière à y intégrer le coût du nouveau test ont été pris le 23 juillet 1985 publiés au Journal Officiel dès le lendemain ; que la date retenue par ces arrêtés pour l'application du dépistage obligatoire a été fixée au 1er août et non au 1er octobre, comme il avait été primitivement envisagé par les directions administratives concernées ;

Attendu, par ailleurs, qu'il ne résulte ni du dossier, ni des débats, que la question du rappel des transfusés ait été expressément soumise au Premier ministre ; que l'insuffisance, sur ce point, des prescriptions de la circulaire du directeur général de la Santé du 2 octobre 1985, ne peut en conséquence être retenue à son encontre ;

Attendu qu'en définitive le dépistage des dons de sang, mis en œuvre dès juillet 1985 dans la plupart des centres de transfusion, a été imposé et généralisé en France sans retard, par comparaison avec le calendrier observé dans la plupart des autres pays du monde (troisième en Europe, cinquième au niveau mondial) ;

Qu'il apparaît dans ces conditions, compte tenu des connaissances de l'époque, que l'action de Laurent Fabius a contribué à accélérer les processus décisionnels et que, dès lors, ne sont pas constitués, à son encontre, les délits prévus par les articles 221-6 et 222-19 du code pénal;

[...]

Par ces motifs,

Statuant publiquement, contradictoirement, à l'égard des trois prévenus,

La Cour,

[...]

Déclare non constitués, à la charge de Laurent Fabius et de Georgina Dufoix, les délits qui leur sont reprochés, d'atteintes involontaires à la vie ou à l'intégrité physique des personnes
;

Les renvoie des fins de la poursuite ;

Déclare non constitués, à la charge d'Edmond Hervé, les délits d'atteintes involontaires à la vie de Paul Pérard, Charles-Edouard Pernot-Cochin, Hanattah Malik et Pierre Roustan et d'atteinte involontaire à l'intégrité physique d'Yves Aupic ;

Le renvoie, de ces chefs, des fins de la poursuite ;

Déclare Edmond Hervé coupable des délits d'atteinte involontaire à la vie de Sarah Malik et d'atteinte involontaire à l'intégrité physique de Sylvie Rouy prévus et réprimés par les articles 319 et 320 anciens et 121-3, 221-6 et 222-19 du code pénal ;

Le dispense de peine.

17/01/07 - 15:16

« Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. »

(Benjamin Franklin)

17/01/07 - 15:01

Où Monsieur Népomucène s'exprime en pleine campagne présidentielle



Yoyo, reviens !

Ils sont devenus fous complètement cons !

17/01/07 - 01:41

« C’est la mort qui l’a tuée. Personne d’autre, ni elle ni qui que ce soit. »

(Truman Capote à propos de Marilyn Monroe)

17/01/07 - 01:41

« Je suis un Français du nord de la Loire. Je m’habille de costumes à coupes sèches, venant de tailleurs anglais. Je rêve d’être simple et clair. »

(Pierre Drieu La Rochelle)

17/01/07 - 01:40

« Ecrire : la seule manière qui me reste de gagner de l’argent. »

(Henry Bauchau)

17/01/07 - 01:40

« Une histoire n’est vraie que lorsqu’on y croit, et elle change de contenu à chaque narrateur. Un cas clinique n’est pas un roman racontant ce qui s’est passé, mais une sorte de fiction que l’analyste donne de lui-même. La vie de l’analyste n’est pas détachable du cas de patient. »

(Michel Schneider)

17/01/07 - 01:40

« J’ai honte d’avoir à dire une horreur pareille mais le 11-Septembre est une chance pour les écrivains. »

(Frédéric Beigbeder)

17/01/07 - 01:40

« Mon œuvre s’est nourrie pour une part e la nullité de mon ê. Que de temps pour comprendre qui j’étais, pour sortir du ventre maternel… Si le sort ne m’avait pas donné une longue vie, il est vrai que j’aurais laissé le souvenir d’un être égaré dans la vie comme elle est. »

(Henry Bauchau)

16/01/2007

16/01/07 - 14:16

« Le trotskysme mène à tout, mais surtout à dire des conneries. »

(Ma quasi-sphérique mémère, entre deux overdoses de cholestérol)

16/01/07 - 13:39

« On parle de l’ego des chanteurs, mais un chanteur ne la ramène pas parce qu’il sait qu’il peut se planter. La veille d’un spectacle, on ne dort pas parce qu’on a peur. »

(Roberto Alagna)

16/01/07 - 13:39

« On a un devoir de victoire, mais on a aussi un devoir de vérité : on ne doit pas tout promettre pour être élu, mais on devra tout tenir si on est élu. Il ne s’agit pas simplement de gagner une élection. »

(François Hollande)

16/01/07 - 13:39

« Si on ne fait rien, 50 % du vivant sera définitivement compromis à la surface de la Terre. »

(Nicolas Hulot)

16/01/07 - 13:39

« Un salarié à 4 000 euros par mois n’est pas un privilégié. »

(Julien Dray)

16/01/07 - 13:39

« Je ne suis pas exalté quand tout va bien. Je ne suis pas désespéré quant tout va mal. »

(Nicolas Sarkozy)

16/01/07 - 10:30

Le 16 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Convivialité


Récemment, plan choco-frites avec deux berluchets. Cela consiste à partager une assiette de frites avec des très jolis minets tout en buvant du chocolat chaud.


II. Incurie


Je dois vous l'avouer, mes dingues de lecteurs europhiles : la question de l'éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne, j'ai beau y songer, je m'en tape toujours grave de chez grave. Que la Turquie adhère à l'Union européenne, que la Turquie n'y adhère pas, je m'en tape, je m'en tamponne, je m'en fiche, je m'en fous, je m'en contre-tape, mais alors grave de chez grave.


III. Nostalgie


A une époque, peut-être de mes dix-sept à mes vingt-cinq ans, j'étais tout le temps, d'une manière ou d'une autre, nostalgique. Je ne le suis plus. Nostalgique de quoi ? Ouvrons les yeux. Nostalgique de plus d'un quart de siècle de naufrage et d'échec ? Nostalgique de tout le chemin parcouru pour parvenir au piètre résultat actuel. Allons, aux chiottes, la nostalgie.


IV. Décadence


Je me sens une envie de liqueurs. Je songe avec ravissement, et en regrettant de ne pouvoir en jouer, à l'orgue à liqueurs de Des Esseintes dans A rebours de Huysmans. J'ai envie de boire toutes sortes de liqueurs.


V. Répétition


Mes dingues de lecteurs, n'oubliez pas qu'il vous est toujours possible de proposer à ma réflexion des thèmes pour l'année 2007. J'annoncerai le thème finalement retenu dans les derniers jours du mois, ou les tout premiers du mois de février.

16/01/07 - 01:13

Conversation*


« Vous n'avez pas éteint Imelda Marcos ce soir!
- La teinturière québecoise ?
- Non, le fameux chorégraphe guatémalteque!
- Oh, pardon !
- J'ai confondu avec Françoise Xenakis.
- J'allais le dire. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

15/01/2007

15/01/07 - 17:35

Où Monsieur Népomucène en reste coi

15/01/07 - 12:10

« Après l’élection de 2002, on a dit que Jospin avait perdu parce qu’il n’était pas assez drôle. Aujourd’hui, on n’arrête pas de répéter que Ségolène Royal est jolie. Ces discours me font froid dans le dos ! […] Il y a encore quelques années, certains candidats pouvaient apparaître avec des lunettes énormes ou des costumes mal coupés ; maintenant, c’est fini. »

(Michel Muller)

15/01/07 - 12:10

« On n’a pas le droit de dire aux Français qu’on veut favoriser le travail alors qu’en fait on avantage la rente. »

(Dominique Strauss-Kahn, à propos de Nicolas Sarkozy)

15/01/07 - 12:10

« Il y a du Berlusconi dans cet homme. »

(Dominique Strauss-Kahn, à propos de Nicolas Sarkozy)

15/01/07 - 12:10

« Je veux être le président d’une France réunie. »

(Nicolas Sarkozy)

15/01/07 - 12:10

« Moi, je n’oublierai jamais l’image de Nicolas délivrant des enfants retenus en otage par un fou dans une maternelle de Neuilly. »

(Jean-François Copé)

15/01/07 - 12:10

« Il y a des choses que nous pouvons apprendre de la Chine, mais pas forcément en matière de justice. »

(Dominique Strauss-Kahn)

15/01/07 - 12:10

« Dans ma vie politique, j’ai toujours soutenu le candidat choisi par ma famille. »

(Alain Juppé)

15/01/07 - 12:10

« En aucun cas nous ne devons augmenter les prélèvements obligatoires. »

(Dominique Strauss-Kahn)

15/01/07 - 12:10

« J’avais envisagé de me présenter à l’élection présidentielle. Mais j’ai décidé de m’engager aux côtés de Nicolas en conscience et en femme libre. »

(Michèle Alliot-Marie)

15/01/07 - 12:10

« Il [Sarkozy] n’a pas un caractère facile, le garçon. J’ai travaillé avec lui dans de grands moments et de fichus quarts d’heure. »

(Jean-Pierre Raffarin)

15/01/07 - 12:10

« C’est une vieille habitude des socialistes de stigmatiser les riches en expliquant qu’on va leur faire payer le changement qu’on propose. Et puis ce sont les classes moyennes qui paient. »

(François Fillon)

15/01/07 - 12:09

« Ce n’est plus une candidate, c’est Blanche-Neige contre les sept percepteurs. »

(Michèle Alliot-Marie, à propos de Ségolène Royal)

15/01/07 - 12:09

« Mitterrand est toujours là, mais il a enfilé un tailleur blanc. »

(Renaud Dutreil)

15/01/07 - 12:09

« On espère qu’il [Chirac] aura la sagesse d’ouvrir les yeux sur la situation politique, de ne pas se représenter et d’apporter son soutien à sa famille politique. Il n’y a pas d’espace pour une nouvelle candidature. »

(François Fillon)

15/01/07 - 12:09

« On savait l’euphémisme mou, on sait désormais que le vide est royal. »

(Gérard Longuet)

15/01/07 - 12:09

« Nicolas veut être le candidat du pouvoir d’achat. Sur ce point, les options seront radicalement différentes. »

(François Fillon)

15/01/07 - 08:34

Où Monsieur Népomucène s'adonne à la méditation

14/01/2007

14/01/07 - 16:48

« Dans les cités, on ne supporte pas Sarkozy, et on s’apprête à voter massivement pour moi. Les jeunes ont plus peur de Sarkozy que de Le Pen. Partout, la colère monte. »

(Jean-Marie Le Pen)

14/01/07 - 16:48

« Tout homme qui cherche une équation devant une page blanche ressemble à celui qui cherche une phrase. Chacun pense. Chacun s’assoit en face des dieux. »

(Bernard Murat)

14/01/07 - 16:47

« Ne confondons pas rassemblement avec équivoque, brouillard, indécision. Rassembler, c’est indispensable, mais pas au détriment de la cohérence. Nicolas Sarkozy doit proposer aux Français un véritable projet de société qui ait une personnalité, une originalité. Pas un cocktail de réformes contradictoires. Il n’a pas besoin de chercher ailleurs qu’en lui-même ce qu’il a à proposer. Si j’avais un seul conseil à lui donner, je lui dirais : « Faites du Sarkozy. Juste du Sarkozy. » »

(Edouard Balladur)

14/01/07 - 16:47

« Quand il joue, il est traversé de fulgurances. »

(Fabrice Lucchini à propos de Michel Bouquet)

14/01/07 - 16:47

« Que le chef de l’Etat ait son propre calendrier, je le comprends. Mais Jacques Chirac aurait eu plus d’autorité sur son camp s’il avait révélé ses intentions plus tôt. Qui est dupe de cette incertitude ? Les Français aspirent au changement et au renouvellement, et ne cessent de le dire. »

(Edouard Balladur)

14/01/07 - 16:47

« Son ignorance d’un certain nombre de dossiers et la platitude de son discours surprennent. Face à une candidature qui privilégie l’image et pratique en permanence l’esquive, il faudra réussir à faire porter le débat sur les questions décisives pour l’avenir de notre pays. »

(Antoine Rufenacht, à propos de Ségolène Royal)

14/01/07 - 16:47

« Le mot rupture ne doit pas faire peur. »

(Edouard Balladur)

14/01/07 - 16:47

« Je serais incapable de définir qui je suis. »

(Michel Bouquet)

14/01/07 - 16:46

« Jacques Chirac a trop d’expérience et trop de sagesse [Note de Monsieur Népomucène : mouhahahahahahahahahahaha !] pour que l’on puisse croire qu’il envisage une nouvelle fois d’être candidat. »

(Antoine Rufenacht)

14/01/07 - 16:46

« Quand on veut gouverner la France, il ne faut pas avoir peur des femmes. Et des hommes non plus ! »

(Edouard Balladur)

14/01/07 - 16:46

« En politique, il ne faut jamais forcer sa nature. »

(Antoine Rufenacht)

14/01/07 - 16:46

« Quand Ségolène Royal se contente d’ouvrir le débat sur le thème « je vous écoute, ensuite je verrai que je proposerai », Nicolas Sarkozy, lui, prône une société de liberté, d’initiative, adaptée au monde. »

(Edouard Balladur)

14/01/07 - 16:46

« Elle a inventé un terme, la « bravitude. » Comme elle a fait l’éloge de la rapidité de la justice chinoise, elle aurait pu en inventer un autre : « la rapiditude. » Quel bilan ! »

(Edouard Balladur, à propos de la visite de Ségolène Royal en Chine.)

14/01/07 - 16:46

« Quand les mâles cesseront de croire que pleurer nuit à leur virilité, ils me plairont davantage. Souvent, ils n’assument pas intimement ce qu’on attend d’eux. »

(Pierre Arditi)

14/01/07 - 16:46

« Il n’est pas sous Prozac et se prépare à travailler pour les élections législatives. »

(Claude Bartolone, à propos de Laurent Fabius)

14/01/07 - 16:46

« Chacun a pris conscience que Nicolas Sarkozy est le seul capable de gagner. Toutes les autres hypothèses se sont évanouies d’elles-mêmes. Il était vain d’imaginer des candidatures de complaisance auxquelles personne ne croyait, y compris les intéressés. On l’a bien vu quand il a été question de se confronter à la réalité des suffrages. »

(Edouard Balladur)

14/01/07 - 13:27

Le 14 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Route


Sur une autoroute, ce matin, petit mais irrépressible frisson d'émotion en apercevant un car aux fenêtres duquel étaient fixés des drapeaux avec l'emblème de l'UMP. Alors même que je n'ai pas décidé de voter Sarkozy (du moins au premier tour), un peu de regret de ne pas participer tout à l'heure à la ferveur de ce sacre, de ne pas être au milieu de ces 60 000 personnes lorsqu'elles accueilleront dans un tonnerre d'applaudissements Nicolas Sarkozy. Un peu de regret, dans ce frisson d'émotion, de ne pas participer à cette ferveur, ou alors, peut-être, un peu de cette ferveur dans laquelle ils communieront tout à l'heure. Quant à toi, mon lecteur de gauche, si les quelques lignes qui précèdent te heurtent, sache que je n'ai aucun compte à te rendre, et que t'emmerde.


II. Rêve


OnirikAttitude. Rêvé que l'on apprenait la mort d'Adolf Hitler,à cent et quelques années. Dans mon rêve, je vois (sans distinguer la photographie qui y figure ni pouvoir en lire les titres) une une de journal consacrée à l'évenement. Pourtant, j'éprouve un vif regret à l'idée que cette nouvelle, peut-être la plus énorme, et la plus heureuse, de l'histoire de l'humanité, ne fasse pas l'objet d'une plus grande couverture médiatique.


III. Mode


Revu ce matin ce vieillard à l'élégance irréprochable, le mot est faible, que je voyais tous les dimanches matins jusqu'au mois d'août. Son absence m'avait fait craindre son décès, et je comptais demander aujourd'hui même au patron de mon café le plus habituel s'il avait des nouvelles.


IV. Gastronomie


Hier soir, en entrée, foie gras tout à fait correct, accompagné de son verre de Sauternes. Si ce n'était aussi cher et si je m'écoutais, je boirais le Sauternes comme du sirop.


V. Réflexion


Mes dingues de lecteurs, n'oubliez pas qu'il vous est toujours possible de proposer à ma réflexion des thèmes pour l'année 2007. J'annoncerai le thème finalement retenu dans les derniers jours du mois, ou les tout premiers du mois de février.

14/01/07 - 13:25

Message personnel illustré de Monsieur Népomucène



C'est avec cette petite image de la cathédrale saint Théodorit d'Uzès, que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, si vous êtes toujours vivant, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, à Anatole (prénom fictif, radin ve-gra), qui glande encore sur le ouaibe, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, revenu incognito, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Theutheu, à qui je viens d'écrire, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui aime les dernières cigarettes, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui n'a sans doute toujours pas le moindre exemplaire de Peter Pan à déchirer, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compte plus les singeries et qui a un nouveau profil sur GA, à Evrat, que je salue à défaut de m'adonner au sexe oral avec lui, à Pierem, que certains traitent de Pollonais (sic), à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, qui ne veut vraiment plus figurer sur cette liste et qui a dépassé l'état de mort clinique, à Boyan, charmant hérétique, à Coronys, qui va finir par connaître la Critique de la raison dialectique par coeur, à Griffin, dont trop de livres ont dramatiquement souffert, ce qui mérite, au minimum, toute ma compassion, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Abend, qui travaille souvent le dimanche, à Ricroel, qui est orange, à Sorty, avant qu'il ne soit trop tard, à M'sieu Bamf, grand amateur de whisky qui peut de nouveau commenter le (non-)blog du jeune et beau Népomucène, à Evariste, qui est un gentilhomme, à Theopiscence, qui semble ne plus du tout exulter, à Oliviersuisse, que cela vexait un tantinet de ne pas être cité nominativement dans ces voeux dominicaux, à Ernest, que je n'omets pas de citer, à Furt, qui me prie d'aller me faire enculer, à Asbel, qui est loin d'être le plus vilain des arguments dont dispose la social-démocratie européenne, à LeMarquis, que j'oublie du matin au soir, à M'sieu Minien, qui consulte mon blog tous les dimanches matins, à Kosmo, qui me divinise, à Garûdûdû, dont je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qu'il dit, à la liste de Jacques Respaud, qui s'est vautrée mais qu'on aime bien quand même, à Dominique Strauss-Kahn, qui est le plus beau et le plus intelligent, , à d_s, que je saoûle avec mes posts dominicaux invariables, à M'zelle Ataegina, qui apprécie davantage ces voeux depuis qu'elle en est nommément destinataire, à Jahovil, qui a vu la fête des Lumières, à Ormegris, qui compte les liens erronés, à Toubib75, qui est tout content d'être friendlisté, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.

Bon jour du gneur-Sei à tous les autres frappadingues aussi.


Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.

13/01/2007

13/01/07 - 14:59

« Le réel, c’est quand les choses se passe très mal et s’enchaînent admirablement. Le rêve, à l’inverse, c’est quand tout se passe très bien, mais sans lien. »

(Agnès Desarthe, Mangez-moi)

13/01/07 - 14:59

« Savoir, c’est pouvoir. »

(Francis Bacon)

13/01/07 - 14:59

« Entre le réductionnisme sociobiologique et l’affirmation militante, mais peu crédible, selon laquelle, chez nos semblables, le genre, ensemble de stéréotypes socialement construits, précède le sexe, émerge l’image d’un Homo sapiens possédant la capacité de se réapproprier ses déterminismes innés, en particulier sexuels. C’est là que réside la spécificité de l’humain, et non pas dans une essence radicalement différente de celle du reste du vivant, en particulier des autres animaux. L’esprit humain, formé par le commerce intersubjectif au sein d’une société de semblables, a la capacité de connaître, de diversifier et d’assumer les ressorts biologiques et psychiques de ses actions. »

(Axel Kahn)

13/01/07 - 14:59

« On ne sait pas ce que ça a de force, tout ce qui fait mal. »

(Laurent Mauvignier, Apprendre à finir)

13/01/07 - 14:59

« Ne lisez aucun livre, même indifférent, sans en avoir préalablement demandé l’approbation de votre confesseur : c’est un point d’autant plus nécessaire en France, parce qu’il s’y débite sans cesse des livres remplis d’agrément et d’érudition, mais parmi lesquels il y a sous ce voile respectable bien des pernicieux à l’égard de la religion et des mœurs. »

(l’impérateice Marie-Thérèse à sa fille, Marie Antoinette, dans un « règlement à lire tous les mois », le 21 avril 1770)

13/01/07 - 14:59

« Les princes ont une rude tâche, et le plus malaisé est de vaincre son cœur. »

(Kalila et Dimna, Fables indiennes de Dipnaï, choisies et racontées par Ramsay Wood)

13/01/07 - 14:59

« Le fondamentalisme américain peut se résumer à trois croyances de base : la Bible est la parole de Dieu pour 27 % des Américains. Il y a un Dieu personnel qui entend les prières des individus (38 %). L’homme a été créé par Dieu sous sa forme actuelle (37 %). »

(John Miller, de la Northwestern University)

13/01/07 - 14:04

Le 13 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Criminologie

Au Japon, le nombre de crimes commis par les personnes âgées d'au moins soixante ans a triplé depuis 1990.

Ma grand-mère a bien raison : tout fout l'camp !


II. Géographie

J'apprends ce midi que, contrairement à ce que je croyais, le Rhône ne coule pas dans le Massachussetts.

Trop fort, le Rhône !


III. Economie

Une semaine à rien foutre. Du moins à rien foutre pour de l'argent. Parce que bon j'ai quand même un ou deux trucs sur le feu.

Le capitalisme court à sa perte !


IV. Esprit

Anatole (prénom fictif) est l'un des interlocuteurs les moins ennuyeux que je connaisse. Il mériterait une chaire de conversation* au prestigieux Massachusetts Institute of Technology.

La conversation, c'est trop cool !


V. Physiologie

Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi ce que c'est que sucer comme une porn star. C'est mon p'tit poulet sacré qui voudrait le savoir.



* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

13/01/07 - 13:45

Amûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûr !

13/01/07 - 13:42

N'oubliez JAMAIS !






Monsieur Rogue est gentil.



12/01/2007

12/01/07 - 23:50

Où Monsieur Népomucène s'exprime

Hips.

12/01/07 - 22:44

Message personnel de Monsieur Népomucène
illustré d'un autoportrait




Qui c'est qui est encore torché ?

Monsieur Népomucène !

Il a bu un verre de Cointreau

en compagnie d'un choupinou.


Hips !

12/01/07 - 17:07

« Découper Villepin est une bonne idée. »

(Mon Crocounet)

12/01/07 - 14:56

« Comment accepter de s'en remettre au temps quand tout peut s'arrêter. »

(Mon Crocounet)

12/01/07 - 14:45

Tout devient possible avec Nicolas Sarkozy (2)



Bientôt, l'épouse du ministre de tout n'aura plus besoin d'aller chez le barbier.

« Je me vois mal en first lady. Cela me rase. »

(Cécilia Sarkozy)

12/01/07 - 14:45

« Les chiraquiens vont faire en sorte, exactement comme avec Giscard ou Balladur, que Sarkozy se détruise tout seul. Bien sûr, il va faire 99,9 % à l’UMP, mais il va ensuite finir troisième ou quatrième au premier tour de la présidentielle. »

(Jean-François Probst, ancien conseiller de Jacques Chirac)

12/01/07 - 14:45

« Des cicatrices ? J’en ai plein. J’en ai partout. Je ne suis fait que de ça. »

(Nicolas Sarkozy)

12/01/07 - 14:45

« Nous vivons une période de crise du futur dans toutes les sociétés. »

(Edgar Morin)

12/01/07 - 14:45

« L’islam des caves et des garages fait du mal à l’islam. »

(Nicolas Sarkozy)

12/01/07 - 14:45

« J’ai du respect pour TF1, moi. »

(Jacques Chirac)

12/01/07 - 14:45

« Être maire, plus jamais. J’ai été vingt ans celui de Neuilly. Même pour le conseil général, je me force. Après tout, j’aurai fait [en cas de défaite à l’élection présidentielle] de la politique au plus haut niveau. »

(Nicolas Sarkozy)

12/01/07 - 03:03

« La poésie consiste à épurer la prose. »

(Olivier Cadiot)

12/01/07 - 03:02

« Je ne suis pas pessimiste. Il reste l'amour, l'amitié, la fraternité, la culture. La culture, c'est ce qui permet de ne pas crier lorsque l'avion tombe ou le bateau coule. Je peux mieux accepter la maladie, le vieillissement, la fin de l'amour, la mort de proches si je crois que ce sont les règles du jeu. La règle contient le hasard. Je peux fumer une cigarette avec le franc-tireur serbe qui m'aura tenu dans son viseur quelques heures auparavant. Ce n'est pas un monstre. Il est comme moi, il fait partie de l'Histoire. Dans ce monde que je n'aime pas, arriver à ces conclusions c'est hygiénique ! »

(Arturo Perez-Reverte)

12/01/07 - 03:02

« Dans chaque famille, il y a toujours quelqu’un qui paie son tribut pour que l’équilibre entre ordre et désordre soit respecté et que le monde ne s’arrêt pas. »

(Milena Agus, Mal de pierres)

12/01/07 - 03:01

« Nous vivons avec un pistolet sur la tête. Face à cette réalité, il existe trois sortes d'attitudes. On peut décréter que ça n'existe pas et le jour où le coup part, on tombe sans savoir qu'on a vécu. On peut gémir, passer sa vie à se plaindre qu'on a un pistolet sur la tempe. Et puis, on peut se dire : d'accord, j'ai un pistolet sur la tempe mais je vais essayer de courir. Même si ce n'est que sur quinze mètres, même si la mort est au bout, au moins, pendant ce laps de temps, j'aurais été libre. Dans ce cas, ce qui nous reste, c'est la dignité. »

(Arturo Perez-Reverte)

12/01/07 - 03:01

« On devrait interdire de se gausser de qui s’aventure dans une langue étrangère. »

(Chico Buarque, Budapest)

12/01/07 - 03:01

« L'homme d'hier, de manière générale, avait la certitude que le monde est un endroit hostile où les règles ont pour nom vie et mort. Aujourd'hui nous avons perdu de vue la terrible symétrie de l'univers, la cruauté naturelle de la vie. Quand arrive la réalité, la maladie, l'attentat à la bombe, les cris ne servent à rien. »

(Arturo Perez-Reverte)

12/01/07 - 03:01

« Les livres qu’on aime sont ceux où l’on entend une voix qui vous parle. »

(Anna Gavalda)

11/01/2007

11/01/07 - 18:44

« Acheter une fringue en soldes, c'est porter un vêtement une demi-saison et le trouver moche l'année d'après. »

(Ma grosse mémère, en pleine crise d'hyperglycémie)

11/01/07 - 17:16

Où Monsieur Népomucène danse la Carmagnole

Dansons la carmagnole
Vive le son vive le son !
Dansons la carmagnole
Vive le son du canon !

11/01/07 - 16:46

« Faut-il faire confiance au genre humain? Le camembert et le chocolat au lait, alchimie divine ? »

(Mon beau Vorp')

11/01/07 - 14:29

BASTON !!!

« Un rocardien qui vote pour les Verts, ça me fait doucement rigoler !!! »

(Herr Minien)

11/01/07 - 13:58

La vie des singes



Monsieur Népomucène prend son bain.

Il est donc dans sa gnoire-bai pour un petit moment.

Ne pas déranger.

11/01/07 - 13:52

« Les pulls Benetton, ça gratte. »

(Ma grosse mémère, entre deux overdoses de cholestérol)

11/01/07 - 13:43

« Si Villepin et Debré ont des vapeurs, ils n’ont qu’à prendre une douche et partir en vacances. Qu’ils prennent exemple sur Strauss-Kahn et Fabius. Eux se sont fait une raison. »

(Pierre Lellouche)

11/01/07 - 13:43

« Il ne faut craindre rien quand on a tout à craindre. »

(Corneille)

11/01/07 - 13:43

« Le meilleur moyen d’éviter la chute des cheveux, c’est de faire un pas sur le côté. »

(Groucho Marx)

11/01/07 - 13:43

« Les facultés de l’esprit qu’on définit par le terme analytiques sont en elles-mêmes fort peu susceptibles d’analyse. Nous ne les apprécions que par leurs résultats. »

(Edgard Allan Poe, Double assassinat dans la rue Morgue)

11/01/07 - 13:43

« Quand nous lisons, nous, un roman policier, nous sommes une invention d’Edgar Poe. »

(Jorge Luis Borges)

11/01/07 - 13:43

« J'ai 55 ans, je commence à vieillir et j'ai besoin de consolation. Je n'aime pas le monde dans lequel je vis. Je n'aime pas les gens. Ça m'inquiète, parce que je commence à préférer un méchant intelligent et cultivé à un imbécile gentil. Avant, je n'étais pas comme ça. Mais les idiots sont partout. Je crois que jamais dans l'histoire de l'humanité, l'idiot, via la télévision et Internet, n'a été aussi omniprésent et nombreux à nous dire ce qu'on doit faire, penser, croire. Je me sens comme dans les derniers temps de l'Empire romain, comme cet homme goûtant un bon vin en attendant l'arrivée des Barbares. Il entend la foule hurler au viol, à l'assassin et pense : « Pauvres imbéciles, mais naturellement ils vont piller, tuer. Qu'est-ce que vous croyez ? Vous avez renoncé à votre mémoire, à votre culture. Vous avez oublié que dans les livres il est écrit que les civilisations prennent fin. Ça devait arriver ! » »

(Arturo Perez-Reverte)

11/01/07 - 13:43

« La grande erreur consiste à supposer que les vérités qu’on nomme purement algébriques sont des vérités abstraites ou générales. Et cette erreur est si énorme que je suis émerveillé de l’unanimité avec laquelle elle est accueillie. »

(Edgar Allan Poe, La Lettre volée)

11/01/07 - 13:42

« Il y a à parier que tout idée publique, toute convention reçue est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre. »

(Chamfort)

11/01/07 - 13:42

« Jamais l'image n'a été aussi omniprésente et jamais elle n'a autant menti, jamais elle n'a été aussi manipulée. Avant, on disait qu'une image valait cent mots. C'est fini. Quand on me parle de la fameuse photo prise par Capa en 1936, je rigole. Pendant vingt ans, j'ai regardé des gens vivre et mourir et je n'ai jamais vu un combattant s'écrouler avec une chemise et un pantalon propres ! C'est un mensonge comme il y en a eu beaucoup avant lui. Aujourd'hui, Benetton achète des photos de guerre pour ses campagnes publicitaires. Ça n'a plus de sens. Si l'image a perdu sa vérité, peut-être faut-il revenir aux vieux maîtres, à Goya surtout, qui savait la vérité de la guerre, qui connaissait la couleur du sang. »

(Arturo Perez-Reverte)

11/01/07 - 13:42

« C’est tuant les souvenirs. »

(Samuel Beckett)

11/01/07 - 13:42

« L'horreur est là, pas la volonté de méchanceté de l'homme. Il n'est pas question de sentiment dans tout cela. L'univers est cruel. Un volcan qui éclate est cruel. Lorsque j'ai vu un Serbe tirer sur des gens, un Érythréen violer une Éthiopienne, un enfant salvadorien brûlé avec des cigarettes puis égorgé, je ne me suis pas dit : « Ce sont des hommes mauvais qui font ça. » Si mon intérêt, ma survie, celle des miens, sont pris dans les roues de l'Histoire, je peux aussi piller, violer, tuer. Mais la différence entre bons et mauvais qui a marqué l'humanisme chrétien est fausse. Nous sommes le bien et le mal en même temps. Nous sommes responsables. Aujourd'hui, l'humanité désire s'avouer irresponsable, innocente. Mais il n'y a pas d'innocents. Parfois, lorsque je vois un enfant en train de maltraiter un oiseau dans un parc, je vois le franc-tireur qu'il peut devenir. »

(Arturo Perez-Reverte)

11/01/07 - 10:41

Le 11 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Catholicité

Seuls 52% des catholiques jugent certaine ou probable l'existence de Dieu. Je n'ose me demander ce que peuvent bien penser les 48% de catholiques restants.


II. Fiscalité

Johnny Halliday s'est cassé en Suisse pour payer moins d'impôts. Eh bien, vous savez quoi ? J'en ai rien à taper. Quant à tous ceux qui lui infligent des leçons de citoyenneté, il devrait leur répondre JE VOUS EM-MER-DEUH. Je ne saisis pas bien où est le problème. Il ne fraude pas, me semble-t-il. Il est encore libre de vivre où il veut comme il veut. S'il souhaite essayer de payer moins d'impôts, c'est son problème, non ? de quoi j'me mêle ? Je ne vois pas ce qu'il y aurait de dégueulasse là-dedans. Tous ceux qui lui font la morale ont-ils renoncé unilatéralement à toute possibilité de réduction d'impôt ? Eh bien, voilà.


III. Citoyenneté

Mon Dieu, que c'est chiant, une réunion politique.


IV. Perspicacité

Après plusieurs jours d'enquête, je découvre que cette odeur qui me pousse à (me) renifler en permanence pour tenter de l'identifier et d'en comprendre l'origine ne provient (heureusement) pas de l'eau chez moi, mais de tel nouveau shampooing. Ma vie est un drame avec tout plein de rebondissements.


V. Convivialité

Ici, mes dingues de gentils lecteurs, dites-moi un mot gentil.

10/01/2007

10/01/07 - 21:43

« Les smileys, c'est un peu les didascalies de Msn. »

(Mon p'tit poulet sacré)

10/01/07 - 21:40

Tout devient possible avec Nicolas Sarkozy



Aujourd'hui, le ministre de tout s'est envolé.

10/01/07 - 14:27

« La France est-elle prête à voter en 2007 pour un néoconservateur américain à passeport français ? »

(Eric Besson)

10/01/07 - 14:27

« Pourquoi je ménage Nicolas Sarkozy ? Parce que j’aurai besoin de ses voix au second tour ! »

(Jean-Marie Le Pen)

10/01/07 - 14:27

« Sarkozy ne se contente pas de se livrer à un cynique marketing confessionnel à visée électorale. Comme George Bush, son action est théorisée ; il compte sur les religions, toutes les religions, y compris fondamentalistes et souvent intégristes, pour réguler la vie en société, encadrer les jeunes et ramener l’ordre dans les quartiers. »

(Eric Besson)

10/01/07 - 14:27

« Comme en 2002, […] je vais probablement être au deuxième tour de l’élection présidentielle. Mais à la différence de 2002, je peux, en 2007, gagner l’élection car je serai probablement opposé à la candidate de gauche. »

(Jean-Marie Le Pen)

10/01/07 - 14:27

« Sarko-facho est un slogan à la fois stupide et contre-productif. »

(Eric Besson)

10/01/07 - 14:27

« Politologues et journalistes savent aujourd’hui que nous [i.e. : le Front national] pouvons être en finale. »

(Bruno Gollnisch)

10/01/07 - 14:27

« La liberté des médias chez nous, c’est un peu comme du foin jeté sur l’eau. De l’extérieur, on dirait de la terre ferme. Mais quand on y met un pied, on s’enfonce. »

(Massoud Qiam, journaliste afghan)

10/01/07 - 14:27

« Les résultats à la présidentielle n’étonneront que ceux qui n’auront pas vu la vague de demande de changement qui traverse le pays. »

(Marine Le Pen)

10/01/07 - 14:27

« Je soupçonne que la phobie anti-israélienne est en train de se convertir en nouveau signe d’identité pour une certaine pseudo-gauche. »

(La romancière Rosa Montero dans une chronique d’El Pais du 12 décembre 2006)

10/01/07 - 14:27

« L’élection de Ségolène Royal à la tête de l’Etat sera une sorte d’électrochoc psychologique et politique. »

(Jack Lang)

10/01/07 - 14:27

« L’intervention en Irak provoquera notre perte. Envoyer des soldats au casse-pipe sans raison valable équivaut à faire des sacrifices humains. »

(Mel Gibson)

10/01/07 - 14:27

« Tous alignés, tous additionnés et croire que l’on gagne comme ça, c’est absurde. »

(Dominique de Villepin)

10/01/07 - 14:27

« L’Assemblée nationale compte 70 % de fonctionnaires et pas un seul musulman. Elle ne représente pas la société française. »

(Jean-Christophe Lagarde, maire UDF de Drancy)

10/01/07 - 13:56

Le 10 janvier 2006 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Tradition

Dimanche, mangé la galette des rois. J'ai eu la fève ! Youpiii !


II. Domesticité

Ranger, ranger, ranger.

III. Courrier

Le bureau du président taïwanais a répondu au mail que j'ai envoyé à ce dernier.

Dear Népomucène:

Thank you for your recent letter to President Chen Shui-bian, expressing your concern over the execution of Mr. Chong Deshu and the abolition of death penalty in Taiwan.

President Chen declared soon after his inauguration in 2000 that the government's stance in running the country should be based on human rights, and the gradual abolition of death penalty would be one of the administrative goals. Since then the government has been making efforts in building consensus among its citizens and amending related laws toward this end, regardless of the deep-rooted public support for the theory of retribution. For example, a new act replacing the mandatory death penalty with discretionary death penalty was promulgated in February 2005, which also raises the upper limits of sentences and the parole threshold for life imprisonment.

Because this office is not in a position to handle this matter, we have forwarded a copy of your letter to the Ministry of Justice for their reference. Thank you again for bringing this matter to our attention.

Sincerely yours,

The Office of the President

P.S. If you wish to write back, do not reply directly. Please go back to the original web page on which you wrote this email and follow the same processing instructions again. Thank you for your cooperation.



IV. Onirisme

OnirikAttitude. Rêvé de Jean-Marie Le Pen. Je passais manifestement une journée (ou plus) avec lui, et peut-être sa famille. Jean-Marie Le Pen se montrait très amical et tout à fait attentionné.


V. Interactivité

Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi donc votre journée.

10/01/07 - 01:40

Conversation*


« Il est quand même bizarre, Octave (prénom fictif).
- Ah ?
- Ben, vous ne trouvez pas ?
- Euh, c'est VOUS qui dites que quelqu'un est BIZARRE ?
- Euh. Bon.
- Hihihi. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

09/01/2007

09/01/07 - 01:01

« Je suis un homme de droite. »

(James Ellroy)

09/01/07 - 01:01

« Le polar peut être considéré comme le double noir du roman américain d’avant-garde, lignée de demi-frères bâtarde et dédaignée, descendance d’Ismaël parallèle à celle d’Isaac. »

(Benoît Tadié, Le Polar américain, la modernité et le mal)

09/01/07 - 01:01

« L’art n’est qu’une façon de retenir ses larmes. »

(Frédéric Berthet, Journal de Trêve)

09/01/07 - 01:01

« L’édition repose sur un discours faux selon lequel, pour un premier roman, ce serait l’éditeur qui prendrait tous les risques. En réalité, quand il publie un premier texte, il en publie d’autres au succès plus assuré. Tandis qu’un auteur risque toujours sa vie en publiant un livre qui représente plusieurs années de travail. L’échec lui coûtera beaucoup plus qu’à l’éditeur. »

(Andrew Nurnberg, agent littéraire de Jonathan Littell)

09/01/07 - 01:01

« Ce siècle commence à nous taper sur les nerfs. »

(Frédéric Berthet, Journal de Trêve)

09/01/07 - 01:01

« Je n’ai pas détesté mon enfance en banlieue. Je ne déteste jamais les endroits où je suis. Trop occupé à me détester. »

(Jonathan Ames)

09/01/07 - 01:01

« Se souvenir, c’est comme sortir. »

(Frédéric Berthet, Journal de Trêve)

09/01/07 - 01:01

« A chaque paysage sa configuration particulière, mais que ce soit les cratères lunaires du Pentateuque, les ruelles au charme médiéval de la vieille Suisse, modèle d’ordre, ou les brumes et les prairies de l’Angleterre de Constable, on retrouve au fond le même scénario idyllique de rédemption par le retour à une vie purgée de ses scories et de sa confusion. Avec un sérieux imperturbable, nous créons des mondes imaginaires, souvent verts, nourriciers comme le sein, où être enfin « nous-mêmes » ; encore une quête mythique. »

(Philip Roth, La Contrevie)

09/01/07 - 01:01

« Il aurait suffi de fusiller dix écrivains hongrois au bon moment et la révolution n’aurait jamais eu lieu. »

(Nikita Khrouchtchev)

09/01/07 - 01:01

« Les lieux de passage, si l’on sait s’y arrêter, ont un charme insoupçonné. »

(Laurent Graff, Le Cri)

09/01/07 - 01:01

« La maladie d’Alzheimer est une métaphore de ce XXIe siècle dans lequel nous sommes entrés le 11 septembre 2001. »

(José Carlo Llop, Le Messager d’Alger)

09/01/07 - 01:01

« L’image du sage qui sait mourir comme il faut, m’appelle, me transporte. »

(Jacques Schlanger, Nouvelle Solitude)

09/01/07 - 01:00

« Je suis une femme heureuse et je chante les louagnes de cette vie, oui, vous avez bien lu, en l’an de grâce 1942. »

(Etty Hillesum)

09/01/07 - 01:00

« La mémoire est la pierre angulaire de la littérature et de la société. »

(José Carlo Llop, Le Messager d’Alger)

09/01/07 - 01:00

« S’il n’y avait plus aucun mystère à tenter d’éclaircir [...], la vie serait absolument sans intérêt. Nous mourrions tous de désespoir. »

(Jacques A. Bertrand, La Course du chevau-léger)

09/01/07 - 01:00

« Au bal masqué de l’amour, cavalier, cavalière, on danse toujours avec sa mère – sa mère elle-même toujours cachée sous le loup noir du temps. »

(Camille Laurens, Ni toi ni moi)

09/01/07 - 01:00

« L’inflexible nécessité, la misère, la détresse, le poids écrasant du besoin et du travail qui épuise, la cruauté, les tortures, la mort violente, la contrainte, la terreur, les maladies – tout cela, c’est l’amour divin. C’est Dieu qui par amour se retire de nous afin que nous puissions l’aimer. »

(Simone Weil)

09/01/07 - 01:00

« L’amour n’est peut-être rien d’autre que d’arriver à partager avec quelqu’un son impossibilité. »

(Camille Laurens, Ni toi ni moi)

08/01/2007

08/01/07 - 22:39

« La seule chose que je puisse avancer sans hésiter, c’est que moi je n’ai pas de « moi » et que je refuse de faire les frais de cette farce – car pour moi ce serait une vaste blague. M’en tient lieu tout un éventail de rôles que je peux jouer, et pas seulement le mien ; j’ai intériorisé toute une troupe, une compagnie permanente à laquelle faire appel en cas de besoin, un stock de scènes et de rôles qui forment mon répertoire. Mais je n’ai certes aucun « moi » indépendant de mes efforts – autant de postures artistiques – pour en avoir un. Du reste je n’en veux pas. Je suis un théâtre et rien d’autre qu’un théâtre. »

(Philip Roth, La Contrevie)

08/01/07 - 22:38

« Les Italiens sont toujours perturbés, mais ils ne comprennent jamais pourquoi qui que ce soit d’autre pourrait l’être. »

(Truman Capote, Cercueils sur mesure)

08/01/07 - 22:38

« Tout est imitation. En l’absence d’un « moi », on en imite plusieurs, et avec le temps, celui qu’on imite le mieux est le plus expédient. »

(Philip Roth, La Contrevie)

08/01/07 - 22:38

« De toutes les créatures existantes, l’homme est la plus détestable. De tous les êtres vivants, il est le seul, l’unique, le solitaire, doué de méchanceté. C’est là le plus bas de tous les instincts, de tous les vices, de toutes les passions – le plus haïssable. Il est le seul qui inflige la douleur par jeu, en toute connaissance de cause. Et il est également le seul de toute la liste à posséder un esprit mauvais. »

(Mark Twain)

08/01/07 - 22:37

« La querelle qui ébranle la plupart des couples, au départ, n’est guère autre chose que cette bataille livrée par des substituts au nom d’adversaires véritables dont le conflit ne s’enracine jamais dans le hic et nunc, mais remonte parfois si loin que tout ce qui reste des valeurs des aïeux, ce sont les insultes que se lancent les jeunes mariés. Tout virginaux qu’ils se veuillent, ceux-là, le ver dans le rêve, c’est toujours le passé, frein à tout renouveau. »

(Philip Roth, La Contrevie)

08/01/07 - 22:37

« L'inventivité sémantique fait partie de la capacité d'un candidat de parler autre chose que la langue de bois. Elle parle une langue qui touche le coeur des gens. »

(Jack Lang, à propos de Ségolène Royal et de sa bravitude)

08/01/07 - 22:37

« Bon Dieu qu’il est exaspérant d’avoir à garder le sourire quand on se heurte à des gens qui ne veulent rien avoir à faire avec vous – qu’il est abominable d’accepter des compromis, même par amour. »

(Philip Roth, La Contrevie)

07/01/2007

07/01/07 - 13:19

Le 7 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points



I. Mathématiques

L'adhérence de Zariski d'une courbe entière tracée dans un tore complexe est un translaté d'un sous-tore.

Et toc.


II. Amériques

Le New Jersey semble s'acheminer, lentement mais sûrement, vers l'abolition de la peine de mort.

Une commission ad hoc recommande le remplacement de ce châtiment par une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Jon Corzine, gouverneur de l'Etat, est lui-même en faveur de l'abolition, de même que les présidents des deux chambres du parlement du New Jersey.

S'il abolissait la peine de mort, le New Jersey, qui n'a procédé à aucune exécution capitale depuis 1963, serait le premier Etat des Etats-Unis à l'abolir depuis sa réinstauration par la Cour Suprême des Etats-Unis en 1976, et le treizième Etat sans peine de mort.


III. Thématiques

Je ne sais toujours pas quel sera le thème de 2007. Plusieurs possibilités n'en ont pas moins déjà été évoquées :
- l'amour, thème inspiré par un post du blog de Procellus ;
- le service du frère, thème proposé par l'Eglise catholique, apostolique et romaine, comme me l'appris Edeion ;
- 2006 , thème proposé par La Nébude ;
- Thierry Frémont, suggestion de Majuskull.

Si vous aussi vous avez une idée du thème de 2007, n'hésitez pas à me la communiquer.


IV. Hypnotiques

Quoique n'ayant plus vraiment besoin de somnifères, j'apprécie toujours vivement, lorsque j'en prends, ce plaisir de l'endormissement rapide qu'ils me procurent. Malheureusement, mon stock s'épuisant, je vais finir par devoir piocher dans les boîtes d'hypnotiques périmés. Penser à prendre rendez-vous chez un médecin pour lui dicter une ordonnance, non sans lui avoir préalablement indiqué qu'il n'est pas question qu'il refuse de m'en prescrire.


V. Drôlatiques

Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi donc les circonstances de votre dernier éclat de rire.



07/01/07 - 11:58

« Rejeter toute proposition gouvernementale à seule fin de se rendre politiquement audible n’a qu’un temps. Il faut, à un moment, avancer des contre-propositions crédibles. Le talent oratoire de François [Bayrou] ne suffit pas. Il s’est transformé en marchand d’illusions. »

(Gisèle Gautier, sénatrice UDF de Loire-Atlantique)

07/01/07 - 11:58

« Lorsqu’un pays comme la Chine se développe à la hauteur de la planète, c’est la planète entière qui progresse. »

(Ségolène Royal)

07/01/07 - 11:58

« J’ai envie de faire quelque chose pour mon pays. J’ai envie que les jeunes auxquels je parle, ceux de ma génération, connaissent leur histoire, mais pas que celle de leurs origines […]. Je veux qu’ils connaissent l’histoire de France. »

(Doc Gynéco)

07/01/07 - 11:58

« Le talent, c’est comme le beurre. Sans travail, ça rancit ou ça fond. »

(Michel Bouquet)

07/01/07 - 11:58

« Je n’ai pas peur de grand-chose, et certainement pas de François Bayrou. Je ne comprends pas bien, ou plutôt je comprends trop bien, son acharnement contre TF1 : c’est une stratégie politique. Je trouve Bayrou démagogique. »

(Robert Namias)

07/01/07 - 11:58

« Molière nous donne des nouvelles de notre société. Les chefs-d’œuvre se plient à une époque et trouvent toujours un sens. »

(Michel Bouquet)

07/01/07 - 11:58

« Sur l’échelle de la moralité, je suis quelque part entre Howard Stern et saint François d’Assise. »

(Mel Gibson)

07/01/07 - 11:58

« Être attaqué de toutes parts me rassure. »

(Robert Namias)

07/01/07 - 11:58

« Les gens ne viennent pas au théâtre pour vous voir jouer. Ils viennent jouer eux. »

(Michel Bouquet)

07/01/07 - 11:58

« J’ai une soif de gloire pour lui ! »

(Doc Gynéco, à propos de Nicolas Sarkozy)

07/01/07 - 00:48

« Manger, forniquer, dormir, excréter, faire ma lessive, ce sont les cinq piliers sur lesquels j'ordonne mon existence. Je ne parle pas du travail, parce que le travail, c'est un socle, en quelque sorte, le socle sur lequel on édifie les piliers. »

(Anatole (prénom fictif))

07/01/07 - 00:13

Message personnel illustré de Monsieur Népomucène



C'est avec cette petite image de l'abbaye Saint-Savin-sur-Gartempe, que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, si vous êtes toujours vivant, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, à Anatole (prénom fictif, radin ve-gra), qui glande encore sur le ouaibe, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, revenu incognito, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Theutheu, à qui je viens d'écrire, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui aime les dernières cigarettes, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui n'a sans doute toujours pas le moindre exemplaire de Peter Pan à déchirer, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compte plus les singeries et qui a un nouveau profil sur GA, à Evrat, que je salue à défaut de m'adonner au sexe oral avec lui, à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, qui ne veut vraiment plus figurer sur cette liste et qui se trouve dans un état de mort clinique, à Boyan, charmant hérétique, à Coronys, qui va finir par connaître la Critique de la raison dialectique par coeur, à Griffin, dont trop de livres ont dramatiquement souffert, ce qui mérite, au minimum, toute ma compassion, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Abend, qui travaille souvent le dimanche, à Ricroel, qui est orange, à Sorty, avant qu'il ne soit trop tard, à M'sieu Bamf, grand amateur de whisky qui peut de nouveau commenter le (non-)blog du jeune et beau Népomucène, à Evariste, qui est un gentilhomme, à Theopiscence, qui semble ne plus du tout exulter, à Oliviersuisse, que cela vexait un tantinet de ne pas être cité nominativement dans ces voeux dominicaux, à Ernest, que je n'omets pas de citer, à Furt, qui me prie d'aller me faire enculer, à Asbel, qui est loin d'être le plus vilain des arguments dont dispose la social-démocratie européenne, à LeMarquis, que j'oublie du matin au soir, à M'sieu Minien, qui consulte mon blog tous les dimanches matins, à Kosmo, qui me divinise, à Garûdûdû, dont je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qu'il dit, à la liste de Jacques Respaud, qui s'est vautrée mais qu'on aime bien quand même, à Dominique Strauss-Kahn, qui est le plus beau et le plus intelligent, , à d_s, que je saoûle avec mes posts dominicaux invariables, à M'zelle Ataegina, qui apprécie davantage ces voeux depuis qu'elle en est nommément destinataire, à Jahovil, qui a vu la fête des Lumières, à Ormegris, qui compte les liens erronés, à Toubib75, qui est tout content d'être friendlisté, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.

Bon jour du gneur-Sei à tous les autres frappadingues aussi.


Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.

06/01/2007

06/01/07 - 22:54

« ÊTRE BELGE, C'EST UNE PHILOSOPHIE, UNE VOCATION, UN SACERDOCE, UNE GRÂCE... »

(MAJUSKULL)

06/01/07 - 20:39

La vie des grands singes
illustrée par un autoportrait du jeune et beau Népomucène




Le KOLOSSAL rangement de l'arbre du jeune

et beau Népomucène a grandement avancé !


Youpiiiiiiiiiiiiiiiiii !


06/01/07 - 12:38



« Qui va sur la Grande Muraille conquiert la bravitude (sic). »

(Ségolène Royal, sur la Grande Muraille de Chine)


J'ai l'impression qu'en mai prochain ça pourrait être inzepocketzefingerinzenose pour Sarkozy.

06/01/07 - 00:38

« La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. »

(Fernando Pessoa)

05/01/2007

05/01/07 - 23:35




Anatole (prénom fictif) est tout guilleret.


Vous y croyez, vous ?

05/01/07 - 03:27

« Jacques Chirac vient de demander à ses ministres de ne pas s'impliquer dans la campagne électorale. Pour mieux, visiblement, s'en réserver le monopole. C'est la réaction d'un homme qui sent que les choses lui échappent. »

(Patrick Devedjian)

04/01/2007

04/01/07 - 19:41

« Une biographie d'Edith Cresson, ça ensoleille la vie. »

(Anatole (prénom fictif))

04/01/07 - 15:07

Où Monsieur Népomucène, se levant, croit réveiller tout le monde



Debouuuuuuuuuuuuuuuuuut!

Debout, tout le monde ! Il est l'heure de se lever !

Debout, mes dingues de lecteurs !

Allez, on se remue là-d'dans !

La journée commence !

Un peu de dynamismeeeuh !


Quoi ? Comment ça, il est déjà 15 heures ?

04/01/07 - 06:24

Où Monsieur Népomucène bosse

... ou l'efficacité d'une bonne organisation de son temps de travail.

03/01/2007

03/01/07 - 22:45

Où Monsieur Népomucène bosse

Bosser, bosser, bosser.

(Et prendre son Doliprane.)

03/01/07 - 20:01

« On dit que Jean-Marie Le Pen est un extrémiste, que c'est l'extrême-droite pour disqualifier mon message. C'est faux. Je suis un homme de centre-droit. »

(Jean-Marie Le Pen)

03/01/07 - 16:58

Le 3 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Saddam Hussein

Ce qu'on apprend sur les circonstances de l'exécution de Saddam Hussein n'est pas très ragoûtant.

Le condamné et les crimes pour lesquels il a été condamné - sans parler de ceux pour lesquels il ne sera jamais condamné - étaient certes encore moins ragoûtants, mais qu'est-ce que ça coûtait aux témoins de l'exécution de lui laisser un peu de paix pour vivre ses quelques dernières minutes ?


II. Népomucène Népomucène

Bossé hier, et en train de bosser cet après-midi, dans un état second troisième ou quatrième.

Note pour moi-même : les réveillons ne doivent pas nécessairement être le prétexte d'orgies de chocolats.


III. André Fanton

André Fanton, secrétaire d'État auprès du ministre d'État chargé de la Défense nationale du gouvernement de Jacques Chaban-Delmas, est toujours vivant.

Ca vous la coupe, hein ?


IV. Francis Heaulme

Poursuivons un peu sur le thème des choses qu'on ne s'explique pas.

Je me demande comment il se peut que, dans le téléfilm qui lui a été consacré, le rôle de Francis Heaulme n'ait pas été attribué à Isabelle Huppert.


V. Doliprane

Bon, j'vous laisse, mes dingues de lecteurs.

C'est l'heure de mon deuxième gramme de Doliprane de la journée, et de retourner bosser.

03/01/07 - 01:38

Conversation*


« Madame votre grand-mère n'est-elle pas Margaret Thatcher ?
- Margaret ferait peut-être gauchiste, à côté de ma grand-mère.
- Votre grand-mère est donc à ce point terrifiante?
- N'exagérons rien.
- Qu'en est-il de votre grand-père?
- Décédé.
- Oh (toutes mes excuses).
- Surtout que c'était la semaine dernière.
- ... vous êtes sérieux, là?
- Non, imbécile.
- C'est malin! »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

03/01/07 - 00:57

« J'aurais aimé saluer dans le procès de Saddam Hussein une étape marquante de la démocratisation de l'Irak. Malheureusement, l'exécution de l'ex-dictateur irakien jette le trouble sur un événement qui aurait dû être positif pour la reconstruction de ce pays martyrisé. D'abord, il faut reconnaître avec satisfaction que Saddam Hussein a été jugé.

J'observe que le Haut Tribunal pénal est une instance irakienne, formée exclusivement de magistrats irakiens, dont les audiences sont publiques. Les experts et les observateurs disent, certainement à juste titre, que les débats ont été menés de manière brouillonne, dans une atmosphère qui manquait de sérénité. Trois avocats de la défense ont d'ailleurs été assassinés. Le fait que Saddam Hussein ait été jugé par un tribunal irakien est déjà un exploit en soi dans les circonstances dans lesquelles se trouve plongé le pays. Rappelons que l'Irak n'a fait la découverte que depuis quelques mois des élections libres, d'une Constitution librement consentie, d'un gouvernement de coalition, de la délibération parlementaire et d'une justice indépendante, mais surtout qu'il est le lieu d'une guerre civile particulièrement sanglante.

C'est aussi un exploit parce que l'accusé se trouve être celui qui a asservi ses concitoyens par l'assassinat et la terreur pendant plus de trente ans, et dont se revendiquent encore les terroristes (je ne peux pour ma part appeler "résistants" ceux qui posent quotidiennement des bombes au milieu des civils).

J'aurais aimé saluer le fait qu'à travers ce procès hautement symbolique l'Etat irakien se soit approprié des éléments qui contribuent essentiellement à sa souveraineté, comme un système judiciaire indépendant et professionnel ou une police démocratique et intègre.

La condamnation à la peine capitale et l'exécution du condamné m'en empêchent. Je suis opposé à la peine de mort. C'est pour moi une question de principe. Je crois que le monde doit continuer à cheminer vers son abolition totale. Et, en l'occurrence, bien qu'il s'agisse d'un des grands criminels de l'Histoire, j'estime que l'Irak se serait grandi en n'exécutant pas celui qui l'a tant fait souffrir. Je souhaite ardemment la stabilisation de l'Irak. Mais, pour moi, la stabilisation en profondeur de cette région passe par la promotion des valeurs démocratiques. Je déteste l'idée que certains peuples seraient condamnés à la violence au seul motif que cette violence s'inscrirait dans une tradition multiséculaire, voire millénaire. Et je considère comme une étape indispensable du processus de démocratisation de l'Irak l'abolition de la peine de mort.

Enfin, je déplore profondément que Saddam Hussein, le dictateur qui avait plus de sang sur les mains que quiconque au monde, n'ait pas eu à comparaître pour ses autres crimes. Je regrette que justice n'ait pas été rendue aux Kurdes, dont les souffrances ont été indicibles, et dont le massacre au gaz de 5 000 civils dans la bourgade d'Halabja en 1988 n'aura été qu'un événement atroce parmi de nombreux autres. Je regrette que justice n'ait pas été rendue aux chiites, qui subirent en 1991 une répression barbare de la part de la garde républicaine irakienne - d'ailleurs sous le regard impassible de la communauté internationale.

Il est difficile de réconcilier les différentes composantes d'un peuple au sortir d'une dictature. Mais cette tâche me paraît d'autant plus malaisée lorsque la lumière n'est pas faite sur le passé.

L'exécution de Saddam Hussein, le pire des hommes, est une faute. »

(Nicolas Sarkozy)

02/01/2007

02/01/07 - 22:01

Où Monsieur Népomucène est peut-être un peu fatigué

Vous dézeumalez la serpegiève ! Ne trimornissez donc point !

02/01/07 - 11:54

Le 2 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Saddam Hussein

- Saddam Hussein est mort dignement (mais est-il vraiment des morts indignes ?). Il est monté à l'échafaud avec calme et courage. Il n'a sans doute pas souffert. Paix à son âme.

- Dans la dernière édition du Journal du dimanche, curieux article de Robert Badinter sur l'exécution de Saddam Hussein, Badinter qui explique que cette exécution est inutile, inopportune, contre-productive, contraire à l'évolution de l'ordre international, etc., mais ni qu'on ne tue pas, tout simplement, ni que la peine de mort est à rejeter absolument.


II. Ségolène Royal

Les voeux de Ségolène Royal, je trouve ça limite écoeurant.


III. Rocco Indurain

OnirikAttitude. Rêvé que je faisais l'amour avec Z. (mais je ne me vois vraiment, dans le rêve, que lui rouler des pelles) et que je remportais des étapes du tour de France. Rêve franchement agréable.


IV. Népomucène Népomucène

Je cherche quel sera le thème de cette année 2007. Procellus propose déjà, sur son blog que ce soit l'amûûûr. Suggestion intéressante. Si vous en avez d'autres, je suis preneur.


V. Lulu

Le point V, tu sais où te le mettre, Lulu ?

02/01/07 - 03:49

« Un marteau-piqueur, c'est un bègue qui cloue. »

(Dédé, commentateur de mon (non-)blog)

02/01/07 - 03:46

« 2007 sera amour ou ne sera pas. »

(Procellus, sur un post de son blog)

02/01/07 - 03:43

« La France, c'est pas fini. »

(Nicolas Sarkozy)

02/01/07 - 03:30

« La civilisation au nom de laquelle mon pays a décidé d'envoyer des soldats en Irak refuse le recours à la peine de mort, même pour un dictateur sanguinaire tel que Saddam. »

(Silvio Berlusconi)

01/01/2007

01/01/07 - 23:03

Qui rentre de vince-pro pour souhaiter une bonne année à ses dingues de lecteurs ?

C'est Monsieur Népomucène !



KIKOOYOU !
Bonne année,
mes mabouls de lecteurs !

 

jeuneparisien1978

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Ce (non-)blog est rédigé sous le regard bienveillant de Népobitcheuh, mon gros singe... Il est beau, non? Népobitcheuh est une création originale de Jérômeuh.
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Lecture(s) en cours :



Je me permets de vous indiquer quelques blogs divers et variés qui présentent au moins pour point commun de tous m'intéresser, quoique ce soit parfois pour des raisons différentes.


[NB1: la liste des blogs n'est pas exhaustive]

[NB2: les descriptions que je donne ci-dessous doivent être lues comme l'expression d'une sensibilité qui m'est personnelle et non comme le reflet fidèle de la réalité objective de ce qui est décrit]

[NB3: si malgré l'avertissement précédent l'un ou l'autre des auteurs de blog ci-dessous évoqués considérait que mon propos, forcément trop synthétique et imparfait, donne une idée de son blog trop éloignée de sa réalité, qu'il n'hésite pas à me le faire savoir]

- le protocole, c'est le protocole:
Donc je place en haut de cette liste le blog de Samdech Norodom Sihanouk, ancien Roi du Cambodge. Pour l'anecdote, sachez que Samdech Norodom Sihanouk du Cambodge est favorable au mariage des homosexuels.

- catégorie plutôt culturelle/littéraire, ici et ailleurs:
Je recommande vivement le blog de Matoo , que je lis rarement mais de plus en plus souvent et toujours avec le plus grand intérêt. Des réflexions de son auteur sur ce qu'il peut lire ou voir. Toujours bien écrit et intelligent.
Je recommande autant qu'il est possible de recommander le blog de Waves, voire plus. De la vie, de l'intelligence, du talent. Du foutre aussi, ce qui ne gâche rien.
Le blog de Matthieux est bien écrit comme c'est pas permis.
Depuis peu est apparu le blog de Sixte , jeune "scribouillard" (dixit himself) qui, à mon humble avis, scribouille très bien.
Je peux aussi vous recommander le blog d'Olivier.
Mais à mon avis, vous feriez mieux d'aller voir directement son site personnel , d'une très grande richesse, très bien écrit, qui mêle étroitement création littéraire et journal personnel (je ne sais si "intime" serait approprié).

- blogs régulièrement lus sur ce site:
Le blog de MisterPatate, poétique, à sa manière peut-être, mais assurément poétique.
Le blog de Etasseureuh , sale gosse à l'humour décapant.
Le blog de Diabolito, sans doute ce qui se rapproche le plus d'un journal intime réussi (je ne dis pas par là qu'il est exhaustif; il me semble que la question de la qualité d'un "journal intime" et celle de son exhaustivité sont indépendantes l'une de l'autre), avec ce qu'il faut de finesse d'observation de l'existence humaine (je dis existence et non pas nature pour des raisons que je ne développe pas pour l'instant).
Le blog de Nico_Paris12, chez qui je retrouve parfois quelques traits de ma vie, mais perçus avec un peu d'humour.
Le blog de Ricroel, "drôle malgré lui" (J. Diabolito); Ricroel a écrit les scénarios et les dialogues de plusieurs films de Woody Allen.
Tant qu'à faire, vous pouvez aussi lire celui de Matth-dk, qui n'est pas sot non plus.
Le blog de Bamf, décalé, mi-déjanté mi-sarcastique mi-autodérision (je sais, ça fait trois moitiés, mais je n'ai pas fait maths sup', alors bon, hein).

- ailleurs:
Le blog de Ruxor, qui est très loin d'être sot et doué d'une grande aptitude à l'analyse de la vie (précision: ne pas interpréter ce que j'en dis comme un jugement, car ce n'en est pas un).
Je regroupe ensemble les blogs de Bradshaw, Dextropropoxyphèneet Paumé dont les univers me paraissent proches, et me fascinent.
______________________________________
Une fournée de nouveaux liens vous menant en divers endroits de la blogosphère (désormais par ordre chronologique d'ajout à mes liens) :

- chez Benoit, parce qu'il le vaut bien,

- chez freakydoll, parce qu'il y a du foutre et que ça me plaît,

- chez Elizabethtessier, électeur de trèmovèzfoa mais pratiquant parfois un humour 2bongoo2bonaloi, quoiqu'un peu cruel,

- chez Romain, parce que je trouve qu'il fait preuve d'une grande sensibilité, dans le meilleur sens du terme, dans ses articles sur ses relations avec les garçons,

- chez Jipé, un cadre sensible et plein d'humour, lecteur du journal dans lequel écrit Alexandre Adler, ce qui n'est pas une mince affaire,

- chez Pascal Riché, le correspondant aux Etats-Unis de Libération, et pas seulement parce que son blog m'a appris qu'aux Etats-Unis, à la piscine, les hommes se douchent collectivement et généralement sans maillot,

- chez Sébastien Cramoisi, parce que son blog est très bien écrit,

- chez Fanougreenboy, dont j'aime bien le blog-notes régionaliste,

- chez la Potiche Suprême, parce qu'elle me harcèle pour que je fasse un lien, et puis bon, quand même, c'est la Potiche Suprême,

- chez Kris, parce que c'est mon Lapon préféré.

- chez Sixte (bis), parce qu'il a ouvert un autre blog, ailleurs,

- chez Kevin Sites, journaliste indépendant, actuellement en Irak pour la chaîne américaine NBC (en anglais),

- chez Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, professeur d'économie, etc., dont le blog avait été évoqué sur le sien par Nicolas,

- chez Glenn Reynolds, professeur de droit à l'université du Tennessee, qui s'intéresse notamment aux questions des nouvelles technologies, de la liberté individuelle et de leurs relations,

- chez Pierre Haski, correspondant de Libération en Chine.

- sur le blog A l'heure américaine, que Pascal Riché vient (janvier 2005) d'ouvrir avec son collègue Fabrice Rousselot, le précédent blog de Pascal Riché, consacré à l'élection présidentielle américaine de novembre 2005, n'ayant plus lieu d'être,

- chez Chapichapo dont le blog présente cette particularité qu'il est régulièrement mis à jour quoique définitivement fermé,

- chez Baptiste Coulmont, sociologue enseignant à l'université de Paris 8 - Vincennes,

- sur la république des livres, le blog de Pierre Assouline, journaliste et écrivain, ancien directeur de Lire, chroniqueur au Monde 2, critique au Nouvel Observateur,

- chez M. le faune, dont j'ai évoqué le blog dans un article du mien,

- chez mon iench', dont je trouve l'écriture poétique,

- chez Cadence_rompue, parce que ce sera intime, oui, très intime,

- chez Ataegina, dont l’univers, à tort ou à raison, me paraît proche-du-mien-mais-pas-tout-à-fait,

- chez Farkas, blogueur réformé, austère et progressiste, dont les articles sont parfois un peu pornographiques,

- chez Furt, blogueur au talent indéniable,

- chez Anatole (prénom fictif), pour son humour, pour ses qualités d’écriture, pour ses séries (bonnes lectures dominicales, jeunes giscardiens, belles cartes postales, etc.), pour Bernard Menez,

- chez Cathogay, dont le blog contient des lectures et des réflexions, le tout étant très intéressant, sur le sujet "être gay et être catholique" (et on n'est pas obligé d'être gay ni d'être catholique pour apprécier, hein),

- chez Oli, où l'on trouve des lectures, du ciné et de l'actu,

- chez Mike qui écrit de bien jolis récits de rencontre,

- chez Neimad, dont j'ai déjà parlé dans un récent post,

- chez Chickenfamille, qui raconte sa vie d'ado insipide (ce n'est pas moi qui le dis, c'est lui),

- chez -alias- adoré, parce j'adore -alias- adoré, et que j'adore son blog,

- chez Margotte, parce qu'elle est bonnasse,

- chez Steve Zissou, parce qu'en fait c'est la grosse Babête,

- chez Alain Juppé, ancien Premier Ministre, ex-futur Président de la République,

- sur le kolkhoz-blog, centre de réflexion et de prospective sur le marxisme-léninisme,

- chez Gerboise, parce que, pour un vulgaire rat, il écrit bien tout de même (bon, en plus, il est beau, mais je ne vais pas vous dire un truc pareil, on va encore me trouver superficiel),

- sur Dyschromatopsy, photoblog que j'aime beaucoup,

- chez Pacannerabo, qui, en plus d'être mon p'tit Sarthois, a oublié d'être bête,

- chez Jean Quatremer, qui s'occupe des questions européennes à Libé,

- chez Morrissey, qui, en plus d'être trop beau, a oublié d'être con,

- chez Willywalt, qui souffre du même genre de défauts que Morrissey,

- chez Garûdûdû, ouaibmaster adoré de mon site préféré,

- chez Matt, qui souffre du même problème que Garûdûdû, et le suit dans l'ordre alphabétique,

- chez - mon Chapichapoupounénet à meuha, qui a ouvert un autre gue-blo en plus de celui évoqué ci-dessus,

- chez Hugoindigo, parce qu'il fait bon s'y promener,

- chez Matthieux, qui a ouvert un nouveau blog, ailleurs,

- chez M'sieu Pheel, parce qu'il est complètement ouf'.

Bloc permanent de la bogossité

Le principe est simple : si vous êtes l'une des personnes figurant dans ce bloc permanent, vous êtes invité à m'écrire. Je crois que je vous lirai avec plaisir.

Dans l'ordre alphabétique :


Benjamin Biolay


Daniel Brühl


Arnaud Cathrine


Lorant Deutsch


August Diehl


Jérémie Elkaïm


Jean Galfione


Louis Garrel


Richard Gasquet


Stanislas Merhar


Amalric Gérard


Melvil Poupaud


Stéphane Rideau


Guillaume Romain


Robinson Stévenin

Aurélien Wiik


Florian Zeller


Malik Zidi

Monsieur Népomucène may explode without warning
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