Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.

Ceci n'est pas un blog.



This is not a blog.

"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".


(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)



"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".


(Gaston Bachelard)




J'écoute : les coups de marteau chez ma voisine du dessus
Je regarde : mon écran
Je joue : pas
Je mange : trop de glucides
Je bois : du café
Je cite : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer"
Je pense : uniquement les jours pairs
Je rêve : moins souvent qu'il y a quelques mois
(mis à jour mercredi 11 juin 2008 à 21:57)

31/01/2007

31/01/07 - 14:01

Le 29 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I.


Cela fait des mois que je n'ai lu aucun blog en dehors du journal des inscrits de GA, à l'exception d'un saut ou deux par-ci par-là. C'est ballot.


II.


Je dois absolument m'occuper au plus tard à la fin du dernier trimestre 2006 dès aujourd'hui de mes paperasses de Sécu, faute de quoi je ne suis plus couvert par l'assurance maladie. Je vis méga-dangereusement.


III.


Ranger, ranger, ranger.


IV.


Mon programme pour les prochains jours : me préparer pour être, la semaine prochaine, parfaitement en forme, reposé, l'esprit libre et vif, la concentration au top.


V.


Ici, mes dingues de lecteurs, faites-moi part de vos projets pour les prochains jours.

31/01/07 - 13:40

« La différence entre moi et d'autres concurrents, c'est que moi j'étais d'abord dans le public, au dernier rang de la salle, j'ai gravi tous les échelons. »

(Nicolas Sarkozy)

31/01/07 - 13:40

« Les idées trop partagées forgent les pires inimitiés. »

(Vincent Engel, Les Angéliques)

31/01/07 - 11:16

Où Monsieur Népomucène est très affairé



Bon, faut que je remplisse un dossier pour la Sécu (changement de caisse, sinon je ne suis plus couvert), que je paye mon loyer, que je déjeune, que j'aille m'acheter un nouveau costume pendant qu'il est encore temps (soldes). Sans oublier de trouver un moment pour me laver, tout de même.

Allez, commençons tout de suite par une ou deux heures de lecture au café.

30/01/2007

30/01/07 - 16:57

« La fidélité des morts était un leurre pour apaiser les vivants. »

(Vincent Engel, Les Angéliques)

30/01/07 - 16:57

Chébôôô, l'amûûûr

« Le plus grand bonheur, après que d'aimer, c'est de confesser son amour. »

(André Gide)

29/01/2007

29/01/07 - 18:08

Le 29 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Quand l'appétit va, tout va


Economiser sur la nourriture en sautant plein de repas pour pouvoir se payer des repas dans une brasserie n'est peut-être pas une démarche très intelligente du point de vue de l'équilibre alimentaire.


II. Rêver, c'est tout doux


OnirikAttitude. Rêvé de P.C. Je lui parlais de la force inaltérable du lien nous unissant. Je n'ai pas eu l'occasion de lui reparler depuis 1993.


III. Rien n'arrête le progrès


C'est cool, les bouatamelles. En ce moment, les personnes inscrites sur telle mailing-list à laquelle je suis également inscrit sont en train de procéder entre elles à quelques réglements de comptes dont je ne perds pas la moindre miette.


IV. Ne jamais reporter au lendemain


Il faudrait peut-être que je répondisse au mail du 18 décembre auquel je dois absolument répondre rapidement.


V. Les bons avis font les bons amis


Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi, vous préférez les costumes Hugo Boss ou les costumes Kenzo ?

29/01/07 - 14:12

Conversation*



« Oh, il faut absolument que je vous signale la republication d'un livre de Gitta Sereny, Au fond des ténèbres.
- Oooooooooh... un bouquin de Sereny, je prends....
- Le livre de Gitta Sereny évoque le parcours de Franz Stangl, l'un des commandants successifs de Treblinka, avec qui elle s'est longuement entretenue pendant qu'il attendait le verdict de son procès en appel, en 1970 je crois, ou pas loin (il avait été condamné en première instance à la perpétuité). Franz Stangl est décédé dix-neuf heures après la fin de leur dernier entretien, et elle pense que ce n'est sans doute pas sans lien.
- La dernière phrase est délicieusement ambiguë, si je peux me permettre.
- Euh... vous imaginez un trip "strangulation dans le quartier des SS condamnés à perpet'" ?
- Pas forcément... juste un dernier coup avant la route.
- ... ! Je préfère ne rien vous répondre.
- « Un trip "strangulation dans le quartier des SS condamnés à perpet)" », c'est de vous, je vous signale !
- Mais euh ! »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

29/01/07 - 12:13

« Une exécution capitale, c’est surtout grotesque, comme une mauvaise pièce de théâtre. »

(Jean-François Le Forsonney, avocat de Christian Ranucci)

29/01/07 - 12:13

« Je serai la présidente qui mettra fin à toutes les discriminations, je serai la présidente d’une France métissée car je considère que c’est une chance dans la mondialisation. »

(Ségolène Royal)

29/01/07 - 00:31

« On a beau dormir dans le même lit, on fait des rêves différents. »

(Mao)

29/01/07 - 00:31

« De ma vie, je n’ai jamais vu campagne aussi médiocre. »

(Bernard-Henri Lévy)

29/01/07 - 00:31

« L’avenir est radieux mais le chemin est tortueux. »

(Mao)

29/01/07 - 00:31

« Le drame, quand on vieillit, ce n’est pas qu’on vieillit, c’est qu’on reste jeune. »

(Oscar Wilde)

29/01/07 - 00:30

« J’en ai ras-le-bol des préoccupations du microcosme. »

(Dominique Voynet, interrogée sur ses faibles scores dans les sondages)

29/01/07 - 00:30

« J’ai réussi ma vie professionnelle mais je n’ai pas réussi ma vie privée. Je n’étais pas programmé pour le bonheur. »

(Alain Delon)

29/01/07 - 00:30

« Plus je vieillis, mieux je cohabite avec moi-même. Je crois que c’est une grâce qui m’est donnée. »

(Micheline Presle, 85 ans)

29/01/07 - 00:30

« Les femmes m’ont fait. […] Parce que ce sont elles que j’ai toujours voulu éblouir, c’est dans leurs yeux que j’ai voulu lire que c’était moi le plus beau, le plus grand, le plus fort. »

(Alain Delon)

29/01/07 - 00:30

« L’interdiction de la cigarette, si on prend l’exemple des Etats-Unis, n’aura fait que multiplier le nombre d’obèses, et rendre plus difficile aux pauvres et aux fous l’accès à l’un des derniers plaisirs où l’être humain, réduisant méthodiquement en cendre ce cylindre de tabac et de papier, s’imprègne, comme Bouddha, de l’infinie vacuité des choses, éprouvant dans sa chair que tout est fumée, et recrache cette idée même pour la regarder se dissoudre dans l’air, acceptant la douloureux idée de décomposition, et jouant avec elle. »

(Vincent Eggericx, La Revue littéraire, hiver 2006-2007)

28/01/2007

28/01/07 - 15:40

Le 28 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Prière dominicale


Seigneur, pardonnez Ségolène : elle est vraiment trop conne.


II. Attitude irresponsable


Acheté deux livres de philo aujourd'hui. Pas trop cher, heureusement, mais bon, quand même.


III. Moeurs nocturnes


Je dormirais bien auprès d'un joli minet, la nuit prochaine. Sans même faire de sexe. Ou alors auprès d'une jolie demoiselle, mais forcément après un rapport sexuel, là.


IV. Indécision chronique


Je dois m'acheter un nouveau costume et je compte bien profiter des soldes. J'en ai repéré quatre (deux Hugo Boss, deux Kenzo), dont les prix sont compris entre 420 euros et 495 euros. Bon, maintenant, comment est-ce que j'me décide ? (Conseils de mes dingues de lecteurs au top de l'élégance acceptés.)


V. Où qu'c'est qu'on va causer culture


Ici, mes dingues de lecteurs toujours à la pointe de l'actualité littéraire, dites-moi donc si vous avez lu, en tout ou en partie, Les Bienveillantes, si vous avez acheté Les Bienveillantes, si vous lisez Les Bienveillantes, si vous comptez lire Les Bienveillantes. Et si vous lisez ou avez lu, en tout ou partie, Les Bienveillantes, n'hésitez point à me dire ce que vous en pensâtes.


28/01/07 - 15:28

« Personne n'aime quand je n'ai pas la longueur nécessaire... »

(Mon p'tit Sarthois)

28/01/07 - 14:24

« Le regard sur moi a changé. »

(François Bayrou)

28/01/07 - 14:24

« Le pouvoir de choisir entre le bien et le mal est à la portée de tout le monde. »

(Origène)

28/01/07 - 14:23

« Arrêtons d’opposer une France à une autre. Il est possible d’allier liberté économique et réformisme social. Simplement, on n’a jamais essayé. C’est le moment ou jamais. »

(François Bayrou)

28/01/07 - 14:23

« Je n’ai aucune inquiétude. »

(Ségolène Royal)

28/01/07 - 14:23

« Sarkozy croit que tout s’achète. »

(François Bayrou)

28/01/07 - 14:23

« Le combat est rude mais je ne le crains pas. Malgré les mauvais coups, nous devons tenir le niveau et la qualité. »

(Ségolène Royal)

28/01/07 - 14:23

« Nous avions pris l’habitude de nous considérer comme des héritiers. Le temps d’être des constructeurs est venu. »

(François Bayrou)

28/01/07 - 14:23

« Si je suis condamné, cela règlera le problème du QG de campagne. Ce sera un préfabriqué devant la prison de Villeneuve-lès-Maguelonne. »

(José Bové)

28/01/07 - 14:23

« Seuls comptent le travail et le partage ! »

(L’Abbé Pierre)

28/01/07 - 14:23

« Je suis un centriste révolutionnaire. »

(François Bayrou)

28/01/07 - 14:23

« Le racisme n’a jamais été un obstacle à mon désir d’être le meilleur. Le talent, on naît avec. Mais on ne doit pas végéter sur ses acquis. Pour grandir, il faut travailler. »

(Will Smith)

28/01/07 - 00:26

Message personnel illustré de Monsieur Népomucène



C'est avec cette petite photographie de la basilique de Valère que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, que je me réjouis de voir de nouveau parmi nous, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, à Anatole (prénom fictif, radin ve-gra), en train de dormir dans un lit prêté GRATOS, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, revenu incognito, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Theutheu, à qui je viens d'écrire, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui aime les dernières cigarettes, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui n'a sans doute toujours pas le moindre exemplaire de Peter Pan à déchirer, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compte plus les singeries et qui a un nouveau profil sur GA, à Evrat, que je salue à défaut de m'adonner au sexe oral avec lui, à Pierem, que certains traitent de Pollonais (sic), à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, qui ne veut vraiment plus figurer sur cette liste et qui a dépassé l'état de mort clinique, à Boyan, charmant hérétique, à Coronys, qui va finir par connaître la Critique de la raison dialectique par coeur, à Griffin, dont trop de livres ont dramatiquement souffert, ce qui mérite, au minimum, toute ma compassion, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Abend, qui travaille souvent le dimanche, à Ricroel, qui est orange, à Sorty, avant qu'il ne soit trop tard, à M'sieu Bamf, grand amateur de whisky qui peut de nouveau commenter le (non-)blog du jeune et beau Népomucène, à Evariste, qui est un gentilhomme, à Theopiscence, qui semble ne plus du tout exulter, à Oliviersuisse, que cela vexait un tantinet de ne pas être cité nominativement dans ces voeux dominicaux, à Ernest, que je n'omets pas de citer, à Furt, qui me prie d'aller me faire enculer, à Asbel, qui est loin d'être le plus vilain des arguments dont dispose la social-démocratie européenne, à LeMarquis, que j'oublie du matin au soir, à M'sieu Minien, qui consulte mon blog tous les dimanches matins, à Kosmo, qui me divinise, à Garûdûdû, dont je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qu'il dit, à la liste de Jacques Respaud, qui s'est vautrée mais qu'on aime bien quand même, à Dominique Strauss-Kahn, qui est le plus beau et le plus intelligent, , à d_s, que je saoûle avec mes posts dominicaux invariables, à M'zelle Ataegina, qui apprécie davantage ces voeux depuis qu'elle en est nommément destinataire, à Jahovil, qui a vu la fête des Lumières, à Ormegris, qui compte les liens erronés, à Toubib75, qui est tout content d'être friendlisté, à Babs668, qui, selon ses propres termes, pue du cul, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.

Bon jour du gneur-Sei à tous les autres frappadingues aussi.


Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.

27/01/2007

27/01/07 - 20:49



- Ca va, Benoît ?
- Roule-moi une pelle, grand fou !

27/01/07 - 18:03

« Les monstres, c'est vous et moi. Seuls les intellectuels et les cons qui font de la démagogie avec l'horreur tracent une ligne de démarcation entre le bien et le mal. J'ai été élevé dans la lecture d'Homère et de Virgile. J'ai été formé pour devenir un preux chevalier et j'ai finalement vécu dans un monde de canailles. C'est une chose qui détruit l'innocence, mais qui donne de la lucidité.

Je sais que tout le monde peut faire n'importe quoi, dans certaines circonstances. Vous, moi. Vous avez juste la chance que les événements ne vous aient jamais poussée à tuer. Certaines situations nous permettent d'oublier que le monde est ce qu'il est, ou de le supporter, mais ça ne change pas la nature des choses. La géométrie de l'horreur nous entoure. On peut arranger le petit morceau de terre qui se trouve autour de nous pour le rendre plus habitable, mais ça n'empêchera pas un volcan de se réveiller ailleurs, le même jour. Chaque Titanic a son iceberg qui l'attend .»

(Arturo Perez-Reverte)

27/01/07 - 18:03

« Heidegger professe que seuls le grec et l’allemand sont des langues philosophiques, invente à tour de bras des étymologies farfelues, multiplie les contorsions verbales, fabrique une gnose poético-écologico-religieuse catastrophiste et incantatoire, désertifie l’histoire et la pensée en retenant quelques philosophes et en passant les autres sous silence, affirme que « la science ne pense pas », affiche continûment sa haine du cosmopolitisme et de la modernité, son mépris pour la rationalité, sa détestation de la technique, sa surestimation abusive du rôle des poètes. Ces aberrations bien connues n’intéressent pas grand monde entre Berkeley et Pékin. Comment se fait-il qu’elles aient retenu l’attention, au pas de Descartes, de tant de penseurs dissemblables mais estimables ?
Si des historiens parviennent un jour à répondre à cette question, ils feront aussi comprendre par quels tours étranges, après une vingtaine d’années de preuves de toutes sortes de ses afinités avec le nazisme, l’œuvre de Heidegger suscite, dans la patrie de Jean Moulin et de Gaulle, plus de déférence et de respect qu’elle n’en rencontre dans ce qui fut, un temps, la patrie de Goebbels. Du moins chez ses thuriféraires purs et durs, dernier quarteron francophone de pâtres guerriers, qui s’imaginent encore que tout critique de leur Guide confirme l’existence d’un hideux complot pour étouffer le renouveau de l’humanité. Il n’est évidemment pas certain que des historiens parviennent au terme de cette élucidation. Mais toute analyse qui avancera assez loin dans ces questions touchera inéluctablement à des éléments cruciaux de l’identité culturelle française, de son évolution, de sa singularité. Peut-être faudrait-il ajouter de son déclin. »

(Roger-Pol Droit, « Une fascination française »)

27/01/07 - 18:03

« Il vaut mieux accepter les règles du jeu avec sérénité. Or la société contemporaine veut nier l'horreur. Quand j'étais petit, on conduisait les enfants au chevet des morts. Maintenant, nous sommes dans un monde qui n'est pas préparé à recevoir de plein fouet le visage de la réalité telle qu'elle est, ou telle qu'elle finit forcément par arriver. On nous a entourés d'une tranchée de confort et de mensonges. Pourtant, si on admet que ce monde n'est qu'un échiquier froid et implacable, on peut en accepter sereinement les conséquences. C'est un soulagement de savoir que Dieu ne peut rien pour nous. Si à mon retour de Sarajevo j'avais su qu'il existait quelque part un dieu responsable de tout ça, je l'aurais cherché pour lui casser la gueule. A la place, il n'y a que des règles géométriques. »

(Arturo Perez-Reverte)

27/01/07 - 18:03

« Nous, citoyens d’une Europe démocratique, avons contracté une dette à l’égard de ceux qui se sont battus pour la construire. »

(Enzo Traverso, A feu et à sang. De la guerre civile européenne (1914-1945))

27/01/07 - 18:03

« Je n'ai pas une bonne image de la société. Et il ne s'agit pas d'une question idéologique : c'est mon instinct qui parle. Jusqu'à quel point faut-il avoir pitié d'une collectivité qui ne veut pas regarder la réalité en face ? Des individus, oui, on peut avoir pitié, mais de la société, non. Une société qui, neuf cents ans après Homère, a eu toutes les informations nécessaires sur l'horreur et n'est même pas capable de les utiliser pour se protéger ? Qui préfère s'installer dans une fiction confortable, en se rendant complètement vulnérable ? Une fois, entre Larnaka et Beyrouth, la foudre est tombée sur l'avion dans lequel je me trouvais. Tout le monde s'est mis à pousser des hurlements effroyables. A ce moment-là, j'ai réalisé que la culture, c'est ce qui doit vous empêcher de crier quand l'avion tombe. C'est elle qui vous donne la règle du jeu, le sens. Saint Augustin le savait, Homère aussi, et Goya. Mais notre culture à nous, celle d'aujourd'hui, ne nous sert absolument à rien. »

(Arturo Perez-Reverte)

27/01/07 - 18:03

« L'imagination, nous le savons à présent, n'est pas un atout de l'être humain mais sa plus sournoise prison. »

(Céline Curiol, Permission)

27/01/07 - 18:03

« Ce génie arménien, ignoré du reste du monde, n’avait pas de chaussures
et son seul corps dégageait une puanteur de chien.
Je l’ai vu et je lui ai dit bonjour. »

(Nariné Avétian)

27/01/07 - 18:02

« Le fleuve avec ses rives est comme les deux lèvres d’une bouche entrouverte… »

(Moïse de Khorène)

27/01/07 - 18:02

« La féminité, c’et pas seulement d’avoir des enfant […]. La féminité, c’est tout ce qu’on veut. »

(Cypora Petitjean-Cerf, Le Corps de Liane)

27/01/07 - 18:02

« Les guerres viennent toujours chercher les hommes. »

(Rick Bass, La décimation)

27/01/07 - 15:10

Journée internationale de commémoration

en mémoire des victimes de l'Holocauste


27 janvier 2007


L’Holocauste a été une tragédie unique indéniable. Des décennies plus tard, l’extermination de millions de Juifs et d’autres personnes continue de choquer par sa brutalité. Le fait que le nazisme puisse gagner des sympathisants malgré son caractère profondément dépravé demeure effrayant. Par dessus tout, la douleur perdure: pour les survivants âgés et pour tous ceux d’entre nous, membres de la famille humaine, qui ont été les témoins de cette descente dans la barbarie.

Le travail de mémoire rend hommage à ceux qui ont péri; mais il joue aussi un rôle vital pour nos efforts visant à barrer la route à la cruauté humaine. Il maintient notre vigilance face à de nouvelles flambées d’antisémitisme et d’autres formes d’intolérance. De plus, cela constitue une réponse essentielle à ces individus malavisés qui prétendent que l’Holocauste n’a jamais eu lieu ou a été exagéré.

La Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste est donc une journée durant laquelle nous devons réaffirmer notre attachement aux droits de l’homme, dont la cause a été brutalement profanée à Auschwitz et par des génocides et des atrocités perpétrés depuis.

Nous ne devons pas également nous contenter du souvenir et faire en sorte que les nouvelles générations connaissent cet événement historique. Nous devons appliquer les leçons de l’Holocauste au monde d’aujourd’hui. Et nous devons mettre tout en œuvre pour que tous les peuples puissent bénéficier des protections et des droits que l’ONU défend.

En cette journée internationale, je réaffirme notre volonté ferme d’accomplir cette mission, et j’exhorte tous à se joindre à notre quête commune de dignité humaine.

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU

26/01/2007

26/01/07 - 22:59

Le 26 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I.


Le balcon de l'appartement d'André Santini s'est effondré, détruisant dans sa chute les balcons des six étages inférieurs.

Comme le remarque très justement ma grand-mère, tout fout l'camp.


II.


A l'aéroport de Pau, un avion n'a pas réussi à décoller, est sorti de piste et est entré en collision avec un camion. Oui, le conducteur est mort, mais l'avion n'a pas été hospitalisé, en revanche.

Comme le remarque très justement ma grand-mère, tout fout l'camp.


III.


Ce matin, je me suis aperçu que ma chaussette droite était trouée.

Comme le remarque très justement ma grand-mère, tout fout l'camp.


IV.


Ayant fait semblant de bosser bossé cette nuit, je n'ai pas dormi depuis trente-six heures.

Comme le remarque très justement ma grand-mère, tout fout l'camp.


V.


Aujourd'hui, arrivé au point V de mon post, mes dingues de lecteurs, je n'ai rien à vous dire ni à vous demander.

Comme le remarque très justement ma grand-mère, tout fout l'camp.

26/01/07 - 12:37






On respire mieux.



Vous y croyez, vous ?

26/01/07 - 08:47

Où Monsieur Népomucène bosse

Bosser, bosser, bosser. On dormira un aut' jour.

26/01/07 - 06:11

Où Monsieur Népomucène bosse

Olalalalalalalalalah, qu'est-ce que je suis à la bourre !

26/01/07 - 01:15

Où Monsieur Népomucène est en plein travail pour toute la nuit

Ca se voit, non ?

26/01/07 - 00:17

Où Monsieur Népomucène bosse

Il a pris son deuxième expresso de la soirée, alors il bosse.

25/01/2007

25/01/07 - 23:35

Où Monsieur Népomucène bosse comme un lade-ma

Tiens, si je sortais boire mon deuxième (et dernier) expresso de la soirée ?

25/01/07 - 21:43

Où Monsieur Népomucène bosse comme un lade-ma

Ce soir, Monsieur Népomucène bosse comme un lade-ma.

Et peut-être même que Monsieur Népomucène va sser-bo toute la nuit.

La NépomucèneAttitude, ça déchire sa ce-ra.

25/01/07 - 12:54

Où Monsieur Népomucène s'admire



Ne suis-je pas ravissant lorsque je réfléchis ?

25/01/07 - 12:52

« La civilisation barbare est une technique sans contenu, une acrobatie, un jeu de prestige. Qui n’engendre ni principe, ni valeur, ni connaissance. »

(Alessandro Barrico, Les Barbares)

25/01/07 - 12:52

« J’imagine sans impatience le jour où je devrai quitter ma vieille adolescence pour le pas des adultes entichés de jeunesse éternelle, plus froide encore que les neiges éternelles. »

(Bernard Chapuis, Vieux garçon)

25/01/07 - 12:52

« Les gens vous diront que c’est le Vietnam qui a mis ce pays à genoux. Mais j’ai jamais cru ça. Il était déjà mal en point. Le Vietnam, ça a été la cerise sur le gâteau, pas plus. »

(Cormac McCarthy, Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme)

25/01/07 - 12:52

« On contribue à son époque en n’appartenant pas à son temps. Soit à l’avant-garde, soit à l’arrière-garde. L’arrière garde, à laquelle appartiennent des gens comme Bartleby, Jean Sébastien Bach et vous, semble-t-il, n’est pas un ramassis de vieux débris accrochés au passé comme des arapèdes. Elle tricote un univers en appelant à elle ce qui a été ignoré, incompris ou bien oublié par les postérités antérieures, mais cet univers se tricote au présent. Alors, l’avant-garde, devenue un fantôme, le contemporain une occase, postez-vous à l’arrière-garde [...], c’est là que vous êtes né, c’est là que vous vivrez et mourrez, avec mes approbations anticipées. »

(Bernard Chapuis, Vieux garçon)

25/01/07 - 12:51

« Je serai député à vingt-cinq ans, ministre à trente ans et président du Conseil à quarante-cinq ans. »

(Pierre Mendès France à son camarade de faculté Philippe Lamour)

25/01/07 - 12:51

« Je sais qu’il n’y a nulle part où se cacher pour échapper à sa mémoire, nulle part où se cacher pour échapper à son propre nom. Toujours, il vous pourchassera. […] Vous aurez votre nom aux trousses comme une malédiction. »

(Hugo Hamilton, Le Marin de Dublin)

25/01/07 - 12:51

« On ne me place jamais devant le fait accompli. »

(Pierre Mendès France)

25/01/07 - 12:31

Conversation*



« Bon, si j'allais dîner à la brasserie ?
- Compte en banque !
- Arf.
- Eh ouais !
- J'ai faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaim.
- Bah, mange des biscuits mous parce que trempés dans une tasse de thé tièdasse.
- J'ai fini les biscuits aujourd'hui. Je me bois une soupe, finalement.
- En sachet, j'espère.
- Non.
- En brique !!!!!!!
- Oui !
- Quelle chance.
- Je ne vous le fais pas dire !
- Je vous envierais presque.
- Pourquoi donc ?
- Parce que pour survivre à une telle médiocrité, il faut soit être résiliant, soit être totalement inconscient. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

25/01/07 - 11:28

Le 25 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Où il n'est pas question d'indifférence


Quittant le plateau de l'émission « Chez FOG », Michel Tournier a fait une chute et s'est fêlé le col du fémur. Monsieur Népomucène lui adresse tous ses voeux de prompt rétablissement.


II. Où il n'est pas question de passéisme


Je n'ai jamais eu, je crois, la nostalgie de l'enfance. Tout au plus, la nostalgie de certaines conditions de l'enfance.


III. Où il n'est pas question de loisir


Cet après-midi, je bosse comme un lade-ma.


IV. Où il n'est pas question d'insomnie


Depuis quelques jours, sommeil curieusement tout à fait régulier.


V. Où il n'est pas question de banalité


Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi ce qu'il vous est arrivé d'absolument épatant ce matin.


24/01/2007

24/01/07 - 21:13

Où le ventre de Monsieur Népomucène gargouille

J'ai faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaim.

24/01/07 - 16:42

Le 24 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Où Monsieur Népomucène s'émerveille.

Le matin, à l'heure de pointe, le métro grouille de minets.


II. Où Monsieur Népomucène s'intéresse à des reptiliens

Un zoo britannique a annoncé mercredi la parthénogenèse de cinq dragons de Komodo


III. Où Monsieur Népomucène se renseigne

Je cherche ma soupière. Vous n'auriez pas vu ma soupière, par hasard ? C'est pour une soupe. J'ai perdu ma soupière.


IV. Où Monsieur Népomucène glande

Aujourd'hui, je glande.


V. Où Monsieur Népomucène s'inquiète de la vie de ses lecteurs

Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi quel livre vous lisez actuellement et/ou quel est le dernier livre que vous avez lu.

24/01/07 - 16:32

« La littérature - dans une impuissance parfaitement délibérée - doit chercher à dévier la réalité, à la faire un peu dériver de son cours - naturellement par écrit seulement, autrement ça ne marche pas. Avec cet angle, elle peut éventuellement aiguiser la conscience du réel. »

(Elfriede Jelinek)

24/01/07 - 16:32

« Ecrire ne fait ni bien ni mal, cela aggrave la sensibilité, l'exacerbe, l'irrite. »

(Catherine Lépront)

24/01/07 - 16:31

« Au moins dans ta ville natale, les pierres te connaissent, même si elles se rassemblent la nuit pour te tuer. »

(Ornela Vorpsi, Vert venin)

24/01/07 - 16:31

« L’économie est une technique de réflexion… non un assemblage de conclusions toutes faites. »

(John M. Keynes)

24/01/07 - 16:31

« On repart pas à zéro. C’est ça le problème. Chaque chose que tu fais, tu la fais pour toujours. »

(Cormac McCarthy, Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme)

24/01/07 - 13:36



Au revoir, Monsieur.

Embrassez Philippe Noiret pour moi.

23/01/2007

23/01/07 - 20:48

Où Monsieur Népomucène réfléchit très fort

Un épisode de la vie d'un singe-blogueur,
illustré d'un autoportrait en situation



Hmmmm... Dîner dans la brasserie la plus proche ? Mais alors à quelle table ?

Ou alors chocolat chaud et biscuits chez moi ? J'hésite veuh-gra.

Bon, le chocolat chaud, c'est moins cher, c'est clair.

Mais j'ai rien mangé de la journée hors les amuse-gueule du cocktail de ce midi.

Grmpf. Prendre une décision. Vite.

23/01/07 - 19:05

Conversation*



« Et toi, tu rédiges Les Rougon-Macquart, en ce moment ?
- Non, je ne fais rien de spécial.
- Tu travailles ?
- Je me fais chier.
- Tu passes le temps en bouffant des laxatifs !?
- Voilà, c'est très efficace. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

23/01/07 - 16:05

Le 23 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Inversion

Après avoir trouvé le Juif sionniste (sic) qui est en moi et livre les meme combat d'arrière gardes et communitaristes (sic) que Benoît XVI, Rien-à-signaler-dans-le-crâne cherche le même jour, dans un post de son blog, à se présenter comme une pauvre victime lynchée par l'extrême-droite.

On aura tout vu. Allez, à l'inversion totale des valeurs près, tout va bien.


II. Silence

Tu m'écrivais, toi que je ne connaissais pas, que ta dépression était incontournable et peut-être salutaire et me souhaitais de la douceur de vivre. Ton mot était très gentil, je t'en remercie. Je n'avais aucune envie de bâcler une réponse, alors j'ai attendu, pardonne-moi.

Il semblerait qu'il soit désormais définitivement trop tard pour te répondre. S'il existe un au-delà, puisses-tu y trouver repos et apaisement.


Je voudrais du silence. Une éternité de silence.


III. Globalisation

Il faudrait certainement une transition avec le point précédent, mais il n'en est aucune possible, alors j'enchaîne comme un con, pas moyen - pour moi, du moins - de faire autrement.

Aujourd'hui, on m'a lu à Islamabad.


IV. Provocation

La provocation à deux balles étant à la mode ces jours-ci, je tiens à signaler que, tout égayé dimanche à l'idée que cela faisait deux cent quatorze ans que Louis XVI avait été coupé en deux, j'ai mangé une bonne viande rouge bien saignante et j'ai repris deux fois des frites.

Mais non, mes dingues de lecteurs monarcho-humanistes ! Je plaisanteuh !


V. Convivialité

Bon, on fait quoi, ce soir, mes lecteurs à moi ?

23/01/07 - 15:11

Conversation*

La vie sexuelle professionnelle et fantasmatique de Monsieur Népomucène


« Votre jeune collaborateur m'a filé une trique comme c'est pas permis m'a envoyé tous les documents de la réunion financière de ce matin. Vous n'auriez pas son numéro de téléphone ?
- Ah, très bien, Monsieur Népomucène.
- Il est terriblement bandant, il s'appelle comment ? Enfin, il m'a dit qu'il allait les envoyer, il ne l'avait pas encore fait alors.
- Oh, il l'a certainement fait, s'il vous l'a dit.
- Alors il est retourné à son bureau ? je ne le vois pas, il a déjà quitté les lieux ? Très bien, alors, Madame. Je ne vais pas m'attarder davantage, à défaut de pouvoir m'adonner au sexe oral avec cette bombe sexuelle. Je vous souhaite une bonne journée.
- Je vous remercie, Monsieur.
- Dites, y'a pas moyen d'avoir un rencard avec lui ? Je vous en prie. Au revoir, Madame.
- Au revoir, Monsieur. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

22/01/2007

22/01/07 - 23:30

« Monde de merde!... Désir d'avenir, mon cul!... »

(Nico du Nico-Blog)

22/01/07 - 22:19

« Il y a, souvent, au coeur des pessimistes les plus profonds, des éclats de lumière d'autant plus aveuglants qu'ils surgissent de l'obscurité. »

(MagicVince)

22/01/07 - 13:07

« La chasse aux signes vaut moins par ses résultats que par son seul mouvement, le cheminement qu’elle lui permet d’accomplir dans un échange renouvelé, plus attentif et actif, avec le monde. »

(Petr Kràl, Enquête sur des lieux)

22/01/07 - 13:07

« Chercher un mot, c’est une sorte de paradis. »

(Dai Sijie)

22/01/07 - 13:07

« Si les mots n’éclaircissent plus rien, ils aèrent toujours le monde. »

(Petr Kràl, Enquête sur des lieux)

22/01/07 - 13:07

« On ne peut pas rompre avec la Chine, seulement la fuir. »

(Dai Sijie, Par une nuit où la lune ne s’est pas levée)

22/01/07 - 13:07

Définition du romancier par François Nourrissier

« Quelqu’un qui aime regarder dans les coins. »

22/01/07 - 13:07

« Les femmes n’ont que des rayons de lune dans la tête. »

(Vaikom Muhammad Basheer, « La Lettre d’amour », Les Murs et autres histoires (d’amour))

22/01/07 - 13:07

« Je me souviendrai toujours de ce conseil [d’Eric Rohmer] : « Tu dois connaître la durée d’une histoire. » C’est d’une importance extraordinaire : démarrer un livre en ayant la sensation de la durée juste. Bien souvent, surtout dans la rédaction des premiers romans, on a tendance à vouloir trop en mettre. »

(Dai Sijie)

22/01/07 - 13:07

« Quand on est incapable d’écrire une œuvre, on peut toujours attaquer Heidegger. »

(Rémi Brague, philosophe)

21/01/2007

21/01/07 - 12:46

« Au prix du mètre carré, mieux vaut avoir un blog. »

(Mon Toinounounénet à meuha)

21/01/07 - 12:12

« Si la compétitivité signifie baisser les charges, les salaires et les impôts, nous irons à l’échec car il y aura toujours un autre pays qui fera moins. »

(Michel Sapin)

21/01/07 - 12:11

« Ségolène est incomparable. »

(Pierre Mauroy)

21/01/07 - 12:11

« Hollywood se moque de l’humain, tout tourne autour de l’argent. Tu parles d’une industrie du rêve ! »

(Sylvester Stallone)

21/01/07 - 12:11

« Je ne lis jamais un livre dont je dois écrire la critique ; on se laisse tellement influencer. »

(Oscar Wilde)

21/01/07 - 12:11

« On ne peut partager la souffrance de celui qui connaît un échec professionnel ou une déchirure personnelle si on n’a pas souffert soi-même. »

(Nicolas Sarkozy)

21/01/07 - 12:11

« Traiter mon père de « défaut » est lâche. Son rôle au côté de ma mère est exceptionnel. »

(Thomas Hollande)

21/01/07 - 12:11

« Je suis un gars loyal, je ne tirerai jamais contre mon camp. »

(Jean-Louis Debré)

21/01/07 - 12:11

« Je suis pour la morale de l’action. »

(Ségolène Royal)

21/01/07 - 12:11

« En politique, on n’est respecté que si on résiste. »

(Jean-Louis Debré)

21/01/07 - 12:11

« Un bon mot ne doit ni blesser ni dénigrer. »

(Ségolène Royal)

21/01/07 - 12:11

« François [Hollande] croit davantage aux décisions prises dans un bureau entre grands dirigeants qu’au débat avec les citoyens. »

(Bertrand Delanoë)

21/01/07 - 00:43

Message personnel illustré de Monsieur Népomucène



C'est avec cette petite photographie, due à la gentillesse de Fitz, de l'arrière de la chapelle baroque de la Stadtpfarrkirche zum Heiligen Blut où l'on peut voir une mosaïque représentant Saint Jean Népomucène que je vous souhaite un excellent jour du Seigneur, mon cher Jean, que je me réjouis de voir de nouveau parmi nous, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, à Anatole (prénom fictif, radin ve-gra), qui passe son week-end à bouffer GRATOS de chez GRATOS, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, revenu incognito, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Theutheu, à qui je viens d'écrire, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui aime les dernières cigarettes, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui n'a sans doute toujours pas le moindre exemplaire de Peter Pan à déchirer, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compte plus les singeries et qui a un nouveau profil sur GA, à Evrat, que je salue à défaut de m'adonner au sexe oral avec lui, à Pierem, que certains traitent de Pollonais (sic), à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, qui ne veut vraiment plus figurer sur cette liste et qui a dépassé l'état de mort clinique, à Boyan, charmant hérétique, à Coronys, qui va finir par connaître la Critique de la raison dialectique par coeur, à Griffin, dont trop de livres ont dramatiquement souffert, ce qui mérite, au minimum, toute ma compassion, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Abend, qui travaille souvent le dimanche, à Ricroel, qui est orange, à Sorty, avant qu'il ne soit trop tard, à M'sieu Bamf, grand amateur de whisky qui peut de nouveau commenter le (non-)blog du jeune et beau Népomucène, à Evariste, qui est un gentilhomme, à Theopiscence, qui semble ne plus du tout exulter, à Oliviersuisse, que cela vexait un tantinet de ne pas être cité nominativement dans ces voeux dominicaux, à Ernest, que je n'omets pas de citer, à Furt, qui me prie d'aller me faire enculer, à Asbel, qui est loin d'être le plus vilain des arguments dont dispose la social-démocratie européenne, à LeMarquis, que j'oublie du matin au soir, à M'sieu Minien, qui consulte mon blog tous les dimanches matins, à Kosmo, qui me divinise, à Garûdûdû, dont je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qu'il dit, à la liste de Jacques Respaud, qui s'est vautrée mais qu'on aime bien quand même, à Dominique Strauss-Kahn, qui est le plus beau et le plus intelligent, , à d_s, que je saoûle avec mes posts dominicaux invariables, à M'zelle Ataegina, qui apprécie davantage ces voeux depuis qu'elle en est nommément destinataire, à Jahovil, qui a vu la fête des Lumières, à Ormegris, qui compte les liens erronés, à Toubib75, qui est tout content d'être friendlisté, à Babs668, qui, selon ses propres termes, pue du cul, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.

Bon jour du gneur-Sei à tous les autres frappadingues aussi.


Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.

20/01/2007

20/01/07 - 23:32






Après l'habituelle ordure antisémite

encore sur ce site,

voici l'amicale pétainiste de GA.



Vous y croyez, vous ?

20/01/07 - 20:28



Mon cher Jean est de retour !

Grâces soient rendues à la Sainte Vierge !

20/01/07 - 20:28



Mon cher Jean est de retour !

Mazel Tov !

20/01/07 - 20:28



Mon cher Jean est de retour !

Allahou Akbar !

20/01/07 - 20:02

Où Monsieur Népomucène reçoit de la visite



- Là, Très Saint-Père, voici Monsieur Népomucène, ché-per sur son bre-ar.
- Pardon ?
- Euh, il est perché sur son arbre.
- Oh ! Coucou, Monsieur Népomucène !

20/01/07 - 07:17

Où Monsieur Népomucène énerve tous ceux qui dorment dormaient encore




DEEEEBOOOOOOOOOUUUUUUUUT !!

Debout ! Debout, tous les dingues !

Il est l'heure de se lever,

mes dingues de lecteurs !

Allez, on s'remue ! Un peu de nerf !

La journée commmenceeeeeeeee !

19/01/2007

19/01/07 - 22:03

Conversation*


« Amûûûûûr !!!!!!
- Je ne suis pas assez l'exemple du Messie ! Alexandre Adler répand l'amûûûûr dans l'univers tûûût entier !
- Que feriez-vous sans son aura apaisante ? :o)
- Je sombrerais dans la boulimie. »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

19/01/07 - 17:42

Conversation*


« Puis-je vous prier de bien vouloir avoir l'amabilité de me rendre un petit service ?
- Tout dépend duquel, mais vous pouvez évidemment me prier. Simplement, je ne puis m'engager prélablement à vous le rendre, ce service.
- Il s'agirait d'éclairer ma terne-lan.
- Oh ?
- Eh oui !
- S'il s'agit d'une tâche intellectuelle, je le ferai volontiers mais suis persuadé de ne pas être à la hauteur. Je ne suis qu'un malheureux [ici, nom de la profession de mon interlocuteur] de province. Je ne connais rien à la géographie du Malawi sur laquelle, je présume, vous vous préparez à m'interroger. Quant à la physique des milieux élastiques, elle m'est totalement opaque. Ne parlons pas des techniques de fabrication du béton précontraint ! Je crains que vos questions sur le béton précontraint ne se heurtent à mon incompétence.
- Un petit [...] de province dont les études secondaires et supérieures éblouirent ses camarades, sans parler du président Giscard d'Estaing, de l'Académie française.
- Ah oui j'ai ébloui Valy. C'est un peu vrai ça.
- Vous l'éblouîtes en effet.
- Mais il ne m'a pas posé de question sur les technologies de fabrication du béton précontraint. J'aurais quelque peu bafouillé, il se serait gentiment moqué de moi, spirituellement, en homme du monde qu'il est.
- Quel homme, le président Giscard d'Estaing, de l'Académie française !
- Tous ces préalables étant posés, je suis prêt à écouter votre question tout en vous ayant prévenu : si elle porte sur le béton précontraint, elle a fort peu de chances de recevoir réponse. Le béton précontraint et moi, ça fait deux, si je puis me permettre.
- Je vous remercie d'être ainsi prêt à écouter ma question. Je me permets de vous assurer déjà qu'elle ne porte pas sur le béton précontraint.
- Vous me rassurez un peu en effet !
- J'en suis heureux. Mais malheureusement, je suis incompétent dans bien d'autres domaines. Si votre question porte sur l'épidémiologie de la dengue, je crains de me ridiculiser également. C'est tout juste si je sais vaguement que la dengue est une maladie. Ne me demandez pas quelles populations elle touche, quelles régions du globe, quels âges, quelles précautions prophylactiques permettent de s'en prémunir, si les traitements médicamenteux sont efficaces, si les symptômes sont alarmants, si elle cause des fièvres importantes, des maux de tête, des insomnies ou des hypersomnies. Je resterai coi face à toutes ces questions. La dengue et moi, c'est comme le béton précontraint et moi. On peut le dire : la dengue, le béton précontraint et moi, ça fait trois.
- Ne sous-estimez point vos compétences en la matière sur laquelle portera ma question !
- Je tiens à vous prévenir par avance ; je ne suis pas compétent en grand chose, malheureusement. Enfin on verra bien. Je suis stoïque. Prêt à me ridiculiser. J'attends de prouver mon incompétence.
- Je recourrai, si vous me le permettez toujours, à la finesse de votre jugement esthétique.
- Oh ! Vous êtes bien mal parti !
- Je suis certain que non !
- Je ne sais pas reconnaître un Cahors d'un Bergerac. Me donner un bon vin, c'est donner des perles à un cochon. Quant à la musique, mon inculture s'y double de ma totale absence d'oreille musicale. Vous allez m'envoyer un mp3 de musique traditionnelle du Pendjab et me demander mon avis sur l'interprétation ; eh bien, je vais me sentir très très bête, parce que, pour moi, ces ritournelles indiennes, c'est tout du pareil au même.
- Point du tout, rassurez-vous !
- Je me rassure un peu. Mais tout de même, je tiens à vous prévenir, le sitar, la dengue, le béton précontraint et moi... ça fait quatre.
- Pour tout vous avouer, ma question se décompose en deux parties liées l'une à l'autre.
- Oh oh oh ???
- Vous excitez là ma curiosité ! Quelle étonnante structuration !!!
- J'en suis heureux !
- Quelle étonnante structuration !!! Votre pensée est d'une richesse exceptionnelle, votre capacité à construire la complexité tout en sachant l'exposer au monde m'épate. Me laisse pantois. Une question formée de deux parties indépendantes et néanmoins solidaires ! Trop fort monsieur Népomucène. Une question faisant appel à mon jugement esthétique et liant deux interrogations connexes, voilà qui est curieux.
- Vous exagérez sans doute un petit peu. Je ne suis qu'un modeste singe.
- Vous êtes un singe EXCEPTIONNEL !! L'autre jour au Jardin des Plantes avec mon ami Octave (prénom fictif), son épouse Plectrude (prénom fictif), sa fille Fanchon (prénom fictif), et son autre fille je sais plus quel prénom fictif je lui ai trouvé. AUCUN des singes présents ne m'a posé de question faisant appel à mon jugement esthétique et finement constituér de deux parties interagissantes. Non, ils contentaient de se disputer une toile à sac (c'était rigolo) mais sans JAMAIS s'interrompre pour tester mes capacités à les éclairer (bien maigres capacités !). Si votre question porte sur la littérature sud-américaine, je suis bien mal barré. Car, il faut bien le reconnaître, la littérature sud-américaine, le sitar, la dengue, le béton précontraint et moi... ça fait cinq.
- Allons, allons, je suis tout juste un singe-blogueur. Et un peu lecteur.
- Vous êtes un singe-blogueur de PREMIERE CLASSE ! Mais au juste...
- ... je voulais vous demander si vous pensiez que l'une des deux images que je vous envoie était appropriée comme fond de mon (non-)blog et, le cas échéant, laquelle des deux.
- ... oh je m'apprêtais à vous demander quelle était votre question et la voilà ! Quelle cocasse coïncidence !!! C'est tout bonnement hilarant !!!! »

* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

19/01/07 - 16:53

« Si les obsessionnels n'existaient pas, la joie les inventerait. Ils tournent dans le trou, ciel dessus, et ils finissent par rendre libre : c'est qu'ils répètent les gestes et les vies qu'on rêve ou qu'on aurait honte ou horreur de commettre. »

(Philippe Lançon)

19/01/07 - 16:53

« «Mon imagination souffrait d'une hémorragie que je devais injecter continuellement dans des phrases. Et puis, ce que les gens appellent la vie m'ennuie, j'ai même la sensation que c'est la mort.»

(Régis Jauffret, Microfictions)

19/01/07 - 16:53

« La littérature circule sans qu'ils le sachent à travers ceux qui la font. »

(Philippe Lançon)

19/01/07 - 16:53

« «Quand Balzac était fatigué, je vivais à sa place, et j'étais bien obligé d'écrire ses livres. Je buvais du café toute la nuit, noircissant des pages pleines de comtesses, de cochers, d'arrivistes, et de jeux de mots dont j'avais honte. Ses romans sont ennuyeux à lire, mais les écrire était avilissant, et il me semblait que ma main était un âne bâté chevauchant une plume arrachée à la queue d'un volatile plus bête que les oies.»

(Régis Jauffret, « Balzac », Microfictions)

19/01/07 - 16:53

« On ne doit pas rater une veine : on ne doit pas rater non plus un vers. »

(Gottfried Benn)

19/01/07 - 16:53

« «On n'écrit pas dans la tristesse, dans l'accablement, on écrit comme une arme aveugle, joyeuse de tirer ses rafales dans le gras de l'humanité, comme un bombardier ivre de bombes incendiaires qui lâche sa gerbe au-dessus des capitales, des ports, et même des villages peuplés de retraités endormis, afin de semer la panique et que nul ne se croit à l'abri.»

(Régis Jauffret, « Bienfaisante censure », Microfictions)

19/01/07 - 16:53

« Les affects, c’est infect. »

(Françoise Baqué, Exister le moins possible)

19/01/07 - 16:53

« L'écriture me monte à la tête.»

(Régis Jauffret, « Bienfaisante censure », Microfictions)

19/01/07 - 16:53

« Pour moi, la littérature doit être quelque chose de mélangé, d'impur, qui brasse beaucoup de choses, qui ne connaît pas de genres, qui les traverse. C'est la permission absolue. On peut se permettre de traverser tous les territoires poétiques, philosophiques, de l'essai, de la réflexion, de la fiction pure, de l'aventure. Le style, c'est une espèce de bouillon, de pâte, de matière, c'est la matière langage qui est chauffée ou mise dans différents états sensibles. J'écris ce que j'ai envie, même si ça prend des formes bizarres, non formelles. »

(Cécile Minard)

19/01/07 - 16:52

« La sincérité, surtout associée à la connerie, c’est très dangereux, regarde où ça mène, ça va jusqu’au bout, pas moyen de l’arrêter. »

(Françoise Baqué, Exister le moins possible)

19/01/07 - 16:36

Où l'on rappelle que Monsieur Rogue est gentil

« Rogue est un vrai gentil, et à côté de lui, Princesse Sarah est la Méchante sorcière de l'Ouest ! »

(Babs668)

19/01/07 - 14:03

Le 19 janvier 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Scoop politique


Jean-Pierre Fourcade est vivant ! Et il blogue ! Vous y croyez, vous ?


II. Immatriculation présidentielle


19 RAA 75.


III. OnirikAttitude


Rêvé que je vivais l'amour fou avec L., même si, pour des raisons d'éloignement géographique, notre relation était vouée à ne pas perdurer. Sa proximité, sa beauté, son contact physique.


IV. Excitation cérébrale


Pour tenir, hier, pris un double expresso et deux comprimés de vitamine C le matin (réunion méga-chiante alors en vue, et heureusement que je ne savais pas à quel point elle serait chiante) puis canette de 33cl de Coca et expresso le midi. C'était peut-être un peu abuser des excitants. En tout cas, quoique n'ayant que dormi que cinq heures dans la nuit de mercredi à jeudi, pas pu m'endormir avant 5h30 ce matin.


V. Vie sexuelle


Dites-moi, mes dingues de lecteurs, vous avez prévu de plankuter, bientôt ?

19/01/07 - 05:02

Où Monsieur Népomucène reprend la parole en pleine campagne présidentielle

Après la bravitude, quart d'heure rigolo qui permit de montrer que Villepin n'a pas le monopole de la poésie ni Raffarin celui de ce que Jack Lang, qui n'en rate pas une, appelle l'inventivité sémantique de Ségolène Royal, il y eut l'éloge, nettement moins rigolo, pour ne pas dire tout simplement ignominieux, de la célérité des tribunaux chinois. Cet épisode aurait dû marquer immédiatement la fin des prétentions de Ségolène Royal à la magistrature suprême. Il ne fallait pourtant pas s'attendre à ce que les choses se passent ainsi dans un pays où personne n'a rien eu à foutre, lors de la précédente campagne présidentielle, des révélations sur les tractations dégueulasses auxquelles a donné lieu le sort des otages français du Liban, gardé par les sbires de ce fou furieux de Khomeiny. Et, effectivement, la célérité chinoise, loin d'avoir levé une tempête dans le verre d'eau parisien, fit tout au plus quelques vaguelettes.

Depuis lors, la candidate s'est ressaisie : elle revient au registre franchement comique. Arnaud Montebourg, l'ego inter pares du Parti socialiste, tente sur Canal+ une boutade, qui n'a pas grand-chose d'offensant, pourrait être interprétée de diverses manières (après tout, il n'a pas critiqué le Premier secrétaire du Parti Socialiste, il a juste parlé du compagnon de Ségolène Royal, ce qui pouvait très bien signifier : Ségolène, quitte-le, je t'aime !), et peut tout juste passer pour de mauvais goût ou même pas drôle. Eh bien, pas d'pitié pour Montebourg ! Rendons à Dieu ce qui est à Dieu, à César ce qui est à César, et à Ségolène Royal ce qui lui reste, i.e. pas grand-chose, en citant ses propos (source AFP, pour ceux qui croiraient que j'invente) : Quand le moment vient, je rétablis de l'ordre juste, j'exerce mon autorité juste, sans laisser passer un certain nombre de choses. J'ai mis un carton jaune. La femme providentielle, incarnation de la justice sur Terre (coucou, les Chinois ! elle a apprécié son stage chez vous, dites donc !), mais sachant dans le même temps rester sport, administre la fessée qu'il mérite à Montebourg et le suspend pour un mois, oui, un mois ; le ridicule ne tuant pas, allons jusqu'au bout, donc un mois, comme ça tout le monde verra qu'il n'y a aucune question de fond là-dedans, juste de l'amour-propre mal placé. Parce qu'en France, quand on a loué la rapidité des tribunaux chinois, on peut continuer à prétendre à la présidence de la République, mais lorsqu'on se moque, gentiment et en précisant qu'on plaisante, de François Hollande, on ne doit surtout plus avoir le droit de parler au nom de notre ancienne ministre déléguée à l'enseignement scolaire auprès du ministre de l'éducation nationale (tiens, ça m'fait penser que Claude Allègre en aurait de bien bonnes à vous raconter à ce propos, mais bon, passons) faute de quoi le débat présidentiel s'en trouverait profondément déshonoré. Dans quel caniveau faut-il que la présidence de la République soit tombée ! Remarquez, je dois le reconnaître : être interdit de parler au nom de Ségolène Royal, tu parles d'une punition...

Bref, concluons, concluons...





... Yoyo, reviens !

Ils sont devenus fous complètement cons !

19/01/07 - 00:17

Conversation*


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