Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.
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"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".
(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)
"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".
(Gaston Bachelard)
J'écoute : les coups de marteau chez ma voisine du dessus Je regarde : mon écran Je joue : pas Je mange : trop de glucides Je bois : du café Je cite : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer" Je pense : uniquement les jours pairs Je rêve : moins souvent qu'il y a quelques mois (mis à jour mercredi 11 juin 2008 à 21:57)
Si, comme homme de gauche, je me réjouis du beau résultat des élections locales, comme citoyen, je reste inquiet, dix mois après la Présidentielle, des déséquilibres qui troublent la marche de notre pays. Quels sont ces déséquilibres ? Et quels remèdes peut-on dès maintenant leur apporter ?
Il y a les déséquilibres économiques. Déficits majeurs du budget, du commerce extérieur, de la sécurité sociale ; endettement massif sur fond de croissance faible ; montée de la pauvreté : les indicateurs sont mauvais. Les redressements amorcés sous mon gouvernement s’éloignent. L’héritage laissé en 2007 par mes deux successeurs était sans doute médiocre. Mais les actuels gouvernants, déjà membres des équipes précédentes, ne parviennent pas à restaurer la confiance.
Le mieux serait que le pouvoir infléchisse ses orientations économiques. On peut douter qu’il le fasse. Au moins peut-on lui demander de ne plus adresser des messages contradictoires aux agents économiques, de ne pas désorienter nos partenaires européens par des volte-face et de fixer un cap clair à la politique économique de la France. L’opposition, quant à elle, doit dégager les lignes d’une politique économique alternative. Il lui revient d’indiquer comment elle pourrait demain restaurer les équilibres tout en libérant la croissance, préférer la recherche et l’innovation à l’accumulation des patrimoines, relever la part des salaires par rapport aux profits pour à la fois armer et équilibrer notre économie. Ce serait une façon de redonner aux Français des repères.
Il y a les déséquilibres institutionnels. Il était certain que la conception de la présidence affichée par Nicolas Sarkozy serait source de difficultés. Le pouvoir a besoin de profondeur. Le Président, le Premier ministre, les ministres, le Parlement doivent exister chacun dans leur plan et jouer tout leur rôle. C’est ce qui garantit l’efficacité de l’action dans les temps ordinaires et la capacité à absorber les chocs dans les moments difficiles. En s’attribuant tout l’espace, en court-circuitant ses ministres, en prétendant être la mesure de toute chose, le Président a déstabilisé l’exécutif et démobilisé sa majorité parlementaire. Il a aussi désorienté les Français.
Le pouvoir est une pyramide qui ne saurait reposer sur sa pointe. Le Président a altéré sa fonction en prétendant incarner toutes les autres et, par son comportement insolite, il est devenu le symbole d’une politique confuse. Lui qui se voulait tout puissant se retrouve affaibli. Le Premier ministre, qu’il avait marginalisé, s’est redressé : en agissant normalement, il a bénéficié d’un effet de contraste. Cette distorsion imprévue est déstabilisante pour un pouvoir qui, sous la Vème République et hors période de cohabitation, repose sur l’autorité du chef de l’Etat dans l’opinion. Aussi la majorité est-elle passée en peu de mois de la sérénité à l’inquiétude.
Le retour à l’équilibre dépend d’abord du chef de l’Etat. C’est son image qui est dégradée en France et à l’étranger. Nicolas Sarkozy doit réaliser que, dans l’esprit des Français, l’exercice de sa charge est en cause. Que ses improvisations sur la religion, la laïcité, la mémoire de la Shoah irritent. Qu’il ne peut prétendre contourner une annulation du Conseil Constitutionnel, puisqu’une telle tentative serait illégale. Que l’espace public où se meut le Président est régi par des codes qui excluent le laisser-aller. Nicolas Sarkozy a le devoir de renoncer à l’illusion de la toute puissance, à la griserie du bon plaisir, à la fusion de la vie privée et de la sphère publique.
Il y a les déséquilibres de l’ouverture. Celle-ci, loin de fonder une nouvelle construction politique, est devenue facteur de trouble. Pour les socialistes bien sûr, mais aussi pour la majorité, quand les ralliés, embarrassés par certaines décisions, ont fait entendre de premières dissonances. Et puis, ces dérèglements se sont étendus. La transgression, venue d’en haut, des loyautés politiques naturelles a fait école. À droite comme à gauche, trop de candidats dont le parti avait fait la carrière entrent en dissidence ou rallient l’adversaire si leur formation ne les désigne plus. Ces trajectoires égoïstes sont une cause de confusion et discréditent l’engagement politique. La fidélité aux convictions n’est en rien du sectarisme. La majorité et l’opposition redonneront de la clarté à notre vie publique s’ils s’emploient à décourager ceux qui traitent la politique comme un marché.
Il y a les déséquilibres entre les discours et les actes. Ils vont croissant. Certes, la nouvelle équipe a, dans quelques cas, tenu parole. Elle l’a fait logiquement pour le Traité Européen, injustement pour les régimes spéciaux de retraite, et sottement pour le paquet fiscal. Mais, pour l’essentiel, il y a un décalage majeur entre les annonces et les actions. Les Français constatent la détérioration et non la progression de leur pouvoir d’achat. Le démantèlement des 35 heures ne provoque évidemment aucune augmentation des salaires. À l’inverse, les hausses de prix amputent le niveau de vie et accroissent les difficultés de beaucoup.
Et puis se systématisent les effets d’annonce sans lendemain. Que reste-t-il des promesses aux marins pêcheurs au Guilvinec, de remettre en cause les quotas de pêche européens ? Où en est-on de l’engagement pris auprès des sidérurgistes de Gandrange d’une participation de l’Etat dans le groupe indien ArcelorMittal pour sauver le site ? Où sont les milliards d’euros promis aux chercheurs alors que ceux-ci constatent la baisse des crédits de leurs laboratoires ? Cette manière de gouverner est détestable, car elle laisse les problèmes sans solution et elle dévalorise la parole publique. Le pouvoir en place doit donc mettre de l’ordre dans son action, hiérarchiser ses priorités, ne plus substituer la proclamation à l’action. Sinon, il continuera à créer scepticisme et démoralisation.
Il y a les déséquilibres à gauche. Désormais, le parti socialiste domine et n’a plus d’alliés puissants. Et il reste confronté à une extrême gauche sans culture de pouvoir qui stérilise son électorat. Le P.S. aura dans l’avenir à compter de plus en plus sur ses propres forces. Pour cela, le parti socialiste doit surmonter ses propres déséquilibres. Le premier tient à la contradiction entre ses succès locaux et ses échecs nationaux. Le PS vient d’obtenir de très bons résultats aux dernières élections municipales et cantonales. Mais il n’a pas remporté l’élection présidentielle depuis vingt ans ni gagné les élections législatives depuis onze. On prétend que certains de ses notables s’accommoderaient de cette disparité, le statut d’opposants au pouvoir central leur paraissant propice à leurs victoires locales. Mais un courant politique qui perd son élan national ne gardera plus à terme que des places fortes isolées. Le parti socialiste doit s’appuyer sur ses succès locaux, il ne peut s’y borner. Il lui faut se redonner un destin national.
Le second déséquilibre du PS concerne l’écart entre son potentiel collectif et sa panne de leadership. Les difficultés ne sont ici ni programmatiques ni stratégiques : un programme se mûrit et une stratégie s’affine. Mais il faut pour cela un chef de file reconnu qui mette chacun au travail. Ce n’est plus le cas, puisque le Premier secrétaire actuel quitte sa fonction et qu’il n’y a pas de consensus sur son successeur. Pourtant, la question du leadership ne peut être éludée. Il faut au prochain Congrès, sans déchirements mais après débat, choisir un leader, une équipe, une orientation.
Prendre prétexte des spéculations sur les candidatures à la Présidentielle pour choisir aujourd’hui un Premier secrétaire de transition forcément faible serait vouer le parti socialiste à la paralysie et à la stagnation. La question de savoir qui sera ou ne sera pas candidat en 2012 est aujourd’hui secondaire et sera réglée plus tard. Parmi leurs dirigeants actuels, les socialistes doivent choisir pour la porter à leur tête une personnalité dotée d’une culture et d’une expérience politiques indiscutables. Qui connaisse le PS et respecte ses militants. Qui ait la volonté de redonner à tous le sens de la réflexion et de l’action collectives pour faire des propositions cohérentes au pays.
Il y a les déséquilibres médiatiques. La liberté de notre presse est précieuse. Que saurions-nous aujourd’hui des dérèglements d’une partie du patronat, des incohérences de notre politique africaine, de l’opacité de la sphère financière mondiale, de l’inquiétante évolution de la Russie ou encore des variations de l’opinion sans les investigations et les analyses de la presse ? Elle n’a pourtant pas été étrangère aux déséquilibres actuels et elle peut aider à les résorber. Il y a un vif contraste entre l’engouement qu’elle a manifesté à l’égard de M. Sarkozy au moment de son élection et l’éreintement auquel elle procède maintenant. Il est vrai que la déception a succédé à la séduction, les ratés aux promesses et l’improvisation au volontarisme. Mais ne pouvait-on pas anticiper ces distorsions et déceler dans la personnalité si exposée du candidat les carences du chef d’Etat ? Faut-il que les Français soient voués à élire un Président couvert d’éloges pour l’accabler six mois plus tard ? Faudrait-il instituer en France des présidences à l’essai ?
Le Président est là pour quatre ans encore. Il n’est donc pas indispensable, pour l’équilibre du pays, de déclarer chaque jour insoutenable une situation dont on sait qu’elle va durer. De même, on peut critiquer les actions d’une personne tout en respectant sa charge. Les médias rendront un autre service à la vie publique en ne cultivant pas ce qu’ils disent déplorer. L’affaiblissement du Président dans l’opinion tiendrait beaucoup à l’étalage de sa vie privée ? À eux de ne pas pratiquer non plus ce mélange des genres, fut-ce pour augmenter leurs tirages.
En centrant leurs actes, leurs analyses et leurs jugements sur l’examen lucide des problèmes de la France et sur la recherche sérieuse de leur solution, les acteurs de la vie publique —majorité, opposition, médias, citoyens— peuvent contribuer à rendre son équilibre à notre pays.
J'accède à votre texte sans être loggué, vous avez oublié de cocher la case qui va bien pour interdire l'accès de l'article aux mineurs. Revoyez ça d'urgence, vous pouvez causer des ennuis à Matt et d'une façon générale au site en publiant par mégarde des textes pornographiques sans les précautions un peu formelles minimales.
Anatole (prénom fictif) (visiteur)
30/03/08 - 18:58
pfff... vous auriez pas pu mettre un espace entre chaque paragraphe ?
Ce Lionel Jospin est un homme d'une rare intelligence. Il est ennuyeux, voire chiant, mais il a une vision très claire de la situation et il l'exprime sans exagération et sans détour.
passant (visiteur)
31/03/08 - 02:00
La télé est en panne à la maison de retraite de Saint-Martin-de-Ré ?
(ce qui n'empêche pas que le Lionel à en l'occurrence raison.)
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Le bandeau ci-dessus a été conçu par M. Gayberry.
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Lecture(s) en cours :
Je me permets de vous indiquer quelques blogs divers et variés qui présentent au moins pour point commun de tous m'intéresser, quoique ce soit parfois pour des raisons différentes.
[NB1: la liste des blogs n'est pas exhaustive]
[NB2: les descriptions que je donne ci-dessous doivent être lues comme l'expression d'une sensibilité qui m'est personnelle et non comme le reflet fidèle de la réalité objective de ce qui est décrit]
[NB3: si malgré l'avertissement précédent l'un ou l'autre des auteurs de blog ci-dessous évoqués considérait que mon propos, forcément trop synthétique et imparfait, donne une idée de son blog trop éloignée de sa réalité, qu'il n'hésite pas à me le faire savoir]
- le protocole, c'est le protocole:
Donc je place en haut de cette liste le blog de Samdech Norodom Sihanouk, ancien Roi du Cambodge. Pour l'anecdote, sachez que Samdech Norodom Sihanouk du Cambodge est favorable au mariage des homosexuels.
- catégorie plutôt culturelle/littéraire, ici et ailleurs:
Je recommande vivement le blog de Matoo , que je lis rarement mais de plus en plus souvent et toujours avec le plus grand intérêt. Des réflexions de son auteur sur ce qu'il peut lire ou voir. Toujours bien écrit et intelligent.
Je recommande autant qu'il est possible de recommander le blog de Waves, voire plus. De la vie, de l'intelligence, du talent. Du foutre aussi, ce qui ne gâche rien.
Le blog de Matthieux est bien écrit comme c'est pas permis.
Depuis peu est apparu le blog de Sixte , jeune "scribouillard" (dixit himself) qui, à mon humble avis, scribouille très bien.
Je peux aussi vous recommander le blog d'Olivier.
Mais à mon avis, vous feriez mieux d'aller voir directement son site personnel , d'une très grande richesse, très bien écrit, qui mêle étroitement création littéraire et journal personnel (je ne sais si "intime" serait approprié).
- blogs régulièrement lus sur ce site:
Le blog de MisterPatate, poétique, à sa manière peut-être, mais assurément poétique.
Le blog de Etasseureuh , sale gosse à l'humour décapant.
Le blog de Diabolito, sans doute ce qui se rapproche le plus d'un journal intime réussi (je ne dis pas par là qu'il est exhaustif; il me semble que la question de la qualité d'un "journal intime" et celle de son exhaustivité sont indépendantes l'une de l'autre), avec ce qu'il faut de finesse d'observation de l'existence humaine (je dis existence et non pas nature pour des raisons que je ne développe pas pour l'instant).
Le blog de Nico_Paris12, chez qui je retrouve parfois quelques traits de ma vie, mais perçus avec un peu d'humour.
Le blog de Ricroel, "drôle malgré lui" (J. Diabolito); Ricroel a écrit les scénarios et les dialogues de plusieurs films de Woody Allen.
Tant qu'à faire, vous pouvez aussi lire celui de Matth-dk, qui n'est pas sot non plus.
Le blog de Bamf, décalé, mi-déjanté mi-sarcastique mi-autodérision (je sais, ça fait trois moitiés, mais je n'ai pas fait maths sup', alors bon, hein).
- ailleurs:
Le blog de Ruxor, qui est très loin d'être sot et doué d'une grande aptitude à l'analyse de la vie (précision: ne pas interpréter ce que j'en dis comme un jugement, car ce n'en est pas un).
Je regroupe ensemble les blogs de Bradshaw, Dextropropoxyphèneet Paumé dont les univers me paraissent proches, et me fascinent.
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Une fournée de nouveaux liens vous menant en divers endroits de la blogosphère (désormais par ordre chronologique d'ajout à mes liens) :
- chez freakydoll, parce qu'il y a du foutre et que ça me plaît,
- chez Elizabethtessier, électeur de trèmovèzfoa mais pratiquant parfois un humour 2bongoo2bonaloi, quoiqu'un peu cruel,
- chez Romain, parce que je trouve qu'il fait preuve d'une grande sensibilité, dans le meilleur sens du terme, dans ses articles sur ses relations avec les garçons,
- chez Jipé, un cadre sensible et plein d'humour, lecteur du journal dans lequel écrit Alexandre Adler, ce qui n'est pas une mince affaire,
- chez Pascal Riché, le correspondant aux Etats-Unis de Libération, et pas seulement parce que son blog m'a appris qu'aux Etats-Unis, à la piscine, les hommes se douchent collectivement et généralement sans maillot,
- chez Sixte (bis), parce qu'il a ouvert un autre blog, ailleurs,
- chez Kevin Sites, journaliste indépendant, actuellement en Irak pour la chaîne américaine NBC (en anglais),
- chez Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, professeur d'économie, etc., dont le blog avait été évoqué sur le sien par Nicolas,
- chez Glenn Reynolds, professeur de droit à l'université du Tennessee, qui s'intéresse notamment aux questions des nouvelles technologies, de la liberté individuelle et de leurs relations,
- chez Pierre Haski, correspondant de Libération en Chine.
- sur le blog A l'heure américaine, que Pascal Riché vient (janvier 2005) d'ouvrir avec son collègue Fabrice Rousselot, le précédent blog de Pascal Riché, consacré à l'élection présidentielle américaine de novembre 2005, n'ayant plus lieu d'être,
- chez Chapichapo dont le blog présente cette particularité qu'il est régulièrement mis à jour quoique définitivement fermé,
- chez Baptiste Coulmont, sociologue enseignant à l'université de Paris 8 - Vincennes,
- sur la république des livres, le blog de Pierre Assouline, journaliste et écrivain, ancien directeur de Lire, chroniqueur au Monde 2, critique au Nouvel Observateur,
- chez Anatole (prénom fictif), pour son humour, pour ses qualités d’écriture, pour ses séries (bonnes lectures dominicales, jeunes giscardiens, belles cartes postales, etc.), pour Bernard Menez,
- chez Cathogay, dont le blog contient des lectures et des réflexions, le tout étant très intéressant, sur le sujet "être gay et être catholique" (et on n'est pas obligé d'être gay ni d'être catholique pour apprécier, hein),
- chez Oli, où l'on trouve des lectures, du ciné et de l'actu,
- chez Mike qui écrit de bien jolis récits de rencontre,
- chez Alain Juppé, ancien Premier Ministre, ex-futur Président de la République,
- sur le kolkhoz-blog, centre de réflexion et de prospective sur le marxisme-léninisme,
- chez Gerboise, parce que, pour un vulgaire rat, il écrit bien tout de même (bon, en plus, il est beau, mais je ne vais pas vous dire un truc pareil, on va encore me trouver superficiel),
- chez Hugoindigo, parce qu'il fait bon s'y promener,
- chez Matthieux, qui a ouvert un nouveau blog, ailleurs,
- chez M'sieu Pheel, parce qu'il est complètement ouf'.
Bloc permanent de la bogossité
Le principe est simple : si vous êtes l'une des personnes figurant dans ce bloc permanent, vous êtes invité à m'écrire. Je crois que je vous lirai avec plaisir.
30/03/08 - 16:57
Gwelloc'h gant fritez...
karedig