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"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".


(Gaston Bachelard)




J'écoute : la circulation automobile
Je regarde : le ciel
Je lis : trop lentement, en fait
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Je mange : moins, et c'est très bien
Je bois : de l'eau minérale plate
Je cite : "Le paradis, à n'en pas douter, n'est qu'une immense bibliothèque" (Bachelard)
Je pense : à des gens
Je rêve : de gens, et d'animaux
(mis à jour lundi 15 février 2010 à 17:36)

26/09/2009

26/09/09 - 13:53

Récit
Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme
LE MONDE | 23.09.09 | 14h46 • Mis à jour le 23.09.09 | 19h13



Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?"

Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m'approche d'une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. "Je te parle pas, à toi", me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n'a aucun souci à discuter avec cette "France profonde". Il m'avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l'organisation l'a appelé pour savoir si j'étais bien son... chauffeur.

Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des "crochets" balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l'endroit, la population, les préjugés sont poisseux.

J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n'hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu'"un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !"

Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c'est toujours "M. Kessous". Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, "M. Kessous", ça passe mieux : on n'imagine pas que le reporter est "rebeu". Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m'avait avoué, en souriant : "Je croyais que vous étiez de notre communauté."

J'ai dû amputer une partie de mon identité, j'ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c'est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s'est si souvent produit...

A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l'île de la Barthelasse, près d'Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s'est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l'enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : "J'aime pas les Arabes." Finalement, il me reçoit chez lui.

On pensait que le meurtrier s'était enfui de l'hôpital psychiatrique de l'endroit : j'appelle la direction, j'ai en ligne la responsable : "Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde..." Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. "Il est où le journaliste du Monde ?", lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J'ai alors cru que cette directrice allait s'évanouir. Toujours pas de bonjour. "Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d'identité ?" "La prochaine fois, Madame, demandez qu'on vous faxe l'état civil, on gagnera du temps", riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir... trouvé le suspect.

Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d'embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l'alibi d'un titre "donneur de leçons". L'Arabe de service, comme je l'ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d'extrême droite pestent contre "l'immonde" quotidien de référence qui a recruté un "bougnoule " pour parler des cités.

Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était étrangère. J'ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d'Algérie, ma mère avait eu l'intuition qu'il fallait vivre au centre-ville et non pas à l'extérieur pour espérer s'en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j'ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j'ai vécu l'enfer ! "Retourne dans ton pays", "T'es pas chez toi ici", étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves.

Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l'oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : "Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d'Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c'est parce qu'il leur fallait un Arabe ?"

A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : "Vous êtes le prévenu ?" par l'huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal.

Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : "Je m'appelle Françoise et vous ?" "Je suis M. Kessous ", lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. "Et votre prénom ?", enchaîne-t-elle. Je crois qu'elle n'a pas dû faire attention à mon silence. Je n'ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu'elle me dirait que l'appartement avait déjà été pris. C'est arrivé si souvent. Je n'ai pas le choix. J'hésite, je bégaye : "Euhhhhh... Mus... Mustapha."

Au départ, je me rendais seul dans les agences immobilières. Et pour moi - comme par hasard - il n'y avait pas grand-chose de disponible. Quand des propriétaires me donnent un rendez-vous pour visiter leur appartement, quelle surprise en voyant "M. Kessous" ! Certains m'ont à peine fait visiter les lieux, arguant qu'ils étaient soudainement pressés. J'ai demandé de l'aide à une amie, une grande et belle blonde. Claire se présente comme ma compagne depuis cet été et fait les visites avec moi : nous racontons que nous allons prendre l'appartement à deux. Visiblement, ça rassure.

En tout cas plus que ces vigiles qui se sentent obligés de me suivre dès que je pose un pied dans une boutique ou que ce vendeur d'une grande marque qui ne m'a pas ouvert la porte du magasin. A Marseille, avec deux amis (un Blanc et un Arabe) - producteurs du groupe de rap IAM -, un employé d'un restaurant a refusé de nous servir...

La nuit, l'exclusion est encore plus humiliante et enrageante, surtout quand ce sont des Noirs et des Arabes qui vous refoulent à l'entrée d'une boîte ou d'un bar. Il y a quatre mois, j'ai voulu amener ma soeur fêter ses 40 ans dans un lieu parisien "tendance". Le videur nous a interdit l'entrée : "Je te connais pas !" Il aurait pourtant pu se souvenir de ma tête : j'étais déjà venu plusieurs fois ces dernières semaines, mais avec Dida Diafat, un acteur - dont je faisais le portrait pour Le Monde - et son ami, le chanteur Pascal Obispo.

Fin 2003, je porte plainte contre une discothèque lyonnaise pour discrimination. Je me présente avec une amie, une "Française". Le portier nous assène le rituel "Désolé, y a trop de monde." Deux minutes plus tard, un groupe de quinze personnes - que des Blancs - entre. Je veux des explications. "Dégage !", m'expédie le videur. La plainte sera classée sans suite. J'appellerai Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon, qui me racontera qu'il n'y avait pas assez d'"éléments suffisants".

Que dire des taxis qui après minuit passent sans s'arrêter ? Que dire de la police ? Combien de fois m'a-t-elle contrôlé - y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d'une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? Je ne compte plus les fois où des agents ont exigé mes papiers, mais pas ceux de la fille qui m'accompagnait : elle était blonde.

En 2004, une nuit à Lyon avec une amie, deux policiers nous croisent : "T'as vu le cul qu'elle a !", lance l'un d'eux. "C'est quoi votre problème ?" rétorqué-je. Un des agents sort sa matraque et me dit en la caressant : "Il veut quoi le garçon ?" Le lendemain, j'en ai parlé avec Yves Guillot, le préfet délégué à la police : il m'a demandé si j'avais noté la plaque de leur voiture. Non...

En 2007, la brigade anticriminalité, la BAC, m'arrête sur les quais du Rhône à Lyon : j'étais sur un Vélo'v. On me demande si j'ai le ticket, si je ne l'ai pas volé. L'autre jour, je me gare en scooter sur le trottoir devant Le Monde. Je vois débouler une voiture, phares allumés : des policiers, mains sur leurs armes, m'arrêtent. Je leur dis que je travaille là. Troublés, ils me demandent ma carte de presse, mais pas mon permis.

Des histoires comme celles-là, j'en aurais tant d'autres à raconter. On dit de moi que je suis d'origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un "beurgeois", un enfant issu de l'immigration... Mais jamais un Français, Français tout court.

Mustapha Kessous

commentaires

26/09/09 - 14:13

Deux fois seulement, j'ai été victime de manifestation de xénophobie: à Clichy (92), il y a dix-huit ans, et en Martinique, il y a 7 ans. Traité de sale français dans le premier cas, et entendu "retourne dans ton pays" dans le deuxième. Ca m'a marqué. Je comprends cette violence qu'il vit au quotidien, fût elle plus discrète...

26/09/09 - 14:40

J'ai une amie très proche, qui habite à Toulouse, et qui a un nom à consonance portugaise. Jusque là, ça peut passer.
Mais manque de chance, elle a la peau noire, et là ca bloque, forcément...
Oui, la France est un pays de racistes, et c'est une honte. Jusqu'à ses plus hautes sphères, et on fait comme si de rien n'était, à tous les niveaux. Juste une honte de plus pour notre pays, ni plus ni moins.

(^_^)

26/09/09 - 15:38

J'ai jamais rencontré ce genre de réaction de personnes blanches, pour ma part. Ou alors j'ai été trop stupide pour m'en rendre compte.

26/09/09 - 22:32

La France n'est pas vraiment raciste;elle a juste un peu de mal a réaliser que tout les français ne sont pas forcément blanc de peau...

26/09/09 - 23:00

C'est en tout cas édifiant sur la peur qui a saisi les tripes de nos concitoyens

28/09/09 - 02:34

ça va vous faire rire, népo, mais je détecte souvent un changement d'attitude assez net quand je donne mon nom dans certains endroits - une déception, une méfiance soudaine, peut-être cette sorte d'étonnement qu'on éprouve quand le mot ne correspond pas à la chose. Alors, franchement, ce genre de situation ne m'étonne pas...

28/09/09 - 11:15

Vous loueriez votre appartement, vous, à quelqu'un qui s'appelle Titcroco ?

28/09/09 - 11:26

Oh, moi, je l'héberge à titre gratuit, Arpad.

28/09/09 - 13:07

Vous n'allez pas me faire croire que Titcroco accepterait d'être hébergé chez vous sans être payé, Jeuneparisien1978 !

28/09/09 - 15:12

Mais euh !

29/09/09 - 13:21

arpad, népo, vous êtes des guedins - et c'est un compliment.

29/09/09 - 16:31

Titcroco, vous mériteriez qu'on vous fesse.

29/09/09 - 21:02

voyons, nous ne sommes pas à Amsterdam.

29/09/09 - 21:28

C'est pourquoi je laisse l'âme se taire, dame.

29/09/09 - 21:30

En tout cas, j'en connais qui mériteraient surtout qu'on malaxe ardemment leur scrotum fripé.

01/10/09 - 23:14

éprouvant ...

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jeuneparisien1978

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Ce (non-)blog est rédigé sous le regard bienveillant de Népobitcheuh, mon gros singe... Il est beau, non? Népobitcheuh est une création originale de Jérômeuh.
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Lecture(s) en cours :


Je me permets de vous indiquer quelques blogs divers et variés qui présentent au moins pour point commun de tous m'intéresser, quoique ce soit parfois pour des raisons différentes.


[NB1: la liste des blogs n'est pas exhaustive]

[NB2: les descriptions que je donne ci-dessous doivent être lues comme l'expression d'une sensibilité qui m'est personnelle et non comme le reflet fidèle de la réalité objective de ce qui est décrit]

[NB3: si malgré l'avertissement précédent l'un ou l'autre des auteurs de blog ci-dessous évoqués considérait que mon propos, forcément trop synthétique et imparfait, donne une idée de son blog trop éloignée de sa réalité, qu'il n'hésite pas à me le faire savoir]

- le protocole, c'est le protocole:
Donc je place en haut de cette liste le blog de Samdech Norodom Sihanouk, ancien Roi du Cambodge. Pour l'anecdote, sachez que Samdech Norodom Sihanouk du Cambodge est favorable au mariage des homosexuels.

- catégorie plutôt culturelle/littéraire, ici et ailleurs:
Je recommande vivement le blog de Matoo , que je lis rarement mais de plus en plus souvent et toujours avec le plus grand intérêt. Des réflexions de son auteur sur ce qu'il peut lire ou voir. Toujours bien écrit et intelligent.
Je recommande autant qu'il est possible de recommander le blog de Waves, voire plus. De la vie, de l'intelligence, du talent. Du foutre aussi, ce qui ne gâche rien.
Le blog de Matthieux est bien écrit comme c'est pas permis.
Depuis peu est apparu le blog de Sixte , jeune "scribouillard" (dixit himself) qui, à mon humble avis, scribouille très bien.
Je peux aussi vous recommander le blog d'Olivier.
Mais à mon avis, vous feriez mieux d'aller voir directement son site personnel , d'une très grande richesse, très bien écrit, qui mêle étroitement création littéraire et journal personnel (je ne sais si "intime" serait approprié).

- blogs régulièrement lus sur ce site:
Le blog de MisterPatate, poétique, à sa manière peut-être, mais assurément poétique.
Le blog de Etasseureuh , sale gosse à l'humour décapant.
Le blog de Diabolito, sans doute ce qui se rapproche le plus d'un journal intime réussi (je ne dis pas par là qu'il est exhaustif; il me semble que la question de la qualité d'un "journal intime" et celle de son exhaustivité sont indépendantes l'une de l'autre), avec ce qu'il faut de finesse d'observation de l'existence humaine (je dis existence et non pas nature pour des raisons que je ne développe pas pour l'instant).
Le blog de Nico_Paris12, chez qui je retrouve parfois quelques traits de ma vie, mais perçus avec un peu d'humour.
Le blog de Ricroel, "drôle malgré lui" (J. Diabolito); Ricroel a écrit les scénarios et les dialogues de plusieurs films de Woody Allen.
Tant qu'à faire, vous pouvez aussi lire celui de Matth-dk, qui n'est pas sot non plus.
Le blog de Bamf, décalé, mi-déjanté mi-sarcastique mi-autodérision (je sais, ça fait trois moitiés, mais je n'ai pas fait maths sup', alors bon, hein).

- ailleurs:
Le blog de Ruxor, qui est très loin d'être sot et doué d'une grande aptitude à l'analyse de la vie (précision: ne pas interpréter ce que j'en dis comme un jugement, car ce n'en est pas un).
Je regroupe ensemble les blogs de Bradshaw, Dextropropoxyphèneet Paumé dont les univers me paraissent proches, et me fascinent.
______________________________________
Une fournée de nouveaux liens vous menant en divers endroits de la blogosphère (désormais par ordre chronologique d'ajout à mes liens) :

- chez Benoit, parce qu'il le vaut bien,

- chez freakydoll, parce qu'il y a du foutre et que ça me plaît,

- chez Elizabethtessier, électeur de trèmovèzfoa mais pratiquant parfois un humour 2bongoo2bonaloi, quoiqu'un peu cruel,

- chez Romain, parce que je trouve qu'il fait preuve d'une grande sensibilité, dans le meilleur sens du terme, dans ses articles sur ses relations avec les garçons,

- chez Jipé, un cadre sensible et plein d'humour, lecteur du journal dans lequel écrit Alexandre Adler, ce qui n'est pas une mince affaire,

- chez Pascal Riché, le correspondant aux Etats-Unis de Libération, et pas seulement parce que son blog m'a appris qu'aux Etats-Unis, à la piscine, les hommes se douchent collectivement et généralement sans maillot,

- chez Sébastien Cramoisi, parce que son blog est très bien écrit,

- chez Fanougreenboy, dont j'aime bien le blog-notes régionaliste,

- chez la Potiche Suprême, parce qu'elle me harcèle pour que je fasse un lien, et puis bon, quand même, c'est la Potiche Suprême,

- chez Kris, parce que c'est mon Lapon préféré.

- chez Sixte (bis), parce qu'il a ouvert un autre blog, ailleurs,

- chez Kevin Sites, journaliste indépendant, actuellement en Irak pour la chaîne américaine NBC (en anglais),

- chez Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, professeur d'économie, etc., dont le blog avait été évoqué sur le sien par Nicolas,

- chez Glenn Reynolds, professeur de droit à l'université du Tennessee, qui s'intéresse notamment aux questions des nouvelles technologies, de la liberté individuelle et de leurs relations,

- chez Pierre Haski, correspondant de Libération en Chine.

- sur le blog A l'heure américaine, que Pascal Riché vient (janvier 2005) d'ouvrir avec son collègue Fabrice Rousselot, le précédent blog de Pascal Riché, consacré à l'élection présidentielle américaine de novembre 2005, n'ayant plus lieu d'être,

- chez Chapichapo dont le blog présente cette particularité qu'il est régulièrement mis à jour quoique définitivement fermé,

- chez Baptiste Coulmont, sociologue enseignant à l'université de Paris 8 - Vincennes,

- sur la république des livres, le blog de Pierre Assouline, journaliste et écrivain, ancien directeur de Lire, chroniqueur au Monde 2, critique au Nouvel Observateur,

- chez M. le faune, dont j'ai évoqué le blog dans un article du mien,

- chez mon iench', dont je trouve l'écriture poétique,

- chez Cadence_rompue, parce que ce sera intime, oui, très intime,

- chez Ataegina, dont l’univers, à tort ou à raison, me paraît proche-du-mien-mais-pas-tout-à-fait,

- chez Farkas, blogueur réformé, austère et progressiste, dont les articles sont parfois un peu pornographiques,

- chez Furt, blogueur au talent indéniable,

- chez Anatole (prénom fictif), pour son humour, pour ses qualités d’écriture, pour ses séries (bonnes lectures dominicales, jeunes giscardiens, belles cartes postales, etc.), pour Bernard Menez,

- chez Cathogay, dont le blog contient des lectures et des réflexions, le tout étant très intéressant, sur le sujet "être gay et être catholique" (et on n'est pas obligé d'être gay ni d'être catholique pour apprécier, hein),

- chez Oli, où l'on trouve des lectures, du ciné et de l'actu,

- chez Mike qui écrit de bien jolis récits de rencontre,

- chez Neimad, dont j'ai déjà parlé dans un récent post,

- chez Chickenfamille, qui raconte sa vie d'ado insipide (ce n'est pas moi qui le dis, c'est lui),

- chez -alias- adoré, parce j'adore -alias- adoré, et que j'adore son blog,

- chez Margotte, parce qu'elle est bonnasse,

- chez Steve Zissou, parce qu'en fait c'est la grosse Babête,

- chez Alain Juppé, ancien Premier Ministre, ex-futur Président de la République,

- sur le kolkhoz-blog, centre de réflexion et de prospective sur le marxisme-léninisme,

- chez Gerboise, parce que, pour un vulgaire rat, il écrit bien tout de même (bon, en plus, il est beau, mais je ne vais pas vous dire un truc pareil, on va encore me trouver superficiel),

- sur Dyschromatopsy, photoblog que j'aime beaucoup,

- chez Pacannerabo, qui, en plus d'être mon p'tit Sarthois, a oublié d'être bête,

- chez Jean Quatremer, qui s'occupe des questions européennes à Libé,

- chez Morrissey, qui, en plus d'être trop beau, a oublié d'être con,

- chez Willywalt, qui souffre du même genre de défauts que Morrissey,

- chez Garûdûdû, ouaibmaster adoré de mon site préféré,

- chez Matt, qui souffre du même problème que Garûdûdû, et le suit dans l'ordre alphabétique,

- chez - mon Chapichapoupounénet à meuha, qui a ouvert un autre gue-blo en plus de celui évoqué ci-dessus,

- chez Hugoindigo, parce qu'il fait bon s'y promener,

- chez Matthieux, qui a ouvert un nouveau blog, ailleurs,

- chez M'sieu Pheel, parce qu'il est complètement ouf'.

Bloc permanent de la bogossité

Le principe est simple : si vous êtes l'une des personnes figurant dans ce bloc permanent, vous êtes invité à m'écrire. Je crois que je vous lirai avec plaisir.

Dans l'ordre alphabétique :


Benjamin Biolay


Daniel Brühl


Arnaud Cathrine


Lorant Deutsch


August Diehl


Jérémie Elkaïm


Jean Galfione


Louis Garrel


Richard Gasquet


Stanislas Merhar


Amalric Gérard


Melvil Poupaud


Stéphane Rideau


Guillaume Romain


Robinson Stévenin

Aurélien Wiik


Florian Zeller


Malik Zidi

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