Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.
Ceci n'est pas un blog.
This is not a blog.
"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".
(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)
"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".
(Gaston Bachelard)
J'écoute : les coups de marteau chez ma voisine du dessus Je regarde : mon écran Je joue : pas Je mange : trop de glucides Je bois : du café Je cite : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer" Je pense : uniquement les jours pairs Je rêve : moins souvent qu'il y a quelques mois (mis à jour mercredi 11 juin 2008 à 21:57)
« Répétons-le : l’expression économie de marché est creuse, fausse, insipide et mièvre. Elle est née du désir de se protéger du passé : le bilan peu reluisant du pouvoir des capitalistes, l’héritage de Marx, d’Engels et de leurs disciples fervents et exceptionnellement persuasifs. On croit aujourd’hui qu’une entreprise, un capitaliste n’a, à titre individuel, aucun pouvoir ; en réalité, le marché est habilement géré dans tous ses aspects. Mais on ne le dit pas, même dans la plupart des cours d’économie. Voilà le mensonge. »
« Les gens se tueraient pour être beaux. Tentés par un monde de poupées plastique, ils écartèlent leur peau molle, attentent à leur poitrine plate et peroxydent leurs cheveux sombres. Les gens se trompent. Il faut être con, un peu, pour désirer la beauté. »
« Le nouveau nom donné au système [économie de marché plutôt que capitalisme] a servi à affirmer la souveraineté du consommateur. Dans l’économie de marché, le pouvoir ultime appartient à ceux qui achètent ou décident de ne pas acheter ; donc, à quelques réserves près, c’est le consommateur qui le détient. Ce sont ses choix qui déterminent la courbe de la demande. Comme l’urne confère l’autorité aux citoyens, la courbe de la demande, dans la vie économique, donne le pouvoir aux consommateurs. Dans les deux cas, il y a une bonne dose d’imposture : tant pour l’urne que pour l’acheteur, une gestion redoutable et fort bien financée de la réaction du public est à l’œuvre ; tout spécialement à l’âge de la publicité et de la promotion moderne des ventes. Encore un mensonge bien accepté, notamment dans l’enseignement supérieur. »
« Il n’est pas rare que les parents piègent leurs enfants. Généralement, on finit comme eux, on parle comme eux, on pense comme eux, on part en vacances de la même manière, on répète leurs gestes, leurs mouvements. Les intonations de la vieillesse. Généralement, ça marche bien. Chez les pauvres, le piège fonctionne encore mieux. Chez les ploucs, n’en parlons pas. Mocheté ou pauvreté, les destins sont radicaux. »
« Des glands, rien que ça, ces vieux parents. Des vies sans ivresse, pâteuses, installées. Que retenir de leur exemple sinon cette paresse de ne plus faire l’amour ? Et encore, leur amour d’autrefois était-il plus intense que cet amour de pourboire dont ils se contentent aujourd’hui ?
Les vieux ne savent pas aimer pour de vrai. Ils commencent par se distraire gentiment mais leur jeu tourne court, ils s’énervent contre eux-mêmes. Ils rejettent le résultat de l’amour qu’ils ne font plus. [...] Les vieux, passé la fin de leur crédit immobilier, balancent leurs pions, leurs jetons – c’est la fin du jeu –, leurs plus beaux jetons. Leurs rejetons. »
« Dans le monde réel, l’entreprise et l’industrie contribuent lourdement à fixer les prix et à créer la demande. Elles le font par le monopole, l’oligopole, la conception et la différenciation des produits, la publicité et les autres méthodes de promotion de ventes et de commerce. Même l’analyse économique orthodoxe le reconnaît. Le choix d’économie de marché pour remplacer avantageusement capitalisme n’est qu’un voile d’absurdité trompeur jeté sur la réalité profonde de l’entreprise : le pouvoir du producteur, qui influence et même dirige la demande du consommateur. Mais cela ne se dit pas. »
« Les individus qui prennent le plus plaisir à leur travail – on ne le soulignera jamais assez – sont presque universellement les mieux payés. C’est admis. Les bas salaires sont pour ceux qui effectuent des tâches pénibles, répétitives et monotones. Ceux qui auraient le moins besoin d’être indemnisés de leur effort, qui pourraient le mieux survivre sans cela, ont les plus hauts. Les salaires […] sont les plus faramineux au sommet, là où le travail est un plaisir. Cet état de choses ne suscite aucune protestation sérieuse, et, jusqu’à une date très récente, les fiches de paie gonflées et autres avantages substantiels des cadres supérieurs, en fonction ou non, n’inspiraient guère de commentaires critiques. Que la paie la plus généreuse doive aller à ceux qui jouissent le plus de leur travail a été pleinement accepté. »
« Paul-Marie Coûteaux est seulement un clown de droite, José Bové est seulement un clown de gauche, Alain Minc est SIMULTANÉMENT un clown de droite et un clown de gauche.
« Paul-Marie Coûteaux est seulement un clown de droite, José Bové est seulement un clown de gauche, Alain Minc est SIMULTANÉMENT un clown de droite et un clown de gauche.
"ALLIANCE FINANCE" structure d’épargne et de crédit dont le siège est à Abidjan Côte d’Ivoire avec ses partenaires Sud Africains, Marocains et Egyptiens filliales de la BILL GATES FOUNDATION vient de lancer une tombola et ce dans le cadre d’une semaine promotionnelle initié par notre structure.
Au terme de ce tirage supervisé par un huissier , les résultas se présentent comme Suits :
1er lot : une Villa duplex située dans le quartier Chic de Cocody ( Abidjan ) 2nd lot : la somme d’un montant de 100.000 Euros 3ième lot : la somme de 85.700 euros 4ième lot : la somme de 65.700 Euros
Lors du tirage de cette tombola qui concerne aussi bien les personnes vivant ici en Côte D’ivoire que hors de Côte d’Ivoire mais qui ont une adresse électronique , votre adresse électronique a été tirée au Deuxiéme rang donc l’heureux (se) bénéficiaire de la somme de 100.000 Euros.
A la lecture de ce message , nous vous prions de nous adresser un courriel en retour en nous précisant votre nom , prénom, adresse , profession numéro de téléphone afin de vous mettre en contact avec l’huissier qui a eu à superviser la tombola.
Maitre Boty Richard.
CRISTELLE KOUAME
chargé des services exterieurs
II.
Cela vait déjà vingt-quatre jours que Nicolas Sarkozy a été élu brésident de la Rébublique.
On ne boit pas l'temps bazer.
III.
CENTRAL BANK OF NIGERIA TINUBU SQUARE,VICTORIA ISLAND, LAGOS-NIGERIA [FINANCIAL CONTROLLER] DIRECT PHONE: 234 1 854 9561 URGENT ATTENTION; THIS IS TO NOTIFY YOU THAT YOU FUNDS HAS BEEN PROGRAMMED FOR IMMEDIATE RELEASE INTO YOUR NOMINATED ACCOUNT BUT WE CAN NOT TRANSFER THIS FUNDS DIRECT TO YOUR NOMINATED BANK ACCOUNT, BECAUSE WE ARE HAVING A PROBLEM WITH INTERNATIONAL MONETARY FUND (IMF) SO OUR METHOD OF PAYMENT IS BY DIPLOMATIC COURIER SERVICE NOTE; THAT EVERY ARRANGEMENT REGARDING YOUR CASH PAYMENT THROUGH DIPLOMATIC SERVICES HAS BEEN MADE, NOTE THAT YOUR FUNDS HAVE BEEN PACKAGE LIKE A CONSIGNMENT. BE INFORM THAT THE DIPLOMATIC AGENCY HAS TO MOVE DOWN TO YOUR COUNTRY IN ORDER TO DELIVER THE CONSIGNMENT TO YOUR DOORSTEP. I WANT YOU TO SEND YOUR DIRECT MOBILE PHONE AND YOUR HOME ADDRESS TO ME IMMEDIATELY, SO THAT AS SOON AS THE DIPLOMATIC ARRIVE IN STATE THEY WILL CALL YOU IMMEDIATELY TO NOTIFY YOU. LOOKING FORWARD TO HEAR FROM YOU YOURS FAITHFULLY. PLEASE YOU CAN CONTACT ME WITH THIS MR JOHN OBI DIRECT PHONE: 234 1 854 9561
IV.
Mme Jeannette GUEI ROBERT
Email: jeannetteguei@katamail.com
Tel : 00229 97 59 73 61
Bonjour,
Je n’ai pas un autre moyen de communiquer avec vous ; c’est pourquoi je vous fais parvenir ce mail. Je suis dans le désespoir au moment où je vous écris ce message qui j’espère retiendra votre attention. Je vous prie en prime de m’excuser pour tous les désagréments que mon courrier pourrait vous causer. Même si nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois fermement que sur la base du droit d’assistance humanitaire une confiance véritable peut naître de notre contact et favoriser ainsi un véritable partenariat entre nous.
Je me nomme Mme Jeannette GUEI ROBERT de nationalité Sierra - Léonaise l’ex- maîtresse du Feu Général ROBERT GUEI, l’ancien Président de la Côte d’Ivoire (Afrique de l’Ouest) qui a été assassiné dans son domicile au Plateau une ville d’Abidjan la Capital de la Côte d’Ivoire, bien avant sa mort, il avait fait un dépôt de trois malles contenant de fonds (28.000.000 US $ ) dans une société de Gardiennage au Bénin pour raison de sécurité, ce dépôt a été fait en mon nom pour raison de confidentialité en tant que Président de la République .
Ces malles étant en mon nom et se trouvant à Cotonou ont donc été épargnées de cette saisie. J’ai très peur de la troupe de Président GBAGBO qui se fait appeler (escadron de la mort). C’est le même groupe qui est à la base de l'assassinat du journaliste français qui est mort c’est la raison pour la quelle j’ai quittée la cote d’ivoire et vous pouvez visiter ce site pour avoir plus d'informations:
http://fr.allafrica.com/stories/200209190760.html
http://web.amnesty.org/library/Index/FRAAFR310172003?open&of=FRA-CIV
La mort de mon ex-fiancé m’a rendu malade et actuellement j’ai de graves problèmes cardiaques et je serais hospitalisée aujourd’hui. Mon seul espoir est donc mon unique fils James OTOGOTO que j'avais avant de connaître mon ex-fiancé et mes biens qui se trouvent actuellement ici au Bénin. Au cas ou je ne pourrais plus sortir de ce lit d’hôpital, je vous prie donc de soutenir et d’aider mon fils pour qu’il puisse faire bon usage de ses fonds et investir dans votre société ou dans un domaine de votre choix pour la rentabilité de ces biens, car il n’a aucune expérience dans le domaine des affaires et puisque vous êtes citoyen de votre pays vous pouvez l'aider à faire un bon investissement chez vous, raison pour laquelle, je vous propose sans hésiter que la mutation de mes biens soit faite en votre nom pour facilité la tâche du retrait et le transfert des biens chez vous. Sachez bien que vous n'aurez aucune dépense à engager car le vrais contenu de mes biens est de l'argent, en cas ou la société exige qu'il y a de dépense pour le retrait, nous allons prendre l'argent dans les marchandises pour régler toutes les dépenses, La seule chose que vous devez faire pour sauver la vie de mon fils est de transférer tous les fonds chez vous pour l'investissement car ma santé est trop fragile ,je ne sais pas ce qui pourra advenir dans les prochaines heures mais tout est entre les mains de Dieu.
Je m'engage à vous donner 40% des fonds se trouvant dans la marchandise comme récompense pour vos interventions et 10% pour vos dépenses effectuées; le reste pour l’investissement chez vous.
N'oubliez pas de me répondre sous l’adresse email privée de mon fils ci dessous car il vous fournira tous les documents et informations concernant cette affaire.
jamesotogoto@katamail.com
Dans l’attente de votre réponse, recevez à travers cette lettre mes salutations.
Que DIEU vous Bénisse.
Votre Soeur
Mme Jeannette GUEI ROBERT
Email: jeannetteguei@katamail.com
Tel : 00229 97 59 73 61
V.
Ici, bes dingues de lecteurs, ragondez-boi ce que vous recebez dans bos bouatamelles.
« Regardiez vous les télétubbies, petit ?
- Non.
- Oh... zut !
- Les télétubbies n'existaient d'ailleurs peut-être pas, quand j'étais petit, moi.
- C'était il y a si longteeeeeeeeeemps ! Le seul héros pour vous, c'était le Général à l'ORTF, non ? ^^
- Sale petit con !
- Mais oui, moi aussi je vous aime ! »
* Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« Gniaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn... POUET POUET !! (C'est un avion qui s'écrase sur un nichon.)
- Hihihihihihihi.
- J'aime beaucoup. Tu devrais le bloguer.
- Ah ?
- Oui.
- Je le note.
- Le note pas, mais blogue-le, pauv'conne !
- Pourquoi donc ?
- Parce que c'est drôle.
- Ah bon ?
- Ouaip.
- Pourquoi donc ?
- Qui êtes-vous ?
- Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas !
- Vous devez faire erreur, il n'y a pas de Népomucène ici.
- C'est logique : je n'existe pas.
- Qui me parle ?
- Monsieur Népomucène.
- Oooooh :) C'est vous :) ??
- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!
- Ouaiiiiiiiis ! Enfin! Ca fait deux jours que j'essaie de vous avoir, j'suis trop content ^^ ! »
* Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« Un âge de la politique est en train de se clore. Avec, notamment, la débâcle définitive de cette vieille idée qu’on a appelée le socialisme, qui a commencé de mourir autour de Mai 1968 et à laquelle un certain Nicolas Sarkozy, en vertu d’une ruse de l’histoire que je vous laisse le soin de méditer, est en train de donner le coup de grâce. Tant mieux. Car c’est sur les ruines de ce socialisme que renaîtra la gauche. »
« En gardant les pieds sur terre, on peut dire qu’on va vers une très grosse vague bleue. Ce sera une Assemblée type 1993. Rien ne va arrêter l’élan donné par Sarkozy. »
« Un parti où vous avez à la fois Strauss-Kahn et Emmanuelli, des sociaux-démocrates et des antilibéraux, des hommes de gauche authentiques et des maurassiens déguisés à la mode Chevènement est un parti qui n’a pas d’avenir. »
« Nicolas [Sarkozy] était le diable. Il a démontré, notamment avec l’ouverture, qu’il ne ressemblait pas à la caricature que ses adversaires faisaient de lui. »
« Je suis peut-être l’un des rares à ne pas être tenté par l’odeur de la soupe. Mais je me sens très à l’aise avec mon choix, très fier d’avoir voté Royal et décidé à jouer mon rôle d’intellectuel critique jusqu’au bout. »
« En 1974, il s’agissait d’ouvrir les fenêtres. Là, il s’agit de changer le système. C’est beaucoup plus profond. Il y a eu un choc électoral. Il y a une vraie adhésion populaire. Il y a une vraie attente. »
« Pour moi, il ne peut être question de faire de la politique sans mandat, d’autant que celui de député est le seul que je détiens. Si je suis battu, j’arrêterai donc la politique. C’est à mes électeurs de choisir. »
Certains détestent Sartre. Ils estibent (oui, toujours ce rhube) afoir de ponnes raisons. Gue les choses soient claires : aucune raison de détester bon Sartrûnet d'abûûûr n'est ponne.
Cela vait déjà vingt-trois jours que Nicolas Sarkozy a été élu brésident de la Rébublique.
On ne boit pas l'temps bazer.
III.
Entabé foici brès de deux zemaines un nouveau betit carnet, gui, bar son contenu, sera sans doute sensiplement différent des brécétents.
Oui, je sais : on s'en vout.
IV.
Je crois gue j'ai gommis une erreur en botant planc au zecond dour de l'élection brésitentielle. Je le tis drès sinzèrement. Je be debande vraiment si je n'aurais bas tû voter pour Nigolas Sargozy. Et au brebier dour aussi, tant qu'à faire.
« L’Elysée a changé de style. Il suffit de voir les huissiers totalement étonnés de voir courir dans tous les sens le Président de la République, parfois en short et en baskets, parfois accompagné de son Premier ministre. C’est un choc culturel pour le personnel de l’Elysée et, au-delà, une rénovation de la vie politique. »
« Je pense que la littérature n’est pas faite pour être expliquée à la télévision. Certains écrivains publient des livres infects mais en parlent très bien. Pour moi, un livre qui ne passe pas à la télévision est un livre perdu. Un livre qui passe à la télévision est un livre défiguré. »
« Il y a le temps de la politique et celui de l’histoire. Si l’on avait gagné la présidentielle, l’UMP se serait tellement opposée à nous que l’on n’aurait rien pu faire. »
« L’Occident dans ce qu’il a de plus beau est né de la promenade. Aristote se promenait, Heidegger parlait des chemins qui ne mènent nulle part, Rimbaud vagabondait… La promenade, c’est une expérience sensible, spirituelle. Le jogging, c’est la gestion du corps. Tout le monde y a droit mais ce n’est pas la peine de le montrer. Les rêveries du promeneur solitaire, j’y crois. Mais pas les rêveries du joggeur accompagné. Je n’y crois pas ! »
« J’ai une supplique à adresser à Nicolas Sarkozy : qu’il arrête avec son jogging ! Je veux voir le Président de la République dans son costume et non pas dans sa transpiration. »
« A se garder de tous les côtés, la vigilance s’endort ; un spectacle familier n’éveille pas le soupçon. L’occulte est au cœur du manifeste, et non dans son contraire. Rien n’est plus caché que le plus apparent. »
« J’aime beaucoup l’expression « développement durable », dont je me sens d’ailleurs la vivante incarnation. Au Japon, je serais déjà considéré comme « trésor national », ici, ça traîne un peu, mais gardons confiance. »
« Cela me choque beaucoup qu’au cinéma on ne voie plus de gens de plus de cinquante ans faire l’amour. On n’est pas encore mort à cet âge-là et on a encore une vie sexuelle quand même ! »
« La jeunesse n’a pas été un moment très drôle pour moi. Ce n’est qu’à soixante ans que je me suis sentie vraiment épanouie. Comme si les années précédentes n’avaient été qu’une longue répétition. »
Aujourd'hui, c'est la Bentecôte (oui, je suis toujours enrhubé). J'espère braiment que, dans neuf jours, le Saint-Esbrit deszendra sur boi, buis sur eux.
Boyeuse Bentecôte, bes chers dingues de lecteurs !
II.
Cela vait déjà vingt-et-un jours que Nicolas Sarkozy a été élu brésident de la Rébublique.
On ne boit pas l'temps bazer.
III.
Avant-hier, M'sieu Pheel a rêbé que Gatherine Deneuve lui bontrait sa bite. Et en blus il ne s'en gache pas !
C'est avec cette petite photographie de la nef de la cathédrale Notre-Dame de Noyon que je vous souhaite un excellent jour du gneur-Sei, mon cher Jean, que je me réjouis de voir de nouveau parmi nous, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, à Anatole (prénom fictif, radin ve-gra), aussi pingre le dimanche qu'en semaine, à Valiullin, très joli garçon à l'irremplaçable éphéméride, pour qu'il ne boude pas, à Guilll, qui me l'a demandé gentiment, à Carlo01, mon doux disciple, à Iceberg, qui est jeune et bête, à Orfeo, qui était définitivement vexé mais n'est finalement plus vexé, à Bonjour, qui désespérait, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, jeune et beau gallinacé qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à M'sieu kani-Kolo, qui hurlait au dale-scan parce qu'il n'était pas nominativement cité dans mes voeux dominicaux, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, revenu incognito, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Theutheu, à qui je viens d'écrire, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui aime les dernières cigarettes, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui dispose désormais d'un exemplaire de Peter Pan à déchirer quand il le voudra, à Lange, pour qu'il arrête de se scarifier tous les dimanches, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compte plus les singeries et qui a un nouveau profil sur GA, à Evrat, que je salue à défaut de m'adonner au sexe oral avec lui, à Pierem, que certains traitent de Pollonais (sic), à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, qui ne veut vraiment plus figurer sur cette liste et qui a dépassé l'état de mort clinique, à Boyan, charmant hérétique, à Coronys, qui va finir par connaître la Critique de la raison dialectique par coeur, à Griffin, dont trop de livres ont dramatiquement souffert, ce qui mérite, au minimum, toute ma compassion, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Abend, qui travaille souvent le dimanche, à Ricroel, qui est orange et mort, à Sorty, avant qu'il ne soit trop tard, à M'sieu Bamf, grand amateur de whisky qui peut de nouveau commenter le (non-)blog du jeune et beau Népomucène, à Evariste, qui est un gentilhomme, à Theopiscence, qui, selon ses propres dires, risque de ne plus exulter trop souvent sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à Oliviersuisse, que cela vexait un tantinet de ne pas être cité nominativement dans ces voeux dominicaux, à Ernest, que je n'omets pas de citer, à Furt, qui me prie d'aller me faire enculer, à Asbel, qui est loin d'être le plus vilain des arguments dont dispose la social-démocratie européenne, à LeMarquis, que j'oublie du matin au soir, à M'sieu Minien, qui consulte mon blog tous les dimanches matins, à Kosmo, qui me divinise, à Garûdûdû, dont je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qu'il dit, à la liste de Jacques Respaud, qui s'est vautrée mais qu'on aime bien quand même, à Dominique Strauss-Kahn, qui est le plus beau et le plus intelligent, , à d_s, que je saoûle avec mes posts dominicaux invariables, à M'zelle Ataegina, qui apprécie davantage ces voeux depuis qu'elle en est nommément destinataire, à Jahovil, même s'il est parti ailleurs, à Ormegris, qui compte les liens erronés, à Toubib75, qui est tout content d'être friendlisté, à Babs668, qui prétend désormais ne pas puer du cul, même si on a évidemment gardé une trace écrite de ses aveux antérieurs, au ch'tit Pink, qui m'indiquait qu'il pouvait se faire appeler Dominique, à Karedig, qui pratique le calendrier révolutionnaire, à Pbstrd, qui ne pourra plus se plaindre de l'absence d'intérêt de voeux dominicaux qui ne lui seraient pas adressés, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.
Bon jour du gneur-Sei à tous les autres frappadingues aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
« Comme il y a le beaujolais nouveau, il y a le Patrick [Bruel] nouveau ! Il se savoure comme un bon vin, avec sa belle voix miellée et ses reflets d’or dans les yeux. »
(Marianne James, qui ne dit pas s’il faut garder longtemps le Patrick nouveau en bouche)
« Comme tout être humain, j’ai commis des erreurs, voire es fautes. Il a eu une tache. J’ai payé. Je suis quitte vis-à-vis de la société. J’ai changé, et il est temps aujourd’hui de scelle cette réconciliation à laquelle j’aspire avec les électeurs. »
« Je note de réelles convergences entre nous et la vision exprimée par Nicolas Sarkozy, beaucoup moins à droite que durant sa campagne et beaucoup plus soucieuse de l’impératif de solidarité. »
(Jean-Michel Baylet, dans une lettre aux militants du PRG)
« Le PS doit être énergique et rassemblé dans cette élection [le scrutin législatif], et ensuite il doit conduire bien entendu un travail de refondation en profondeur. Cela suppose que tout le monde y participe. On ne peut pas accumuler la juxtaposition de petites boutiques, de courants, de sous-courants… Cela n’a aucun intérêt. Il faudra qu’on se rassemble sans aucune exclusive. »
« Il va y avoir un congrès au mois de novembre où je représenterai ma candidature […]. A l’inverse du PS, au Front national le chef est incontesté pour l’instant. »
« J’ai toujours pensé que le sport devait être le reflet de notre société. En adoptant la parité totale des prix, Roland-Garros a même pris un peu d’avance sur celle-ci. »
« Comme un élève copie sur son copain lors d'un examen, M. Sarkozy a emprunté très largement à notre patrimoine politique. Il avait commencé sa campagne comme libéral et altantiste, et puis, il a compris qu'il était sur une voie qui le conduisait à l'échec et il est revenu sur une voie nationale, voire même nationaliste. »
« Si le Premier ministre s’avance aujourd’hui sur le calendrier sans laisser de place à la discussion, cela laisse entendre que les prochaines rencontres ne sont qu’une opération de communication gouvernementale »
« Il faut qu’on prenne conscience qu’il n’est pas possible de rouler à 40 km/h dans un col des Pyrénées ou de faire des étapes de 250 km sans stimulants : il faut dire adieu aux courses records. »
(Peter-Michael Diestel, avocat de l’ex-coureur allemand Jan Ullrich)
Lors de leur composition d'histoire, les zôlis minets passant le concours de l'Ecole dite Normale et prétendue Supérieure (dixit Paul Nizan) ont été invités à traiter le sujet suivant :
La famille en France, 1880-1990.
II.
Cela fait déjà dix-neuf jours que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République.
On ne voit pas l'temps passer.
III.
Je crois que je ne vais pas tarder à me faire un super petit déjeuner avec un bol de Nesquik et plein de biscuits.
Le diabète aura ma peau.
IV.
Aujourd'hui, François Bayrou fête ses 77 ans, et Sonia Rykiel ses 56 ans.
Ou l'inverse, je ne sais plus.
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, parlez-moi du dernier anniversaire que vous avez fêté, qu'il s'agisse du vôtre ou non.
Piqûre de rappel -- Pour la canonisation immédiate de Philippe Noiret
Cet homme était génial.
Si vous l'adoriez, si vous le trouviez toujours spirituel lors de ses apparitions publiques, rejoignez-nous et demandez la canonisation immédiate du génial Philippe Noiret.
Plus nous serons nombreux, plus nous serons écoutés par le Saint Siège.
« Nous sommes là [en Irak] à l’invitation du gouvernement irakien. C’est un pays souverain. Si les Irakiens nous disaient « Partez ! », nous partirions. »
« Ce ne sont jamais ceux qui cèdent aux pressions et aux tentations ou à la crainte qui parviennent à changer le monde. Ce sont toujours ceux qui ne cèdent pas. »
« Les ralliements ne réussissent jamais et n’ont jamais préparé de grandes choses. Les changements de camp préparent toujours des déceptions et des disparitions. »
« J'ai beaucoup apprécié votre récente entrée de (non-)blog. Elle m'inspire une question, si je puis me permettre.
- Permettez-vous.
- Eh bien voilà la teneur de ma question.
- La voilà !
- Envisagez-vous un jour... oh, pas forcément aujourd'hui, ni même ce mois-ci, ni même pendant ce quinquennat, disons "un jour"...
- ... ?
- ... de devenir adulte ?
- Mais euh !
- C'est juste pour savoir. Juste une légitime curiosité. Mais si vous ne souhaitez pas répondre, je ne compte pas vous importuner davantage, surtout pas. Ce n'est pas mon genre d'insister. Oubliez-la , ma question, si elle vous déplaît.
- Ne vous ai-je pas répondu ?
- Oui, tout à fait. Je suis comblé par votre réponse.
- Mais pourquoi une telle question ? Donnerais-je à penser que je ne fusse point déjà adulte ?
- Oh, comme ça... juste à la lecture du dernier post de votre (non-)blog. Pour savoir comment ce genre de questions se forment dans ma tête, il faudrait en savoir plus en biochimie que je n'en sais, beaucoup plus. »
* Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« Il est gentil, monsieur Griffin.
- Croyez-vous que ce soit une vache ? C'est gentil, les vaches.
- Oh, c'est possible, car c'est gentil les vaches.
- Oui, c'est gentil, les vaches. D'ailleurs, je venais de le dire : c'est gentil, les vaches.
- Je ne vous le fais pas dire. C'est en effet gentil les vaches.
- Oui, effectivement, c'est gentil, les vaches.
- Vous avez bien raison ! C'est si gentil, les vaches.
- Cela vous fait-il envisager que Griffin en soit une ?
- Ce serait cohérent : il est bien gentil, monsieur Griffin, et les vaches aussi, et en plus, il apprécie l'oeuvre de Marguerite Duras, ce qui est tout de même assez bovin.
- Oh, vous êtes vache, là ! »
* Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« L'oeuvre qui devient classique est celle qui se présente rétrospectivement avec un air de fatalité : aucun détail n'aurait pu, semble-t-il, être différent de ce qu'il est, parce que le tout est présent dans chacune des parties. Cette apparence de fatalité donne à l'oeuvre, si personnelle qu'elle ait été, un aspect impersonnel. »
Lors de leur composition de philosophie, les zôlis minets passant le concours de l'Ecole dite Normale et prétendue Supérieure (dixit Paul Nizan) ont été invités à traiter le sujet suivant :
Peut-on tout dire ?
II.
Cela fait déjà seize jours que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République.
On ne voit pas l'temps passer.
III.
Gastro-entérite. Je ne sais pas ce que je n'aurais pas dû (dormir la fenêtre ouverte dans la nuit de samedi à dimanche ou bien m'empiffrer au dîner dimanche soir), mais je sais que je n'aurais pas dû. S'y ajoute un vif accès de rhume des foins.
Grmpf.
IV.
Pourquoi avez-vous choisi ce cursus d'études ? Si vous aviez pu choisir un autre cursus, lequel auriez-vous choisi ? Pourquoi ? Formations complémentaires ? Stages ? Qu'avez-vous retiré de ce(s) stage(s) ? Expérience professionnelle ? Décrivez votre emploi ou votre situation actuelle. Indiquez les activités qui vous ont le plus intéressé au cours de votre carrière et/ou de vos études et expliquez pourquoi. [...] Faites votre portrait en quelques lignes en indiquant vos points forts, vos points faibles et votre/vos trait(s) de caractère dominant(s). [...] Indiquez vos principaux centres d'intérêt (hors activité professionnelle). Indiquez un livre et/ou un film que vous avez détesté et dites pourquoi, une région ou un pays qui vous plaît particulièrement, un événement de la vie publique, nationale ou internationale, qui vous a fortement marqué, un lieu culturel que vous aimez ou aimeriez fréquenter, un comportement ou un trait de caractère qui vous insupporte, une phrase ou une devise que vous appréciez.
Putain, j'leur en pose, moi, des questions ?
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, posez-moi une question.
« Vos journées sont-elles bien remplies ?
- Hmmmm... Aujourd'hui, j'ai fait la sieste pendant trois heures (une heure ce matin et deux cet après-midi). Il faut me comprendre : je n'avais dormi que neuf heures la nuit dernière. Et j'ai un peu lu au café. Et un peu glandé sur le ouaibeuh.
- Voilà en effet un véritable emploi du temps de MINISTREUH.
- Hihihi. »
* Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« Mon idée, c’était, et c’est toujours : quand on est la femme d’un génie, on la boucle et on lui fait la cuisine. On ne gribouille pas à côté. On ne raconte pas partout que sans vous, etc. Non mais ! »
« La préoccupation immédiate de tous les socialistes aujourd’hui, c’est juin 2007. Le cycle électoral ouvert par la présidentielle n’est pas clos. Tout reste ouvert ! »
C'est avec cette petite photographie de la cathédrale Notre-Dame de Noyon que je vous souhaite un excellent jour du gneur-Sei, mon cher Jean, que je me réjouis de voir de nouveau parmi nous, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, à Anatole (prénom fictif, radin ve-gra), aussi pingre le dimanche qu'en semaine, à Guilll, qui me l'a demandé gentiment, à Carlo01, mon doux disciple, à Iceberg, qui est jeune et bête, à Orfeo, qui était définitivement vexé mais n'est finalement plus vexé, à Bonjour, qui désespérait, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, jeune et beau gallinacé qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à M'sieu kani-Kolo, qui hurlait au dale-scan parce qu'il n'était pas nominativement cité dans mes voeux dominicaux, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, revenu incognito, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Theutheu, à qui je viens d'écrire, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui aime les dernières cigarettes, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui dispose désormais d'un exemplaire de Peter Pan à déchirer quand il le voudra, à Lange, pour qu'il arrête de se scarifier tous les dimanches, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compte plus les singeries et qui a un nouveau profil sur GA, à Evrat, que je salue à défaut de m'adonner au sexe oral avec lui, à Pierem, que certains traitent de Pollonais (sic), à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, qui ne veut vraiment plus figurer sur cette liste et qui a dépassé l'état de mort clinique, à Boyan, charmant hérétique, à Coronys, qui va finir par connaître la Critique de la raison dialectique par coeur, à Griffin, dont trop de livres ont dramatiquement souffert, ce qui mérite, au minimum, toute ma compassion, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Abend, qui travaille souvent le dimanche, à Ricroel, qui est orange et mort, à Sorty, avant qu'il ne soit trop tard, à M'sieu Bamf, grand amateur de whisky qui peut de nouveau commenter le (non-)blog du jeune et beau Népomucène, à Evariste, qui est un gentilhomme, à Theopiscence, qui, selon ses propres dires, risque de ne plus exulter trop souvent sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à Oliviersuisse, que cela vexait un tantinet de ne pas être cité nominativement dans ces voeux dominicaux, à Ernest, que je n'omets pas de citer, à Furt, qui me prie d'aller me faire enculer, à Asbel, qui est loin d'être le plus vilain des arguments dont dispose la social-démocratie européenne, à LeMarquis, que j'oublie du matin au soir, à M'sieu Minien, qui consulte mon blog tous les dimanches matins, à Kosmo, qui me divinise, à Garûdûdû, dont je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qu'il dit, à la liste de Jacques Respaud, qui s'est vautrée mais qu'on aime bien quand même, à Dominique Strauss-Kahn, qui est le plus beau et le plus intelligent, , à d_s, que je saoûle avec mes posts dominicaux invariables, à M'zelle Ataegina, qui apprécie davantage ces voeux depuis qu'elle en est nommément destinataire, à Jahovil, même s'il est parti ailleurs, à Ormegris, qui compte les liens erronés, à Toubib75, qui est tout content d'être friendlisté, à Babs668, qui prétend désormais ne pas puer du cul, même si on a évidemment gardé une trace écrite de ses aveux antérieurs, au ch'tit Pink, qui m'indiquait qu'il pouvait se faire appeler Dominique, à Karedig, qui pratique le calendrier révolutionnaire, à Pbstrd, qui ne pourra plus se plaindre de l'absence d'intérêt de voeux dominicaux qui ne lui seraient pas adressés, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.
Bon jour du gneur-Sei à tous les autres frappadingues aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
« J’aurais bien voulu que Sarko et Ségo se marient et qu’ils fassent un petit. Parce que je trouvais qu’ils représentaient bien la France à tous les deux. Ils se faisaient du bien mutuellement. Nous sommes vraiment un pays de paradoxes et il faut faire avec. »
« Nous voulons tout mettre en œuvre pour qu’à côté de l’efficacité économique, qui sera l’une de nos priorité, [la] solidarité soit réelle et ne se limite pas au discours. »
Avant de froidement abattre 32 personnes et de retourner son arme contre son visage, Cho Seung-hui, le tueur de Virginia Tech, écrivait, apprend-on, des pièces de théâtre ; grâce à l'obligeance d'un de ses anciens condisciples, deux d'entre elles sont aujourd'hui disponibles sur Internet.
A leur lecture, nul ne pourra dire que Cho Seung-hui avait du talent ; pourtant, ces brèves pièces, maladroites et juvéniles, bien mieux que de nombreuses oeuvres publiées, nous disent crûment la vérité d'une rage sans fond ; et si nous voulons bien faire nôtre la définition de la littérature que nous propose Georges Bataille, celle de textes auxquels "sensiblement leur auteur a été contraint", alors, d'une certaine manière, nous devons reconnaître qu'il y a ici littérature, une forme de littérature : quelque chose qui se dit.
Ce qui me frappe, ce sont les réactions immédiates de ses camarades de classe ; l'un d'eux écrit sur la Toile que ses pièces "paraissaient sorties d'un cauchemar", et qu'à leur lecture, les étudiants se demandaient entre eux s'il allait devenir un autre "tueur d'école" ("a school killer"). "Lorsque les étudiants ont critiqué sa pièce en classe, nous avons choisi nos mots avec soin au cas où il aurait décidé de péter un plomb." Il y aurait beaucoup à dire sur la vision du monde véhiculée par ce mot : "décidé". Il n'y a pas que les étudiants pour avoir été effrayés par les textes de Cho Seung-hui : sa professeure d'écriture, poète connue, "intimidée" par ses poèmes "obscènes et violents" et ses manières, l'a renvoyé de sa classe ; la directrice du département d'anglais de l'université, à la lecture de ses pièces, en fut tellement bouleversée qu'elle les signala à ses supérieurs et à la police, qui répondirent, à son désespoir, qu'ils "ne pouvaient rien faire".
Or Cho Seung-hui, avec ses moyens insignifiants, malhabiles, disait beaucoup en ces quelques pages : la terreur abjecte de l'adolescent aux contours flous, terreur qui assaille le corps de toute part, qui revient comme merde, vieillesse, obésité, et hantise de la sodomie, qui est figurée sous la forme de la bouffe qui étouffe (enfoncée dans la bouche du beau-père haï, une barre de céréales à la banane, belle métonymie), de l'interdit opposé au jeu (trois fugueurs, mineurs, se retrouvent dans un casino d'où ils seront expulsés après avoir gagné), d'une mère passive et violée, de l'angoisse de l'inceste (clairement présenté ici comme le fantasme ravageur de l'adolescent, qui cherche par tous les moyens à provoquer le geste meurtrier qui le tuera).
C'est déjà beaucoup, même si c'est peu sous un autre rapport, et même si cela relève tout autant de la psychopathologie que de la littérature : cela commence à parler, chose précisément que Cho Seung-hui ne savait pas faire ("Il ne répondait que par un mot", "Il n'essayait jamais d'avoir une conversation", "Je ne pense pas avoir jamais entendu sa voix"). Et pourtant personne, ni ses camarades, ni ses professeurs, n'accepte de voir ici des textes : pour eux, il n'y a que menace, un cri à la limite de l'inarticulé.
Ils le disent explicitement : dès qu'on l'a lu, on a su (soupçonné) que c'était un tueur (potentiel) ; il ne vient à l'esprit de personne que c'est peut-être devenu un tueur parce que personne n'a su le lire. Nous ne pouvons pas spéculer, avec si peu d'éléments, sur ce qui habitait Cho Seung-hui, sur ce qui est venu faire écran entre le monde et lui. Mais ce fait me semble important : avant d'acheter des armes, Cho Seung-hui a tenté d'écrire, de mettre en scène, devant ses pairs, des éléments de son désarroi.
On a jugé, on juge toujours, que cette tentative relevait davantage de la psychiatrie, voire de la police, que de la littérature - qui pourtant, depuis qu'elle est, ne fait que dire ce qui ne peut être dit autrement. Ce n'est que quand elle lui a été refusée (s'est refusée à lui, aussi ; et lui-même s'est laissé opposer ce refus) qu'il est passé à l'acte.
Et lorsqu'il s'est mis à tuer, c'est en silence qu'il l'a fait.
Certains de mes correspondants prennent un malin plaisir à insulter mes soeurs. Je trouve ce comportement inadmissible, et je déteste que l'on se moque de mes soeurs.
Et puis je n'ai nulle soeur, d'abord !
II.
Cela fait déjà treize jours que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République.
On ne voit pas l'temps passer.
III.
Si l'on suppose que l'AFP en rend fidèlement compte (ce genre de truc n'est jamais gagné, avec des journalistes), la visite de Rachida Dati à Fleury-Mérogis me fait un drôle d'effet, je dirai même : un effet assez désagréable.
La présomption d'innocence, que je sache, c'est pas fait pour les chiens, et ça s'applique même à des détenus en préventive qui reconnaissent les faits qui leur sont reprochés. En outre, tout le monde doit la respecter, y compris le Garde des sceaux.
Grmpf.
IV.
Revu certain garçon avant-hier après-midi. Toujours autant de plaisir à parler avec lui, surtout que l'atmosphère n'était pas du tout la même que la dernière fois que nous nous sommes vus. Je ne m'attendais de toute façon pas à ce qu'elle soit la même).
Nous nous retrouvons tout à l'heure, avant qu'il ne reprenne le train.
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi ce que ça vous évoque, la prison.
« Tant que j'y songe, n'est-ce pas étrange de constater que le premier déplacement de la garde des sottes soit à la prison de Fleury ?
- PwOoT² ?
- Elle regarde comment pousser les murs ou changer la décoration des cellules ?
- PwOoT² !
- Vous avez raison, on s'en branle avec les deux mains. »
* Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« Je pensais à vous cette nuit.
- Ce sont des choses qui arrivent.
- Faut absolument que vous achetiez le journal mais je ne sais plus lequel.
- La vieillesse est un naufrage.
- Peut être France Soir.
- Pourquoi donc ?
- Il y a un torchon de la presse quotidienne avec un dossier : Etes-vous un obsédé sexuel, avec un test en 30 questions. J'ai tout de suite pensé à vous.
- Mais euh. »
* Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« X t'a dit ?
- Euh... m'a dit quoi ?
- Mon irrépressible envie de sexe.
- Oh. Je sais que tu réprimes très bien ton envie de sexe en ma présence.
- Tu n'étais pas là.
- Eh bien, pense à moi, et tu arriveras à la réfréner. »
* Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« Lamartine, c'est le plus grand raseur de l'histoire humaine.
- Oh ? Il était au jury du concours d'entrée de l'école des Chartes ?
- Hihihi.
- Il doit y être toujours, puisque les membres du jury ne meurent pas, mais se déssèchent et notent plus sévèrement. Lamartine est vivant ! Lamartine is still alive ! »
* Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« Le Sénat, c'est une assemblée très difficile, tout le monde a l'air d'etre en retraite là bas. Les tapis sont très épais et si tu tombes, ça ne fait même pas de bruit, mais attention, il n'y a que des gens très malins là-bas, il faut être attentif à tout. »
Où Monsieur Népomucène montre que lui aussi peut avoir un avis
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
Paris, le vendredi 18 mai 2007.
COMMUNIQUE
Conformément à l'article 8 de la Constitution, le Président de la République a nommé, sur la proposition du Premier ministre :
M. Alain JUPPÉ, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Hmmm... très bien de donner la deuxième place dans le gouvernement à un ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. Mais alors, bon, franchement, pour le titulaire, je me demande quel crétin a soufflé le nom de Juppé à Nicolas Sarkozy ; je trouve l'idée exécrable. Ou alors c'est pour avoir la paix avec les chiraquiens. 8/20. Oui, parce qu'en plus d'avoir un avis, je donne des notes aux nominations des ministres. Pas gêné, Monsieur Népomucène.
M. Jean-Louis BORLOO, ministre de l'économie, des finances et de l'emploi ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Borloo, j'aurais bien aimé qu'il soit Premier ministre, mais bon, Fillon, un homme sérieux, réfléchi et expérimenté, ce n'est pas mal. Borloo à l'économie, aux finances et à l'emploi ? Pas mal non plus. A défaut d'être nommé Premier ministre, il fallait qu'il soit nommé à l'un des principaux ministères du gouvernement, à tonalité économique et/ou sociale. C'est fait, très bien. 16/20.
Mme Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Mme Alliot-Marie ne m'est pas antipathique. A l'intérieur, pourquoi pas ? En plus, elle s'était fait remarquer en disant au cours des quelques semaines de débat interne à l'UMP, en insistant sur la nécessité de ne pas donner l'impression de stigmatiser certaines populations (jeunes de banlieue, au hasard). Plus généralement, je la suppose moins encline aux dérapages et/ou aux excès verbaux qu'un certain nombre d'autres. Et je suis content que ce ministère n'ait pas été donné à un sarkozyste nettement droitier, du genre Estrosi. 12,5/20.
M. Bernard KOUCHNER, ministre des affaires étrangères et européennes ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Je n'ai rien contre l'ouverture. Kouchner ? Pourquoi pas ? Je pense simplement qu'il aurait davantage apporté à un autre poste, à tonalité plus sociale (santé ? retraites ? affaires sociales en général ? ville ? je ne sais). Et, évidemment, on ne va pas arrêter de ressortir que Kouchner était favorable à la guerre des Etats-Unis contre l'Irak, ce qui - que l'on ait été opposé à cette guerre ou même qu'on y ait été favorable - pourra gêner un peu le gouvernement à l'occasion. 13/20.
M. Brice HORTEFEUX, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : J'ai dit ailleurs ce que je pensais de l'idée d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Le pire aurait évidemment été de nommer un ministre très droitier ou droitier-beauf (coucou, Raoult !) ministre délégué ou secrétaire d'état auprès du ministre de l'intérieur, chargé de l'immigration et de l'identité nationale. Le pire est évité. Certes, c'est un sarkozyste à 150% qui est nommé, et un autre choix (encore faut-il savoir lequel, j'ai ma petite idée sur la question mais je ne vous la donnerai pas) aurait été le bienvenu. Cependant, d'une part, ce n'est pas un ministre délégué ou un secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'intérieur et, d'autre part, on a ajouté aux termes immigration et identité nationale les notions d'intégration (je l'espérais) et de codéveloppement. En outre, ce dernier vocable me paraît connoté plus positivement que celui de coopération traditionnellement employé. Mettons une note de 12/20, de laquelle on retranche trois points par hostilité de principe à un ministère de l'identité nationale, ce qui nous donne 9/20.
Mme Rachida DATI, garde des sceaux, ministre de la justice ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Je la connais encore trop peu, mais elle me paraît sympathique et bosseuse, et n'est pas ignorante en matière juridique et judiciaire. 14,5/20 au bénéfice du doute.
M. Xavier BERTRAND, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Xavier Bertrand, que j'ai eu l'occasion d'entendre dans un contexte professionnel quand il était ministre de la santé, me fait un peu la même impression que Rachida Dati, mais lui a déjà une expérience ministérielle. Donc : 15/20.
M. Xavier DARCOS, ministre de l'éducation nationale ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Certes, j'avais beaucoup aimé le petit manuel d'histoire littéraire de cet ancien professeur de khâgne (d'ailleurs, ça m'emmerde bien de l'avoir égaré), mais Xavier Darcos m'est à peu près totalement inconnu comme homme politique, je sais juste qu'il a été trou-du-cul dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin ou celui de Dominique de Villepin. Sans opinion. Ou alors 12/20, pour cause d'ignorance totale de ma part.
Mme Valérie PÉCRESSE, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Très belle (je sais, ce n'est pas un critère politique, mais je vous emmerde), brillante, assez ouverte à mon avis (c'est du moins l'impression qu'elle m'avait donné quand je l'avais entendue lors d'une rencontre "académique"), mais chiraquienne (personne n'est parfait). Diplômée d'HEC et énarque ? Hmmm... cela n'a absolument rien de rédhibitoire a priori à mes yeux, mais à l'enseignement supérieur et à la recherche, je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée. Disons qu'au lieu de donner le 14,5/20 ou le 15/20 que j'aurais donné à sa nomination à à peu près n'importe quel autre poste je vais attribuer un 12,5/20, qui ne préjuge pas des bonnes, voire très bonnes (mouarf, mouarf, mouarf), et des mauvaises, voire très mauvaises, surprises qu'elle peut nous réserver.
M. Hervé MORIN, ministre de la défense ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Il fallait bien un bayrouiste quelque part, ce sera donc Morin, dont je ne pense rien, à la défense, soit. 12/20, comme Darcos, pour la même raison.
Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Sympathique gaffeuse, dont je me demande bien les dégâts qu'lle pourra causer au ministère de la santé. Elle est rigolote, et mérite rien que pour ça un 16/20, mais il faut un ministre, pas un clown, donc sa nomination mérite 10/20.
Mme Christine BOUTIN, ministre du logement et de la ville ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Vraie fibre sociale, mais vraie homophobe. Je suis content qu'elle n'ait pas un ministère plus vaste. 9/20.
Mme Christine LAGARDE, ministre de l'agriculture et de la pêche ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Mme Lagarde a-t-elle jamais fait parler d'elle - en bien ou en mal - quand elle était ministre du commerce extérieur ? Je n'ai rien entendu, en tout cas. Allez 12/20, parce que nommer un ministre transparent vaut toujours mieux que nommer un gros con.
Mme Christine ALBANEL, ministre de la culture et de la communication, porte-parole du Gouvernement ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Nomination d'une inconnue de moi et, à mon avis, du "grand public", issue de la société civile. 13/20 (13,5/20 ou 14/20 si on a beaucoup de sympathie pour les ministres issus de la société civile).
M. Eric WOERTH, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Eric Woerth, je sais juste qu'il existe. 12/20 (cf. Darcos).
M. Roger KAROUTCHI, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Ancien directeur de cabinet de cet imbécile de Séguin et de sa chèvre d'un Président de l'Assemblée nationale, donc on doit pouvoir supposer que, même s'il est peu connu, c'est the right man at the right place. 14/20.
M. Eric BESSON, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : Aucun commentaire, justement. 14/20
M. Dominique BUSSEREAU, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, chargé des transports ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : cf. Woerth et Darcos. 12/20.
M. Jean-Pierre JOUYET, secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes ;
Commentaire de Monsieur Népomucène : 12/20, au bénéfice du doute.
M. Martin HIRSCH, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.
Commentaire de Monsieur Népomucène : 16/20, parce que Martin Hirsch, c'est quand même Martin Hirsch, bordel de merde.
Le prochain conseil des ministres se réunira ce vendredi 18 mai 2007 à 16 heures 30.
Commentaire de Monsieur Népomucène : Je le note.
Conclusion de Monsieur Népomucène : Allez, une note globale (je n'ai pas dit une moyenne)de 14,5/20 ou 15/20.
« Je respecterai tous les engagements que nous avons pris parce que la rénovation de la vie politique est à ce prix. Et je serai à l'écoute de tous, parce que la France en mouvement a besoin de tous. »
« Le débauchage n'est pas une bonne chose parce que c'est un mauvais service qu'on rend à la République et à la politique, parce qu'on donne le sentiment à nos concitoyens que finalement, dans les campagnes électorales, on peut dire tout et n'importe quoi, puisqu'après c'est tous pareils. »
C'est en 1967 que fut diagnostiquée la maladie du système immunitaire du coeur et des poumons qui rendit Thomas Bernhard définitivement incurable.
Cette pathologie est appelée Morbus boeck ou... sarkoïdose.
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi ce que vous a fait la passation de pouvoir entre François Mitterrand et Jacques Chirac, voici douze ans aujourd'hui.
Allocution radiotélévisée prononcée par M. Jacques CHIRAC,
Président de la République,
à l'occasion de la fin de son mandat.
Palais de l'Élysée, Paris, le mardi 15 mai 2007
Mes chers compatriotes de métropole, de l'outre-mer et de l'étranger,
Demain, je transmettrai les pouvoirs que j'ai exercés en votre nom à Nicolas Sarkozy, notre nouveau Président de la République. Je le ferai avec la fierté du devoir accompli et aussi avec une grande confiance dans l'avenir de notre pays.
Nous sommes les héritiers d'une très grande nation, une nation admirée, respectée et qui compte en Europe et dans le monde. Vous avez des capacités immenses de créativité et de solidarité. Grâce à vous, grâce à votre engagement, nous avons modernisé notre pays pour l'adapter aux profonds changements de notre temps et nous l'avons fait dans la fidélité à notre identité et en portant haut les valeurs de la République.
*
Mes chers compatriotes,
Une nation, c'est une famille. Ce lien qui nous unit est notre bien le plus précieux. Il nous rassemble. Il nous protège. Il nous permet d'aller de l'avant. Il nous donne les forces nécessaires pour imprimer notre marque dans le monde d'aujourd'hui.
Restez toujours unis et solidaires. Bien sûr, nous sommes profondément divers. Bien sûr, il peut y avoir des différences de conception, des divergences de vue. Mais nous devons, dans le dialogue, dans la concorde, nous retrouver sur l'essentiel. C'est comme cela que nous continuerons à avancer.
Dans l'union, dans le respect de notre diversité et de nos valeurs, dans le rassemblement, nous pouvons nourrir toutes les ambitions. Unis, nous avons tous les atouts, toutes les forces, tous les talents pour nous imposer dans ce nouveau monde qui se dessine sous nos yeux. Unie, et en poursuivant sur la voie engagée, la France s'affirmera comme une terre exemplaire de progrès et de prospérité. La patrie de l'égalité des chances et de la solidarité. Une nation moteur de la construction européenne. Une nation généreuse, aux avant-postes des défis du monde que sont la paix, le développement, l'écologie.
Dès demain, je poursuivrai mon engagement dans ces combats pour le dialogue des cultures et pour le développement durable. Je le ferai en apportant mon expérience et ma volonté d'agir pour faire avancer des projets concrets en France et dans le monde.
*
Ce soir, je veux vous dire le très grand honneur que j'ai eu à vous servir. Je veux vous dire la force du lien qui, du plus profond de mon cœur, m'unit à chacune et à chacun d'entre vous. Ce lien, c'est celui du respect, c'est celui de l'admiration, c'est celui de l'affection pour vous, pour le peuple de France et je veux vous dire à quel point j'ai confiance en vous, à quel point j'ai confiance en la France.
Je sais que le nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy, aura à cœur de conduire notre pays plus avant sur les chemins de l'avenir et tous mes vœux l'accompagnent dans cette mission, qui est la plus exigeante et la plus belle qui soit, au service de notre nation. Cette nation magnifique que nous avons en partage. La France, notre nation, mes chers compatriotes, nous devons toujours en être profondément fiers.
« Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Je ne crois pas que ce soit obligatoirement la meilleure solution pour quelqu'un qui a été ministre de la gauche, de François Mitterrand, de Lionel Jospin, de servir aujourd'hui une politique qui ne peut pas être la même. »
« Si nous donnons l'impression à nos électeurs que la question qui se pose, c'est déjà le nom de la candidate ou du candidat en 2012, ils vont nous dire: 'Ecoutez, vous reviendrez nous voir en 2012 et pour l'instant, allez vous faire voir'. »
« Quand il y a un problème, on est tous responsables à la mesure de la responsabilité qu'on a exercée. Plus la responsabilité est grande, plus on est responsable. »
« Nicolas Sarkozy n'a jamais promis un poste à qui que ce soit. Si vous croisez quelqu'un qui vous dit 'oui oui il m'a promis un poste', vous pouvez être sûr qu'il vous ment. Il n'a jamais promis ni avant la campagne, ni pendant la campagne, ni depuis la campagne. »
« Savoir si on change de parti, de nom, cela ne change rien à tout ça. Ce sont les idées qui sont en cause, c'est le fait que nous n'avons pas attiré les Français (...) On ne résout pas les problèmes par des institutions. »
« La conviction de Nicolas Sarkozy (...) qu'il souhaite concrétiser aujourd'hui c'est que l'équipe qui sera constituée ne résumera pas ni à un camp voire même à un clan et c'est cela la nouveauté. »
Demain, Nicolas Sarkozy sera président de la République en exercice, et nous serons bel et bien dans la France d'après. Je compte donc me lever tôt et travailler plus pour gagner plus.
Pourvu que ça marche.
II.
Cela fait déjà neuf jours que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République.
« Plafonner la rémunération des dirigeants [d'entreprises] serait la meilleure recette pour nous conduire au désastre dans un contexte de marchés mondialisés. »
Encore et tûûûjûûûrs,
Monsieur Népomucène célèbre l'amûûûr !
Encore et tûûûjûûûrs, répandez l'amûûûr,
avec Dominique Strauss-Kahn, ex-futur Président de la République,
Ségolène Royal, ex-future Présidente de la République,
et Monsieur Népomucène !
Je commence à avoir horriblement envie de faire pipi dans ma culotte. Ce n'est tout de même pas évident d'être le meilleur.
Cela dit, après tout, on ne me demande pas que ce soit évident. On me demande juste d'être le meilleur.
II.
Cela fait déjà huit jours que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République.
On ne voit pas l'temps passer.
III.
Hier, marché aux livres tout près de chez moi. J'ai presque été raisonnable. 155 euros (environ).
C'est ma banquière qui va encore être contente.
IV.
Comme je l'ai déjà trop souvent dit, après avoir lu trop de blogs, j'en lis désormais trop peu, et néglige ceux qui m'intéressaient particulièrement, et dont je suis sûr qu'ils m'intéresseraient tout autant aujourd'hui. Entre pas mal d'autres, je pourrais mentionner le roi des blogs, le blog de Mam'zelle Ataegina ou encore le blog Sébastien Cramoisi, que je ne mentionne pas uniquement parce que je trouve son auteur beau, ce qui ne gâche évidemment rien.
S'y ajoute une découverte de ces derniers jours : les notules de Gaël. Je dis découverte, mais j'ai déjà dû passer sur ce blog, il y a longtemps et tout aussi brièvement que ces derniers jours.
Ce n'est pas une raison, mes chers dingues de lecteurs, pour que vous le négligiez.
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, souhaitez un excellent anniversaire à Maeren, aussi talentueux que beau - c'est vous dire à quel point il est talentueux.
« Le blairisme, c’est d’abord cela : la rénovation à marche forcée de la gauche et la conduite d’une politique progressiste adaptée au monde d’aujourd’hui. »
« J'aimerais vous montrer un blog atroce : http://[...].skyblog.com/
- Hmmm... Oui, c'est un skyblog, quoi.
- C'est le skyblog de ma soeur, surtout !
- Oh, pardon. »
* Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« J’étais connu [par le Club Dorothée] pour m’être pris des seaux d’eau sur la tête ou des coups de pied au cul. Je ne vois pas quelle gloire on peut en tirer. »
« Sarkozy joue sur la connivence. Il tutoie les journalistes, les embrasse s’inquiète de leur enfance, de savoir combien ils sont payés… Un jour, il s’est assis à côté de moi, m’a mis la main sur le bras et m’a demandé : Comment tu vas, toi ? Je lui ai dit que je ne pourrais plus faire mon travail correctement si on avait ce genre de relation. »
« Nicolas Sarkozy va opérer une véritable concentration des pouvoirs entre ses mains. Il le montre dans sa conception du Premier ministre, qu’il va traiter comme un directeur de cabinet. »
« Après tout, s’il y avait une cohabitation, cela serait retrouver une situation que nous avons connue entre 1997 et 2002, et il ne me semble pas que cela ait laissé un mauvais souvenir à la France. »
« Les fondamentaux de la société française, telle qu’elle avait évoluée, que j’avais compris depuis longtemps, ont été contestés à l’intérieur même du PS. »
« Il faut se donner le temps de réfléchir aux raisons pour lesquelles nous n’avons pas remporté la victoire. Le seul conseil que je peux donner aux socialistes – vu mon âge, je peux me le permettre -, c’est de ne pas se disputer et de réfléchir aux responsabilités qui sont les leurs pour la suite. »
« Il faut que le candidat soit désigné beaucoup plus tôt, qu’il ne soit pas épuisé par des querelles et des conflits internes. Il va falloir inverser et rendre cohérent le calendrier. »
« Quand on est fidèle à ce que l’on fait, à ceux que l’on a servis, à ce que l’on croit, on doit être cohérent. Ce n’est pas simplement un problème personnel, c’est un problème politique. »
(François Hollande, qui ne menace personne mais qui n'en pense pas moins à Allègre et Védrine)
« Je m’explique : j’ai considéré – et je l’ai dit – que le programme de Royal n’était pas socialiste, mais de centre droit avec quelques adjuvants archaïques. En clair, entre Royal et moi, le militant de gauche, c’est moi. En revanche, chacun restant ce qu’il est, j’approuve totalement la politique d’ouverture du Président de la République car, de toute ma vie, je n’ai jamais considéré la politique comme une guerre civile. »
Pour ceux que cela intéresse (pas nécessairement pour dire si "Duhamel a raison" ou "Duhamel a tort") ,le petit texte suivant à propos de la campagne et de la candidate socialiste, me semble présenter un mélange de lucidité et de férocité que seul permet l'analyse rétrospective. A mon avis, les choses iraient un peu mieux si les journalistes de ce pays étaient capables de produire de telles analyses, même excessives, même sentant l'exercice de style, en temps utile, mais c'est pas d'main la veille.
Les raisons d'un échec
Par Alain DUHAMEL
(Libération,mercredi 9 mai 2007)
Ségolène Royal s'est battue vaillamment jusqu'au bout. Tout au long de cette éprouvante et interminable campagne, commencée pour elle dès les primaires socialistes, elle a démontré des qualités évidentes de caractère, de résistance, d'audace, parfois d'intuition. Elle a manifesté une confiance en elle prodigieuse, une combativité indestructible et même une forme de charisme atypique, étrange mais impressionnant. Elle a suscité chez beaucoup d'électeurs de gauche une ferveur quasi religieuse, submergeant des foules admiratives, bien qu'elle soit piètre oratrice. Elle-même, comme magnétisée par cette adulation, y puisait une force et une assurance supplémentaires, dervichant littéralement au-dessus de la mêlée politique. C'est (pour certains) une surprise : elle a fait grande impression.
Son échec n'en apparaît que plus cruel et cependant logique. Non pas que les circonstances lui aient été contraires : le souvenir de 2002 tétanisait, infantilisait mais subordonnait à la candidate socialiste l'électorat de la gauche antilibérale et de l'extrême gauche. A gauche, en réalité, il n'y avait qu'elle. En face, Sarkozy, adversaire certes des plus redoutables, n'en contribuait pas moins par son style, son image, son bilan et ses angles d'attaque à mobiliser et à fédérer toute la gauche derrière la dame de Melle. Principal ministre de gouvernements impopulaires, il risquait de surcroît d'apparaître comme le sortant. Le surgissement impromptu de François Bayrou offrait par-dessus le marché une zone supplémentaire de manoeuvre. Enfin, sondages et médias, friands de nouveautés une femme, jolie et intelligente de surcroît, quelle aubaine ! , avides d'un duel Royal-Sarkozy, avaient tout fait pour assurer sa promotion. La partie était donc très jouable. Ségolène Royal pouvait gagner, même si au départ les observateurs les plus chevronnés étaient les plus sceptiques.
Malheureusement pour la gauche, malheureusement pour Ségolène Royal elle-même, la présidente de la région Poitou-Charentes ne possédait pas les qualités requises pour une épreuve aussi intraitable. Elle resplendissait certes des dons les plus variés, mais au total elle avait beaucoup plus le profil d'un challenger original que d'une présidentiable convaincante. A l'issue de plus d'un an d'efforts homériques, elle est apparue en chef d'opposition intrépide davantage qu'en chef d'Etat naturel. Elle n'a démontré ni l'expérience, ni la culture, ni l'envergure d'un président de la République potentiel. Elle a mené une campagne acharnée et baroque, inventive et hétérodoxe, mais décidément impressionniste, imprécise et flottante. Face au terrible Nicolas Sarkozy, elle avait l'air de mener le combat d'un amateur séduisant face à un professionnel implacable. Il suffit d'ailleurs de comparer leurs images respectives six mois avant le vote, puis à la veille du scrutin. A la fin de l'automne 2006, les électeurs situaient à égalité leurs qualités et leurs défauts respectifs. Au printemps, après un semestre d'émissions, d'interviews, de meetings, donc d'exposition permanente et de danger constant, le président de l'UMP avait pris l'ascendant de façon irrésistible, avant même que les citoyens se soient rendus aux urnes. Le diagnostic a précédé le vote.
Ségolène Royal, toute populaire, déterminée et intéressante qu'elle soit, a multiplié les erreurs. Certaines apparaissent prosaïques, mais n'en ont pas moins pesé lourd. L'organisation personnelle de Ségolène Royal, son staff, son état-major, manquant d'expérience, d'homogénéité et de poids, a sans cesse péché par amateurisme. Les relations de son équipe avec le PS n'ont cessé d'être exécrables, ce qui était aussi nuisible que paradoxal. En humiliant délibérément les «éléphants» Ségolène Royal est rancunière , elle a rendu plus difficile l'indispensable mobilisation. Obnubilée par les succès initiaux de sa «démocratie de participation», elle a voulu à tout prix poursuivre jusqu'à la mi-février un dialogue devenu stérile avec les sympathisants, perdant ainsi un mois plein (à partir de l'entrée en lice tonitruante de Nicolas Sarkozy le 14 janvier) à un moment clé. Elle a très mal géré des journalistes qu'à l'origine elle fascinait souvent. Sa pratique et sa mécanique n'ont ainsi cessé de hoqueter.
Il y a plus grave : Ségolène Royal a donné, durant la phase la plus intense de la campagne, un sentiment constant et inconfortable d'approximations, voire de contradictions sur le fond. Elle n'était pas la seule dans ce cas, mais chez elle cela se voyait beaucoup. Malheureusement, les exemples abondent. Plus : elle s'est largement laissé imposer la thématique de Sarkozy. Sur le terrain de l'ordre, de l'autorité, de l'immigration, de la sécurité, elle durcissait ses positions sans jamais pouvoir rivaliser avec le ministre de l'Intérieur. Sur la fiscalité, les retraites, le nucléaire, la dette, elle était lacunaire et cela se voyait. Son projet présidentiel est demeuré invisible. Enfin, durant les toutes dernières semaines, elle a péché par opportunisme fracassant, traitant subitement les centristes en alliés, les flattant, les cajolant après les avoir longtemps fustigés et étrillés comme des adversaires. Pire : durant le débat télévisé de l'entre deux tour, elle qui avait su incarner une féminité rassurante, maternelle, apaisante, voilà qu'elle est apparue vindicative, colérique et dure. Junon muette en Clytemnestre, et Nicolas Sarkozy, théâtre allemand patient et courtois, n'avait plus qu'à savourer ce masque qui tombait.
C'est avec cette petite photographie de l'église de Fignévelle que je vous souhaite un excellent jour du gneur-Sei, mon cher Jean, que je me réjouis de voir de nouveau parmi nous, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, à Anatole (prénom fictif, radin ve-gra), aussi pingre le dimanche qu'en semaine, à Guilll, qui me l'a demandé gentiment, à Carlo01, mon doux disciple, à Iceberg, qui est jeune et bête, à Orfeo, qui était définitivement vexé mais n'est finalement plus vexé, à Bonjour, qui désespérait, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, jeune et beau gallinacé qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à M'sieu kani-Kolo, qui hurlait au dale-scan parce qu'il n'était pas nominativement cité dans mes voeux dominicaux, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, revenu incognito, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Theutheu, à qui je viens d'écrire, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui aime les dernières cigarettes, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui dispose désormais d'un exemplaire de Peter Pan à déchirer quand il le voudra, à Lange, pour qu'il arrête de se scarifier tous les dimanches, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compte plus les singeries et qui a un nouveau profil sur GA, à Evrat, que je salue à défaut de m'adonner au sexe oral avec lui, à Pierem, que certains traitent de Pollonais (sic), à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, qui ne veut vraiment plus figurer sur cette liste et qui a dépassé l'état de mort clinique, à Boyan, charmant hérétique, à Coronys, qui va finir par connaître la Critique de la raison dialectique par coeur, à Griffin, dont trop de livres ont dramatiquement souffert, ce qui mérite, au minimum, toute ma compassion, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Abend, qui travaille souvent le dimanche, à Ricroel, qui est orange et mort, à Sorty, avant qu'il ne soit trop tard, à M'sieu Bamf, grand amateur de whisky qui peut de nouveau commenter le (non-)blog du jeune et beau Népomucène, à Evariste, qui est un gentilhomme, à Theopiscence, qui, selon ses propres dires, risque de ne plus exulter trop souvent sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à Oliviersuisse, que cela vexait un tantinet de ne pas être cité nominativement dans ces voeux dominicaux, à Ernest, que je n'omets pas de citer, à Furt, qui me prie d'aller me faire enculer, à Asbel, qui est loin d'être le plus vilain des arguments dont dispose la social-démocratie européenne, à LeMarquis, que j'oublie du matin au soir, à M'sieu Minien, qui consulte mon blog tous les dimanches matins, à Kosmo, qui me divinise, à Garûdûdû, dont je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qu'il dit, à la liste de Jacques Respaud, qui s'est vautrée mais qu'on aime bien quand même, à Dominique Strauss-Kahn, qui est le plus beau et le plus intelligent, , à d_s, que je saoûle avec mes posts dominicaux invariables, à M'zelle Ataegina, qui apprécie davantage ces voeux depuis qu'elle en est nommément destinataire, à Jahovil, même s'il est parti ailleurs, à Ormegris, qui compte les liens erronés, à Toubib75, qui est tout content d'être friendlisté, à Babs668, qui prétend désormais ne pas puer du cul, même si on a évidemment gardé une trace écrite de ses aveux antérieurs, au ch'tit Pink, qui m'indiquait qu'il pouvait se faire appeler Dominique, à Karedig, qui pratique le calendrier révolutionnaire, à Pbstrd, qui ne pourra plus se plaindre de l'absence d'intérêt de voeux dominicaux qui ne lui seraient pas adressés, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.
Bon jour du gneur-Sei à tous les autres frappadingues aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
Je me demande quel est le but du petit jeu auquel se livre le connard qui se trouve derrière ce blog, entièrement plagié sur des blogs apparaissant dans le journal des inscrits de GA. Il n'hésite pas à s'approprier les posts personnels des autres (heureusement qu'ils restent tout de même assez impersonnels), par exemple mon post en cinq points de ce jour, qui se retrouve ici, ou tel post d'Iceberg pompé sans le moindre scrupule, ou encore de nombreux posts du Nico-Blog ou d'autres blogs d'ici. Et il va même jusqu'à s'approprier la personnalité d'autrui. Et le tout depuis septembre 2006.
« L’effort de l’occidentalisation, plus que d’une volonté de modernisation, me semblait procéder davantage de la volonté de se libérer d’atours chargés de souvenirs affligeants et douloureux, hérités de l’empire écroulé ; tout comme pour se libérer du souvenir d’un bel amour soudainement décédé, on se débarrasse avec angoisse de ses vêtements, bijoux, objets et autres photos. »
« Aussi mal entretenues soient-elles, dépourvues de tout soin ou enfouies dans les tas de béton, les moindres arches, les moindres fontaines, les moindres petites mosquées dans les coins les plus reculés font aussi sentir avec douleur aux millions de personnes qui vivent parmi elles – autant que les bâtiments historiques et les palais – qu’elles sont les résidus d’un grand empire. »
« Toutes les civilisations comme les humains dans les cimetières sont mortelles et nous savons pertinemment que, de même que nos morts, les civilisations qui ont accompli leur temps ne reviendront pas. »
« A une époque marquée par l’abondance des migrations et la créativité des migrants, je suis resté au même endroit, pendant cinquante ans, dans la même maison et ma mère me disait toujours d’un ton triste : « sors un peu, va ailleurs, pars en voyage. » »
« La typographie, les pouvoirs publics s’en tapent éperdument, et ils ont bien raison puisque l’urgence est de zigouiller les régimes spéciaux de retraite. »
« Ccomme le note Walter Benjamin, il n’y a que deux possibles sortes de livres sur les villes : ceux écrits de l’extérieur dans une veine exotique et ceux vus de l’intériur qui ne peuvent être que des autobiographies. »
« Durant toute mon existence, l’effondrement de l’Empire ottoman et la tristesse générée par la misère et les décombres qui recouvraient la ville ont représenté les éléments caractéristiques d’Istanbul. »
« Un écrivain ne fait pas une exploration freudienne de son histoire. Il écrit ses histoires, et d’autres décident si c’est une exploration freudienne ou non. »
« Une miniature ne voit pas ce que les yeux voient, mais ce que l’âme voit que les yeux voient. La Renaissance a changé ça. Elle a ouvert tant de manières de voir le monde que la modernité a suivi. Pourquoi ont-ils fait ça en Europe et pourquoi ne l’avons-nous pas fait ? »
« L’hypocrisie des bien-portants à l’égard du malade est la plus répandue de toutes. Au fond, le bien-portant ne veut plus rien avoir à faire avec le malade, et il n’est pas content quand le malade, je veux parler du grand malade, prétend tout à coup avoir droit à la santé. »
« Les grand-pères sont les maîtres, les véritables philosophes de tout être humain, ils ouvrent toujours en grand le rideau que les autres ferment continuellement. »
« La ville est peuplée de deux catégories de gens : les faiseurs d’affaires et leurs victimes. Pour celui qui y fait ses études, elle n’est très souvent vivable que de façon douloureuse, mortellement sournoise et qui, avec le temps, perturbe, dérange, disloque, détruite toute nature. »
Décidément, ma grand-mère a bien raison : tout fout l'camp.
II.
Il y a six jours, Nicolas Sarkozy a été élu président de la République.
On ne voit pas l'temps passer.
III.
Garcimore et oxymore n'entretiennent aucun lien de parenté.
Il fallait que ce fût dit.
IV.
Ce que j'aime, dans les films policiers, et peut-être aussi dans les faits divers, c'est qu'ils donnent l'occasion de voir tous les aspects de la vie des gens, et de gens de toutes conditions. Je me demande si les romans policiers offrent le même intérêt.
En tout cas, rubrique fait divers, vous pouvez lire ceci. Je vous conseille cependant d'avoir le coeur solidement accroché.
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, dessinez-moi un mouton.
« C'est la vérité. Aujourd’hui, les travaillistes aiment les millionnaires et les entreprises privées, ils détestent tout ce qui est nationalisé et le premier ministre adore être photographié en train de s’adresser aux troupes. »
« Parler de soi ne revient pas à écrire sur soi comme dans un journal intime […] c’est oser l’abandon, la perte, c’est quitter la rive. C’est risquer l’erreur. »
« Les chats offrent aux écrivains quelque chose que les êtres humains ne savent pas offrir : une compagnie qui n’est ni revendicatve ni dérangeante, et qui est aussi apaisante et changeante qu’une mer très calme. »
« Une femme, presque toutes ses phrases commencent par « Quand j’étais petite ». Elle s’émerveille de cette enfant rare qu’elle fut, cette enfant désormais lointaine qu’elle ravive. Une femme veut demeurer intacte, fraîche, insolite comme du temps où elle pouvait susciter des sacrifices. »
« J’en veux un peu à Nicolas Sarkozy. Pourquoi a-t-il choisi Vincent Bolloré ? Pourquoi n’a-t-il pas choisi Edouard de Rothschild ? Il aurait Libé avec lui. »
Travailler plus pour gagner plus. Décidément, le sarkozysme justifie tous les jours la NépomucèneAttitude. En revanche, pour ce qui est de la France qui se lève tôt, il va falloir que je progresse. Quoique...
C'est tôt, midi, non ?
II.
Il y a quatre jours, Nicolas Sarkozy a été élu président de la République.
On ne voit pas l'temps passer.
III.
Hier soir, humeur de merde.
Aujourd'hui est un autre jour.
IV.
Scène de café. Un samedi après-midi, un très beau garçon asiatique que je croise de temps à autre, toujours équipé de vres-li (c'est tout doux, la ture-lec) déjeune. Quelques échanges de regard, que je me garderai bien d'interpréter. Cependant, je quitte les lieux avec un autre garçon que je connais.
Sitôt rentré chez moi, je m'en veux. Pourquoi ne me suis-je pas installé pour déjeuner à la table d'à côté ?
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi donc ce que ça vous évoque, ce vingt-sixième anniversaire de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République.
Où Monsieur Népomucène proclame l'élection de Nicolas Sarkozy
Proclamation des résultats de l'élection du Président de la République
LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,
Vu les articles 6, 7 et 58 de la Constitution ;
Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
Vu l'article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 modifiée relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel ;
Vu la loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 modifiée relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l'élection du Président de la République ;
Vu le décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 modifié portant application de la loi du 6 novembre 1962 susvisée ;
Vu le décret n° 2005-1613 du 22 décembre 2005 modifié portant application de la loi organique du 31 janvier 1976 susvisée ;
Vu le décret n° 2007-227 du 21 février 2007 portant convocation des électeurs pour l'élection du Président de la République ;
Vu le code électoral en ses dispositions rendues applicables par les textes susvisés ;
Vu la décision du Conseil constitutionnel du 8 mai 2002 proclamant M. Jacques CHIRAC Président de la République à compter du 17 mai 2002 à 0 heure ;
Vu la déclaration du Conseil constitutionnel du 25 avril 2007 faisant connaître les résultats du premier tour de scrutin de l'élection du Président de la République ;
Vu la décision du Conseil constitutionnel du 26 avril 2007 arrêtant la liste des candidats habilités à se présenter au second tour de l'élection du Président de la République ;
Vu les procès-verbaux établis par les commissions de recensement, ainsi que les procès-verbaux des opérations de vote portant mention des réclamations présentées par des électeurs et les pièces jointes, pour l'ensemble des départements, la Polynésie française, les îles Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon ;
Vu les résultats consignés dans le procès-verbal établi par la commission électorale instituée par l'article 7 de la loi du 31 janvier 1976 susvisée ainsi que les réclamations présentées par des électeurs et mentionnées dans les procès-verbaux des opérations de vote ;
Vu les réclamations qui ont été adressées au Conseil constitutionnel ;
Vu les rapports des délégués du Conseil constitutionnel ;
Les rapporteurs ayant été entendus ;
Après avoir rejeté comme irrecevables les réclamations parvenues directement au Conseil constitutionnel en méconnaissance du premier alinéa de l'article 30 du décret du 8 mars 2001 susvisé ;
Après avoir statué sur les réclamations mentionnées dans les procès-verbaux des opérations de vote, opéré diverses rectifications d'erreurs matérielles, procédé aux redressements qu'il a jugé nécessaires et aux annulations énoncées ci-après ;
- SUR LES OPÉRATIONS ÉLECTORALES :
1. Considérant que, dans le bureau de vote n° 1 de la commune de Sainte-Rose (La Réunion), dans lequel 674 suffrages ont été exprimés, la présentation d'un titre d'identité n'a pas été exigée des électeurs comme le prescrit l'article R. 60 du code électoral dans les communes de plus de 5 000 habitants ; que cette irrégularité s'est poursuivie en dépit des observations faites par le magistrat délégué du Conseil constitutionnel ; que cette méconnaissance délibérée et persistante de dispositions destinées à assurer la régularité et la sincérité du scrutin doit entraîner l'annulation de l'ensemble des suffrages émis dans ce bureau ;
2. Considérant que, dans le bureau de vote n° 2 de la commune de Poum (Nouvelle-Calédonie), dans lequel 152 suffrages ont été exprimés, la plupart des électeurs n'ont pas signé la liste d'émargement comme le prescrit l'article L. 62-1 du code électoral ; que ce manquement rend impossible le contrôle de la régularité et de la sincérité du scrutin dans ce bureau ; qu'il y a donc lieu d'annuler l'ensemble des suffrages qui y ont été émis ;
- SUR L'ENSEMBLE DES RÉSULTATS DU SCRUTIN :
3. Considérant que les résultats du second tour pour l'élection du Président de la République, auquel il a été procédé les 5 et 6 mai 2007, sont les suivants :
Électeurs inscrits :
44 472 733
Votants :
37 342 004
Suffrages exprimés :
35 773 578
Majorité absolue :
17 886 790
Ont obtenu :
M. Nicolas SARKOZY :
18 983 138
Mme Ségolène ROYAL :
16 790 440
Qu'ainsi, M. Nicolas SARKOZY a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés requise pour être proclamé élu ;
En conséquence,
P R O C L A M E
M. Nicolas SARKOZY Président de la République française à compter de la cessation des fonctions de M. Jacques CHIRAC, laquelle, en vertu de l'article 6 de la Constitution, aura lieu, au plus tard, le 16 mai 2007 à 24 heures.
Les résultats de l'élection et la déclaration de la situation patrimoniale de M. Nicolas SARKOZY seront publiés au Journal officiel de la République française.
Délibéré par le Conseil constitutionnel dans ses séances des 7, 8, 9 et 10 mai 2007 où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC et Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.
Note de Monsieur Népomucène : Han, le président Valéry Giscard d'Estaing, de l'Académie française, a encore séché une séance ! C'est vilain !
Tu la vois, celle-là ?
Tu me redemandes encore une fois ce que je pense des coiffures
de Thierry Breton et Jean-Louis Borloo et je te l'envoie dans la gueule !
« Un dîner au Fouquet's et une nuit au Fouquet's Barrière, une scène, à la Concorde, où Arthur voisine avec Mireille Mathieu, une virée en yacht au large de Malte... Dans ces débuts de président, il y a un mélange de mauvais goût et de comportement de nouveau riche, de ringardise et de "beaufitude". Sarkozy, en fait, se comporte comme une vedette de show biz, pas comme un chef d'Etat. »
« La France est le meilleur ami de l’Afghanistan et a apporté des contributions importantes à la sécurité et à la reconstruction du pays depuis cinq ans. »
« Je ne me vois pas faire alliance avec un PS qui réclame encore le tout-Etat et la généralisation des 35 heures. Le PS voulait plumer la volaille centriste dans l’entre-deux-tours : c’est tout. On n’est pas obligés, nous [UDF], de sauter dans les pièges à centristes. »
« Nous sommes fiers d’avoir mené cette campagne exceptionnelle [pour François Bayrou]. Malheureusement, au lendemain du premier tour, la machine UDF s’est emballée. Il y a eu un déséquilibre total. C’était « Sarko-facho » à tout propos. Cela a été inacceptable pour notre électorat de droite et de centre-droit. »
« Là où je me suis senti [le soir du second tour] en décalage avec mes camarades, c’est quand j’ai vu que la droite présentait le visage du renouveau avec Rama Yade, Rachida Dati ou Laurent Wauquiez, alors que nous avions les mêmes pour expliquer la défaite de 2007 que ceux qui expliquaient la défaite de 2002 et celle de 1995 ! On a l’électorat le plus divers, le plus jeune, le plus curieux, et pour autant c’est la droite qui donne l’exemple de la diversité, et nous, on donne le sentiment d’être restés scotchés aux années Mitterrand. »
« Bonjour, Monsieur le pharmacien !
- Bonjour, Monsieur le client de pharmacie !
- Auriez-vous des préservatifs, Monsieur le pharmacien ?
- Bien sûr, Monsieur le client de pharmacie. Vous souhaitez des préservatifs à quel parfum ?
- A la pomme, je vous prie. C'est pour tirer un boudin ! »
* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« En France, lorsque vous avez du succès, c’est forcément médiocre. Vous rendez-vous compte du mépris que cela sous-entend pour le peuple, pour les gens ! A quel point c’est choquant, lorsqu’on pense à des écrivains comme Balzac ou Victor Hugo, qui écrivaient justement pour être lus du peuple ! »
Mireille Mathieu qui chante (sans oublier de bien rouler les r) La Marseillaise place de la Concorde devant une foule immense... Après un brillant discours, Nicolas Sarkozy commence tout de même sa carrière de président élu par un crime contre l'identité nationale.
Heureusement qu'il n'a pas obtempéré quand la foule a scandé : Sarko ! une chanson !
II.
Hier, Nicolas Sarkozy a été élu président de la République.
On ne voit pas l'temps passer.
III.
Malgré mon accident d'oreiller de ce matin, je me mets au sarkozysme illico presto : se lever tôt, travailler plus pour gagner plus. Et je ne plaisante même pas.
Bosser, bosser, bosser.
IV.
Au cours du débat de mercredi dernier, j'ai tout de même été assez amusé par ce moment où Ségolène Royal s'est mise à crier : Je ne suis pas énervée ! Je ne m'énerve jamais ! J'ai beaucoup de sang-froid !
C'est rigolo, le sang-froid.
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi tout ce que vous fîtes à partir de 20 heures, hier soir.
Atermoiements d'un électeur lambda
Une série épistolaire du (non-)blog de Monsieur Népomucène
Episode du jour (épisode 15, dernier épisode) :
... a voté !
Mes chers dingues de lecteurs,
Oui, j'ai voté. J'ai enfin voté ! Peu après 18 heures aujourd'hui, j'ai glissé une enveloppe dans l'urne de mon bureau de vote. Je n'ai pas choisi sur le fondement de stratégies tarabiscotées reposant sur les premières estimations, ni, évidemment, par tirage au sort. J'ai tout simplement décidé mon choix de manière quasi-certaine ce matin, le quasi- relevant quelque peu de la précaution oratoire.
Oui, mais ai-je voté Nicolas Sarkozy ? ou Ségolène Royal ? ou blanc ? Eh bien, mes chers dingues de lecteurs, la réponse figure sous la forme d'une image que je vous laisse le soin de découvrir en premier commentaire du présent post.
Non sans vous conchier très affectueusement, je vous prie d'accepter, mes chers dingues de lecteurs, mes poutous les plus baveux.
« Les partisans de Royal ne doivent vraiment pas avoir Internet pour préférer se geler les couiller dans la rue de Solférino plutôt que de rentrer regarder Derrick en pleurant et bouffant du Nutella. »
Quel que soit votre choix, mes chers dingues de lecteurs, je vous souhaite un bon vote, si vous allez voter, et même, pourquoi pas, une bonne abstention, si vous vous abstenez.
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi tout ce que vous fîtes de votre samedi soir et de votre nuit de samedi à dimanche.
« On peut mettre en cause, dans l’absolu, la nature de la mesure du chômage, et dire que le chômage se situe à un niveau plus ou moins élevé, mais on ne peut nier que le chômage a baissé de deux points au cours des deux dernières années. »
« Je ne suis pas candidat pour plaire à un petit milieu, entre le boulevard Saint-Germain et l’Assemblée nationale. Ce ne sont pas la presse, les sondages, les élites qui m’auront choisi, mais les Français. »
« La vie, c’est sacré. Faire mourir, je ne l’accepte pas. Mais il y a une différence entre faire mourir et laisser mourir. Il faut respecter la vie mais il y a un moment où la souffrance bouffe la vie. »
« Quand on la voyait trop [Cécilia Sarkozy], on m’en faisait reproche, maintenant que nous tirons les leçons du passé, on m’interroge. Son rôle est essentiel à mes côtes, mais c’est un rôle privé et non public. »
« Je crois que dans l’histoire de la Ve République on n’a jamais entendu de propos aussi violents ni aussi menaçants [que ceux tenus par Ségolène Royal à propos des risques de troubles à la suite de l'élection de Nicolas Sarkozy]. Expliquer que, si on ne vote pas pour une candidate, on aura de la violence, c’est ni plus ni moins que refuser l’expression démocratique et républicaine. On n’a jamais vu ça, jamais ! »
« Le 14 janvier 2007, j’ai dit J’ai changé. Je ne suis pas sûr qu’à ce moment-là tout le monde m’ait cru. Mais ce J’ai changé a pris aujourd’hui, je crois, de la crédibilité. »
C'est avec cette petite photographie de la basilique San Giorgio Maggiore de Venise que je vous souhaite un excellent jour du gneur-Sei, mon cher Jean, que je me réjouis de voir de nouveau parmi nous, ainsi qu'à Pyram, qui est bouddhiste, à Anatole (prénom fictif, radin ve-gra), aussi pingre le dimanche qu'en semaine, à Guilll, qui me l'a demandé gentiment, à Carlo01, mon doux disciple, à Iceberg, qui est jeune et bête, à Orfeo, qui était définitivement vexé mais n'est finalement plus vexé, à Bonjour, qui désespérait, à mon iench', qui déteste ces trucs-là, à Gaston, irrégulièrement présent mais d'une urbanité irréprochable, à Margotte, qui est méthodiste, à la Farkasse, qui est calviniste, à Gfp, qui prie pour le jeune et beau Népomucène, à Titcroco, qui ne va plus à la messe, à Furyo, qui est un catholique un peu plus sérieux qu'un singe-blogueur, à mon p'tit Sarthois, qui est mon p'tit Sarthois préféré, à Arnieoflovers, qui a la glorieuse chance d'être belge, et à travers lui à tous ceux de ses compatriotes qui fréquentent ce site, à Pouletfamille, jeune et beau gallinacé qui est mon p'tit poulet sacré préféré, à Bôfotex, qui dispose d'un assistant redoutable, à Gilles de Robien, à Cizion, qui aime pourtant bien se brosser, au jeune Maxouuu, qui est un héros, à mon Chapichapoupounénet à meuha, qui est aussi vaguement sarthois et qui est surtout mon Chapichapoupounénet à meuha, à M'sieu kani-Kolo, qui hurlait au dale-scan parce qu'il n'était pas nominativement cité dans mes voeux dominicaux, à Loup, qui est orthodoxe, à Mike, revenu incognito, à Fabulous, qui se prénomme Fabrice Fabien et non Fabien Fabrice, à Cel, qui est meugnon, à -alias- adoré, que j'adore, à Edeion, qui n'est pas belge, à Nezorizoro, secrétaire de section honoraire du Parti Socialiste, à Theutheu, à qui je viens d'écrire, à MisterPatate*, tubercule de talent, à Kyl, animal parlant qui horripile, à BigWinner, qui est mignon et pas qu'un peu, à Klendal, qui est mauvais perdant, à ma très volumineuse mémère au bord de l'explosion, qui est athée, à mon ch'tit Tonioo, dont j'espère qu'il va bien, à Spirit93, qui aime les dernières cigarettes, à Nico du Nico-Blog, qui est athée et libre-penseur, à M'sieu Pheel, qui m'en voudrait de l'oublier, au beau Vorp', trop craquant, à Badinou, qui dispose désormais d'un exemplaire de Peter Pan à déchirer quand il le voudra, à Lange, pour qu'il arrête de se scarifier tous les dimanches, à M'sieu Cox, qui cherche son nom dans cette liste, à Bip76, qui risquerait de bouder s'il n'était cité, à Dub, dont on ne compte plus les singeries et qui a un nouveau profil sur GA, à Evrat, que je salue à défaut de m'adonner au sexe oral avec lui, à Pierem, que certains traitent de Pollonais (sic), à la Potiche, qui aurait fait passer Raymond Devos pour un enfant sous-alimenté, à Haydenmachinchose, qui ne veut vraiment plus figurer sur cette liste et qui a dépassé l'état de mort clinique, à Boyan, charmant hérétique, à Coronys, qui va finir par connaître la Critique de la raison dialectique par coeur, à Griffin, dont trop de livres ont dramatiquement souffert, ce qui mérite, au minimum, toute ma compassion, à M'sieu Cadence, dont je n'oserai dire ce que je ne dois dire (il verra certainement ce que je veux dire), à Abend, qui travaille souvent le dimanche, à Ricroel, qui est orange et mort, à Sorty, avant qu'il ne soit trop tard, à M'sieu Bamf, grand amateur de whisky qui peut de nouveau commenter le (non-)blog du jeune et beau Népomucène, à Evariste, qui est un gentilhomme, à Theopiscence, qui semble ne plus du tout exulter, à Oliviersuisse, que cela vexait un tantinet de ne pas être cité nominativement dans ces voeux dominicaux, à Ernest, que je n'omets pas de citer, à Furt, qui me prie d'aller me faire enculer, à Asbel, qui est loin d'être le plus vilain des arguments dont dispose la social-démocratie européenne, à LeMarquis, que j'oublie du matin au soir, à M'sieu Minien, qui consulte mon blog tous les dimanches matins, à Kosmo, qui me divinise, à Garûdûdû, dont je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qu'il dit, à la liste de Jacques Respaud, qui s'est vautrée mais qu'on aime bien quand même, à Dominique Strauss-Kahn, qui est le plus beau et le plus intelligent, , à d_s, que je saoûle avec mes posts dominicaux invariables, à M'zelle Ataegina, qui apprécie davantage ces voeux depuis qu'elle en est nommément destinataire, à Jahovil, même s'il est parti ailleurs, à Ormegris, qui compte les liens erronés, à Toubib75, qui est tout content d'être friendlisté, à Babs668, qui prétend désormais ne pas puer du cul, même si on a évidemment gardé une trace écrite de ses aveux antérieurs, au ch'tit Pink, qui m'indiquait qu'il pouvait se faire appeler Dominique, à Karedig, qui pratique le calendrier révolutionnaire, et à Romain, qui craint vraiment que j'oublie quelqu'un dans mes voeux dominicaux.
Bon jour du gneur-Sei à tous les autres frappadingues aussi.
Le (non-)blog de Monsieur Népomucène, un (non-)blog catholique, apostolique et romain.
Atermoiements d'un électeur lambda
Une série épistolaire du (non-)blog de Monsieur Népomucène
Episode du jour (épisode 14) :
Couilles brisées menu
Mes chers dingues de lecteurs,
Ségolène Royal sort des arguments de perdant. Elle-même n'y croit plus. Et puis C'est moi ou le chaos, je trouve ça minable, électoralement contre-productif, moralement douteux et politiquement minable.
En même temps, ce n'est pas une candidate dangereuse. Soyons francs : je la trouve nulle, mais pas dangereuse. En outre, si, de tout coeur, je la trouve nulle, et malgré les défauts que j'ai pu lui trouver, et que je peux toujours lui trouver, je dois bien reconnaître qu'elle a montré mercredi qu'elle n'était pas l'incompétente totale qu'on pourrait (que j'ai pu) craindre, donc il faudrait peut-être que je me détache mon sentiment un peu trop viscéral et sans doute pas assez rationnel de sa nullité.
Au passage, je précise que si un quelconque antisarkozyste primaire se présente ici pour me faire la leçon, je l'invite même pas poliment et très fermement à aller se faire foutre, par un autre que moi. Je n'en peux plus du matraquage antisarkozyste. Et puis, pour ma part, je n'ai pas cherché à convaincre la Terre entière, me semble-t-il, d'une éventuelle nullité objective et structurelle, pour ne pas dire ontologique, de Ségolène Royal.
Mais revenons à nos moutons. J'ai pu, et je peux toujours, n'être convaincu ni par son programme ni par sa personne, elle n'est pas dangereuse et son programme n'est pas dangereux non plus. De tous les candidat(e)s à cette élection présidentielle, Ségolène Royal était et est certainement celle qui fait courir le moins de dangers au pays. Elle a raison de l'affirmer : « Avec moi, il n’y a aucun risque. Vous avez tout à gagner. » Enfin, tout, c'est un brin exagéré (pour être poli), un peu serait plus approprié.
Les emplois-tremplins financés par l'argent des assurances-chômage et de la formation professionnelle, me séduisent vraiment. Même s'ils ne les mèneront pas forcément très loin, ils ajouteront toujours une ligne au CV des jeunes sans diplômes (sans les forcer à des mois et des mois de stages non-payés à enchaîner, ou à attendre au chômage - non indemnisé vu qu'ils n'ont jamais cotisé auparavant et sans RMI vu qu'ils n'ont pas 25 ans - dans leurs cités pendant des mois et des mois). C'est loin d'être négligeable dans un monde où l'absence d'expérience professionnelle joue un rôle de repoussoir pour tous les employeurs à tous les niveaux. Quelques mesures ponctuelles, que Nicolas Sarkozy pourra certes également prendre (pour améliorer le niveau de vie des personnes âgées les plus démunies notamment), me plaisent aussi. Last but not least, quand bien même son approche de l'énergie me laisse mi-figue mi-raisin, des personnes bien plus compétentes que moi ont montré que son programme était plus attentif aux questions environnementales que celui de Nicolas Sarkozy.
Pour le reste, je suis moyennement convaincu. Le programme de Royal n'est pas dangereux et ne foutra pas l'économie par terre. Si vous le croyez sérieusement, c'est que vous vous seriez certainement attendus à voir les troupes du pacte de Varsovie entrer dans Paris le lendemain de l'élection de François Mitterrand. Cependant, le saupoudrage multicatégoriel ne me paraît pas suffisant pour avoir des effets vraiment significatifs en termes de réduction du chômage et/ou de réduction des inégalité et/ou d'accélération de la croissance. Alors, bon, voter pour elle avec si peu de bonnes raisons ? Boarf, boarf, boarf. On n'avait qu'à garder Chirac, hein. Au moins, lui n'envisage ni de placer les petits branleurs qui volent les autoradios et arrachent le sac des petites vieilles sous la garde de militaires qui méritent notre respect mais, bon, qui ne sont jamais que des militaires, avec toute l'intelligence que cela suppose, ni de les envoyer en séjour éducatif à faire chier les ONG qui ont d'autres chats à fouetter.
Face à elle, Nicolas Sarkozy. Son projet procède d'une vision de la France et montre que son ambition individuelle sait se hisser à la hauteur des ambitions collectives. L'homme est brillant, et je ne suis intéressé ni par les procès d'intention ni par les spéculations hasardeuses sur sa sincérité, ses arrières-pensées, etc. En outre, je ne suis pas Madame Soleil, et je ne suis pas assuré de l'échec à venir de ses réformes libérales. Après tout, pourquoi pas ? L'homme a du courage, de la volonté, de l'ambition pour tous ceux qui veulent se joindre à l'effort. Alors, quoi ?
Quant aux accusations de racisme, de xénophobie et aux qualifications de facho, apprenti-dictateur, danger-pour-la-République-et/ou-pour-la-démocratie, elles ne m'intéressent pas. D'une part, elles sont infondées. D'autre part, il n'est nul besoin d'aller aussi loin pour trouver des raisons de ne pas voter pour lui. Sans représenter le moindre danger pour la République et la démocratie, Nicolas Sarkozy croit en l'efficacité de répression (et d'un certain développement des fichiers et de la surveillance) mais les résultats obtenus sont mitigés. Pour quelqu'un qui, comme moi, préfère toujours légèrement trop de laxisme à légèrement trop de répreession, le vote Sarkozy, boarf, boarf, boarf, surtout avec des résultats aussi mitigés.
Par ailleurs, son projet comporte des mesures antisociales qui ne m'inspirent aucune sympathie. Plus de RMI sans travail d'intérêt général ? Faut vraiment être un avocat d'affaires de Neuilly-sur-Seine pour songer sérieusemnt à cela ! Il le connait le montant du RMI ? Je suis bien au-dessus, et pourtant, croyez-moi, je n'en mène pas large, et j'ai connu des périodes où j'ai dû économiser sur la bouffe. Et puis je vois mal quel travail on peut demander pour un tel montant ; à la rigueur, ce sera arracher les mauvaises herbes des jardins publics pendant trois heures par semaine, mais ça peut difficilement être autre chose... Quant au forfait qui reste à la charge des assurés sociaux pour tout acte médical, j'ose espérer que Nicolas Sarkozy instaurera quand même des exonérations de ce forfait pour les plus démunis et/ou les pathologies les plus graves et/ou les traitements au long cours, mais je dois reconnaître que je n'ai à aucun moment de sa campagne entendu parler de telles possibilités d'exonération. La réforme de la fiscalité des successions ? Vouloir favoriser des gens en vertu de la seule naissance quand on entend promouvoir la valeur travail, c'est ridicule. A la limite, je trouverais même que ce serait plus injuste et moins justifiable qu'une abolition pure et simple de l'impôt de solidarité sur la fortune (ou de l'impôt sur le revenu, d'ailleurs) ; en gros, je peine à imaginer une proposition de réforme fiscale moins juste.
Et puis, bon, il est quand même un brin démago. L'identité nationale, mon chou, tu te la tailles en pointe et Lulu te dira où la placer, et je peux t'assurer que ce n'est pas dans un ministère. Au passage, tu rangeras aussi dans l'endroit que Lulu t'indiquera le petit drapeau tricolore que Mlle Royal voudrait m'offrir. Pour la baisse des prélèvements obligatoires de 4 points, à moins de laisser filer les déficits et la dette à la Reagan, ou de procéder à des réformes drastiques à la Thatcher (même Sarkozy n'aurait pas les couilles pour mener, qu'on les approuve ou non, de telles réformes), on pourra toujours courir. Quant à sa vision de Mai 1968, la vision du monde de l'avocat d'affaires de Neuilly-sur-Seine laisse cette fois place une vision de petite vieille de Neuilly-sur-Seine, terrorisée par les hordes de gauchiss' à force d'avoir trop regardé l'ORTF du Général, alors même que les gauchiss' en question sont en contact permanent avec le préfet Maurice Grimaud pour que la situation demeure under control du début à la fin.
So what ? Cette campagne présidentielle m'aura passionné. Elle m'aura vraiment, profondément, du début à la fin, passionné. Mais voilà : à la veille du second tour, je vous le dis tout net, elle me les aura aussi brisées, je ne vous dis pas à quel point, et la perspective de passer par le bureau de vote demain me les brise aussi grave de chez grave. Alors je vote pour qui ? Mais j'en sais rien, moi ! Il n'est pas exclu que je procède par tirage au sort, ni que je vote blanc, ni que j'opte pour une stratégie tarabiscotée en fonction des estimations que j'aurais reçues en fin d'après-midi (et que je ne publierai pas, ne serait-ce que parce que j'en ai pris l'engagement auprès des personnes qui me les communiqueront).
Non sans vous conchier très affectueusement, je vous prie d'accepter, mes chers dingues de lecteurs, mes poutous les plus baveux.
« Bonne nuit, mon jeune et bête Iceberg !
- Vous allez vous coucher.
- Quelle perspicacité !
- Je dois avoir un cheveu brun qui a poussé ! C'est le début !
- BRAVO !
- J'entends des applaudissements qui résonnent jusqu'à ma rue ! C'est trop ! »
* : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
« La femme empoisonne. L'homme, non. Les femmes sont plus méchantes. Les hommes, eux, tuent leurs femmes car ils ne les aiment plus. J'ai vu le cas terrible d'un homme qui a tué sa femme et qui l'a violée après. Je lui ai demandé pourquoi il l'avait violée. Il a répondu : «Ben, j'étais toujours son mari !» Voilà : les femmes torturent, et les hommes se vengent de leur perte de pouvoir. »
« Le problème [pour un meurtre réussi], c'est de se débarrasser du corps. Tuer, c'est facile ; mais une fois qu'on a tiré ou poignardé, il y a du sang, c'est sale, ça pue... Le sang, c'est dur à nettoyer, et les cadavres, ça pourrit vite. »
Où Monsieur Népomucène propose une excellente lecture
La réponse à Sarkozy de «repentis fatigués de la chienlit»
par Daniel COHN-BENDIT et Alain GEISMAR
Nous sommes coupables d'avoir fait souffler un vent de liberté et d'autonomie à la radio-télévision d'Etat d'alors ; ce que semble regretter Nicolas Sarkozy. Nous sommes coupables d'avoir rêvé d'autonomie et de démocratie dans les écoles, les universités et les usines. Coupables d'avoir désiré la justice et l'égalité au travail comme à la maison ; ce qui semble déranger Nicolas Sarkozy.
Nous sommes coupables d'avoir taillé une croupière à l'autoritarisme gaulliste, marxiste, communiste, syndical et patronal.
Nous sommes coupables de cette réalité d'aujourd'hui où les femmes et les hommes décident en toute liberté de leur corps, où les jeunes décident librement de leur contraception et où les femmes ont le droit de choisir de laisser naître un enfant ou pas. Visiblement, cela ne plaît pas non plus à Nicolas Sarkozy.
Nous sommes coupables d'un tas de conneries comme «CRS-SS». Mais était-ce donc pire qu'un «Cohn-Bendit à Dachau !» entendu comme slogan à la grande manifestation gaulliste ? Nous sommes coupables du bêtisier révolutionnaire des «Vive Trotski !», «Vive Che Guevara !», «Vive Mao !», autrement dit, des «Vive la révolution autoritaire ou totalitaire», «libertaire ou plébéienne». Coupables, donc, d'avoir béatifié Marx ou Proudhon en ignorant Hannah Arendt et Albert Camus, mais aussi de n'avoir pas bien lu Jean-Paul Sartre.
Nous sommes génétiquement coupables d'un désir d'égalité, de solidarité et de liberté. Nous sommes génétiquement coupables de penser que le pouvoir n'est pas la propriété privée d'un homme ou d'une femme. Nous sommes génétiquement coupables de rêver d'une mondialisation écologiquement et socialement régulée. Nous sommes génétiquement coupables de croire que le kärcher ne résout rien et que la police ne peut pas tout.
C'est pour toutes ces raisons que nous décidons de créer un cercle des «enragés repentis fatigués de la chienlit» et que nous demandons à être rééduqués par le maître penseur de la révolution culturelle sarkozyste, André Glucksmann, en promettant de nous flageller publiquement et collectivement devant le siège de l'UMP. Et, puisque nous nous découvrons aujourd'hui responsables de la spéculation boursière et des parachutes dorés pour les grands patrons, nous convoquons, en vertu des droits à la propriété intellectuelle, une assemblée générale pour réclamer collectivement nos dividendes, qui financeront nos séances d'autocritique, de confession publique, de pénitence et d'humiliation. Nous voilà prêts à «passer aux aveux» au prochain congrès de l'UMP.
Nous savons que, libérés de notre culpabilité, nous pourrons nous épanouir à l'ombre du pouvoir de Nicolas Sarkozy. Ensemble, et sans tous ceux qui dérangent. Sous les pavés de notre honte, la plage...
« La capacité d’indignation d’un responsable politique sur une telle question est une qualité et non pas un défaut. Je ne veux pas qu’on exploite la misère des gens pour faire de la commisération. Or Nicolas Sarkozy donne de plus en plus dans ce registre. Il imite George W. Bush dans cette technique du compassionnel conservateur. On pleure sur les gens. On utilise les faits divers et, lorsqu’on est aux responsabilités, on n’agit pas pour le présent et on promet pour demain. »
« Un parti se construit avec des militants, pas avec des députés. Les 6,8 millions d’électeurs de Bayrou ne se vendront pas pour un plat de lentilles. »
« Je viens vous redire pourquoi l’homme de gauche que je suis va voter dimanche Nicolas Sarkozy. Hier [lors du débat télévisé de mercredi soir], l’agressivité, l’arrogance n’étaient pas là où on les attendait. Les faiblesses de sa personnalité [celle de Royal] sont à présent mieux connues des Français et c’est pour moi plus simple ce soir. »
« Lors du débat de mercredi soir, Nicolas Sarkozy était impressionné par la femme qui était en face de lui. Il avait l’air de se dire : Chez moi, on ne me parle pas comme ça, ce n’est pas ma femme qui me parlerait comme ça […] Cette élection restera dans l’histoire de France comme un moment important pour les femmes, même si Ségolène perd. »
« On ne peut pas faire comme si François Bayrou n’avait pas réuni sur son nom plusieurs millions d’électeurs Une démocratie moderne, c’est aussi cette capacité à sortir de l’affrontement systématique. »
Atermoiements d'un électeur lambda
Une série épistolaire du (non-)blog de Monsieur Népomucène
Episode du jour (épisode 13) :
Une dynamique royale
Rebond sur un post de Fabulous
Mes chers dingues de lecteurs,
Même si je crois toujours que le résultat de dimanche prochain donnera la présidence de la République à Nicolas Sarkozy, je trouve qu'il y a effectivement eu une vraie dynamique en faveur de Ségolène Royal entre les deux tours. Une dynamique à mon avis insuffisante pour lui donner la victoire, ou, pour parler plus crûment, pour lui permettre de rattraper son retard, mais une dynamique réelle quand même.
Déjà, dès le mardi ou le mercredi suivant le scrutin, j'ai constaté autour de moi que de plus en plus de gens de toutes opinions, qu'ils aient voté Bayrou, Royal ou Sarkozy, qu'ils souhaitent la victoire de Sarkozy ou celle de Royal, ou encore qu'ils soient indécis, n'étaient plus convaincus de la défaite de Royal, alors que quelques jours auparavant, certains à 250% de la victoire de Sarkozy, ils n'auraient pas misé un kopeck sur elle. Je ne prétends pas avoir parlé à des dizaines et des dizaines de citoyens, ni que mon impression puisse prétendre à la moindre scientificité, mais bon, j'aurais aussi pu ne pas du tout constater un phénomène de ce type, et je ne m'attendais pas à en constater un.
Ensuite, le débat Royal-Bayrou, par médias interposés puis, si j'ose dire, "pour de vrai", a occupé le devant de la scène médiatique et/ou politique toute la première semaine de l'entre-deux-tours, ce qui ne pouvait que, mécaniquement, réveiller de l'intérêt pour Royal, ou renforcer cet intérêt. En forçant à peine le trait, je dirai que François Bayrou et Ségolène Royal auraient même pu proférer les pires bêtises - ce qu'ils n'ont pas fait - que ça n'aurait pas moins réveillé l'intérêt pour Royal. C'est idiot, et cela a certainement pu agacer des électeurs enclins à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour - je vois mal comment ne pas comprendre cet agacement - mais c'est ainsi. Cela a occupé toute la première semaine, et ce n'est pas tout à fait éteint, puisque Bayrou se fait un malin plaisir de rappeler régulièrement qu'il continue d'exister et d'avoir un avis, pas très favorable à Sarkozy.
Enfin, le tout à fait colossal meeting de Royal au stade Charléty (avec une Royal qui fait un long et relativement bon, en tout cas pas mauvais, discours), à ma grande surprise, a éclipsé le très impressionnant meeting de Sarkozy à Bercy. Il ne pouvait que l'éclipser, certes, mais pour ma part je n'avais absolument pas songé à la possibilité d'un rassemblement d'une telle ampleur. Je savais bien que Ségolène Royal devait tenir un important meeting au stade Charléty, mais voyant les images du meeting de Sarkozy dimanche soir, et ayant écouté des extraits de son discours, je m'étais vraiment dit : putain, maintenant que l'affaire Bayrou quitte le devant de la scène, et après une prestation pareille de Sarkozy, elle va vraiment pouvoir aller s'rhabiller. Eh bien, non, pas du tout, et je m'étais bien planté, d'autant que Sarkozy et son équipe de campagne n'avaient prévu aucun véritable contre-feu médiatique pour ce jour-là (les cons !).
Quid du débat d'hier soir ? Je ne l'envisagerai pas, ici, sur le fond, mais sous l'angle de son possible impact électoral. Si j'essaie de me mettre à la place d'un électeur indécis, ou ayant besoin de quelques (r)assurances avant de se résoudre à voter pour l'un des deux concurrents, je pense que le débat d'hier a sans doute donné un léger avantage à Sarkozy, posé, calme, convaincant, pédagogique. Dans le même temps cependant, le débat aura pu dissiper les craintes de certains à propos de Ségolène Royal, de sa compétence, de sa connaissance des dossiers, et je ne sais quoi d'autre. Je n'évoque pas les défauts des deux compétiteurs qui pourraient rebuter un indécis car je ne suis pas justement certain que l'un(e) des deux ait commis sensiblement plus de bourdes, ou des bourdes sensiblement plus graves que son concurrent. Oh, évidemment, vous pouvez vous repasser un enregistrement du débat, reprendre vos éventuelles notes, potasser pendant trois ou quatre heures toutes les analyses que vous trouverez sur le sujet, et vous arriverez certainement à déterminer qui a dit le plus de bêtises. Bien sûr, oui, vous pouvez procéder ainsi. Cependant, si vous croyez que l'électeur indécis moyen recourra à un tel degré de sophistication, vous vous fourrez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Vous pourrez aussi, mes dingues de lecteurs, monter sur vos grands chevaux, et dire que tel des deux a proféré des propos gravissimes, et on s'amusera trois minutes à en débattre, ça nous fera toujours un peu de théâtre, mais bon, ça m'en touchera une sans faire bouger l'autre, d'autant que vous-même ne serez pas convaincus, et que l'éventuel internaute indécis qui sera parvenu à se taper ce post en entier se passera très volontiers de suivre le détail de nos discussions.
Si je suis assez, pour ne pas dire très, sceptique quant à un effet pro-Royal de ce débat sur les électeurs vraiment tout à fait indécis, je pense en revanche qu'il a sans doute dû lever certaines réticences à l'endroit de Royal, chez des gens n'ayant aucune envie de Sarkozy mais souhaitant tout de même que Royal fasse ses preuves avant de lui accorder leurs suffrages (une part de l'électorat de Bayrou, par exemple). Curieusement, le débat d'hier aura ainsi pu à la fois marquer une nouvelle étape de cette dynamique Royal/royale, Ségolène Royal finissant son travail de rassemblement et de conviction, et constituer un coup d'arrêt pour cette même dynamique. Quant au détail de ce que, moi, j'ai pensé de ce débat et des prestations respectives des deux candidats, ce n'est pas aujourd'hui que je vais vous le dire.
Voilivoilou, mais bon, ce n'est jamais que ma vision de cet entre-deux-tours.
Et mon choix dans tout cela ? Dans ma dernière missive, je vous écrivais ceci : s'il était une seule chose dont je fusse à peu près certain, ce serait d'ailleurs que je ne prendrai sans doute pas de décision définitive avant le débat du 2 mai et, pour avoir une idée du rapport de forces au moment de voter, les derniers sondages, vendredi et, dans la presse étrangère, samedi. Vous ne serez donc pas étonné que je vous annonce que mon choix définitif n'est toujours pas fait, même si le débat d'hier a pu m'éclairer. So, let's keep in touch.
Non sans vous conchier très affectueusement, je vous prie d'accepter, mes chers dingues de lecteurs, mes poutous les plus baveux.
Si je reste dans la course, c'est pour gagner. Le hic, c'est que je ne sais pas si je reste dans la course.
Ne pas faire pipi dans ma lotte-cu.
II.
Dans trois jours, Nicolas Sarkozy sera élu président de la République.
On ne voit pas l'temps passer.
III.
Un inspecteur des impôts a frappé tout à l'heure à ma porte pour vérifier que je n'avais aucun appareil de télévision. Heureusement, j'étais encore au lit, donc je n'ai pas ouvert, et puis par principe je n'ouvre pas plus quand on frappe à ma porte que je ne réponds au téléphone. J'ai quand même eu un petit frisson à l'idée de la tête qu'il aurait fait en voyant l'état de mon triplex clapier.
IV.
Selon l'AFP, l'écrivain canadien Yann Martel, a décidé de faire l'éducation littéraire du Premier ministre Stephen Harper qui, selon lui, ne s'intéresse pas suffisamment aux arts. Il a décidé d'envoyer toutes les deux semaines au Premier ministre un livre accompagné d'une lettre expliquant l'intérêt de l'oeuvre qu'il lui propose. Lundi, à l'occasion du 48e anniversaire de M. Harper, il lui a fait parvenir La ferme des animaux de George Orwell, à défaut d'avoir pu lui remettre l'oeuvre personnellement. Il y a quinze jours, il lui avait adressé La mort d'Ivan Ilitch de Léon Tolstoï. Yann Martel explique qu'il continuera cette pratique tant que M. Harper dirigera le gouvernement canadien et qu'il rendra régulièrement compte de ses efforts sur son site. Il y raconte avoir pris cette initiative après avoir constaté le peu d'intérêt suscité par les arts et la culture lors d'une visite au parlement, le mois dernier, d'une délégation de personnalités du monde des arts à l'occasion du cinquantenaire du Conseil des arts du Canada. "J'ai eu envie de crier (aux députés): Ignorez-vous que les Canadiens aiment les livres, les chansons et la peinture? Pensez-vous que nous sommes des parasites vivant aux crochets des honnêtes gens", écrit-il dans une tribune mise en ligne sur son site. Le Premier ministre, économiste de formation ayant la réputation de préférer les chiffres et le hockey sur glace aux romans, n'a fait aucun commentaire sur les attentions dont il fait l'objet de la part de M. Martel.
Ils sont rigolos, les écrivains canadiens.
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi comment vous imaginer votre 7 mai 2007.
Ici, Monsieur Népomucène met à la disposition de ses dingues de lecteurs un vaste espace de libre expression pour qu'ils lui fassent part de leurs impressions au cours du débat de ce soir.
Le 1er mai 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points
I.
Sur les marchés actions français... prudence !
C'était le conseil boursier du jour de Monsieur Népomucène.
II.
Depuis deux jours, quand je songe à ce à quoi je songe, et à quoi je tiens tellement, j'ai légèrement envie de faire pipi dans ma lotte-cu.
Alors, je vais éviter d'y songer.
III.
Ce qui me rebute dans une alimentation équilibrée, ce n'est pas que la nature des aliments qu'une telle alimentation doit obligatoirement inclure (des crudités, erk !), c'est aussi la quantité de nourriture qu'il faut ingurgiter. La seule idée de toute cette bouffe me coupe l'appétit.
Et je ne parle même pas du temps que cela prend.
IV.
Ce que j'aime, dans le 1er mai, c'est l'idée d'un jour sans journaux, sans événements, hors du temps, un jour où rien ne se passerait. Pourtant, l'idée est fausse, et la Terre ne s'arrête nullement de tourner. Bien au contraire, le 1er mai est l'un des rares jours de l'année qui me rappellent d'emblée plusieurs événements des années antérieurs datés de ce jour : le suicide de Pierre Bérégovoy, qui compte parmi les événements m'ayant le plus fortement marqué, la mort d'Ayrton Senna, des manifestations du 1er mai qui tournent mal, voire très mal.
L'idée d'un jour hors du temps, d'un jour où l'on se repose de l'époque et de l'événementiel n'en continue pas moins, tous les ans à la même date, d'exercer sa séduction sur moi, quand bien même je la chasse.
V.
Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi votre 1er mai dans les moindres détails.
« Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat. »
« Assises dans la même poussière, Rome païenne s'enfonce de plus en plus dans ses catacombes, et Rome chrétienne redescend peu à peu dans ses tombeaux. »
« L’histoire de démocratie participative de Royal, [...] C’est prendre les gens pour des cons, franchement. C’est du populisme, et ça m’énerve. C’est essayer de pêcher des voix chez les cons, ça m’agace. »
« Je ne crois plus en la politique, surtout quand je vois les deux candidats restants. Tout ça est mou, on est rentré dans le rang. Ils ont parlé de morale, d’ordre, de sécurité, d’hygiénisme pendant toute leur campagne. On baigne dans le sécuritaire, dans tout ce dont je parle dans [mon] spectacle. Mais il y a quand même un candidat [Nicolas Sarkozy] plus dangereux que l’autre. »
« Dans une élection présidentielle on est toujours le traître d'un Français sur deux. (...) La France va avoir un sursaut (...). Je ne veux pas être dans l'opposition au moment où ce coup de rein va être donné (...), je veux (...) aider celui qui me semble a le plus de chances pour faire avancer la France. Je veux l'aider à ce que la France réussisse. Moi je ne vote pas Sarkozy, je vote France. »
« Les gens ont peur, oui! Paradoxalement, Nicolas Sarkozy les rassure alors que c’est le plus grand fouteur de merde. Cela fait cinq ans qu’il divise tout le monde et qu’il a un bilan déplorable. Mais tout est dans le discours, dans le blabla, dans la forme. Sur le fond, aucun candidat n’a une vision à plus de six mois. »
« Je pense que François Mitterrand doit se retourner dans sa tombe quand je vois qu'à une semaine de l'élection (Henri) Emmanuelli est en train de lancer un parti progressiste. Alors que tout le monde devrait se mobiliser parmi les gens de gauche pour essayer de faire réussir leur candidate, ils sont en train de se diviser eux-mêmes. Et vous voulez qu'avec ce parti de branquignoles on arrive à relancer la France? (...). Je pense simplement que celui qui a le plus de chances de nous remettre sur les rails, c'est pas le tracteur de Bayrou, c'est pas la charrette de Ségolène Royal, c'est la Formule-1 de Nicolas Sarkozy. »
« Le militantisme est le meilleur moyen pour décérébrer les citoyens, c'est bien pour ça que toutes les dictatures de gauche ou de droite ont inventé le parti unique. »
(Ma très grosse mémère, qui succède à Raymond Aron dans l'ordre de la pensée politique, mais non dans celui de la minceur)
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Le bandeau ci-dessus a été conçu par M. Gayberry.
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Lecture(s) en cours :
Je me permets de vous indiquer quelques blogs divers et variés qui présentent au moins pour point commun de tous m'intéresser, quoique ce soit parfois pour des raisons différentes.
[NB1: la liste des blogs n'est pas exhaustive]
[NB2: les descriptions que je donne ci-dessous doivent être lues comme l'expression d'une sensibilité qui m'est personnelle et non comme le reflet fidèle de la réalité objective de ce qui est décrit]
[NB3: si malgré l'avertissement précédent l'un ou l'autre des auteurs de blog ci-dessous évoqués considérait que mon propos, forcément trop synthétique et imparfait, donne une idée de son blog trop éloignée de sa réalité, qu'il n'hésite pas à me le faire savoir]
- le protocole, c'est le protocole:
Donc je place en haut de cette liste le blog de Samdech Norodom Sihanouk, ancien Roi du Cambodge. Pour l'anecdote, sachez que Samdech Norodom Sihanouk du Cambodge est favorable au mariage des homosexuels.
- catégorie plutôt culturelle/littéraire, ici et ailleurs:
Je recommande vivement le blog de Matoo , que je lis rarement mais de plus en plus souvent et toujours avec le plus grand intérêt. Des réflexions de son auteur sur ce qu'il peut lire ou voir. Toujours bien écrit et intelligent.
Je recommande autant qu'il est possible de recommander le blog de Waves, voire plus. De la vie, de l'intelligence, du talent. Du foutre aussi, ce qui ne gâche rien.
Le blog de Matthieux est bien écrit comme c'est pas permis.
Depuis peu est apparu le blog de Sixte , jeune "scribouillard" (dixit himself) qui, à mon humble avis, scribouille très bien.
Je peux aussi vous recommander le blog d'Olivier.
Mais à mon avis, vous feriez mieux d'aller voir directement son site personnel , d'une très grande richesse, très bien écrit, qui mêle étroitement création littéraire et journal personnel (je ne sais si "intime" serait approprié).
- blogs régulièrement lus sur ce site:
Le blog de MisterPatate, poétique, à sa manière peut-être, mais assurément poétique.
Le blog de Etasseureuh , sale gosse à l'humour décapant.
Le blog de Diabolito, sans doute ce qui se rapproche le plus d'un journal intime réussi (je ne dis pas par là qu'il est exhaustif; il me semble que la question de la qualité d'un "journal intime" et celle de son exhaustivité sont indépendantes l'une de l'autre), avec ce qu'il faut de finesse d'observation de l'existence humaine (je dis existence et non pas nature pour des raisons que je ne développe pas pour l'instant).
Le blog de Nico_Paris12, chez qui je retrouve parfois quelques traits de ma vie, mais perçus avec un peu d'humour.
Le blog de Ricroel, "drôle malgré lui" (J. Diabolito); Ricroel a écrit les scénarios et les dialogues de plusieurs films de Woody Allen.
Tant qu'à faire, vous pouvez aussi lire celui de Matth-dk, qui n'est pas sot non plus.
Le blog de Bamf, décalé, mi-déjanté mi-sarcastique mi-autodérision (je sais, ça fait trois moitiés, mais je n'ai pas fait maths sup', alors bon, hein).
- ailleurs:
Le blog de Ruxor, qui est très loin d'être sot et doué d'une grande aptitude à l'analyse de la vie (précision: ne pas interpréter ce que j'en dis comme un jugement, car ce n'en est pas un).
Je regroupe ensemble les blogs de Bradshaw, Dextropropoxyphèneet Paumé dont les univers me paraissent proches, et me fascinent.
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Une fournée de nouveaux liens vous menant en divers endroits de la blogosphère (désormais par ordre chronologique d'ajout à mes liens) :
- chez freakydoll, parce qu'il y a du foutre et que ça me plaît,
- chez Elizabethtessier, électeur de trèmovèzfoa mais pratiquant parfois un humour 2bongoo2bonaloi, quoiqu'un peu cruel,
- chez Romain, parce que je trouve qu'il fait preuve d'une grande sensibilité, dans le meilleur sens du terme, dans ses articles sur ses relations avec les garçons,
- chez Jipé, un cadre sensible et plein d'humour, lecteur du journal dans lequel écrit Alexandre Adler, ce qui n'est pas une mince affaire,
- chez Pascal Riché, le correspondant aux Etats-Unis de Libération, et pas seulement parce que son blog m'a appris qu'aux Etats-Unis, à la piscine, les hommes se douchent collectivement et généralement sans maillot,
- chez Sixte (bis), parce qu'il a ouvert un autre blog, ailleurs,
- chez Kevin Sites, journaliste indépendant, actuellement en Irak pour la chaîne américaine NBC (en anglais),
- chez Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, professeur d'économie, etc., dont le blog avait été évoqué sur le sien par Nicolas,
- chez Glenn Reynolds, professeur de droit à l'université du Tennessee, qui s'intéresse notamment aux questions des nouvelles technologies, de la liberté individuelle et de leurs relations,
- chez Pierre Haski, correspondant de Libération en Chine.
- sur le blog A l'heure américaine, que Pascal Riché vient (janvier 2005) d'ouvrir avec son collègue Fabrice Rousselot, le précédent blog de Pascal Riché, consacré à l'élection présidentielle américaine de novembre 2005, n'ayant plus lieu d'être,
- chez Chapichapo dont le blog présente cette particularité qu'il est régulièrement mis à jour quoique définitivement fermé,
- chez Baptiste Coulmont, sociologue enseignant à l'université de Paris 8 - Vincennes,
- sur la république des livres, le blog de Pierre Assouline, journaliste et écrivain, ancien directeur de Lire, chroniqueur au Monde 2, critique au Nouvel Observateur,
- chez Anatole (prénom fictif), pour son humour, pour ses qualités d’écriture, pour ses séries (bonnes lectures dominicales, jeunes giscardiens, belles cartes postales, etc.), pour Bernard Menez,
- chez Cathogay, dont le blog contient des lectures et des réflexions, le tout étant très intéressant, sur le sujet "être gay et être catholique" (et on n'est pas obligé d'être gay ni d'être catholique pour apprécier, hein),
- chez Oli, où l'on trouve des lectures, du ciné et de l'actu,
- chez Mike qui écrit de bien jolis récits de rencontre,
- chez Alain Juppé, ancien Premier Ministre, ex-futur Président de la République,
- sur le kolkhoz-blog, centre de réflexion et de prospective sur le marxisme-léninisme,
- chez Gerboise, parce que, pour un vulgaire rat, il écrit bien tout de même (bon, en plus, il est beau, mais je ne vais pas vous dire un truc pareil, on va encore me trouver superficiel),
- chez Hugoindigo, parce qu'il fait bon s'y promener,
- chez Matthieux, qui a ouvert un nouveau blog, ailleurs,
- chez M'sieu Pheel, parce qu'il est complètement ouf'.
Bloc permanent de la bogossité
Le principe est simple : si vous êtes l'une des personnes figurant dans ce bloc permanent, vous êtes invité à m'écrire. Je crois que je vous lirai avec plaisir.